BRA
sous, S’embrasser l’un l’autre avec empressement elfamiliarité.
BRASER. v. a. (grec brazô, bouillir.) t. d’arts.Joindre ensemble deux morceaux de fer, d’acier, oude cuivre, au moyen d’une soudure. Braser un fusil,un canon. || Brask , ée. participe.
BRASIER, s. m. Feu de charbons ardents. || Bra-sier , Grand bassin de métal où l’on met de la braisepour échauffer une chambre. \\ Fig., Sa tête est unbrasier, Il s’échauffe jusqu’à l’exaltation.
BRASILLEMENT. s. m. t. de marine. Effet de lamer qui brasille, qui réfléchit les rayons du soleil oude la lune. |] L’éclat électrique des flots. Voyez BRA-SILLER.
BRASILLER. v. a. Faire griller quelque chose unpeu de temps sur de la braise. Faire brasiller despêches. Il est pris neutralement. || Brasiller, en t.de marine, se dit De la mer lorsque les rayous dusoleil ou de la lune la frappent obliquement, et qu’onvoit à sa surface comme une traînée de lumière éblouis-sante et scintillante. || Lorsque, dans l’obscurité, latrace du bâtiment ou d’un poisson brille d'une lueurqu’on attribue à Pélectricite développée par le frot-tement. || Brasille, ée. participe.
BRASQUE. s. f. t. de métallurgie. Mélange d’ar-gile et de charbon pilé, dont on enduit la surface descreusets dans lesquels on réduit les mines.
BRASQUER. v. a. t. de métallurgie. Enduire debrasque la surface des creusets.J Brasqué , ée. part.
BRASSAGE, s. m. La somme que prenait autrefoisle maître des monnaies, sur chaque marc d’or, d’ar-gent ou de billon ouvré en espèces, pour les frais defabrication et les déchets.
BRASSARD, s. m. (grec èrachion, bras.) Anciennearmure qui couvrait le bras d’un homme de guerre.|| Par analogie, Garniture de cuir, ou cylindre de bois,dont on se couvre le bras pour jouer au ballon.
BRASSE, s. f. Mesure de la longueur des deux brasétendus, qui est ordinairement de cinq à six pieds.La brasse marine est de cinq pieds. Mesurer des cor-des , des cordages à la brasse. Il y a tant de brassesd’eau. || Pain de brasse, Fort grand pain de vingt àvingt-cinq livres. || Nager à la brasse , Nager en éten-dant, au-dessus de l’eau, les bras Pun après l’autre.
BRASSÉE, s. f. Autant que les bras peuvent en-tourer, contenir et porter. Brassée de foin, de bois,de paille.
BRASSER, v. a. Remuer avec les bras, à force debras, plusieurs matières ayant quelque fluidité, pourqu’elles s’incorporent ensemble. || Brasser de la bière,du cidre, Faire de la bière, du cidre. || Brasser,fig. et fam., Pratiquer, tramer, négocier secrètement.Se dit en mauvaise part. Brasser une trahison. || Bras-ser, en t. de marine, Mouvoir les bras d’une verguepour changer la direction de la voile qu’elle porte.Brasser d’un bord. Brasser au 'vent. Etc. On dit aussi,Brasseyer. || Brassé, ée. participe.
BRASSERIE, s. f. Lieu où l’on brasse de la bière.
BRASSEUR, EUSE. s. Qui brasse de la bière etqui en vend en gros.
BRASSEYER. v. a. t. de marine. Voyez Brasser.
BRASSIAGE. s. m. t. de marine. Mesurage à labrasse. ||La quantité de brasses d’eau que l’on trouvedans un endroit quelconque de la mer. Grand, petit,bon brassiage.
BRASSIÈRES, s. f. pl. Petite camisole qui sert àmaintenir le corps, et qui est particulièrement enusage pour les femmes et les enfants. || Fig. et fam.,Mettre, tenir quelqu un en brassières, Le mettre, le
BUE 187
tenir dans un état de contrainte qui ne lui laisse pasla liberté de faire ce qu’il voudrait, le traiter commeun enfant. Dans un sens analogue, Être en brassières.
