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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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DOY

raie douce. Une raillerie douce. |j De ce qui dénote ousemble exprimer une disposition bienveillante, affec-tueuse, ou la candeur, la sérénité, la bonté habituellede lâme. Un doux sourire. Avoir les yeux doux. ||Fam., Faire les yeux doux, les doux yeux, Regarderen donnant à ses yeux une expression de tendresse.

|| De douces paroles, Des paroles obligeantes, fiat- jteuses, ou Des propos tendres, galants. Dans ce der-nier sens, on dit aussi, De doux propos. || Billet doux,Billet damour, de galanterie. || Doux, se dit, fig., Detout ce qui émeut agréablement, de tout ce qui flatteou qui touche agréablement lesprit, le cœur, lima-gination. Un doux baiser. De douces illusions. Dedoux reproches. De doux liens. Cest un homme dontle commerce est fort doux. Il mest doux de voir que...Passer du grave au doux. Dans cette dernière phrase,Doux est employé subst. || Doux, se dit Des métauxdont les parties sont bien liées, et qui se plient aisé-ment sans se casser. || Doux, semploie adv. dans lesdeux phrases fam. et fig. qui suivent: || Filer doux,Demeurer dans la retenue, dans la soumission à lé-gard de quelquun que lon craint; souffrir patiem-ment une injure. Il fila doux. || Il (ivale cela douxcomme lait, se dit Dun homme à qui lon a fait quel-que offense, et qui nen témoigne aucun ressentiment.On le dit aussi Dun homme vain qui ajoute aisémentfoi aux flatteries. || Tout doux. loc. adv. et fam. dontX>n se sert Pour reprendre quelquun qui semporte,qui séchauffe trop, etc.

DOUZAINE, s. f. coll. (lat. duodecim, douze.)Nombre de douze, assemblage de choses de même na-ture an nombre de douze. Vendre des serviettes pardouzaine. || Nombre indéterminé, mais qui nest pasconsidérable. Une douzaine damis, de personnes. Cesens est fam. || Fig. et fam., A la douzaine, se dit enparlant Dune chose, dune personne commune, depeu de considération.

DOUZE, adj. mnnéra! des 2 genres. Dix et deux.|| Il se dit quelquefois pour Douzième, Page douze. ||Subst. masc. Le produit de douze multiplié par cinq.Le numéro douze. || Le douze du mois, Le douzièmejour du mois. Nous partirons le douze de ce mois, ousimplement, le douze. \\ In-douze. Voyez ce mot à sonrang alphabétique.

DOTJZIËME. adj. des 2 genres. Nombre dordre.Qui est immédiatement après le onzième. Le douzièmejour du mois, ou elliptiq., Le douzième du mois. || Ladouzième partie, ou absol., Le douzième, Chaquepartie dun tout qui est ou que lon conçoit divisé endouze parties égales. Il est pour un douzième danscette affaire.

DOUZIÈMEMENT, adv. En douzième lieu.

DOYEN, s. m. (lat. decanus, doyen.) Le plus an-cien suivant lordre de réception dans un corps, dansune compagnie. || Doyen du sacré collège, Le premiercardinal-évêque. |J Doyen, est plus particulièrementUn tilre de dignité ecclésiastique. Le doyen dun cha-pitre. || Cest également Un titre de dignité dans lesfacultés de luniversité. || 21 signifie quelquefois, Leplus ancien en âge. Si vous navez que soixante ans,je suis votre doyen. On dit aussi en ce sens, Doyendâge, mais seulement dans les assemblées ou com-pagnies délibérantes.

DOYENNÉ, s. m. Dignité de doyen dans une église.|| Par extens., en quelques endroits, La demeure dudoyen. Aller au doyenné. || T. de jardinage, Poire dedoyenné, ou simplement, Doyenné, Espèce de poiretres-fondante et peu parfumée, qui se cueille en au-tomne.

