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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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J

DUP

étendus, tirés, allongés, sans se rompre. La ductilitéde l'or. La ductilité du verre. La ductilité de la gomme.

DUÈGNE, s. f. Mot emprunté de lespagnol. Gou-vernante ou vieille femme chargée de veiller sur laconduite dune jeune personne. Fam.

DUF.L. s. m. (lat. aucllum, combat.) Combat sin-gulier, combat assigné dhomme à homme. Appelerquelquun en duel. || Duel (lat. dualis, duel.) t. degramm. grecque et sanscrite, Nombre qui, dans lesdéclinaisons et les conjugaisons, sert à désigner deuxpersonnes, deux choses.

DUELLISTE, s. m. Celui qui se bat en duel. || Par-ticulièrement et plus ordinairement, Celui qui se batsouvent en duel, qui cherche les occasions de se battreen duel. Un duelliste de profession.

DUIKE. v. n. (lat. decere, convenir.) Convenir,plaire, être à la convenance de quelquun. Fam. etvieux.

DULCIFICATION, s. f. (lat. dulcis, doux,/acere,rendre.) t. de chimie. Action de dulcifier, ou Le ré-sultat de cette action.

DULCIFIER, v. a. t. de chimie. Tempérer parquelque mélange la violence dun acide. || Dulcifié,ée. participe.

DULCINÉE, s. f. Fam., La maîtresse dun hommesur la passion duquel on plaisante; par allusion à ladame des pensées de don Quichotte.

DULIE. s. f. (grec doulos, esclave.) U nest usitéque dans cette locution, Le culte de dulie, Le cultedo respect et dhonneur que lon rend aux saints; paropposition au Culte de latrie, Le culte dadorationque lon rend à Dieu seul.

DÛMENT, adv. (lat. dehitus,.) Dune manièreconvenable; selon la raison, selon les formes. Il sem-ploie surtout en t. de pratique. Dûment atteint et con-vaincu.

DUNE. s. f. Oh appelle ainsi Des monticules ou col-lines de sable qui sétendent le long des bords de lamer. Son plus grand usage est au piur.

DUNETTE, s. f. t. de marine. Demi-gaillard quiforme la partie la plus élevée de larrière dun vais-seau , et sous lequel se trouvent les logements des offi-ciers et la chambre du conseil.

DUO. s.m. (grec duo, deux.) t. de musique. Mor-ceau de musique fait pour être chanté par deux voixou exécuté par deux instruments. || Fig. et fam., Duod'injures, de compliments, etc., Conversation deuxpersonnes se disent des injures, se font des compli-ments, etc.

DUODENUM, s. m. (lat. duodeni, douze.) (Onprononce Duodénome.) t. danat. La première portiondes intestins grêles, ainsi nommée parce que sa lon-gueur est ordinairement de douze travers de doigt.

DUODI. s. m. (lat. duo, deux, dies, jour.) Ledeuxieme jour de la décade, dans le calendrier répu-blicain.

DUPE. s. f. (lat. decipere, duper.) Personne qui a ététrompée, jouée, ou qui est facile à tromper. C'est unevraie dupe. Etre pris pour dupe. Ils ontfaitbiendes du-pes. On le met ordinair. au sing. lorsqu'il se rapporteà un nom ou pronom au plur. qui désigne plusieurs per-sonnes trompées en même temps par le même moyen,ou qui est employé dans un sens générique et collectif.Nous en jùmes la dupe. Mais quand il sagit de plusieurspersonnes trompées successivement, il est mieux delui donner le plur. Nous en fûmes les dupes. || Adj.Il nest pas si dupe que vous le pensez. || Être la dupedune affaire, dun marché, Ny pas trouver soncompte. Dans un sens analogue, Être la dupe de sa

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complaisance, de sa bonne foi, c/c.||Dupe, Sorte dejeu de cartes, appelé quelquefois Jeu du Florentini.

