BRI
BRÉTAILLER. v. n. Être dans l'habitude de fré-quenter les salles d’armes et de tirer l'épée. H se prendtoujours en mauvaise part.
BRÉTAILLEUR. s. m. Celui qui brétaille; Unhomme qui met l’épée à la main pour la moindre ba-gatelle. Fam.
BRETAUDER. v. a. Tondre inégalement. || Prov. etpar plaisanterie, Bretauder les cheveux de quelqu'un ,Les lui couper trop courts, |j Bretauder un cheval, Luicouper les oreilles. [IBretaudé, ée. participe.
BRETELLE, s. f. Bande plate et plus ou moinslarge, que l’on passe sur les épaules et qui sert àporter certaines choses. On se sert de bretelles pourporter une civière, une hotte, des seaux d'eau. ||Double bande qui porte sur l’une et l’autre épaule, etqui soutient le pantalon, la culotte. Mettre , porterdes bretelles. Bretelles élastiques.
BRETTE. s. f. Épée. Se dit fam. et par plaisan-terie.
BRETTELER. v. a. t. d’archit. Tailler une pierreou gratter un mur avec des instruments à dents. ||Brettelé, ée. participe.
BRETTEUR. s. m. Celui qui aime à se battre àl’épée, à ferrailler. Fam.
BREUIL. s. m. t. d’eaux et forêts. Bois taillis pubuisson enfermé de haies, dans lequel les bêtes se re-tirent.
BREUVAGE, s. m. (angl. beverage, breuvage.)Boisson, liqueur à boire. Breuvage agréable, salutai-re, amer, empoisonné, mortel.^ En t. de marine, Mé-lange de vin et d’eau qu’on donne quelquefois en meraux gens de l’équipage, indépendamment de la ration.[| En t. d’art vétérinaire, Médicament liquide qu’onadministre aux chevaux, aux bœufs, aux vaches, etc.
BREVET, s. m. (allem. bricf, lettre.) Autrefois, Ex-pédition non scellée par laquelle le roi accordait quel-que grâce, ou quelque titre de dignité. || Ducs à brevet,Ceux qui 11’avaient que des brevets de ducs, et à vie;par opposition aux Ducs héréditaires. || Brevet, Au-jourd’hui, Titres ou diplômes, délivrés au nom d’ungouvernement, d’un prince souverain, etc. Il a reçu lebrevet de sa pension, son brevet de colonel, de lieute-nanté^Brevet d'invention, Brevet que le gouvernementdélivre à un inventeur, à l’auteur d’uue nouvelle décou-verte, pour lui en assurer la propriété et l’exploitationexclusive, pendant un certain nombre d’années. Dansun sens analogue, Brevet de perfectionnement, et Bre-vet d'importation. |j Fig. et fain., Donner à quelqu’unbrevet, son brevetd'étourdi, d’extravagant, etc., Ledéclarer tel. || Brevet d'apprentissage, Acte par lequelun apprenti et un maître s’engagent réciproquement. j|Acte en brevet, obligation , procuration par brevet,Acte, obligation, procuration dont le notaire ne gardepas la minute, et qu’il délivre sans y mettre la for-mule exécutoire.
BREVETER, v. a. Donner un brevet à quelqu’un.|| Breveté, ée. participe.
BRÉVIAIRE, s. m. (lat. breviarium, bréviaire.)Livre contenant l’office que ceux qui sont dans lesordres sacrés, ou qui jouissent de quelque bénéfice,sont obligés de dire tous les jours. || L’office même quedisent chaque jour ceux qui y sont obligés. |[ Fig. etfam., Livre dont on fait sa lecture habituelle. Cor-neille est son bréviaire.
BRIBE. s. f. (espagn. bribar , mendier.) Gros mor-ceau de pain. Pop. JJ Bkibes, plur., par ext. et fam.,Les restes d’un repas. || Figur. et fam., Citations ouphrases prises çà et là sans discernement. Des bribesde grec, de latin.
