FAI
à l’essentiel, au principal, à l’intéressant. Pourquoitant de détours, -venez donc au fait. Elliptiq., Aufait, que voulez-vous de moi? || Au fait , signifiequelquefois, Tout bien considéré. Au fait, que ris-quê-je ? || En term. de procéd., Faits et articles,Les faits sur lesquels, en matière civile, Tune desparties fait interroger sa partie adverse. Faits admis-sibles et pertinents, Ceux dont la preuve peut êtreadmise, parce qu’ils appartiennent au fond de lacause. Faits nouveaux, Ceux qui n’ont pas encoreété allégués au procès, et dont une partie demande àfaire la preuve. En matière criminelle, Faits justifica-tifs , Ceux qu’un accusé allègue pour prouver soninnocence. || Il est de fait que... se dit en parlant Dechoses constantes et avérées, qu’on ne peut nier, jjMettre en fait , poser en fait, Avancer une proposi-tion qu’on soutient être véritable. Je mets en faitque ces deux personnes... || C’est un fait à part, c’estun autre fait, C’est une autre chose, une autre affaire.|| Fam., te fait est que... La vérité est que... || Fam.,Pour la rareté du fait , À cause de la singularité dela chose. || Être sur de son fait, Être sûr de ce qu’ondit, de ce qu’on avance, ou du succès de ce qu’ona entrepris. || Être au fait, Être bien instruit ; Mettreau fait, Instruire ; et, Se mettre au fait, S’instruire.Cette jeune fille est bien au fait du ménage. || Fait,se dit encore particulièrement, tant au sens physiquequ’au sens moral, de Toute chose dont on a reconnu,vérifié, constaté l’existence; et alors on l’emploiesurtout en parlant De systèmes, de théories, d’hy-pothèses, etc. Cette théorie s'évanouit devant lesfaits. || Fait, Ce qui est convenable à quelqu’un.Cet emploi serait bien le fait d’un tel. Ce n’est pasmon fait. |J II se dit également de La part qui revient,qui appartient à quelqu’un dans un total. Ilfaut leurdonner à chacun leur fait. Ce sens est familier. |jFam., Dire à quelqu’un son fait, Lui parler verte-ment , avec force, lui dire ses vérités. || Dans lefait, par le fait. loc. adverbiales. Réellement,effectivement, au fond, quelles que soient les appa-rences. || De fa.it. loc. adv. En réalité, véritable-ment. Il se dît par opposition à ce qui n’est que fictif,apparent, etc. || En jurispr., Possession de fait , sedit par opposition à Possession de droit. On dit dansun sens analogue, Gouvernement de fait. || De fait,signifie quelquefois, Effectivement. On annonça qu’ilviendrait bientôt ; et, de fait, un quart d’heure aprèsil arriva. Fam. || En fait de. loc. prépos. En matièrede. En fait de procès, de littérature, etc. || St fait.loc. adverb. et popul., qui s’emploie dans le sensd’Au contraire, quand on veut affirmer ce qu’unautre nie Ou met en doute. Vous ne me connaissezpas? Si fait, je vous connais bien. || Tout À fait.adv. Entièrement. L’ouvrage est tout a fait terminé,
FAiTAGE. s. m. (lat .fastigium, faite.) t. d’archit.L’ensemble du comble d’un bâtiment, la charpente,la couverture, etc. On donne plus particulièrementce nom à La pièce de bois qui termine le comble, etsur laquelle s’appuient les chevrons. || Table de plombque les couvreurs mettent au haut d’un toit. || Faî-tage, en term. de jurispr. féodale, Droit que chaquepropriétaire payait annuellement au seigneur, pourle faite de sa maison. j| Le droit qu’avaient, en cer-tains lieux, les habitants de prendre dans les boisdu seigneur une pièce de bois pour servir de combleou de faîte à leur maison.'
FAITARDISE. s. f. (lat . facere tardé, faire tard.)Fainéantise, lâche paresse. Vieux.
