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1 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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toutes choses à l'aventure. || Daventure, Iar aven-turf. locut. adverb. et fami!- Par hasard. Si da-venture il venait quelquun. Si par aventure ilarrive.

AVENTURER, v.a. Hasarder, mettre à l'aventure.Il aventura tout son bien. || Avec le pron. pers. Ilne faut pas tant saventurer. || Aventuré , ék. parti-cipe.

AVENTUREUX, EUSE. adj. Qui saventure, quihasarde. Il a l'humeur aventureuse. Dans un sens ana-logue, Une vie, une existence aventureuse.

AVENTURER, s. m. Celui qui aime les aventuresextraordinaires, qui court le monde et sengage vo-lontiers dans les entreprises hasardeuses il peutespérer quelque avantage. Il mène la -vie daventu-rier. \\ Anciennement, Ceux qui allaient volontaire-ment à la guerre, sans recevoir de solde, et sanssobliger aux gardes et aux autres fonctions militairesqui ne donnent que de la fatigue. || Certains corsairesqui pirataient sur les mers de lAmérique, et quonappelait autrement Flibustiers et Boucaniers. || Unepersonne sans état et sans fortune, et qui vit dintri-gues. Cest un aventurier. Fém. Une aventurière. |||| Aventurier, adj., Aventureux. Vie aventurière.

AVENTURINE. s. f. Pierre jaune ou brune seméede points brillants, dorés ou argentins, dont les re-flets ont beaucoup déclat. || Composition imitant la-venturine, faite avec de la poudre dor, jetée à laven-ture sur du vernis ou du verre fondu.

AVENUE, s. f. Chemin par lequel on arrive enquelque lieu. Les gardes occupaient toutes les ave-nues du palais. Fermer, boucher les avenues, jj Alléeplantée darbres qui conduit à une habitation. Onarrive à son château par une grande avenue. |j Parext., Ouvrir des avenues dans un bois , Y ouvrir desallées.

AVÉRER, v. a. ( lat. verus, vrai.) Sassurer et fairevoir quune chose est vraie. On a avéré ce fait-. ||Avéré, ée. participe.

AVERSE, s. f. (lat. versare, agiter.) Pluie subiteet abondante. Fam. || À verse, locut. adverb. VoyezVerse (à).

AVERSION, s. f. (aversio, aversion.) Haine, an-tipathie , répugnance extrême. Prendre quelqu'un enaversion. Avoir de laversion pour létude, pour levin. j| Fig. et fam.,. Cest ma bête daversion, se ditDune personne pour laquelle on éprouve une forteaversion.

AVERTIN. s. m. (lat. averterementem, faire perdrelesprit.) Maladie desprit qui rend opiniâtre, em-porté, furieux.|| Par ext., Ceux qui sont tourmentésde cette maladie. || La maladie des moutons que lonnomme ordinairement Tournis. Il est vieux.

AVERTIR, v. a. (lat. advertere , remarquer.) Donneravis; instruire, informer quelquun de quelque chose.Avertir du danger, dun accident, du feu, par unelettre, par un cri, par un signal, etc. ||T. de ma-nège, Avertir un cheval, Lexciter au moyen de quel-ques aides, lorsquil se néglige dans son exercice. ||Averti, ie. participe. || Être bien averti, Être bieninformé de tout ce qui se passe; ou Se tenir sur sesgardes, lorsquon est menacé. || Fam., Tenez-vous pouraverti , se dit, par menace, Lorsquon veut faire en-tendre à une personne quon lavertit une dernièrefois, une fois pour toutes, de ce qui lui arrivera sielle fait ou ne fait pas certaine chose. || Prov., Un bonaverti en vaut deux, Lorsquon a été prévenu de cequon doit craindre ou de ce quon doit faire, on est,pour ainsi dire doublement en état de prendre ses

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précautions ou ses mesures. Par forme de menace,Prenez-y garde; si vous ne tenez compte de lavertis-sement que je vous donne, vous vous en repentirez.