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BRIC-À-BRAC. s. m. Vulgair., Marchand de bric-à-brac, Marchand qui achète et qui revend toutesorte de vieille ferraille, de vieux tableaux, et diversautres objets de hasard. Voyez De bric et de broc, àl’article Broc.
BRICK, s. m. (Quelques-uns écrivent, Brig.) t. demarine. Bâtiment à deux mâts, qui a son grand mâtincliné vers l’arrière. Brick du commerce , de guerre .
BRICOLE, s. f. Partie du harnais d’un cheval detrait, contre laquelle s’appuie son poitrail lorsqu’il vaen avant. [| Longes ou lanières de cuir dont se serventles porteurs de chaises pour porter la chaise, les por-teurs d’eau pour porter leurs seaux, etc. Autrement,Bretelles. || Bricole, au jeu de paume, Retour de laballe lorsqu’elle a frappé une des murailles des côtés.Jouer de bricole. || Il se dit de même, au jeu de bil-lard, Lorsqu’on envoie sa bille frapper une des bandes,de manière qu’elle rencontre ensuite la bille sur la-quelle on joue. Jouer de bricole. On dit dans un sensanalogue, en t. d’artillerie, qu’Efc boulet frappe debricole, lorsqu’il frappe après un bond. || Prov. et fig.,Jouer de bricole, naller que par bricoles, User devoies trompeuses et détournées. On dit de même : Il avoulu me donner une bricole. On emploie aussi les loc.De bricole, par bricole , pour Indirectement. Ces fa-çons de parler sont maintenant peu usitées. || Brico-les , plur., Rets ou filet pour prendre des cerfs, desdaims, etc. Tendre les bricoles.
BRICOLER, v. n. Jouer de bricole, soit à la paume,soit au billard. || Il se dit, fig. et fam., De celui qui neva pas droit, qui biaise dans une affaire. Peu usité.
BRIDE, s. f. La partie du harnais d’un cheval, quisert à le conduire, et qui est composée de la têtière,des rênes et du mors. Mettre la bride à un cheval. Luitenir la bride haute, la bride courte. Rendre, lâcherla bride à un cheval. Lui mettre la bride sur le cou.Tourner bride. || Les rênes seules. Ce cheval a rompusa bride , Il a rompu ses-rênes. Mener un cheval parla bride, Le mener en tenant les rênes, sans le monter.|| Fig. et fam., Tenir quelqu'un en bride , Le contenir,surveiller sa conduite; et, Lui tenir la bride haute ,lui tenir la bride courte , Le traiter avec quelque sé-vérité. Lâcher la bride à quelqu’un, Lui donner plusde liberté qu’à l’ordinaire; et, Lui mettre la bride surte cou, L’abandonner à sa propre volonté, lui laissertoute liberté d’agir. || Fig., Lâcher la bride à ses pas-sions, S’y abandonner entièrement. || Aller à toutebride, à bride abattue, Mener son cheval au grandgalop. || Fig. et fam., Aller bride en main dans uneaffaire, Y procéder avec beaucoup de retenue et decirconspection. || Fig. et fam., Il a plus besoin de brideque d'éperon, se dit D’un homme ardent, impétueux,qui a plus besoin d’ètre retenu que d’ètre excité. [|Touvne-bride.y oyez Tournebride. || Bride, désigne,par extens., Plusieurs autres choses qui ont quelqueanalogie avec une bride de cheval : Lien qui sert àvelenir certaines coiffures, et qui passe ou qu’on nouesous le menton. La bride d’un béguin d’enfant, d’unchapeau de femme ; En t. de tailleur et de couturière,Points à chaînette qu’on fait à l’extrémitc d’une ou-verture en long, pour empêcher qu’elle ne se déchireet ne s’agrandisse; Boutonnière formée d’une suitede points à chaînette, au bord de quelque partie devêtement; Petits tissus de fil qui servent à joindre lesfleurs les unes avec les autres, dans l’espèce de den-telle qu'on nomme Point de France, de Venise, deMalines; Lien de fer avec lequel on ceint une piècede bois, pour empêcher qu’elle n’éclate; En chirur-gie, Filaments membraneux qu’on rencontre dans le