FAÎTE, s. m. ( lat. fastigium, faite.) Le comble,
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la partie la plus élevée d’un bâtiment, d’un édifice.
|| Il se dit par extension, Du sommet de certaineschoses qui ont de l’élévation. Le faite d’une cheminée.
|| Figur. Le faite des grandeurs, de la gloire.
FAÎTIÈRE, atlj. f. Il se dit Des objets placés aufaite des combles. || Il se dit, substantiv., Des tuilescreuses qui recouvrent le faîte d’un toit. || La faitièred’une tente, La perche qui est au haut de la tente,et qui s’étend d’un bout à l’autre pour soutenir latoile.
FAIX. s. m. (lat .fascis, faix.) Charge, fardeau.Il se dit surtout d’Une charge pesante. Plier sous lefaix. || Ce bâtiment a pris son faix , Il s’est affaissé,depuis sa construction, autant qu’il le devait. || Faix,s’emploie figur. Il succombe sous le faix des affaires.Poétiq., Le faix des ans, des années.
FAKIR, s. m. Voyez Faquir.
FALAISE, s. f. On appelle ainsi Des terres et desrochers escarpés le long des bords de la mer.
FALAISER. v. n. t. de mar. Il se dit De la merquand elle vient se briser contre une falaise.
FALARIQUE. s. f. ( lat. falarica, sorte de javelot.)Les anciens désignaient par ce mot, tantôt Une es-pèce de dard enflammé qu’on tirait avec l’arc contreles tours d’une place assiégée, pour y mettre le feu;tantôt Une poutre ferrée à plusieurs pointes, etchargée de matières inflammables, qu’on jetait avecla balisle ou la catapulte.
FALBALA, s. m. Bandes d’étoffe plissées qu’on metpour ornement à une robe, à des rideaux, etc. Robe,jupe à falbalas.
FALCIDIE ou FALCIDIENNE. adj. f. ( lat. Fal-cidia lex, loi Falcidia.) t. du droit romain. U nes’emploie que dans cette locution, Quarte falcidie oufalciditnne, Droit qu’avait un héritier institué, enpays de droit écrit, de retrancher un quart sur leslegs, fidéicommis, etc., lorsque, les legs payés, il nelui serait pas resté un quart de la succession du tes-tateur.
FALLACE. s. f. (lat. fallacia, tromperie.) Trom-perie, fraude. Vieux.
FALLACIEUSEMENT, adv. D’une manière falla-cieuse.
FALLACIEUX, EUSE. adj. Trompeur, fraudu-leux. Serments fallacieux. Ne s’emploie guère quedans le style élevé.
FALLOIR. V. n. impersonnel. ( lat. fallere , fairefaute.) (7/ faut , il fallait, il fallut, il a fallu , ilfaudra, il faudrait, qu’il faille, qu’il fallût.) Êtrede nécessité, de devoir, d’obligation, de bienséance.Dans ce sens, il n’est guère d’usage à l’infinitif. Ilfaut faire telle chose. Il fallut en passer par là. ||Fam., Un homme, une personne comme il faut. Unhomme, une personne d’nu rang distingué. || Fam.,Si faut-il , encore faut-il que.... Il est nécessaire,malgré tout, que.... La première de ces locutions avieilli. || Fam., il faut voir, U est curieux, intéres-sant de voir. On le rejette quelquefois à la fin de laphrase, en manière d’exclamation. On les battit, ilfaut voir! Dans un sens analogue, Aussi faut-il voir.|| Fam., C’est ce qu’il faudra voir, se dit Pour faireentendre que l’on saura mettre des empêchements àce qu’une personne projette de faire. |j Falloir , sedit aussi De ce dont a besoin. Il lui fallait cent francs.J'ai l'homme qu il vous faut. || U se dit, particulière-ment, De ce qu’on doit donner d’argent à quelqu’unpour un prix, pour un salaire. Combien vous faut-ilpour votre marchandise? || Falloir, Manquer; ilne s’emploie qu’avec la particule En, et le prou, de