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DUP
étendus, tirés, allongés, sans se rompre. La ductilitéde l'or. La ductilité du verre. La ductilité de la gomme.
DUÈGNE, s. f. Mot emprunté de l’espagnol. Gou-vernante ou vieille femme chargée de veiller sur laconduite d’une jeune personne. Fam.
DUF.L. s. m. (lat. aucllum, combat.) Combat sin-gulier, combat assigné d’homme à homme. Appelerquelqu’un en duel. || Duel (lat. dualis, duel.) t. degramm. grecque et sanscrite, Nombre qui, dans lesdéclinaisons et les conjugaisons, sert à désigner deuxpersonnes, deux choses.
DUELLISTE, s. m. Celui qui se bat en duel. || Par-ticulièrement et plus ordinairement, Celui qui se batsouvent en duel, qui cherche les occasions de se battreen duel. Un duelliste de profession.
DUIKE. v. n. (lat. decere, convenir.) Convenir,plaire, être à la convenance de quelqu’un. Fam. etvieux.
DULCIFICATION, s. f. (lat. dulcis, doux,/acere,rendre.) t. de chimie. Action de dulcifier, ou Le ré-sultat de cette action.
DULCIFIER, v. a. t. de chimie. Tempérer parquelque mélange la violence d’un acide. || Dulcifié,ée. participe.
DULCINÉE, s. f. Fam., La maîtresse d’un hommesur la passion duquel on plaisante; par allusion à ladame des pensées de don Quichotte.
DULIE. s. f. (grec doulos, esclave.) U n’est usitéque dans cette locution, Le culte de dulie, Le cultedo respect et d’honneur que l’on rend aux saints; paropposition au Culte de latrie, Le culte d’adorationque l’on rend à Dieu seul.
DÛMENT, adv. (lat. dehitus, dû.) D’une manièreconvenable; selon la raison, selon les formes. Il s’em-ploie surtout en t. de pratique. Dûment atteint et con-vaincu.
DUNE. s. f. Oh appelle ainsi Des monticules ou col-lines de sable qui s’étendent le long des bords de lamer. Son plus grand usage est au piur.
DUNETTE, s. f. t. de marine. Demi-gaillard quiforme la partie la plus élevée de l’arrière d’un vais-seau , et sous lequel se trouvent les logements des offi-ciers et la chambre du conseil.
DUO. s.m. (grec duo, deux.) t. de musique. Mor-ceau de musique fait pour être chanté par deux voixou exécuté par deux instruments. || Fig. et fam., Duod'injures, de compliments, etc., Conversation où deuxpersonnes se disent des injures, se font des compli-ments, etc.
DUODENUM, s. m. (lat. duodeni, douze.) (Onprononce Duodénome.) t. d’anat. La première portiondes intestins grêles, ainsi nommée parce que sa lon-gueur est ordinairement de douze travers de doigt.
DUODI. s. m. (lat. duo, deux, dies, jour.) Ledeuxieme jour de la décade, dans le calendrier répu-blicain.
DUPE. s. f. (lat. decipere, duper.) Personne qui a ététrompée, jouée, ou qui est facile à tromper. C'est unevraie dupe. Etre pris pour dupe. Ils ontfaitbiendes du-pes. On le met ordinair. au sing. lorsqu'il se rapporteà un nom ou pronom au plur. qui désigne plusieurs per-sonnes trompées en même temps par le même moyen,ou qui est employé dans un sens générique et collectif.Nous en jùmes la dupe. Mais quand il s’agit de plusieurspersonnes trompées successivement, il est mieux delui donner le plur. Nous en fûmes les dupes. || Adj.Il n’est pas si dupe que vous le pensez. || Être la duped’une affaire, d’un marché, N’y pas trouver soncompte. Dans un sens analogue, Être la dupe de sa
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complaisance, de sa bonne foi, c/c.||Dupe, Sorte dejeu de cartes, appelé quelquefois Jeu du Florentini.
