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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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pour raider à monter en voiture, etc. || Écuyer tran-i liant, Officier qui coupe les viandes à la table desrois et des princes, jj Ecuyer de bouche, de cuisine ,Le maître cuisinier d’un prince ou d’un grand sei-gneur. || Écuyer, par analogie, Perche de bois fixéele long du mur d’un escalier, pour servir d’appui auxpersonnes qui montent ou qui descendent.

KDDA. s. f. Nom d’un célèbre recueil mythologi-que des anciens peuples du Nord.

ÉDEN. s. m. ( On prononce Edèn.) Nom que ré-criture sainte donne au Paradis lerrestre.

ÉDENTKR. v. a. (lat. edentare, édenter.) User,rompre les dents d’une scie, d’un peigne, etc. || Avecle prou. pers. Un peigne <nd s'édcntc. || Edenté, ée.participe. || Fam., Une vieille édentée, Une vieille quin’a plus de dents.

ÉDIFIANT, ANTE. adj. (lat. œdificare , édifier.)Qui porte à la vertu, à la piété par l’exemple ou parle discours. C’est un livre édifiant.

ÉDIFICATEUR, s. m. Celui qui élève, qui construitun édifice. Peu usité.

ÉDIFICATION, s. f. Action de bâtir. Il ne se ditguère au propre qu’en parlant Des temples. || Il sedit, fig., Des sentiments de piété et de vertu que l’oninspire par rexemple ou par le discours. Faire leschoses pour Védification du prochain.

ÉDIFICE, s. m. bâtiment. On ne l’emploie guèrequ’en parlant Des temples, des palais et autres grandsbâtiments.K 11 se dit, fig., de Certaines choses forméespar l’assemblage, le concours, la combinaison de plu-sieurs autres. L’édifice social.

ÉDIFIER. v. a. Bâtir. On ne le dit guère qu’enparlant Des temples et autres grands bâtiments pu-blics. || Fig., User de son autorité pour établir l’ordreet la paix ; et alors on l’oppose ordinairement à Dé-truire, pris dans le sens de Bouleverser, mettre ledésordre. Il détruit au lieu d’édifier. || Édifier, fig.,Porter à la piété, à la vertu, par l’exemple ou par lediscours. Édifier le prochain.]] Satisfaire par un bonprocédé, donner bonne opinion de soi. Ce sens vieillit.[[Edifié, ée. participe. Touché. N’êtes-vous pas édifiéde cette conduite ? Avec la négation ou avec l’adverbemal, il signifie, Scandalisé. Il est assez mal édifié dece (pi un tel a fait .

EDILE, s. m. (lat. œdilis, édile.) Magistrat romainqui avait inspection sur les édifices publics, sur lesjeux, etc.

EDILITÉ. s. f. Magistrature de l’édile. || L’exercicede cette magistrature. Pendant son édilité.

ÉDIT. s. m. (lat. edictum , édit.) Loi, ordonnance,constitution du souverain. || Plus particulièrement,dans l’ancien régime, Celles des ordonnances de nosrois qui ne statuaient que sur un seul point ou uneseule matière. Enregistrer un êdit.\Chambre de l’édit,sc disait, dans les anciens parlements, d’Une chambreinstituée par l’édit de Nantes, pour connaître des af-faires des protestants, et qui était mi-partie de catho-liques et de calvinistes.

ÉDITEUR, s. m. (lat. editio, édition.) Celui quifait imprimer l’ouvrage d’autrui en se donnant quel-ques soins pour l’édition. Par ext., les libraires pren-nent quelquefois le titre d 'éditeurs des ouvrages qu’ilspublient à leurs frais. || Editeur responsable, Celuisous la direction duquel paraît un journal, une feuillepériodique.

ÉDITION, s. f. Impression et publication d’un livre,soit qu’il paraisse pour la première fois, soit qu’il aitdéjà été imprimé; ou La collection des exemplairesqu’on imprime pour celte publication. Le Racine de

EFF

tédition de Didot. Une édition fautive. \\ Édition prin-ceps, La première édition d’un auteur ancien.

