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style élevé, pour désigner Ce qui est ou paraît êtreune manifestation de la volonté particulière de Dieu.
|| Doigt, se dit pour indiquer Une petite mesure quiéquivaut plus ou moins exactement à un travers dedoigt. L’épée lui entra de ti'ois doigts dans le corps.Il n’y avait qu’un doigt de vin dans le verre. || Parexagérât., Cette femme se met un doigt de rouge surle visage, Elle se met beaucoup de rouge. || Fig. etfam*, Faire un doigt de cour à une femme, Lui diredes galanteries, lui faire un moment la cour. || J deuxdoigts, se dit quelquefois Pour exprimer une très-pe-tite distance. Être à deux doigts d’un précipice. ||Fig., Être à deux doigts de sa ruine, de sa perte, etc.,En être fort proche. || Doigt , en t. d’aslron., Ladouzième partie du diamètre apparent du soleil ou dela lune.
DOIGTER, v. n. t. de musique. Placer, poser, faireagir les doigts, selon une certaine méthode, sur l’in-strument dont on joue. Il se dit surtout en parlantDes instruments à touches ou à manche, tels que lepiano et le violon. |j Doigter, subst. masc., La mé-thode , la manière de doigter. Indiquer le doigter.
DOIGTIER. s. m. Ce qui sert à couvrir un doigt.Un doigtier de linge.
DOIT. T. de commerce. Voyez Devoir.
DOL. s. m. (grec dolos, fraude.) t. dejurispr.Tromperie, fraude.
DOLCE. adv. t. de musique, emprunté de l’italien.Il sert à indiquer une expression douce dans l’exé-cution.
DOLÉANCE, s. f. (lat. dolere, avoir de la dou-leur.) Plainte. Il est principalement usité au pluriel.Faire ses doléances. || Doléances, se disait autrefoisDes demandes ou représentations contenues dans lescahiers des états généraux ou provinciaux, pour de-mander le redressement de quelque grief, la diminu-tion ou la suppression d’un impôt, etc.
DOLEMMENT. adv. D’une manière dolente. Fam.
DOLENT, ENTE. adj. Triste, affligé, plaintif.On ne l’emploie guère que par moquerie. Il est tou-jours dolent. Faire le dolent. Dans cette dernièrephrase, Dolent est pris substantivement.
DOLER. v. a. (lat. dolare, doler.) Aplanir unmorceau de bois, le rendre uni, ou le réduire àl’épaisseur convenable avec la doloire. || Dole , ée.participe.
DOLIMAN. s. m. Robe longue, ouverte par de-vant, qui se met par-dessus les autres vêtements, etqui est en usage chez les Turcs.
DOLLAR, s. m. Monnaie des États-Unis, dont lecours ordinaire du commerce fixe la valeur à cinqfrancs, terme moyen.
DOLMAN. s. m. Veste de hussard dont les man-ches restent pendantes, et qui n’est retenue sur lesépaules que par un cordon.
DOLOIRE. s. f. (lat. dolare, doler.) Instrumentde tonnelier à lame très-large, qui sert à unir le boisou à le réduire à l’épaisseur convenable.
DOM. Titre d’honneur qui vient du latin Dominus(Seigneur), et que l’on joint aux noms propres desmembres de certains ordres religieux, tels que lesbénédictins et les feuillants. Voyez Don.
DOMAINE, s. m. (lat. dominium, domaine.) Pos-session, propriété d’une chose réputée Bien. Cela estdu domaine d’un tel. || Plus ordinairement Bien,fonds, héritage. Cela fait partie de son domaine. ||Le domaine public, le domaine de l’État, et absol.,Le domaine ou Les domaines, Les biens qui appar-tiennent à l’Etat, et dont les revenus se versent au
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trésor. Receveur des domaines. || Être dans le do -marne public, tomber dans le domaine public, sedisent particulièrement Des ouvrages littéraires etdes autres productions de l’esprit ou de l'art, qui,après un certain temps déterminé par les lois, cessentd’être la propriété des auteurs ou de leurs héritiers.
|| Le domaine de la couronne, Les biens qui font par-tie de la liste civile, et dont les revenus se versent autrésor de la couronne. || Le domaine privé, Les biensqui sont la propriété privée du souverain, à quelquetitre que ce soit. || Domaine extraordinaire. On nom-mait ainsi, sous l’empire, Le produit des biens deconquêtes qui ne figurait pas au budget de l’État. ||Le domaine, signifie aussi, L’administration des do-maines , ou Celle du domaine de la couronne. Plaidercontre le domaine. || Domaine , se dit fig. de Tout cequ’embrasse un art, une science, une faculté de l’in-telligence, etc., de tout ce qui s’y rapporte ou endépend. Jgrandir le domaine d’un art. Ce sujet estdu domaine de Vimagination. || Cela n’est point demon domaine, Cela n’est pas de ma compétence.
DOMANIAL, ALE. adj. Qui est du domaine del’État ou de la couronne.
DÔME. s. m. (grec domos, édifice.) Ouvrage d’ar-chitecture en forme de coupe renversée, qui surmonteun grand édifice ; et, par extension, Tout autre ou-vrage de même forme. || Dôme de verdure, de feuil-lage, Voûte de verdure, couvert de feuillage.
DOMERIE. s. f. Nom que prenaient autrefois cer-taines abbayes qui étaieiu-ctes espèces d’hôpitaux.
DOMESTICITÉ, s. f. (lat. domesticus, domestique.)Condition d’une personne qui est au service d’uneautre. || Il se dit quelquefois, collectivement, deTous les domestiques d’une maison. || Domesticité,se dit aussi en parlant Des animaux qu’on parvientà apprivoiser, par opposition à ceux qui demeurentdans l’état sauvage.
DOMESTIQUE, adj. des 2 genres. Qui est de lamaison, qui appartient à la maison; ou Qui a rap-port au ménage, à l’intérieur de la famille. Écono-mie domestique. Chagrins domestiques. J| U se ditaussi Des animaux qui vivent dans la demeure del’homme, qui y sont élevés et nourris, par opposi-tion à ceux qui vivent dans l’état sauvage. Le chien,le cheval, sont des animaux domestiques. || État do-mestique, État d’une personne qui sert, moyennantdes gages, dans la maison d’une autre. L’état d’unanimal domestique ou rendu domestique. On dit dansun sens analogue au premier : Emploi domestique.Fonction domestique. Etc. || Domestique, se dit en-core par opposition à Étranger. Troubles domesti-ques. || Domestique, subst. masc., se dit de Tout ser-viteur à gages. Prendre un domestique. || Il s’emploie,au fém., pour Servante. J’ai envoyé ma domestiqueau marché. || Domestique , subst. masc., se dit collec-tivement de Tous les serviteurs d’une maison. Unnombreux domestique. || Il se dit encore pour L’inté-rieur de la maison, du ménage. Je ne veux pointqu’on se mêle de mon domestique.
DOMESTIQUEMENT. adv. En qualité de domes-tique, à la manière d’un domestique. E| Fam. Ce motest peu usité.
DOMICILE, s. m. (lat. domicilium, domicile.) Lademeure d’une personne, le lieu qu’elle a choisipour son habitation ordinaire, et où elle a fixé sonprincipal établissement. O11 l’emploie surtout entermes de jurisprudence et d’administration. Chan-gement de domicile. Violation du domicile. || Domi-cile élu, Domicile fictif qu’une personne a déclaré
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