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Doubler une bille, La faire frapper contre une desbandes du billard pour qu’elle revienne au côté op-posé. Doubler une bille au milieu, au coin . Absol.,dans le même sens, Doubler. {{ Au jeu de paume, Laballe a doublé , Elle a touché deux fois la terre. Danscette phrase, le verbe est neutre. || Doubler , s’em-ploie neutral., dans le sens de Devenir double. Leurnombre a plus que doublé. || Doublé , ée. participe. ||En mathém., Raison doublée, Raison de carrés. || Enmédec., Fièvre doublée, Fièvre intermittente dontles accès, après avoir été uniques, ont lieu deux foisdans le rnème jour. || Doublé , au jeu de billard, sedit subslantiv. de L’action de doubler, et de Toutedisposition des billes qui permet de doubler. Faire undoublé.
DOUBLET, s. m. Deux morceaux de cristal misr»m sur l’autre, avec une feuille colorée entre-deux,pour imiter les émeraudes, les rubis, etc. ||Doublet,au jeu de trictrac, se dit Lorsque chacun des deuxdés amène le meme point. Il n'amène que des dou-blets, etc. |] Doublet, au jeu de billard. Voyez Doublé.
DOUBLETTE. s. f. t. de musique. Un des jeux del’orgue, qui sonne l’octave au-dessus du prestant.
DOUBLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui, dans lesfabriques, double la laine, la soie sur le rouet.
DOUBLON, s. m. Monnaie d’or espagnole qui adifférentes valeurs. On dit aussi, Pistole. {[Doublon,t. d’impr., Faute qui consiste à composer deux foisde suite un ou plusieurs mots.
DOUBLURE, s. f. Étoffe dont une autre est dou-blée. La doublure d'un manteau. || Prov. et fig., Fincontre fin ne vaut rien pour doublure, Il ne faut pasentreprendre de tromper aussi fin que soi, ou, si onle tente, on n’y réussit pas. || Doublure, au théâtre,se dit dans le même sens que Double. Ce comédienest la doublure d’un tel.
DOUCE-AMÈRE, s. f. (lat. dulcis, doux, amarus,amer.) t. de botan. Espèce de solanum à tige grim-pante, qui est d’un grand usage en médecine, surtoutcomme anlidartreux. Sirop de douce-amère.
DOUCEÂTRE, adj, des 2 genres. (On prononceDouçàtre.) Qui est d’une douceur fade,
DOUCEMENT, adv. D'une manière douce. Cet ad-verbe a des acceptions très-variées, dont voici les prin-cipales et les plus usitées:|| — Lentement. Allez dou-cement. U faut rapporter à celte acception la phrasefam., Aller doucement en besogne, Travailler molle-ment, ne pas avancer son ouvrage autant qu’on lepourrait; ou Mener une affaire sagement, sans rienprécipiter. || — Avec ménagement, délicatement. Ilfaut s’y prendre doucement. || — Légèrement, faible-ment. Frapper doucement. || — Sans bruit, avec peude bruit. Je me glissai doucement auprès de lui. ||—À voix basse. Ils parlaient très-doucement. || —Sour-dement, sans éclat. C’est une chose qu’il faut fairedoucement. || Sans éprouver d’agitation, avec calme.Vivre doucement dans la solitude. || — Paisiblement,sans qu’il y ait de trouble. Tout s’est passé fort douce-ment. || —Avec humanité, avec bonté. Il en use dou-cement avec ses domestiques. || — Sans sévérité, sansaigreur. Châtier doucement. || — Sans emportement.Nous nous expliquâmes doucement. |] — Dans une cer-taine aisance. On peut vivre assez doucement à lacampagne avec peu de chose. || — Commodément,agréablement. Passer le temps doucement avec ses li-vres. || — Médiocrement bien. Comment va le ma-lade? Tout doucement. || Doucement, s’emploie d’unefaçon particulière, Lorsqu’on veut contenir ou répri-mer la vivacité, la pétulance, l’impatience, l’empor-
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tement, etc., de quelqu’un. Doucement , monsieur /vous oubliez les égards qui sont dus à mon âge. Cetemploi est fam.
