DOS
mince appliqué sur la superficie de quelque ouvrage.H L’art ou l’action de dorer. Cet ouvrier entend bienla dorure *
DOS. s. m. (lat. dorsum , dos.) Partie du corps derhonime ou de l’animal, depuis le cou jusqu’auxreins. Il me tournait le dos, et ne pouvait m'aperce-voir. Danser dos à dos. || Par exagérât., N'avoir pasune chemise à mettre sur son dos , Etre extrêmementpauvre. |j Fig. et fam., Avoir le dos au feu et le ventreà table, se dit De quelqu’un qui prend toutes sesaises en mangeant. || Fam ., Faire le gros dos, se ditDes chats lorsqu’ils relèvent leur dos en bosse. || Prov.et fig., Faire le gros dos, Faire l’homme important,le capable. |j Prov. et fig., Se laisser manger la lainesur le dos, Se laisser maltraiter, souffrir tout, ne passavoir se défendre. |i Fig. et pop., Mettre tout sur ledos de quelqu'un, Se décharger sur lui de tout le faix,de tout le blâme, rejeter sur lui tous les torts. ||Fam., Tourner le dos à quelqu'un, Tourner le dos ducôté où il a le visage, lui présenter le dos. Il se dit,fig. et fam., Lorsqu’on quitte quelqu’un et qu’on lelaisse là par mépris, par indignation, ou Lorsqu’onabandonne ses intérêts. Dans la mauvaise fortune, laplupart des amis vous tournent le dos. On dit demême, La fortune lui a tourné le dos. || Tourner ledos aux ennemis, à l'ennemi, ou simplement, Tour-ner le dos, Fuir. |1 Fam., Tourner le dos, S’en aller.Vous n aurez pas le dos tourné, qu'il ne se souvien-dra plus de vous. || Avoir toujours quelqu'un sur ledos, En être sans cesse obsédé, poursuivi. || Fig. et.fam., Avoir bon dos, Être en état de supporter uneperte, une dépense considérablesans se trouver gêné;ou Être insensible aux railleries, aux mortifications.|| Fig. et fam., Se mettre quelqu'un à dos, L’avoirpour ennemi, s’en faire un ennemi. Se mettre toutle monde à dos. || Fig. et fam., Le dos lui démange,se dit D’une personne qui fait tout ce qu’il faut pourqu’on en vienne à la battre. || En dos d'âne, se diten parlant De certaines choses qui sont ou qui sem-blent forrqpes de deux parties réunies ensemble demanière à présenter une pente, un talus de chaquecôté. || Pont en dos d'âne, Pont extrêmement arqué.|| Dos, par analogie, La partie de certaines chosesqui, par sa destination, par sa position ou par “saforme, offre quelque rapport avec le dos de l’hommeou de l’animal. Ainsi on dit ; |] Le dos d’un habit,d’une robe, etc., La partie d’un habit, d’une robe,qui sert à couvrir le dos. || Le dos d’une chaise, d'unfauteuil, etc., La partie d’une chaise, etc., contrelaquelle on s’appuie le dos. Siège à dos. || Le dos d'uncouteau, La partie opposée au tranchant. || Le dosd’un livre, La partie opposée à la tranche, et sur la-quelle on met ordinairement le titre. || Le dos d'unpapier, d’un billet, d’un acte, etc., Le revers.
DOSE. s. f. (grec dosis, dose.) Quantité et propor-tion déterminée des ingrédients qui entrent dans lacomposition d’un remède. Prescrire la dose. || Plusordinairement, La quantité de chacun des ingrédientsqui entrent dans un remède. || Il se dit également enparlant Des choses qui entrent dans un composé quel-conque. La dose de sucre qu'on doit mettre dans unesauce. || Dose , se dit de Chaque prise d’un remède,de la quantité qu’on en doit prendre en une fois. Don-ner le quinquina à forte dose. || U se dit même, fam.,d’Une quantité déterminée de quelque chose que cesoit, des aliments par exemple. Nous n'avons guère àmanger, il faut augmenter la dose. |j II se dit aussi enparlant Des choses morales. Une dose de jalousie.
