AVO
qui,donne seulement son avis et son conseil par écritsur les affaires litigieuses. Voyez Jurisconsulte. ||Avocat général, Membre du ministère public quiporte la parole dans l’intérêt de la loi et de l’ordrepublic, devant une cour supérieure. Avocat du roi,Magistrat qui remplit les mêmes fonctions dans lestribunaux de première instance. || Fig. et fam., Avocatdu diable, Celui qui propose les objections, dans uneconférence sur auelque point de doctrine ou de mo-rale religieuse. |] Avocat, fig., Celui qui intercèdepour un autre, qui en soutient, qui en défend les in-térêts auprès de quelqu’un. Vous avez en lui un bonavocat. On dit aussi, Avocate. Sa mère fut son avo-cate. On appelle quelquefois la sainte Vierge Uavo-cate des pécheurs.
AVOINE, s. f. (lat. avenu, avoine.) (On disait au-trefois , et quelques-uns disent encore, Aveine.) Plantede la famille des Graminées, dont le grain sert prin-cipalement à la nourriture des chevaux. || Le grainmême de cette plante. Avoine blanche, noire, pe-sante, légère. Paille, farine d'avoine . |j Balle d'a-voine, Pellicule qui enveloppe les graines d’avoine. ||Avoines, plur., L’avoine quand elle est encore surpied. Couper, faucher, faire les avoines.
AVOIR, v. a. (lat. habere, avoir.) {J'ai, tu as, ila; nous avons, vous avez, ils ont. J’avais. J'eus.J’aurai. J'aurais. J'ai eu. J'avais eu. J’aurai eu. J'au-rais eu. Aye ou aie, ayez. Que j'aye ou que j’aie,que tu ayes ou que tu aies, qu'il ait; que nous ayons,que vous ayez, qu’ils ayent ou qu'ils aient. Quej'eusse. Que j'aye eu, ou que j’aie eu. Que j'eusse eu.Ayant. Ayant eu. L’orthographe Aye, que j'aye,etc., de l’impératif et du subjonctif, n’est plus guèreusitée: on écrit généralement, Aie, que j’aie, etc.)Posséder de quelque manière que ce soit; être en pos-session, en jouissance de quelque chose. Avoir dubien, un emploi, de l’argent. || Prov., Il n'esl rien telque d’en avoir, Si on n’a du bien, on n’est point con-sidéré dans le monde. Il en veut avoir à quelque prixque ce soit, Il est avide et âpre à l’argent. || Pop.,Avoir do quoi, Être riche ou dans l’aisance. || Avoir ,se dit De toute chose physique ou morale, utile ounuisible, agréable ou fâcheuse, etc., qui est, avec unepersonne, dans un rapport quelconque d’appartenanceou de dépendance. Avoir une chose à portée, sous lamain, à côté de soi. L'homme a une tête, des bras,des jambes, etc. Avoir le bras cassé. Avoir juinze ans,vingt ans, etc. Avoir de la force, de l agilité, del'intelligence, des vertus, des -vices, de l'autorité,du créait. Avoir chaud, froid, faim, soif On l’ap-plique souvent Aux animaux. Cet oiseau a un chanttrès-agréable. Le chien a beaucoup d’attachement pourson maître. Votre cheval a la gourme, la pousse, etc.|| Avoir quelque chose pour soi, se dit en parlant Detout ce qui peut être à l’avantage d’une personne. Ilsont pour eux la justice. || Avoir pour agréable, Êtresatisfait d’une chose, l’approuver. \\ Avoir pour but,pour objet, Se proposer pour but, pour objet. || Avoiren horreur, en aversion, etc., Éprouver de l’horreur,de l’aversion, etc., pour quelqu'un ou pour quelquechose. || Par menace, Fous en aurez, Vous serezchâtié, maltraité. I| Fig. et fam., Il en a dans l’aile,ou simplement, Il en a. Voyez Aile. || Fam., Contrequi en a-t-il, en avez-vous ? Contre qui est-il, êtes-vous fâché, en colère? On dit aussi, A qui en a-t-il?|| Fig. et fam., L’avoir belle, Avoir une occasion fa-vorable de faire quelque chose. || Fam., Il a beau dire,il a beau faire, il a beau crier, etc., Quoi qu’il puissedire, quoi qu’il puisse faire, malgré ses cris, etc.
