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le t'eu. Voilà une maison qui brûle. Le bois sec brûlemieux que le bois vert, || 1! se dit D’une chandelle,d’une bougie, d’une lampe, etc., qui est allumée. Il ya devant cet autel une lampe qui brûle toujours. Cettechandelle ne brûle pas, ne veut pas brider. On ditde même : Le feu brûle bien , ne brûle pas , Le feude la cheminée flambe, est animé, ou II ne flambepas, il n’est pas animé. || Brûler, Être fort chaud.Touchez ses mains, elles brûlent. |j Fig. et fam., Lesmains lui brûlent, il est impatient d’agir. Les piedslui brûlent, Il est impatient de sortir, de s’en aller.Prov. et fig., Le tapis brûle, se dit, à certains jeuxe cartes, Pour avertir qu’un des joueurs a oublié demettre au jeu.Jj Brûler, n ., se dit Des mets auxquelsl’action trop vive ou trop prolongée du feu donne unecouleur rousse ou noire, et un goût désagréable. Vousavez, laissé brûler ce rôti. |{ Brûler , neutre, figur.,Être possédé d’une violente passion. Il brûle du désirde se signaler. Il brûle d’amour. ]| Il se dit pour ex-primer un grand désir, une extrême impatience defaire quelque chose. Je brûle de vous revoir. {{ Il sedit, à certains jeux d’enfants, Lorsque celui qui cher-che l’objet qu’on a caché et qu’il s’agit pour lui dedécouvrir, vient à s’en approcher. Vous brûlez .|| Brû-ler , avec le pron. pers., Être brûlé ; ou seulementÊtre atteint par le feu, par un corps très-chaud. Lespapillons viennent se brûler à la chandelle.'Se brûlerà la main , à la jambe. || Prov. et fig., Se brûler,venir se brûler à la chandelle, se dit D’un hommequi, séduit par des apparences décevantes, s’engage,se jette dans une situation embarrassante ou périlleuse.|| Brûlé, ée. participe. || Vin. brûlé, Yin qu’on amis sur le feu avec des épiceries. || Crème brûlée,Mets délicat, qui se fait avec du lait, des œufs etdu sucre passé au feu. || Fig. et fam., Cerveau brûlé,cervelle brûlée, Homme extravagant, qui porte toutà l’excès. || Brûle, substant. Cette bouillie sent tebridé. || Il sent ici le brûlé, On y sent l’odeur de quel-que chose qui brûle ou qui a été brûlé.
BRÛLERIE, s. f. Lieu où l’on brûle du vin pouren faire de l’eau-de-vie ; fabrique d’eau-de-vie.
BRÛLE-TOUT. s. m. Petit cylindre d’ivoire ou demétal, sur lequel on met un bout de bougie ou dechandelle qu’on veut brûler entièrement.
BRÛLEUR, s. m. Un brûleur de maisons, Un in-cendiaire. || Prov., il est fait comme un brûleur demaisons, se dit D’un homme mal habillé et tout endésordre.
BRÛLOT, s. m. t. de marine. Bâtiment remplid’artifices et de matières combustibles, et destiné àincendier d’autres vaisseaux. Attacher un brûlot àun vaissseau de guerre. |j Fig. et fam., C'est un brû-lot, se dit D’un homme de parti, ardent, inquiet, etqui est une espèce de boute-feu. || Brûlot, par ana-logie, Morceau d’aliment très-poivré ou très-salé.
BRÛLURE, s. f. Impression que le feu ou touteautre substance échauffée à un très-haut degré, faitsur la peau, ou sur quelque autre matière, et qui vajusqu’à les altérer. Se faire une brûlure au visage,à la main. La cicatrice de la brûlure. || En agricul-ture, Certaines altérations produites sur les végétaux,soit par l’action du soleil, soit par l’effet de la geléeou du vent.
BRUMAIRE, s. m. (lat. bruma, brouillard.) Le se-cond mois du calendrier républicain.
BRUMAL, ALE. adj. Qui vient l’hiver, qui appar-tient à l’hiver. Peu usité.
