aïo CAN
Jours où (les personnes d’étude et de cabinet se don-nent quelque relâche. Fam. dans les deux sens.
CAMUS, USE. adj. (lat. camurus, recourbé.) Quia le nez court et plat.On dit de même, Un nez camus.
|| Il se dit De quelques animaux. Un chien, un chevalcamus. || Fig. et fam., Il est bien camus, se dit D’unhomme qui a été trompé dans l’attente de quelquechose. || Fig. et fam., Rehdre un homme camus, Leréduire à ne savoir que dire. || Camus, substant. Unrvilain camus.
CANAILLE, s. f. coll. ( lat. canis, chien.) Terme demépris, qui se dit de La plus vile populace. Il fut insultépar la canaille. C'est un bateleur qui amuse la canaille.||I1 se dit, par ext., Des gens de toute condition pourlesquels on veut témoigner du mépris. Il nous traitade canaille. Hors d'ici, canaille ! En ce sens, il peuts’employer au plur. Ce ne sont que des canailles. || Ilse dit, par badinerie, Des petits enfants qui font dubruit, qui importunent. Faites taire cette petite ca-naille.
CANAL, s. m. (lat. canalis, canal.) Conduit paroù l’eau passe. Il se dit Des aqueducs et des tuyauxde fontaines. Canal de bois, de plomb, de pierre. ||Voies naturelles par lesquelles les eaux, les vapeurs,les gaz, etc., circulent dans le sein de la terre, y pé-nètrent, ou s’en échappent. Les eaux circulent dansla terre par une multitude de canaux. Certains phé-nomènes conduisent à penser que de secrets canauxunissent les foyers de plusieurs volcans. || Canal , t.d’anat., Vaisseau ; il se dit plus particulièrement deCertaines parties dont les unes servent de couloirs àdes substances liquides ou molles, et dont d’autresrenferment des organes particuliers/ Canal défèrent,alimentaire ou digestif. Etc. || Canal de l'urètre , Lecanal par où sort l’urine. || Eu botan., Canal médul-laire , Le creux qui est au centre de la tige de cer-tains végétaux ligneux, et qui en contient la moelle.|| Canal, Lit ou cours d’une rivière.||Rivière creuséede main d’homme pour établir des communicationsd’un lieu à un autre et faciliter le transport des den-rées et des marchandises. Le canal du Languedoc,de l'Ourcq. C'est un pays tout CGupé, tout traversé decanaux. On dit aussi, Canal navigable, et Canal denavigation. || Canal latéral, Canal alimenté par leseaux d’un fleuve dont il suit le cours. || Canal de dé-rivation , Canal qui sert à détourner en partie leseaux d’un ruisseau, d’une rivière, etc. || Canaux d'aï *-nsage, canaux d'irrigation, Canaux qui ne serventqu’à distribuer les eaux, pour l’arrosage des campa-gnes. Dans le sens contraire, Canaux de dessèche-ment. || Canal, Pièces d’eau étroites et longues, quiservent d’ornement dans des jardins. Creuser, 'vider,nettoyer un canal. |j En géogr., Certains lieux où lamer se resserre entre deux rivages. Le canal de Mo-zambique, de Constantinople. Etc. |( T. de marine ,Faire canal, se dit, sur la Méditerranée, Des em-barcations de cote qui s’éloignent de la terre pourtraverser un golfe, un espace entre deux îles, etc.,ou qui s’écartent assez de la côte pour la perdre devue. || Canal, fig., La voie, le moyen, l’entremisedont on se sert pour quelque chose. Vous ne réussi-rez dans cette affaire que par le canal d'un tel. Lessacrements sont les canaux par lesquels Dieu répandses grâces. •
* Canalisation, s. f. Système de communicationdans un pays par le moyen des canaux.
* Canaliser, v. a. Action d’ouvrir des canaux dansuu pays, de le couper par un grand nombre de ca-naux destinés aux transports.