ÉDREDON, s. m. (allem . ciderdunen, édredon.)Duvet d’une espèce de canard des pays septentrio-naux, qui sert à faire des couvre-pied, des couvertu-res. || Couvre-pied d’édredon. Acheter un édredon.

ÉDUCATION. s. f. (lat. educatio, éducation.) Ac-tion d’élever, de former un enfant, un jeune homme,de développer ses facultés physiques, intellectuelleset morales; Le résultat de cette action. Se consacrerà l'éducation de la jeunesse. Education soignée. Don-ner de l’éducation à ses enfants. Son éducation aéténégligée.\\ Maison d’éducation, Maison où l’on prenden pension des enfants pour les instruire. || Éduca-tion , La connaissance et la pratique des usages dela société, relativement aux manières, aux égards, àla politesse. Il n’a point d’éducation. || Éducation,par ext., en parlant De certains animaux, tels quele cheval, le chien, etc., L’action de les dresser à cer-tains exercices.|| Il se dit également, surtout en éco-nomie rurale, Du soin qu’on prend pour élever cer-tains animaux, de l’art de les multiplier, et d’en tirerle plus grand avantage qu’il est possible. L’éducationdes abeilles, des vers à soie. j[ Il se dit quelquefois,dans un sens analogue, en parlant Des végétaux.

ÉDULCORATION, s. f. (lat. edulcare, édulcorer.)t. de chimie et de pharmacie. Action d’édulcorer.

ÉDULCORER, v. a. t. de chimie. Verser de l’eausur des substances en poudre, pour les dépouiller desparties salines, alcalines, acides, etc., qu’elles peu-vent contenir. || Édulcorer, en t. de pharmacie,Adoucir un médicament en y ajoutant du sucre ouquelque sirop. ||Édulcoré, ée. participe.

ÉFAUF1LER. v. a. (lat. falsum, faux, filum , fil.)Tirer la soie d'un ruban ou d’une étoffe, pour jugerde sa qualité, ou pour en faire de la ouate. ||Efau-filé , ée. participe.

EFENDI. s. m. Voyez Effendt.

EFFAÇABLE, adj. des 2 genres, (lat. è fade, horsde la vue.) Qui peut être effacé.

EFFACER, v. a. Ôter, enlever la figure, l’image,le caractère, les couleurs, les traits, l’empreinte dequelque chose; rayer, raturer. Effacer l’empreinted'une médaille, ou simplement, Effacer une médaille.Effacer une ligne. || Il se dit, par extension, en par-lant De la beauté des femmes. Cette femme était belle,mais le temps a effacé sa beauté. || Fig., au sens moral,Faire disparaître, faire oublier. Effacer le souvenird’un événement. Effacer ses péchés par ses larmes. |jFig., Surpasser, éclipser. Cet homme a effacé la gloirede ses ancêtres. \\ Effacer le corps, effacer une épaule,etc., dans certains exercices, comme l’escrime, ladanse, le manège, Tenir le corps, une épaule, dansla position qui donne le moins de prise, le plus degrâce. || Effacer , s’emploie avec le pron. pers. Descouleurs qui s’effacent. Vos bienfaits ne s’effacerontjamais de ma mémoire. || Particulièrement, Effacer lecorps, l’épaule, etc. Effacez-vous un peu plus. Fig.il s’effacait pour faire briller son ami. I Effacé, ée.participe. Ecriture effacée, tout effacée. J| Adj., dansun sens analogue à la seconde acception de S’effacer.Ce soldat a les épaules bien effacées.

EFFAÇURE. s. f. Ce qui est effacé, soit par acci-dent, soit à dessein.

EFFANER. v. a. ( lat. è, d effenum, foin.) t. d’agri-culture. Il a le même sens qu ’Effeuiller ; ne se ditguère qu’en parlant des blés. || Effané , ée. participe.

EFFARER, v. a. (lat. efferare, effaroucher.) Trou-bler tellement une personne, que son air et ses yeux