BRUME, s. f. Brouillard. Il se dit surtout Desbrouillards qu’on observe sur la mer.
BRU
BRUMEUX, EUSE. adj. Couvert, chargé de bru-ine, de brouillard. Temps, ciel brumeux.
BRUN, UNE. adj. (ailem. braun, brun.) Qui estd’une couleur sombre, entre le roux et le noir. Habit,drap brun. Cheval bai brun. Gris brun. En parlant Despersonnes, il se dit par rapport à la couleur des che-veux. Cet homme est brun. || Il se dit substant. Despersonnes qui ont les cheveux bruns. Un beau brun.)| Eam., Aller de la brune à la blonde, Etre incon-stant dans ses amours. || Brun, subst., La couleurbrune. Cette étoffe est d’un beau brun. || Eam., Ilcommence à faire brun, La nuit approche. |j Sur labrune, à la brune, Vers le commencement de la nuit.
* Brunâtre, adj. Tirant sur le brun.
BRUNELLE. s. f. t. de bolan. Plante labiée quipasse pour astringente.
BRUNET, ETTE. s. Diminutif de Brun.
BRUNETTE. s. f. Autrefois, Petites chansons ten-dres et sur des airs faciles à chanter.
BRUNI, s. m. Poli. T. d’orfèvrerie, par opposi-tion à Mat, La partie de l’ouvrage à laquelle on n’apas donné le poli.
BRUNIR, v. a. Rendre de couleur brune, peindreen brun. Le soleil lui a bruni le teint. Faire brunirune voiture. || Polir, rendre brillant par le poli. Brunirde l’or, de t*argent. |j Brunir de l’acier, Donner àl’acier une certaine préparation qui le rend plus brun.|| Brunir, neutre, et quelquefois pronom., Devenirde couleur brune. Les cheveux de cet enfant commentcent à brunir, à se brunir. || Bruni, ie. participe.Voyez Bruni , subst.
BRUNISSAGE, s. m. Action de brunir, de polir;ou Le résultat même de ce travail.
BRUNISSEUR, EUSE. s. Qui brunit les ouvragesd’or ou d’argent.
BRUNISSOIR, s. m. Outil qui sert à brunir.
BRUNISSÜRE. s. f. Le poli d’un ouvrage qui aété bruni. || L’art du brunisseur. || Brunissure, t. deteinturier, Façon donnée aux étoffes que l’on teint,pour diminuer et brunir leurs teintes, afin de mieuxassortir les nuances des couleurs.
BRUSQUE, adj. des 2 genres, (ital .brttsco, brus-que.) Prompt et rude. Homme , j'emme, humeur brus-que. Il II se dit Du ton, des manières, des discours, etc.Air brusque. Manières brusques. Faire une réponsebrusque , Faire une réponse vive et dure. || Subit etinopiné. Un changement, une démarche brusque. Ledénoûment de cette pièce est trop brusque.
BRUSQUEMBILLE. s. f. Jeu de cartes, qui peutse jouer à deux, trois, quatre ou cinq personnes :quand le nombre des joueurs est pair, on emploie unjeu de piquet entier; dans le cas contraire, on sup-prime deux sept, un rouge et un noir. || À ce jeu,Les dix et les as.
BRUSQUEMENT, adv. D’une manière brusque.//me quitta brusquement. || Charger brusquement lesennemis, Les charger promptement et vivement, sansleur donner le temps de se reconnaître.
BRUSQUER, v. a. Offenser quelqu’un par desparoles rudes et inciviles. || Brusquer la fortune, Ten-ter de réussir par des moyens prompts, mais hasar-deux. || Brusquer l’aventure, Prendre brusquementson parti, au hasard de ce qui peut en arriver. ||Brusquer une affaire, La faire vite, sans préparationon sans ménagement. On dit de même, Brusquer ledenoüment d’une pièce de théâtre. |j Brusquer uneplace de guerre, Essayer de l’emporter d’emblée sansen faire le siège en forme. || Brusqué, ée. participe.
BRUSQUERIE, s. f. Caractère d’une personne