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CAl'lJ’T-MOKTLLM. s. m. (Mots latins.) (Onprononce Mortuome.) t. de chimie. Autrefois Les ré-sidus d’opération dont on croyait ne pouvoir tirer au-cun parti.
CAQUAGE. s. m. (grec cados, tonneau.) Façonqu’on donne aux harengs, lorsqu’on veut les saler.
CAQUE, s. f. Espèce de barrique ou de baril. Unecaque de harengs , de poudre, jj Prov. et fig., La ca-que sent toujours le hareng, U reste toujours quel-ques traces de l’état où l’on s’est trouvé, des mau-vaises impressions qu’on a reçues dans sa jeunesse.
CAQUKR. v. a. Préparer le poisson pour l’enca-quer, pour le mettre en caque. || Mettre des harengsen caque; on dit plus ordinair., Encaquer: voyez cemot. || Caque , éf.. participe.
CAQUET, s. ni. (grec caccazô, caqueter.)Babil. Ellea le caquet bien ajfilé. Cet homme n'a que du caquet.Fam. || Fig. et fam., Rabattre ou rabaisser le caquetde quelqu’un, Confondre par ses raisons, ou fairetaire par autorité, une personne qui parle mal àpropos ou insolemment. || Fam., Caquet bon bec.Nom que l’on donne à La pie, parce que cet oiseauapprend facilement à parler. On le dit, fig., d’Unefemme bavarde et médisante. || Caquets, plur., Dis-cours futiles, propos malins sur le compte d’autrui.Faire des caquets. Fam.
CAQUETAGE, s. m. Action de caqueter. || Caquets.Fam. dans les deux sens.
CAQUETE, s. f. (grec cados, tonneau.) Baquet oùles harengères mettent des carpes.
CAQUETER, v. n. ( grec caccazô, caqueter.) Il sedit, au propre, Du bruit que font les poules quandelles veulent pondre. || Par extens. et fam., Babiller.Des femmes qui ne font que caqueter. Ce perroquetne cesse de caqueter.
CAQUETERIE. s. f. Action de caqueter. Il se ditprincipalement au plur., dans le sens de Caquets.Fam.
CAQUETEUR, EUSE. s. Qui caquette et babillebeaucoup. Fam.
CAQUEUR , EUSE. s. ( grec cados, tonneau.) Quicaque les harengs.
CAR. (grec £■<*/•, car.) Conjonction qui sert à mar-quer que l’on va donner la raison d’une propositionénoncée. Il ne faut pas faire telle chose, car Dieu ledéfend.
CARABÉ. s. m. Un des noms de l’ambre jauneou succin.
CARABIN, s. m. Il se disait d’Un cavalier qui por-tait une carabine. || Carabin, fig. et fam., Hommequi se contente de hasarder quelque chose au jeu , etqui se retire ensuite, soit qu’il ait perdu, soit qu’ilait gagné. [| Fig. et fam., Homme qui, dans une con-versation , dans une dispute, ne fait que jeter quel-ques mots vifs, et puis se tait, ou s’en va. Peu usité.
CARABIN, s. rn. Fraler, garçon chirurgien. Au-jourd’hui fam. et par dénigrement, Un étudiant enmédecine.
CARABINADE. s. f. Tour de carabin. Fam. etpeu usité.
CARABINÉ, s. f. Fusil dont le canon est rayé endedans. || Mousqueton ou fusil court dont la cavale-rie est armée.
CARABINER. v. a. Creuser des raies en dedans ducanon d’une arme à feu portative. || Carabiné , ée.participe. || T. de marine, Brise carabinée, Vent quisouffle avec une violence extraordinaire.
CARABINER. v. n. Combattre à lu manière descarabins. N’est plus usité : on dit, Tirailler. || II se
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dit, fig. et fam., D’un joueur qui, sans s’attacher anjeu, hasarde quelque coup comme en passant.
CARABINIER, s. m. Soldat armé d’une carabine,ou qui dans l’origine était armé ainsi.
CARACH. s. m. Voyez Caratch.
CARACO, s. m. Vêlement de femme qui est passéde mode.
CARACOLE, s. f. (ital. caracollo, caracole.) t. demanège. Mouvement en rond, ou en demi-rond,qu’on fait exécuter à un cheval, en changeant quel-quefois de main.
CARACOLER, v. n. Faire des caracoles.
CARACTÈRE, s. m. (grec charactèr, caractère.)Empreinte, marque ; figure tracée sur une surfacequelconque avec une plume, un burin, un ciseau,ou de quelque autre manière, et à laquelle on attri-bue une certaine signification. II se dit particulière-ment Des lettres et autres figures dont on se sert dansl’écriture ou dans l’impression. Gros, petit caractère.Caractère romain, italique, gothique, grec, arabe,sanscrit, symbolique, hiéroglyphique. || L’écritured’une personne. J’ai reconnu -votre caractère. O11 dit,plus ordinair., J’ai reconnu 'votre écriture. |j Carac-tères algébriques, astronomiques, Caractères dont lesalgébristes et les astronomes se servent. On appelleégalement Caractères, Les signes dont les chimistesse servent pour représenter en abrégé les substancesqu’ils emploient dans leurs opérations. j| Caractère,Lettres ou figures auxquelles on attribuait jadis unecertaine vertu , en conséquence d’un pacte prétendufait avec le diable. Il fut accusé d’avoir un caractère.|| Caractère , Types dont se servent les imprimeurs.Graver, fondre des caractères. L’ensemble des typesde même grosseur ou force de corps. || Caractère ,fig., Titre, dignité, qualité , puissance, vertu attachésà certains états. Le caractère d’évêque, d’ambassa-deur. Une telle conduite est indigne de •votre carac-tère . En théologie : Le baptême et l’ordre sont des sa-crements qui impriment un caractère. Caractère inef-façable, indélébile. |l Cet ambassadeur a déployé soncaractère, Il a déclaré sa mission; et, dans le senscontraire , Il cache son caractère. || Il n’a point ca-ractère pour agir, il parle sans caractère , se dit D’unhomme qui n’a point de mission, d’autorité, ni depouvoir pour faire ou dire .quelque chose. || Carac-tère, Ce qui distingue une personne des autres àl’égard des mœurs, de l’âme ou de l’esprit. Soutenir,ne pas démentir son caractère. Force, vigueur, fai-blesse, trait de caractère. Garder, soutenir, diversi-fier les caractères. Dans un sens analogue, Tour d’es-prit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue unpeuple des autres. Le caractère de cette nation est lalégèreté, la fierté , etc. |J Fam., C’est un bon carac-tère d’homme, C’est un homme de mœurs faciles etagréables. || Absol., Avoir, montrer du caractère,Avoir, montrer de la force d’âme, de la fermeté. Ondit dans un sens analogue, Ccst un homme à carac-tère; et dans le sens opposé, N’avoir pas de carac-tère, être sans caractère, manquer de caractère, jjLes caractères de, etc. Titre de certains ouvragesqui ont pour objet la peinture des caractères, desmœurs. Les Caractères de Théophraste, de La Bruyère.|| Caractère, Expression, air expressif, il y a du ca-ractère, il n’y a point de caractère dans su physiono-mie. Il se dit plus souvent De figures peintes où sculp-tées. Cette tête a un grand caractère. On le dit, parextens., de L’expression musicale. Cette ouverturen’a point de caractère. || Danse de caractère, Dansequi consiste principalement en altitudes expressives