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la contraction des muscles correspondants. || La torsion, le déplacement d’une partie du corps, d’unmembre.
DISTRACTION, s. f. (lat. distrahere, distraire.)Démembrement, séparation d’une partie d’avec sontout. Dans cette acception, il ne s’emploie guère qu’entermes de pratique. Demande en distraction. |j Dis-traction de dépens, Action d’adjuger à un avoué lesdépens qu’il affirme avoir avancés pour sa partie. ||Distraction de juridiction, Action d’ôter à un jugela connaissance d’une affaire, pour l’attribuer à unautre. || Distraction , L’inapplication aux choses donton devrait s’occuper. Faire une chose par distraction.
|[ Il se dit Des effets de cette disposition d’esprit, eten général de Tout relâchement d’attention causé parquelque chose d’étranger à ce dont on devrait s’occu-per. Il a de fréquentes distractions. || De Ce qui amuse,délasse ou distrait l’esprit. Fous auriez besoin de dis-traction.
DISTRAIRE, v. a. (Il se conjugue comme Traire .)Tirer, séparer une partie d’un tout, etc. Dans cesens, il n’est guère usité qu’en termes de pratique.Cette terre fut distraite de tel apanage. || Oppositiona fin de distraire, Opposition que l’on forme pourdemander qu’un immeuble compris mai à propos dansune saisie immobilière, en soit distrait, retiré. || Dis-traire quelqu'un de ses juges naturels, L’obliger àcomparaître devant d’autres juges que ceux qui luisont donnés par la loi. || Distraire, fig., Détournerde quelque application. Il m'est venu distraire de mesétudes. || Éloigner l’esprit de ce qui le fatigue ou l’ob-sède ; amuser, divertir. Il chercha à la distraire de sadouleur. || Il s’emploie avec le pron. pers., dans lesdeux sens qui précèdent. Se distraire de son travail.
|| Distraire, Détourner d’un dessein, d’une résolu-tion. Dans ce sens, on dit plus ordinairement etmieux, Détourner. || Distrait, aite. participe. || Adj.,Qui n’a point d’attention à ce qu’il dit ou à ce qu’ilfait, ou qui n’est point à ce qu'on lui dit. C'est unhomme distrait. || Il se dit également De ce qui dé-note que l’on est distrait. Air distrait. || Substantiv.,en parlant Des personnes. La Bruyère a peint le distrait.
DISTRIBUER, v. a. (lat. distribuer, distribuer.)Départir, répartir, partager. Distribuer une sommed’argent. Distribuer un travail entre des ouvriers.Distribuer le blâme et la louange. Distribuer desgrâces. Avec le pron. pers. Le sang se distribue ducœur dans les artères. || En t. de palais, Distribuer unprocès , Commettre un juge pour examiner les pièces,les écritures d’un procès, et en faire son rapport. ||Distribuer, en t. d’imprim., Replacer dans leurscassetins les différentes lettres, qui ont servi à faireune composition. On l’emploie souvent sans régime.
S Distribuer , Diviser, ou disposer, ranger. Distri-uer avec méthode. La lumière est bien distribuée. || Dis-tribuer un appartement, l'intérieur d'un édifice, Lepartager en diverses pièces affectées chacune à unusage particulier. || Distribué, ée. participe.
DISTRIBUTEUR, TRICE. s. Celui, celle qui dis-tribue. Distributeur des grâces, des récompenses.
DISTRIBUTIF, IVE. adj. Qui distribue, qui ré-partit. || Il se dit, en t. de gramm. et de logique, paropposition à Collectif. Sens distributif
DISTRIBUTION, s. f. Action de distribuer, ouLe résultat de cette action. Distribution de vivres.Distribution du travail, des prix. || Particulièrement,en t. de procéd., La répartition entre créanciers desdeniers provenant d’une saisie faite sur leur débiteurcommun. || Distribution , en t. d’imprim,, Action de
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replacer des lettres dans leurs cassetins. On le dit,collectivement, Des lettres mômes qui sont à repla-cera distribuer. Foici de la distribution. || Distri-bution, Ce que Ton distribue à des chanoines pourleur droit de présence au service divin. || Distribu-tion , Division, disposition, arrangement, ordon-nance. Cette acception est souvent usitée en littéra-ture et dans les arts. La distribution d’un discours.La distribution de la lumière dans un tableau. || Par-ticulièrement , en architecture, La division intérieured’un appariement, d’un édifice en plusieurs piècesqui servent à différents usages. La distribution de cetappartement est bien entendue.
DISTRIBUTIVEMENT, adv. t. de logique. Dansun sens distributif.
DISTRICT, s. m. (lat. districtus, district.) t. depratique ancienne. Étendue de juridiction. || Fig. etfam., Cela n’est pas de mon district, Cela n’est pasde ma compétence, il ne m’appartient pas d’en con-naître. || District, s’est dit aussi de Chacune des di-visions principales d’un département.
DIT. s. m. (lat .dictum, mot.)Mol, propos, maxime,sentence. Un dit mémorable. Les dits et gestes des an-ciens. || Prov., Avoir son dit et son dédit, Être sujetà se dédire, à se rétracter, à changer aisément d’avis.
DITHYRAMBE, s. m. (grec dithyrambos, dithy-rambe.) Espèce de poème lyrique qui se distingue del’ode par un enthousiasme plus impétueux, et parl’irrégularité des mesures et des stances.
DITHYRAMBIQUE, adj. des a genres. Qui appar-tient au dithyrambe, qui lient du dithyrambe.
DITO. Mot invariable emprunté de l’italien. Ils’emploie dans les livres de commerce, dans les fac-tures , etc., à peu près de la môme manière que lemot latin idem, lorsqu’on ne veut pas répéter le uomd’une espèce de marchandise déjà désignée.
DITON. s. m. (grec ditonos, de deux tons.) t. demusique. Tierce majeure ou mineure, intervalle com-posé de deux tons, ou d’un ton et d’un semi-ton.
DIURÉTIQUE, adj. des a genres, (grec diourèti -cos, diurétique.) t. de médec. Apéritif, qui fait uri-ner. || Substantiv., au masc. C’est un bon diurétique.
DIURNAL. s. m. (lat. diurnus, diurne.) Livre deprières qui contient l’office canonial de chaque jour,à l’exception des matines, et quelquefois des laudes.
DIURNE, adj. des a genres. D’un jour, ou Dejour. Il se dit en astron. : Le mouvement diurne de laterre. Arc diurne (voyez Arc); en hist. nal. : Plantesdiurnes. Les lépidoptères diurnes, ou substantiv., Lesdiurnes.
DIVAGATION, s. f. (lat. divagari, divaguer.) t.de jurispr. Action de laisser divaguer. || Divagation,dans le langage ordinaire, L’action de s’écarter de laquestion, du sujet sur lequel on parle ou on écrit.Dans cette acception, il s’emploie surtout au pluriel.Se jeter dans des divagations qui font perdre le sujetde vue.
DIVAGUER, v. n. t. de jurispr. Errer çà et là. Ilse dit Des animaux féroces ou malfaisants, des fouset des furieux, livrés à eux-mêmes par l’imprudenceou la négligence de ceux qui devraient les surveiller.|| Divaguer, dans le langage ordinaire, S’écarter dela question, du sujet sur lequel on parle ou onécrit,
DIVAN, s. m. Terme employé dans le Levantpour désigner, Un conseil suprême, un tribunal, uneassemblée de notables. || Le divan impérial, ou absol.,Le divan , Le conseil du Grand Seigneur; Le mi-nistère ottoman. |j Divan , par extens., Estrade, sofa,