DUPER, v. a. Tromper, en faire accroire. Êtt c dupécomme un sot. || Dupé, ée. participe.
DUPERIE, s. f. Tromperie, fourberie, ce qui faitque l’on est dupe.
DUPEUR. s. m. Trompeur. Peu usité.
DUPLICATA, s. m. (lat. duplicare, doubler.)Double d’une dépêche, d’un brevet, d’une quittance,d’un acte quelconque. Expédier un acte en duplicata.
DUPLICATION, s. f. t. de géom. Action de dou-bler. Il n’est guère usité que dans celle locution, Laduplication du cube, Le problème par lequel on de-mande de trouver.un cube double d’un autre.
DUPLICITÉ, s. f. U se dit en parlant Des chosesqui sont doubles, et oui devraient être uniques. Il ya duplicité d’action dans cette tragédie. [} Plus ordi-nairement au fig., Mauvaise foi. Duplicité de cœur.
DUPLIQUE, s. f. t. de pratique ancienne. Réponseà une réplique.
DUPLIQUER, v. n. t. de pratique ancienne. Four-nir des dupliques. Il n’était d’usage qu’avec le verbeRépliquer.
DUPONDIUS. s. m. (lat. dipondius, même signif.)(On fait sentir l’S finale.) t. d’antiq. romaine. Poidsde deux livres, ou Monnaie valant deux as.
DUQUEL. Mot formé de la prépos. de et du pron.relatif lequel. Voyez Lequel.
DUR, URE. adj. (lat. durus, dur.) Ferme, solide,difficile à pénétrer, à entamer. Dur comme marbre. ||U est quelquefois simplement opposé à Tendre, mou.Pain dur. Lit dur. || Coucher sur la dure, Couchersur la terre, sur le plancher, ou sur des planches ; celase dit plus particulièrement Des religieux qui, pourobserver leur règle, couchent durement. Dans cettephrase, Dure est employé subst. || Fig., Avoir l’oreilledure, N’entendre pas bien, être un peu sourd. || Fig.et fam., Tête dure, Esprit peu ouvert, qui ne com-prend que très-difficilement. ||Dur,R ude, insensible,inhumain, très-sévère. Cet homme est dur et sec. Deslois dures. || Il se dit, dans un sens analogue, Desdehors, des manières, des discours, etc. Il a les traitsdurs, le regard dur r Réponse dure et sèche. Il II se ditencore De ee qui est fâcheux, affligeant, difficile àsupporter. C’est une dure nécessité.. || U signifie éga-lement, Pénible, austère. Les soldats mènent une viefort dure. || Le temps est dur, Il fait extrêmement froid.Cela se dit aussi, et plus ordinairement, Des tempsoù le peuple a de la peine à vivre, soit à raison de lacherté des denrées, soit par le défaut de travail. Lestemps sont bien durs . || Fin dur, Vin qui a beaucoupd’âpreté. || Dur , Rude et désagréable à l’oreille, sansharmonie. Une voix dure. Style dur. || Il se dit, dansles arts du dessin et en calligraphie, De ce qui estmarqué trop fortement, de ce qui est très-roide ouheurté. Ces contours sont durs. On dit dans un sensanalogue, Avoir le crayon dur, le pinceau dur, etc. |jIl s’emploie subst., dans ce dernier sens. Le dur estle contraire du moelleux. || Tableau dur, Tableau dontle dessin est dur, ou dans lequel les ombres et les lu-mières contrastent beaucoup trop fortement. On ditaussi, dans le dernier sens, que L’effet d’un tableauest dur, que Les tons en sont durs, etc. || Dur, Diffi-cile. Être dur à émouvoir . I| Fig. et fam., Cela est durà digérer, ou Cela est de dure digestion, Cela est dif-ficile à endurer, ou difficile à croire. La seconde deces deux phrases se dit également De ce qui donnebeaucoup d’ennui, de fatigue. || Ce fusil , ce pistolet,etc., est dur à la détente, se dit D’un fusil, a’un pis^