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toutes choses à l'aventure. || D’aventure, I’ar aven-turf. locut. adverb. et fami!- Par hasard. Si d’a-venture il venait quelqu’un. Si par aventure ilarrive.
AVENTURER, v.a. Hasarder, mettre à l'aventure.Il aventura tout son bien. || Avec le pron. pers. Ilne faut pas tant s’aventurer. || Aventuré , ék. parti-cipe.
AVENTUREUX, EUSE. adj. Qui s’aventure, quihasarde. Il a l'humeur aventureuse. Dans un sens ana-logue, Une vie, une existence aventureuse.
AVENTURER, s. m. Celui qui aime les aventuresextraordinaires, qui court le monde et s’engage vo-lontiers dans les entreprises hasardeuses où il peutespérer quelque avantage. Il mène la -vie d’aventu-rier. \\ Anciennement, Ceux qui allaient volontaire-ment à la guerre, sans recevoir de solde, et sanss’obliger aux gardes et aux autres fonctions militairesqui ne donnent que de la fatigue. || Certains corsairesqui pirataient sur les mers de l’Amérique, et qu’onappelait autrement Flibustiers et Boucaniers. || Unepersonne sans état et sans fortune, et qui vit d’intri-gues. C’est un aventurier. Fém. Une aventurière. |||| Aventurier, adj., Aventureux. Vie aventurière.
AVENTURINE. s. f. Pierre jaune ou brune seméede points brillants, dorés ou argentins, dont les re-flets ont beaucoup d’éclat. || Composition imitant l’a-venturine, faite avec de la poudre d’or, jetée à l’aven-ture sur du vernis ou du verre fondu.
AVENUE, s. f. Chemin par lequel on arrive enquelque lieu. Les gardes occupaient toutes les ave-nues du palais. Fermer, boucher les avenues, jj Alléeplantée d’arbres qui conduit à une habitation. Onarrive à son château par une grande avenue. |j Parext., Ouvrir des avenues dans un bois , Y ouvrir desallées.
AVÉRER, v. a. ( lat. verus, vrai.) S’assurer et fairevoir qu’une chose est vraie. On a avéré ce fait-là. ||Avéré, ée. participe.
AVERSE, s. f. (lat. versare, agiter.) Pluie subiteet abondante. Fam. || À verse, locut. adverb. VoyezVerse (à).
AVERSION, s. f. (aversio, aversion.) Haine, an-tipathie , répugnance extrême. Prendre quelqu'un enaversion. Avoir de l’aversion pour l’étude, pour levin. j| Fig. et fam.,. C’est ma bête d’aversion, se ditD’une personne pour laquelle on éprouve une forteaversion.
AVERTIN. s. m. (lat. averterementem, faire perdrel’esprit.) Maladie d’esprit qui rend opiniâtre, em-porté, furieux.|| Par ext., Ceux qui sont tourmentésde cette maladie. || La maladie des moutons que l’onnomme ordinairement Tournis. Il est vieux.
AVERTIR, v. a. (lat. advertere , remarquer.) Donneravis; instruire, informer quelqu’un de quelque chose.Avertir du danger, d’un accident, du feu, par unelettre, par un cri, par un signal, etc. ||T. de ma-nège, Avertir un cheval, L’exciter au moyen de quel-ques aides, lorsqu’il se néglige dans son exercice. ||Averti, ie. participe. || Être bien averti, Être bieninformé de tout ce qui se passe; ou Se tenir sur sesgardes, lorsqu’on est menacé. || Fam., Tenez-vous pouraverti , se dit, par menace, Lorsqu’on veut faire en-tendre à une personne qu’on l’avertit une dernièrefois, une fois pour toutes, de ce qui lui arrivera sielle fait ou ne fait pas certaine chose. || Prov., Un bonaverti en vaut deux, Lorsqu’on a été prévenu de cequ’on doit craindre ou de ce qu’on doit faire, on est,pour ainsi dire doublement en état de prendre ses
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précautions ou ses mesures. Par forme de menace,Prenez-y garde; si vous ne tenez compte de l’avertis-sement que je vous donne, vous vous en repentirez.
