xij PRINCIPES DE GRAMMAIRE FRANÇAISE,
— Consonnes. Oü appelle ainsi toutes les lettres de l’alphabet qui n’ont point de son par elles-mêmes,qui ne peuvent se prononcer qu’étant jointes à des voyelles.
Vx est une consonne double qui équivaut à KS.
Quand une consonne est redoublée au milieu d'un moi, on n'en prononce ordinairement quune seule /comme dans abbé, connaître.
On distingue les consonnes en :
Sifflantes. J, CH, S, Z-
Liquides. L, M , N, R, qui, étant employées à la suite d’une autre consonne dans une même syllabe fsont coulantes et se prononcent aisément.
Mouillées. L L. Mouiller les L, les deux L, les prononcer, non tout à fait selon leur valeur ordinaire,comme dans les mois 'ville , Achille, mais avec une sorte de mollesse, comme dans fille, grille, bataille, etc.La double L est presque toujours précédée d’un I; quand cette voyelle est seule, elle se prononce à l’or-dinaire , fille, grille; mais quand l’I se trouve précédé de quelque autre voyelle ou de quelque diphthongue,il se fait peu sentir, n’étant mis là que pour faire mouiller la double L. Bataille, bouteille, mouille,cueille, etc.
Linguales. Se dit des articulations, des consonnes formées par différents mouvements et différentespositions de la langue. Consonnes linguales. — Subslantiv. Les linguales D, L, N,R,^T.
Labiales. Se dit des lettres qui se prononcent avec les lèvres. Consonnes labiales. — Substantiv. Leelabiales B, P, F, M, V.
Gutturales. Qui viennent du gosier, qui se prononcent du gosier : G et K.
Dentales. Celles que l’on ne peut prononcer sans que la langue touche les dents. D. T.
Nasale. N.— Nasal. Se dit des sons modifiés par le nez. Voyelle, consonne nasale. — Substantiv. Lesnasales an* comme dans anchois; en, comme dans bien, frein, ainsi, ingrat, etc.; on, dans onze, et undans commun, parfum.
Palatales. Les consonnes produites par les mouvements de la langue qui va toucher le palais. D , T,L, N, R. ^
— Les lettres sont encore :
Initiales. Celles qui commencent un mot. Il na signé ce billet que de l’initiale de son nom.
Finales. Celles qui le terminent. Le t final se prononce dans le mot fat. Lf finaledans le mot clef
Euphoniques. Qui rendent la prononciation plus douce et plus coulante. Dans ces phrases, Si l’on vientpour si on vient ; Viendra-t-il pour viendra il, l et t sont des lettres euphoniques.
Étymologiques. Notre orthographe admet beaucoup de lettres -étymologiques que plusieurs grammairiensregardent comme inutiles, parce qu elles ne se prononcent pas .
Muettes. H muette , celle qui n’est point aspiree, comme dans ce mot honneur, et e muet, IV féminin, telqu’il se prononce dans les mots boire, flamme, etc.
( Pour ce qui a rapport à-chaque lettre de l’alphabet en particulier, voyez-Ia à son rang dans ledictionnaire. )
DE LA COMPOSITION DES PHRASES.
t fat. Lf finale ne se prononce point
Üne voyelle, ou seule , ou jointe à d’autres lettres qui se prononcent par une seule émission de voii,forme une syllabe. Dans le mot avoir, a fait une syllabe, et voir en fait une autre.
Une ou plusieurs syllabes réunies qui expriment une idée forment un mot .
Phrase. Se dit d’un assemblage de mots construits ensemble, et formant un sens. Phrase ordinaire ,populaire, figurée, recherchée, régulière, irrégulière, correcte, incorrecte, claire, obscure, élégante.
La Proposition est un discours qui affirme ou qui nie quelque chose. Dans la plupart des phrases, il ya une proposition principale à laquelle se rattachent diverses propositions accessoires, subordonnées,incidentes . Proposition simple , composée. Proposition complexe, incomplexe.
L’ Analyse grammaticale est la décomposition d’une phrase en ses cléments grammaticaux , tels quele nom, l’article, etc. — XAnalyse logique, la décomposition d’une proposition en ses parties, telles quele sujet, le verbe, l’attribut
Sujet. Se dit du terme de toute proposition duquel on affirme ou l’on nie quelque chose. Dans cetteproposition : Dieu est juste, Dieu, est le sujet.
Nominatif Se dit d’un mot qui précède ordinairement le verbe, et qu’on appelle le sujet de la propo-sition.
Verbe. Se dit delà partie d’oraison qui exprime, soit une action faite ou reçue par le sujet, soit simple-ment l’état ou la qualité du sujet, et qui seconjugue par personnes, par nombres , par temps et par modes.
Attribut. Ce qui s’affirme ou se nie du sujet d’une proposition. Lorsqu’on dit : Dieu est juste, Dieu estle sujet, et juste est l’attribut.
Complément. Se dit des mots qui sont régis par d’autres, ou qui servent à préciser la signification desmots auxquels on les joint. Lorsqu’on dit : Le livre de Pierre, Pierre est le complément de la prépositionde, et les mots de Pierre sont le complément de livre.
Régime. Se dit d’un mot qui dépend immédiatement d’un verbe ou d’uue préposition, et qui en formele complément. Dans la phrase, Servir Dieu avec ferveur, Dieu est régime du verbe servir, et ferveur est lerégime de la préposition avec.
Période. Se dit des phrases composées de plusieurs membres, dont la réunion forme un sens complet.Période longue, courte , nombreuse, bien arrondie, obscure, [embarrassée. Période à deux, à trois, àquatre membres.
Parenthèse . Phrase formant un sens distinct et séparé de celui de la période où elle est insérée.