AVERTISSEMENT, s. m. Avis quon donne àquelquun de quelque chose, afin quil y prenne garde,jj Fig., Cest un avertissement du ciel, se dit Dunévénement qui doit porter à des réflexions sérieuses.

|| Avertissement, Préface, mise à la tête dun livre,pour avertir le lecteur de quelque chose. || Avertisse-ment, Avis que les percepteurs de limpôt adressentaux contribuables, pour que ceux-ci aient à payer lemontant de leurs cotes.

AVEU. s. m. (lat. advocûie, admettre.)Déclarationpar laquelle on avoue avoir fait ou dit quelque chose.Faire laveu de sa faute, d'un crime. Arracher desaveux. Rétracter ses aveux. || En jurispr., Reconnais-sance, que fait une partie, au droit prétendu par sonadversaire. Laveu dune dette. Aveu judiciaire, extra-judiciaire. || Aveu, Témoignage quon rend de ce quunautre a dit ou ïàit.Cest lui qui a le mieux parlé, de laveude tout le monde. || Approbation, consentement, agré-ment quune personne supérieure donne à ce quuninférieur a fait ou a dessein de faire. Je ne veux rienfaire sans votre aveu. Il a laveu de ses parents pourson mariage . || Homme sans aveu, Vagabond que per-sonne ne veut reconnaître, homme qui na ni feu nilieu. || Aveu, t. de jurisprudence féodale, Acte quunnouveau vassal était obligé de donner à son seigneur,et par lequel il reconnaissait tenir de lui tel ou telhéritage.

AVEUF.R ou ÀVUER. T. a. (lat. ad visum, àvue.) t. de chasse. Garder à vue, suivre de lœil. ||Aveué, ée. participe.

AVEUGLE, adj. des 2 genres, (lat. ab, privatif,oculus, œil.) Qui est privé de lusage de la vue. Deveniraveugle. Aveugle de naissance, ou Aveuglc-. || Prov.et fig., Changer, troquer son cheval borgne contre unaveugle. Changer, par méprise, une chose défectueusecontre une autre plus défectueuse encore. || Aveugle,fig., Une personne à qui la passion offusque lentende-ment, ou qui manque de lumières, de jugement, deraison. Les amants sont aveugles. Vambition, la colèrele rend aveugle. || Il se dit Des passions mêmes qui of-fusquent lentendement, qui privent de lumières, dejugement. Amour, fureur, passion aveugle. j| I)cs dis-

ositions, des sentiments qui ne permettent pas la ré-exion , lexamen. Soumission, zèle, confiance aveu-gle. La haine est aveugle. || Qui agit ou paraît agir sansaucun discernement. Il fut laveugle instrument deleur vengeance. || Proverb., Le sort est aveugle,la fortune est aveugle, Souvent le sort, la fortunefavorise des personnes qui ne le méritent pas.ü Aveu-gle, subst. Un aveugle. Le chien de laveugle A Prov.,Crier comme un aveugle qui a perdu son bâton, Crierbien fort pour quelque mal léger. || Prov. et fig., Auroyaume des aveugles les borgnes sont rois, Les per-sonnes dun mérite médiocre ne laissent pas de brillerlorsquelles se trouvent parmi des ignorants ou dessots. || Prov., Juger dune chose comme un aveugle descouleurs, En juger sans en avoir aucune connaissance.|| Fig., Cest un aveugle qui en conduit un autre*, sedit Dune personne qui ne montre pas plus de pru-dence ou dhabileté que celle dont elle sest chargéede diriger les actions. || À laveugle, en aveugle.loc. adv. À la manière dun aveugle, sans lumières,ou sans réflexion.

AVEUGLEMENT, s. m. Privation du sens de lavue. Aujourdhui Cécité, au sens propre. |j Aveugle-ment , figur., Le trouble et l'obscurcissement de la