AVO 119
Avoir, se dit pour exprimer diverses relations entreles personnes. Avoir un père, une mère, une femme,des enfants, un amant, une maîtresse, un maître,des domestiques, des amis, des ennemis. On l’appliquede même Aux animaux. Cette poule a douze poussins.Cet oiseau a une femelle depuis deux jours. Ce chevlan’a pas son pareil. Etc. |j Avoir quelqu'un avec soi,En être accompagné; ou seulement, Être avec quel-qu’un. Je n'avais avec moi que deux témoins. On diten des sens analogues : Avoir des gens à sa suite. J’aieu telle personne à mon bal, Elle y est venue. Etc. ||Fam., Nous avons, vous avez des gens qui ... II ya, il existe, on trouve des gens qui... || Avoir, avecun nom de chose pour sujet, se dit De ce qui appar-tient ou est propre à cette chose, de ce qui la carac-térise , ou la modifie, etc. Cette ville a de beaux édi-fices. Cette plante a de très-belles fleurs. Ce fruit aune forme allongée, une belle couleur . Cette poésie ade la douceur et de la grâce. Les plaisirs ont leursdangers. |{ Il sert à exprimer certaines relations d’ap-partenance ou de dépendance qui unissent les per-sonnes aux choses. Cette maison a vingt locataires.Cette doctrine a des partisans. || Avoir , Se procurer,obtenir. On n’a pas ce livre facilement. C'est unhomme que vous n aurez pas (que vous ne gagnerezpas) facilement. J’aurai raison de cet outrage. || Avoirla parole, dans une assemblée délibérante, Avoir,obtenir la permission de parler. || Avoir une femme,Obtenir ses faveurs. || Avoir, avec la préposition à,devant un infinitif, sert à marquer La nécessité, l’obli-gation, la disposition, la volonté où l’on est de fairece que l'infinitif du verbe signifie. Fous auriez fort àfaire pour cela. J’ai à faire une visite. Il a une maisonà vendre, à louer. On dit à peu près de même : Fousn’avez qu'à vouloir, qu’à ordonner, etc., Il vous suf-fira de vouloir, d’ordonner, etc. N’avoir rien à repli-uer, Ne trouver rien que l’on puisse répliquer. Etc.Avoir , impersonn., dans le sens du verbe Être, sejoint toujours avec la particule y. Il y a un an. Il ya lieu de croire. Il y avait plus de mille personnes.Il y a à parier, tout à parier qu’il réussira, || Il y ena, Il y a des gens. || Fam., Tant y a, Quoi qu’il ensoit. || Avoir, verbe auxiliaire, sert à former la plu-part des prétérits des autres verbes. Avoir lu . J’aïdonné. Fous avez été sages . Ils ont vécu. On dit demême : Dès que j’ai eu fini. Sans lui, j’aurais eu dînéde meilleure heui'e; mais ces phrases et leurs analo-gues sont beaucoup moins usitées. || Il est auxiliairede lui-même. J’ai eu raison. Il avait eu peur. || Eu,eue. participe. On ne l’emploie guère qu’en le joignantà quelque autre temps du verbe Avoir. Les choses qu’ila eues. Le bien qu’il a eu. || Eu égard à, En consi-dération de.
AVOIR, s. m. Ce qu’on possède de bien. Foilà toutmon avoir . || Une possession, un bien. Cette maisonse loue bien ; c’est un bel avoir . Fam. dans les deuxsens. || Avoir, dans les livres de compte, par oppo-sition à Doit, La partie d’un compte où l’on porte lessommes dues à une personne. Dans un autre sensDoit et avoir, lie passif et l’actif.
AVOISINER, v. a. (lat. ad, vers, vicinus, voisin.)Etre proche, être voisin. Il se dit De la proximité delieu. Les terres qui avoisinent la foret. || Avoisiné, ke.participe. Être bien avoisiné, Avoir de bons voisins.
AVORTEMENT, s. m. (lat. abortare, avorter.)Action d’avorter. En parlant Des femmes, 011 ne le ditguère que D’un accouchement avant ternie provoquépar des moyens criminels. Lorsque l'accouchementavant terme a lieu par quelque accident, ou par l’cffe'