CAN
CANAMELLE. s. f. (grec canna, roseau, meli,miel.) t. de botan. Genre de plantes dont la Canne àsucre est une des principales espèces.
CANAPÉ, s. m. (grec cdnopeion, tente de repos.)Grand siège à dossier, où plusieurs personnes peuventêtre assises ensemble, et dont on se sert quelquefoiscomme de lit de repos. Se coucher, s'étendre sur uncanapé.
CANAPSA. s. m. Sac de cuir que porte sqr lesépaules un goujat, ou un pauvre artisan, quand ilvoyage. Vieux.
CANARD, s. m. (lat. anas, canard.) Oiseau aquati-que. Canard privé, sauvage. Chasser, tirer aux ca-nards. || Fam., Mouillé comme un canard, Très-mouillé. || Prov., Plonger comme tin canard, Plongerhabilement ; et figur., S’esquiver, se soustraire à undanger.|| Adj., Chiens canards, Chiens qui ont le poilépais et frisé, et qui sont dressés à aller chercher dansl’eau les canards qu’on a tirés. Voyez Barbet.-)] Boiscanards. Voyez Bois. || T. de mar., Bâtiment canard,Bâtiment qui tangue beaucoup, et qui reçoit des lamessur son avant. Au fém., Une frégate, une barquecanarde.
CANARDER, v. a. Tirer sur quelqu’un d’un lieuoù l’on est à couvert. Fam. || Canarder , t. de musi-que, Tirer du hautbois ou de la clarinette un sonnasillard et rauque qui imite le cri du canard. Fam.|| Canarder, t. de marine , se dit D’un bâtiment quiplonge le nez dans la mer et qui reçoit des lames surl’avant. |] Canardé , ée. participe.
CANARDIÈRE. s. f. Lieu qu’on prépare dans unmarais ou sur un étang, pour prendre des canardssauvages dans des nasses. || Canardière, Long fusilpropre à la chasse des canards sauvages et des autresoiseaux qu’on ne peut approcher que difficilement. ||Canardière, en parlant Des fortifications qu’on fai-sait autrefois dans les châteaux, Guérite ou autreendroit d’où l’on pouvait tirer en sûreté.
CANARI, s. m. Serin des îles Canaries.
CANCAN, s. m. t. corrompu du latin Quanquam.Il s’est dit d’abord dans cette phrase prov., Faire uncancan, un grand cancan de quelque chose, Fairebeaucoup de bruit, beaucoup d’éclat d’une chose quin’en vaut pas la peine. On écrit aussi, Quanquan. ||Il se dit maintenant, au plur., Des bavardages où Uentre de la médisance. Faire, aimer les cancans.Très-fam.
* Cancaner, v. n. Faire des commérages médisants.Fam. et pop.
CANCEL. s. m. (lat. cancelli, balustrade.) (Quel-ques-uns disent, Chancel.) L’endroit du chœur d’uneéglise qui est le plus proche du grand autel, et quiest ordinairement fermé d’une balustrade. On ditmaintenant, Sanctuaire. || Il s’est dit Du lieu dans le-quel on tenait le sceau de l’État, et qui était aussientouré d’une balustrade.
CANCELLER, v. a. (lat. cancellare, barrer.) t. dejurispr. Annuler une écriture en la barrant ou croi-sant à traits de plume, ou en passant le canif dedans.Peu usité. || Cancellé , ée. participe.
CANCER, s. m. (lat. cancer, cancer.) t. de médec.(On prononce FR.) Nom donné à diverses affections,et particulièrement à Une espèce de tumeur qui dé-génère en ulcère, et qui vient surtout au sein, chezles femmes. Cancer de l'estomac, de la langue, dela vessie, etc. Une femme qui a un cancer au sein.Extirper un cancer. Faire l'opération du cancer. ||Cancer, t. d’astron., Une des constellations zodiaca-les, ainsi appelée parce qu’on a coutume de la repré-