RRASSIN. s. m. Vaisseau, cuve où les brasseursfont la bière. || La quantité de bière qu’on tire de lamasse de grains sur laquelle on opère. || En t. de sa-vonnier, La quantité de savon que l’on cuit à la fois.
BRASURE, s. f. t. d’arts. Endroit où deux piècesde métal sont brasées, soudées.
BRAVACHE, s. m. (ital. bravazzo, bretteur.)Fauxbrave, fanfaron. Fam.
BRAVADE, s. f. Action, parole, manière par la-quelle on brave quelqu’un. Il lui a fait une bravade.
BRAVE, adj. des 2 genres. Vaillant, qui a beau-coup de valeur, beaucoup de courage. Il est fort brave,brave comme son épée , comme l’épée qu'il porte. j|Brave, fam., Honnête, bon, obligeant. C'est un bravehomme. || Fam., Vêtu, paré avec soin. Vous voilà bienbrave aujourd’hui. || Prov. et pop., Brave comme unenoce, comme un jour de Pâques. j| Brave, subst.,Homme courageux, vaillant. Se battre, se conduire enbrave. C'est un faux brave. || Fam. et par plaisanterie,C'jest un brave à trois poils, C’est un homme d’unebravoure éprouvée.
BRAVEMENT, adv. D’une manière brave, vail-lamment. || Habilement, adroitement. Il s’est brave-ment tiré de cet embarras. Ce sens est fam.
BRAVER, v. a. Témoigner ouvertement qu’on 11ecraint pas quelqu’un, et qu’on le méprise, qu’on ledéfie. Braver l’autorité. Braver la menace , la colèrede quelqu un. \\ Braver les dangers, la honte, etc.,Affronter les dangers, etc., s’y exposer sans crainte.|| Bravé, ée. participe.
BRAVERIE. s. f. Magnificence en babils. Fam.; ilvieillit.
BRAVO, adv. Terme emprunté de l’italien, donton se sert en français pour applaudir. Dès qu'il eut finide chanter, toute. I*assemblée cria bravo. [[Subst. Sondiscours fut suivi de mille bravos .
BRAVOURE, s. f. Courage guerrier, vaillance. |]Plur., Actions de valeur. Cet homme raconte ses bra-voures à tout le monde . Peu usité. || En musique, Airde bravoure, Air d’une exécution difficile et où peutse montrer tout le talent du chanteur.
BRAYER. s. m. t. dechirurg. Bandage destiné àcontenir les hernies.
BRAYER. v. a. Enduire de brai liquide et chaud.||Bravé, ée. participe.
BRAYETTE. s. f. (lat. bracca, braie.) Fente dedevant d’une culotte à l’aiicienne mode.
BRAYON. s. m. t. de vénerie. Piège pour prendreles bêles puantes.
RRÉANT ou BRUANT, s. m. Oiseau de la gros-seur du moineau franc, qui a le plumage presque en-tièrement jaune, et dont le rainage est assez agréable.
BREBIS, s. f. (lat. vervex, mouton.) Quadrupèdeportant laine, et qui est la femelle du bélier. Lait,toison de brebis. || Prov., Fuir, éviter une personnecomme une brebis galeuse , Fuir, éviter line personnedont le commerce est dangereux ou désagréable. Fig.,C’est une brebis galeuse qu'il faut séparer du troujfeau.|| Prov. et fig., Faire un repas de brebis, Manger sansboire. !| Prov. et fig., Brebis qui bêle perd sa goulée,Quand on cause beaucoup à table, on perd le tempsde manger. Fig., En parlant beaucoup, on perd letemps d’agir. |j Prov. et fig., À brebis tondue, Dieumesure le vent, Dieu proportionne à notre faiblesseles maux qu’il nous envoie. || Prov. el fig., C’est bienla brebis du bon Dieu, se dit D’un être si inoffensif,