DUPER, v. a. Tromper, en faire accroire. Êtt c dupécomme un sot. || Dupé, ée. participe.

DUPERIE, s. f. Tromperie, fourberie, ce qui faitque lon est dupe.

DUPEUR. s. m. Trompeur. Peu usité.

DUPLICATA, s. m. (lat. duplicare, doubler.)Double dune dépêche, dun brevet, dune quittance,dun acte quelconque. Expédier un acte en duplicata.

DUPLICATION, s. f. t. de géom. Action de dou-bler. Il nest guère usité que dans celle locution, Laduplication du cube, Le problème par lequel on de-mande de trouver.un cube double dun autre.

DUPLICITÉ, s. f. U se dit en parlant Des chosesqui sont doubles, et oui devraient être uniques. Il ya duplicité daction dans cette tragédie. [} Plus ordi-nairement au fig., Mauvaise foi. Duplicité de cœur.

DUPLIQUE, s. f. t. de pratique ancienne. Réponseà une réplique.

DUPLIQUER, v. n. t. de pratique ancienne. Four-nir des dupliques. Il nétait dusage quavec le verbeRépliquer.

DUPONDIUS. s. m. (lat. dipondius, même signif.)(On fait sentir lS finale.) t. dantiq. romaine. Poidsde deux livres, ou Monnaie valant deux as.

DUQUEL. Mot formé de la prépos. de et du pron.relatif lequel. Voyez Lequel.

DUR, URE. adj. (lat. durus, dur.) Ferme, solide,difficile à pénétrer, à entamer. Dur comme marbre. ||U est quelquefois simplement opposé à Tendre, mou.Pain dur. Lit dur. || Coucher sur la dure, Couchersur la terre, sur le plancher, ou sur des planches ; celase dit plus particulièrement Des religieux qui, pourobserver leur règle, couchent durement. Dans cettephrase, Dure est employé subst. || Fig., Avoir loreilledure, Nentendre pas bien, être un peu sourd. || Fig.et fam., Tête dure, Esprit peu ouvert, qui ne com-prend que très-difficilement. ||Dur,R ude, insensible,inhumain, très-sévère. Cet homme est dur et sec. Deslois dures. || Il se dit, dans un sens analogue, Desdehors, des manières, des discours, etc. Il a les traitsdurs, le regard dur r Réponse dure et sèche. Il II se ditencore De ee qui est fâcheux, affligeant, difficile àsupporter. Cest une dure nécessité.. || U signifie éga-lement, Pénible, austère. Les soldats mènent une viefort dure. || Le temps est dur, Il fait extrêmement froid.Cela se dit aussi, et plus ordinairement, Des temps le peuple a de la peine à vivre, soit à raison de lacherté des denrées, soit par le défaut de travail. Lestemps sont bien durs . || Fin dur, Vin qui a beaucoupdâpreté. || Dur , Rude et désagréable à loreille, sansharmonie. Une voix dure. Style dur. || Il se dit, dansles arts du dessin et en calligraphie, De ce qui estmarqué trop fortement, de ce qui est très-roide ouheurté. Ces contours sont durs. On dit dans un sensanalogue, Avoir le crayon dur, le pinceau dur, etc. |jIl semploie subst., dans ce dernier sens. Le dur estle contraire du moelleux. || Tableau dur, Tableau dontle dessin est dur, ou dans lequel les ombres et les lu-mières contrastent beaucoup trop fortement. On ditaussi, dans le dernier sens, que Leffet dun tableauest dur, que Les tons en sont durs, etc. || Dur, Diffi-cile. Être dur à émouvoir . I| Fig. et fam., Cela est durà digérer, ou Cela est de dure digestion, Cela est dif-ficile à endurer, ou difficile à croire. La seconde deces deux phrases se dit également De ce qui donnebeaucoup dennui, de fatigue. || Ce fusil , ce pistolet,etc., est dur à la détente, se dit Dun fusil, aun pis^