DOUCEREUX, EUSE. adj. Qui est doux sans êtreagréable, qui est d’une douceur fade. || Fig. et fam.,Qui parait doux, complaisant, poli, bienveillant, sou-mis , mais avec affectation. C’est un homme doucereux.Dans un,sens analogue : Des vers doucereux. || Il s’em-ploie comme subst., en parlant Des personnes. Fairele doucereux,
DOUCET, ETTE. adj. et s. Diminutif de Doux.U ne se dit que Des personnes. Faire le doucet. Fam.
DOUCETTE, s. f. Plante, sorte de mâche. VoyezMâche.
DOUCETTEMENT, adv. U s’emploie populaire-ment dans le môme sens que Doucement.
DOUCEUR, s. f. Qualité de ce qui est doux; etquelquefois, La chose même qui a celte qualité. Ils’emploie au propre et au fig., dans la plupart dessens de Doux. La douceur du sucre. Cet enfant aimeles douceurs . La douceur de la peau, d’un parfum,de la voix, du style, du sommeil. Douceur d’esprit',de mœurs. Une physionomie pleine de douceur. Lesdouceurs de la vie, La douceur de commander. || Par-ticulièrement, et d’une manière absolue, Façon d’agirdouce et éloignée de toute sorte de violence. Prendrequelqu’un par la douceur. || Prov., Plus fait douceurque violence. || Douceurs, au plur., Les choses flat-teuses et galantes qu’un homme dit à une femme pourtâcher de lui plaire, de s’en faire aimer. Conter, diredes douceurs à une femme. || Douceur, Profit, grati-fication, dédommagement. Cela lui a valu quelquedouceur. || En douceur, loc. adv. et fam. Doucement,lentement, avec ménagement, avec précaution. (|Prendre les choses en douceur, Ne point se forma-liser de ce qu’il peut y avoir de désobligeant dans lesprocédés ou les discours d’autrui.
DOUCHE, s. f. Eau naturelle ou minérale qu’onfait jaillir avec quelque force sur une partie malade >pour la soulager, pour la guérir.
DOUCHER, v. a. Donner la douche. || Douché, ée.participe.
DOUCINE. s. f. t. d’archit. Moulure ondoyante,concave par le haut et convexe par le bas.
DOUCIR. v. a. (lat. dulcis, doux.) t. employédans les manufactures de glaces. Donner le poli à uneglace, || Douer, ie. participe.
DOUELLE. s. f. t. d’archit. Le parement intérieurou extérieur d’un vonssoir. || La courbure d’une voûte.
DOUER, v. a. (lat. donare, douer.) t. de droit.Donner, assigner un douaire. || Douer , dans le lan-gage ordinaire, Avantager, favoriser, pourvoir, orner.Il ne se dit qu’en parlant Des avantages, des grâcesqu’on reçoit du ciel, de la nature. Dieu l’a doué d’unegrande vertu. || Doué, ée. participe. || C’est un hommeheureusement doué, C’est un homme pourvu de cer-tains avantages naturels qu’il est rare de posséder.
DOUILLE, s. f. Partie creuse et cylindrique d’unebaïonnette, du fer d’une pique, d’une bêche, etc.,qui sert à l’adapter au canon du fusil, au bois, aumanche, etc.
DOUILLET, ETTE. adj. (lat. dolor, douleur.) Doujiet mollet, tendre et délicat. || Il se dit D’une personnetrop délicate, qu’un rien incommode, qui est sensibleà la plus légère douleur. Elle est fort douillette. |lDouillet est subst. dans la seconde acception. Fairele douillet.
DOUILLETTE, s. f. Vêtement de soie ouaté, qu’onmet par-dessus les autres, en hiver.