DOY
raie douce. Une raillerie douce. |j De ce qui dénote ousemble exprimer une disposition bienveillante, affec-tueuse, ou la candeur, la sérénité, la bonté habituellede l’âme. Un doux sourire. Avoir les yeux doux. ||Fam., Faire les yeux doux, les doux yeux, Regarderen donnant à ses yeux une expression de tendresse.
|| De douces paroles, Des paroles obligeantes, fiat- jteuses, ou Des propos tendres, galants. Dans ce der-nier sens, on dit aussi, De doux propos. || Billet doux,Billet d’amour, de galanterie. || Doux, se dit, fig., Detout ce qui émeut agréablement, de tout ce qui flatteou qui touche agréablement l’esprit, le cœur, l’ima-gination. Un doux baiser. De douces illusions. Dedoux reproches. De doux liens. C’est un homme dontle commerce est fort doux. Il m’est doux de voir que...Passer du grave au doux. Dans cette dernière phrase,Doux est employé subst. || Doux, se dit Des métauxdont les parties sont bien liées, et qui se plient aisé-ment sans se casser. || Doux, s’emploie adv. dans lesdeux phrases fam. et fig. qui suivent: || Filer doux,Demeurer dans la retenue, dans la soumission à l’é-gard de quelqu’un que l’on craint; souffrir patiem-ment une injure. Il fila doux. || Il (ivale cela douxcomme lait, se dit D’un homme à qui l’on a fait quel-que offense, et qui n’en témoigne aucun ressentiment.On le dit aussi D’un homme vain qui ajoute aisémentfoi aux flatteries. || Tout doux. loc. adv. et fam. dontX>n se sert Pour reprendre quelqu’un qui s’emporte,qui s’échauffe trop, etc.
DOUZAINE, s. f. coll. (lat. duodecim, douze.)Nombre de douze, assemblage de choses de même na-ture an nombre de douze. Vendre des serviettes pardouzaine. || Nombre indéterminé, mais qui n’est pasconsidérable. Une douzaine d’amis, de personnes. Cesens est fam. || Fig. et fam., A la douzaine, se dit enparlant D’une chose, d’une personne commune, depeu de considération.
DOUZE, adj. mnnéra! des 2 genres. Dix et deux.|| Il se dit quelquefois pour Douzième, Page douze. ||Subst. masc. Le produit de douze multiplié par cinq.Le numéro douze. || Le douze du mois, Le douzièmejour du mois. Nous partirons le douze de ce mois, ousimplement, le douze. \\ In-douze. Voyez ce mot à sonrang alphabétique.
DOTJZIËME. adj. des 2 genres. Nombre d’ordre.Qui est immédiatement après le onzième. Le douzièmejour du mois, ou elliptiq., Le douzième du mois. || Ladouzième partie, ou absol., Le douzième, Chaquepartie d’un tout qui est ou que l’on conçoit divisé endouze parties égales. Il est pour un douzième danscette affaire.
DOUZIÈMEMENT, adv. En douzième lieu.
DOYEN, s. m. (lat. decanus, doyen.) Le plus an-cien suivant l’ordre de réception dans un corps, dansune compagnie. || Doyen du sacré collège, Le premiercardinal-évêque. |J Doyen, est plus particulièrementUn tilre de dignité ecclésiastique. Le doyen d’un cha-pitre. || C’est également Un titre de dignité dans lesfacultés de l’université. || 21 signifie quelquefois, Leplus ancien en âge. Si vous n’avez que soixante ans,je suis votre doyen. On dit aussi en ce sens, Doyend’âge, mais seulement dans les assemblées ou com-pagnies délibérantes.
DOYENNÉ, s. m. Dignité de doyen dans une église.|| Par extens., en quelques endroits, La demeure dudoyen. Aller au doyenné. || T. de jardinage, Poire dedoyenné, ou simplement, Doyenné, Espèce de poiretres-fondante et peu parfumée, qui se cueille en au-tomne.
