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de pratique, User, prendre soin d'une chose en bonpère de famille, en parlant Des choses dont on a lesoin, Ménager, administrer une chose avec autantd’économie que le propriétaire lui-même pourraitle faire. j| T. de peint., Sainte Famille, Tableauqui représente Notre-Seigneur, la Yierge, saintJoseph , et quelquefois saint Jean. Une sainte famillede Raphaël. || Famille, Race, maison: il s& dit,De ceux qui sont de même sang par les mâles. Bonne,honnête famille. Déshonorer sa famille. Il s’est alliédans telle famille. Il y a eu de grands hommes danscette famille. || Enfant de famille, Jeune hommed’une naissance honnête. j| Avoir un air de famille,Avoir celle conformité de traits, de physionomie,qui existe ou qu’on croit reconnaître entre les per-sonnes d’une même famille. I| Il est à remarquerque, quand on parle des grandes et anciennes racesde France et des pays étrangers, on se sert moinsordinairement du mot de Famille que de celui deMaison; et qu’au contraire, lorsqu’on parle desanciens Grecs ou des anciens Romains, on emploiede préférence le mot de Famille. La famille des Héra -cliaes, des Césars. {{ Famille , Toutes les personnes,parentes ou non, maîtres ou serviteurs, qui viventdans une même maison. Le gouvernement de lafamille. || Famille, en parlant Des grands d’Italie,Toutes les personnes attachées au service d’une mai-son. || Famille , en hist. nat., Un assemblage de plu-sieurs genres ou espèces qui ont un certain nombrede caractères communs. Ces deux animaux, ces deuxplantes sont de la même famille. On l’applique, dansun sens analogue, À la classification des substanceschimiques. || En gramm., La réunion, la collectiondes mots qui ont une même racine. Ranger les motspar familles.
FAMINE, s. f. (lat. famés, famine.) Disette géné-rale dans une ville, dans une province, etc., de painet des autres choses nécessaires à la nourriture.Prendre une ville par famine. || Fig. et fam., Crierfamine, Se plaindre hautement de la disette où l’onse trouve, ou que l’on craint. || Prov. et fig., Crierfamine sur un tas de blé, Se plaindre comme sil’on manquait de tout, quoiqu’on soit dans l’abon-dance. I| Fam., Prendre quelqu’un par famine, Luiretrancher le nécessaire pour l’obliger à faire cequ’on exige de lui.
FANAGE, s. m. (lat .fenum, foin.) Action defaner l’herbe d'un pré fauché ; ou Le salaire de ceuxqui sont employés à ce travail. || Fanage , Tout lefeuillage d’une plante.
FANAISON. s. f. Temps de faner le foin.
FANAL, s. m. (grec phanos, flambeau.) Grosselanterne dont on se sert sur les vaisseaux. Fanauxpour signaux. Fanaux de poupe , de combat, desoute, etc. || Il se dit Des feux qu’on allume durantla nuit sur des tours, à l’entrée des ports et le longdes plages maritimes, pour indiquer aux bâtimentsla route qu’ils doivent tenir. Plus ordin., Phare. ||Fig. dans le style soutenu, Ce qui sert de guide, delumière dans les arts, dans les sciences, etc. Cesgrandes vérités, une fois découvertes, devinrent au -tant de fanaux à l’aide desquels on se dirigea dansles recherches scientifiques.
FANATIQUE, adj. des deux genres. ( lat. fana-ticus, fanatique.) Aliéné d’esprit, qui croit avoir desapparitions, des inspirations. Il se dit en fait dereligion. Les illuminés, les trembleurs sont fanati-ques. || Qui est emporté par un zèle outré, et sou-vent cruel, pour une religion. Prédicateur fanatique .
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|| Par extens., Celui qui se passionne à l’excès pourun parti, pour une opinion, pour un auteur, eic.
|| Il se dit Des passions, des doctrines, etc, Zèle,opinion, doctrine fanatique . || Subsl. Il y a des fa-natiques dans toutes les religions.
FANATISER, v. a. Rendre fanatique pour unereligion, une secte, etc. || Fanatisé, ée. participe.
FANATISME, s. in. Illusion du fanatique, decelui qui se croit inspiré. |j Un zèle outré, et sou-vent cruel, pour une religion, ou Un attachementopiniâtre et violent à un parti, à une opinion, etc.Les excès du fanatisme religieux, du fanatisme. Lefanatisme de la liberté. || Une secte de fanatiques. Oneut bien de la peine à détruire ce fanatisme nais-sant.
FANDANGO, s. m. Danse espagnole.
FANE. s. f. (lat. fenum, foin.) Les feuilles tom-bées de l’arbre qui les a produites. || Les feuilles quitiennent encore aux piaules. || T. de jardinier-fleu-riste, L’enveloppe foliacée de la fleur des anémoneset des renoncules.
FANER, v. a. Tourner et retourner l’herbe d’unré fauché, pour la faire sécher. || Flétrir. Le granddie fane les fleurs. || Par extens., Altérer l’éclatd’une couleur, du teint. Le soleil a fané cette cou-leur. Cette longue réclusion lui a fané le teint. ||Avec le pron. pers. dans les deux derniers sens. Lesfleurs commencent à se faner dès qu elles sont cueil-lies. Cette couleur s’est fanée. Son teint se fane. ||Fig., Cette femme commence à se faner, se fane , Sabeauté commence à diminuer, diminue. On dit demême que La beauté se fane. || Fané, ée. participe.
FANEUR, EUSE. s. Qui fane les foins.
FANFAN. s. m. t. fam. dont les mères et les nour-rices se servent quelquefois en caressant leurs enfants.
FANFARE, s. f. (onomatopée.) Air exécuté pardes cors ou des trompettes. Une joyeuse fanfare. ||T. de chasse, L’air qu’on sonne au lancer du cerf.
FANFARON, adj. m. Qui fait le brave, qui sevante de l’être, et qui ne l’est pas. || Il est timide etfanfaron. || Qui vaute trop, qui exagère sa bra-voure , qui veut trop la faire paraître. Il est brave etfanfaron en même temps. || Qui se vante trop en quel-que chose que ce soit, et qui veut passer pour valoirplus qu’il ne vaut en effet. || Il se dit De l’air, desmanières, des discours. Air, propos, discours fan-farons. || Fanfaron, subst., Faux brave, poltron quifait le brave. Ce n’est qu’un fanfaron. || Celui qui sevante au-delà de la vérité ou de la bienséance, quipromet par ostentation plus qu’il ne peut tenir. Lesfanfarons se vantent*du bien qu’ils n’ont pas fait.Un fanfaron de vertu. || Un fanfaron de vice, Celuiqui se vante d’être plus corrompu qu’il ne l’est eneffet.
FANFARONNADE, s. f. Rodomontade, vanterieen paroles.
FANFARONNERIE. s. f. Caractère du fanfaron ;habitude de faire, de dire des fanfaronnades. C’estpure fanfaronnerie.
FANFRELUCHE, s. f. (ital. fanfaluca, fanfre-luche.) t. fam. qui se dit, par mépris, d’Un orne-ment vain, frivole^et de peu de valeur.
FANGE, s. f. (ital . fango, fange.) Boue, bourbe.|| Fig., par mépris, Une condition basse, abjecte. Ilest né dans la fange. || L’état d’avilissement d’unepersonne qui vit dans la débauche, qui mène uneconduite honteuse et déréglée. Cet homme vit dansla fange, se traîne, croupit dans la fange des vices,du vice. |j Dans le langage ascétique , Les voluptés du