DRA 4 7 5

DRACHME, s. f. (grec drachme, drachme.) (Onprononce, et même quelques-uns écrivent, Dragme.)Ancienne monnaie grecque, qui était dargent, et quipesait la huitième partie dune once. Maintenant onemploie quelquefois ce mot pour désigner Un huitièmedonce, cest-à-dire, Un gros.

DRAGÉE, s. f. (grec tragèma, dragée.) Amande,pistache, aveline ou autre petit fruit couvert de sucretrès-dur et ordinairement très-blanc. || Dragées dat-trape, Dragées dans lesquelles on a mis quelque chosedun goût désagréable, pour attraper ceux à qui onles offre. || Fig. et fam., La dragée est amère, Celaest dur à supporter. Avaler la dragée, Se résigner àquelque chose de fâcheux. || Fig. et fam., Tenir ladragée haute à quelquun, Lui faire attendre long-temps ce quil désiré, ce quon lui a promis; ou Luifaire acheter cher quelque avantage, quelque plaisir.|j Dragée, Menu plomb dont on se sert pour tirer auxoiseaux. || Ce fusil écarte la dragée, Il ne porte pas,il ne lance pas son plomb bien serré et bien ensemble.|| Dragée, en agricult., Mélange de divers grains, telsque pois, vesces, fèves, lentilles, quon laisse croîtreen herbe pour les donner aux chevaux.

DRAGEOIR. s. m. Espèce de soucoupe à rebordsélevés, et ordinairement dargent, dans laquelle onservait autrefois des dragées, sur la fin du repas.

DRAGEON, s. m. t. de botan. et dagricult. Re-jeton qui naît de la racine dun arbre ou dune plante,et que lon peut en détacher pour le replanter ailleurs.

DRAGEONNER. v. n. t. de botan. et dagricult.Pousser des drageons.

DRAGOMAN. s. m. Voyez Drogman.

DRAGON, s. m. (grec dracôn, dragon.) Animalfabuleux quon représente avec des griffes, des aileset une queue de serpent. || Par analogie, en hist. nat.,Certains petits lézards des pays chauds, qui ont uneaile membraneuse de chaque côté du corps, et quivoltigent avec légèreté dun arbre à un autre. || Il sedit, fig. et fam., dUne femme vive, turbulente, aca-riâtre, ou dUn enfant mutin et déterminé. Cette,femme est un vrai dragon. |j Fig. et fam. , Un dragonde vertu, Une femme dont la vertu est austère et fa-rouche. || Dragon, en astron., Constellation de lhé-misphère boréal. || La tête et la queue du Dragon,Les deux points opposés lécliptique est coupée parlorbite de la lune. || Dragon, se dit Des soldats duncorps de cavalerie qui combat quelquefois à pied, etdont lunifornie, en France, est ordinairement de drapvert. || Dragon, Tache qui vient dans la prunelle deshommes et des chevaux.

DRAGONNADE. s. f. Il se dit Des persécutionsexercées sous Louis XIV contre les protestants, pourles forcer à embrasser la religion catholique, et qui fu-rent ainsi nommées parce quon y employait des dra-gons. Il nest guère usité quau plur.

DRAGONNE, s. f. Cordon ou galon dor, dargent,de laine, etc., qui est ordinairement terminé par ungland, et dont on garnit la poignée dune épée ou dunsabre.

DRAGONNIER. s. m. t. de botan. Genre de plantesexotiques : lespèce principale est un grand et grosarbre qui a le port des palmiers, et d découle,pendant les fortes chaleurs, une substance résineuseappelée Sang-de-dragon ou Sang-dragon.

DRAGUE, s. f. (grec drasséin, saisir.) Instru-ment fait en pelle recourbée, et emmanché dunelongue perche , qui sert à tirer le sable des rivières,etc., et à curer des puits. || Drague, Lorge ou toutautre grain qui a servi à faire de la bière.