DRA 4 7 5
DRACHME, s. f. (grec drachme, drachme.) (Onprononce, et même quelques-uns écrivent, Dragme.)Ancienne monnaie grecque, qui était d’argent, et quipesait la huitième partie d’une once. Maintenant onemploie quelquefois ce mot pour désigner Un huitièmed’once, c’est-à-dire, Un gros.
DRAGÉE, s. f. (grec tragèma, dragée.) Amande,pistache, aveline ou autre petit fruit couvert de sucretrès-dur et ordinairement très-blanc. || Dragées d’at-trape, Dragées dans lesquelles on a mis quelque chosed’un goût désagréable, pour attraper ceux à qui onles offre. || Fig. et fam., La dragée est amère, Celaest dur à supporter. Avaler la dragée, Se résigner àquelque chose de fâcheux. || Fig. et fam., Tenir ladragée haute à quelqu’un, Lui faire attendre long-temps ce qu’il désiré, ce qu’on lui a promis; ou Luifaire acheter cher quelque avantage, quelque plaisir.|j Dragée, Menu plomb dont on se sert pour tirer auxoiseaux. || Ce fusil écarte la dragée, Il ne porte pas,il ne lance pas son plomb bien serré et bien ensemble.|| Dragée, en agricult., Mélange de divers grains, telsque pois, vesces, fèves, lentilles, qu’on laisse croîtreen herbe pour les donner aux chevaux.
DRAGEOIR. s. m. Espèce de soucoupe à rebordsélevés, et ordinairement d’argent, dans laquelle onservait autrefois des dragées, sur la fin du repas.
DRAGEON, s. m. t. de botan. et d’agricult. Re-jeton qui naît de la racine d’un arbre ou d’une plante,et que l’on peut en détacher pour le replanter ailleurs.
DRAGEONNER. v. n. t. de botan. et d’agricult.Pousser des drageons.
DRAGOMAN. s. m. Voyez Drogman.
DRAGON, s. m. (grec dracôn, dragon.) Animalfabuleux qu’on représente avec des griffes, des aileset une queue de serpent. || Par analogie, en hist. nat.,Certains petits lézards des pays chauds, qui ont uneaile membraneuse de chaque côté du corps, et quivoltigent avec légèreté d’un arbre à un autre. || Il sedit, fig. et fam., d’Une femme vive, turbulente, aca-riâtre, ou d’Un enfant mutin et déterminé. Cette,femme est un vrai dragon. |j Fig. et fam. , Un dragonde vertu, Une femme dont la vertu est austère et fa-rouche. || Dragon, en astron., Constellation de l’hé-misphère boréal. || La tête et la queue du Dragon,Les deux points opposés où l’écliptique est coupée parl’orbite de la lune. || Dragon, se dit Des soldats d’uncorps de cavalerie qui combat quelquefois à pied, etdont l’unifornie, en France, est ordinairement de drapvert. || Dragon, Tache qui vient dans la prunelle deshommes et des chevaux.
DRAGONNADE. s. f. Il se dit Des persécutionsexercées sous Louis XIV contre les protestants, pourles forcer à embrasser la religion catholique, et qui fu-rent ainsi nommées parce qu’on y employait des dra-gons. Il n’est guère usité qu’au plur.
DRAGONNE, s. f. Cordon ou galon d’or, d’argent,de laine, etc., qui est ordinairement terminé par ungland, et dont on garnit la poignée d’une épée ou d’unsabre.
DRAGONNIER. s. m. t. de botan. Genre de plantesexotiques : l’espèce principale est un grand et grosarbre qui a le port des palmiers, et d’où découle,pendant les fortes chaleurs, une substance résineuseappelée Sang-de-dragon ou Sang-dragon.
DRAGUE, s. f. (grec drasséin, saisir.) Instru-ment fait en pelle recourbée, et emmanché d’unelongue perche , qui sert à tirer le sable des rivières,etc., et à curer des puits. || Drague, L’orge ou toutautre grain qui a servi à faire de la bière.