DOSER, v. a. Régler, indiquer la quantité el la
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proportion des ingrédients qui entrent dans une com*position médicinale. || Dosé, ée. participe.
DOSSIER, s. m. (lat. dorsum, dos.) La partie d’unsiège contre laquelle on s’appuie le dos. || Le dossierd'un lit, La traverse ou la planche qui soutient lechevet de certains lits. La pièce d’étoffe qui sert àcouvrir cette planche. || Dossier , Assemblage, liassede pièces relatives à une même affaire, à un mêmeobjet. On l’emploie surtout en parlant Des piècesd’un procès. Le dossier d’une procédure. Dépouillerun dossier.
DOT. s. f. ( lat. dotare, doter.) (Le T se prononcetant au pluriel qu’au singulier.) Le bien qu’une femmeapporte en mariage. || Particulièrement, surtout enjurisprudence, Dot qui reste la propriété de la femme,quoique le mari en partage la jouissance et en aitl’administration. Des biens constitués en dot. || Dot,Ce qu’une fille apporte au couvent où elle se fait re-ligieuse.
DOTAL, ALE. adj, t. de jurispr. Qui est relatif ouqui appartient à la dot. Il ne se dit guère qu’en par-lant D’une dot qui reste la propriété de la femme.Bien dotal. J] Régime dotal, Le régime d’associationconjugale où la dot de la femme ne devient pas la pro-priété commune des époux, quoique le mari en par-tage la jouissance et en ait l’administration. Se mariersous le régime dotal.
DOTATION, s. f. Action de doter un établissementd’utilité publique, un corps, etc. ; et Le fonds, le re-venu assigné à cet effet. || Dotation , se dit aussi Desbiens d’un majorât réversible à la couronne à défautde mâle.
DOTER, v. a. Donner à une fille un bien, un re-venu , une somme, lorsqu’elle se marie. j| Il se ditaussi en parlant Des filles qui se font religieuses. ||Assigner, assurer un certain revenu à un établisse-ment d’utilité publique, à un corps, etc. Doter uneéglise. || Dans le style élevé, Favoriser, gratifier dequelque chose d’avantageux. Les grâces dont la na-ture l’avait dotée. || Doté , ée. participe,
DOUAIRE, s. m. (lat, donare, donner.) t. dedroit. Ce que le mari donne à sa femme en faveurdu mariage qu’il contracte, et pour qu’elle en jouisseen cas qu’elle lui survive. || Douaire coutumier,Douaire établi et ordonné par la coutume. Douairepréfix ou conventionnel, Celui qui consiste en unecertaine somme déterminée par les conventions ma-trimoniales.
DOUAIRIER. s. m. t. de droit ancien. Il se disaitD’un enfant qui se tenait au douaire de sa mère, enrenonçant à la succession de son père.
DOUAIRIÈRE, adj. f. Veuve qui jouit d’un douaire.Il ne se dit que Des personnes d’un rang distingué. ||Substantiv. Une douairière.
DOUANE, s. f. (ital. dogana, douane.) Adminis-tration chargée de percevoir les droits imposés surl’entrée et la sortie des marchandises, et de veiller àce que les importations ou les exportations prohi-bées n’aient pas lien. Les préposés de la douane. JJLieu, édifice où une douane est établie. Aller a ladouane. || Ligne de douanes, Ligne de bureaux dedouane établis sur la frontière d’un pays. || Douane ,Droits de douane. Payer la douane .
DOUANIER, s, m. Celui qui est préposé pour visi-ter les marchandises importées ou exportées, et pourrecevoir les droits qu’elles doivent payer.
DOUBLAGE, s, m. (lat. duplicare, doubler.) t. demarine. Revêtement de feuilles de cuivre, ou de