AVERTISSEMENT, s. m. Avis qu’on donne àquelqu’un de quelque chose, afin qu’il y prenne garde,jj Fig., C’est un avertissement du ciel, se dit D’unévénement qui doit porter à des réflexions sérieuses.
|| Avertissement, Préface, mise à la tête d’un livre,pour avertir le lecteur de quelque chose. || Avertisse-ment, Avis que les percepteurs de l’impôt adressentaux contribuables, pour que ceux-ci aient à payer lemontant de leurs cotes.
AVEU. s. m. (lat. advocûie, admettre.)Déclarationpar laquelle on avoue avoir fait ou dit quelque chose.Faire l’aveu de sa faute, d'un crime. Arracher desaveux. Rétracter ses aveux. || En jurispr., Reconnais-sance, que fait une partie, au droit prétendu par sonadversaire. L’aveu d’une dette. Aveu judiciaire, extra-judiciaire. || Aveu, Témoignage qu’on rend de ce qu’unautre a dit ou ïàit.C’est lui qui a le mieux parlé, de l’aveude tout le monde. || Approbation, consentement, agré-ment qu’une personne supérieure donne à ce qu’uninférieur a fait ou a dessein de faire. Je ne veux rienfaire sans votre aveu. Il a l’aveu de ses parents pourson mariage . || Homme sans aveu, Vagabond que per-sonne ne veut reconnaître, homme qui n’a ni feu nilieu. || Aveu, t. de jurisprudence féodale, Acte qu’unnouveau vassal était obligé de donner à son seigneur,et par lequel il reconnaissait tenir de lui tel ou telhéritage.
AVEUF.R ou ÀVUER. T. a. (lat. ad visum, àvue.) t. de chasse. Garder à vue, suivre de l’œil. ||Aveué, ée. participe.
AVEUGLE, adj. des 2 genres, (lat. ab, privatif,oculus, œil.) Qui est privé de l’usage de la vue. Deveniraveugle. Aveugle de naissance, ou Aveuglc-né. || Prov.et fig., Changer, troquer son cheval borgne contre unaveugle. Changer, par méprise, une chose défectueusecontre une autre plus défectueuse encore. || Aveugle,fig., Une personne à qui la passion offusque l’entende-ment, ou qui manque de lumières, de jugement, deraison. Les amants sont aveugles. Vambition, la colèrele rend aveugle. || Il se dit Des passions mêmes qui of-fusquent l’entendement, qui privent de lumières, dejugement. Amour, fureur, passion aveugle. j| I)cs dis-
ositions, des sentiments qui ne permettent pas la ré-exion , l’examen. Soumission, zèle, confiance aveu-gle. La haine est aveugle. || Qui agit ou paraît agir sansaucun discernement. Il fut l’aveugle instrument deleur vengeance. || Proverb., Le sort est aveugle,la fortune est aveugle, Souvent le sort, la fortunefavorise des personnes qui ne le méritent pas.ü Aveu-gle, subst. Un aveugle. Le chien de l’aveugle A Prov.,Crier comme un aveugle qui a perdu son bâton, Crierbien fort pour quelque mal léger. || Prov. et fig., Auroyaume des aveugles les borgnes sont rois, Les per-sonnes d’un mérite médiocre ne laissent pas de brillerlorsqu’elles se trouvent parmi des ignorants ou dessots. || Prov., Juger d’une chose comme un aveugle descouleurs, En juger sans en avoir aucune connaissance.|| Fig., C’est un aveugle qui en conduit un autre*, sedit D’une personne qui ne montre pas plus de pru-dence ou d’habileté que celle dont elle s’est chargéede diriger les actions. || À l’aveugle, en aveugle.loc. adv. À la manière d’un aveugle, sans lumières,ou sans réflexion.
AVEUGLEMENT, s. m. Privation du sens de lavue. Aujourd’hui Cécité, au sens propre. |j Aveugle-ment , figur., Le trouble et l'obscurcissement de la