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la journée, N’avoir pour subsister que ce qu’on gagnechaque jour par son travail. || Prov. et tig., Vivre aujour le jour y S’inquiéter peu du lendemain, être sansprévoyance. || Prov., Item il faut vivre, La nécessité ;de pourvoir à sa subsistance doit excuser beaucoup dechoses que l’on fait, et que l’on ne ferait pas sans cela. !|| Vivre à discrétion, se dit Des soldats qui ont étéenvoyés dans un village, dans une ville, pour se fairetraiter à leur gré par les habitants. || Vivre, se dit Parrapport à la dépense qu’on fait pour sa table, pour seshabits, pour son train, et par rapport aux commoditésou incommodités de la vie. Vivre splendidement, ho-norablement, en prince , en gueux, avec économie,mesquinement. || Vivre noblement, Mener un genre devie dans lequel il n’y a rien qui puisse déroger à lanoblesse. A vieilli, jj Vivre, se dit Par rapport à lamanière de passer sa vie dans les divers états que l’onembrasse, dans les différents lieux que l’on habite,dans une situation heureuse ou malheureuse, etc.Vivre dans le célibat, dans le mariage, dans la soli-tude, dans la joie, dans la tristesse, dans les plaisirs.
|j Prov., Ilfaut laisser chacun vivre à sa mode, Il fautque chacun en use, agisse comme il lui plaît, en cequi le regarde. Chacun vit à sa mode. |) Vivre, Se con-duire, se comporter bien ou mal, eu égard aux mœurs,à la religion. Vivre en homme de bien, régulièrement,en bon chrétien, en libertin. || Vivre bien avec quel-qu'un, Vivre avec lui de bon accord, en bonne intel-ligence. Vivre mal avec quelqu'un, N’être point aveclui eu bonne intelligence. || Vivre bien avec quelqu'un,Se comporter avec lui convenablement., decemment,ne point manquer aux égards que prescrit le savoir-vivre. Dans le sens contraire, Vivre mal avec quel-qu'un. Il vit mal avec des parents auxquels il a degrandes obligations. ||Fam., Vivre avec quelqu'un,signifie quelquefois. Être avec quelqu’un dans un étatde concubinage. || On ne saurait vivre avec cet homme-là, Il est d’une humeur à laquelle on ne saurait s’ac-coutumer. Cet homme est aisé à vivre, est commodeà vivre, Cet homme est d’un commerce doux et facile,il est aisé de vivre avec lui. Dans le sens contraire,C'est un homme difficile à vivre. |J Savoir vivre, Avoirles manières du monde, savoir se conduire suivant lesusages reçus parmi les gens bien élevés. || Substantiv.,Le savoir-vivre, La connaissance et la pratique desbienséances et des usages reçus parmi les gens dumonde. Apprendre à vivre, Acquérir cette connais-sance , s’instruire de ces usages. || Fam., Je lui appren-drai à vivre, Je le corrigerai, je le punirai de sa faute,de ses torts. || Vivre, se dit Par rapport au gouver-nement politique, aux lois, aux usages du pays danslequel on demeure. Vivre sous les lois d'un prince.C’est ainsi qu'on vit dans ce pays sauvage. || En t. degalanterie, Vivre sous les luis d’une femme. j| ViveDieuJ Sorte d’affirmation tirée de J’Écriture sainte.Elle a vieilli. || Vive le roi! Acclamation pour témoi-gner qu’on souhaite longue vie et prospérité au roi. ||Vive, t. fam. dont on se sert Pour marquer qu’onestime quelqu'un, qu’on fait grand cas de quelquechose. Vive un tel. Vivent les arts. Vive le vin . Vivel’amour . Vive la joie. || Substantiv., C'est un vive la-joie, C’est un homme joyeux. || Qui vive? t. dont lessentinelles et les patrouilles se servent, Pour demanderà tonie personne qui approche ou qu’elles rencontrent,de quelle nation, de quelle armée, de quel parti elleest. Subst. masc., il s’écrit, Qui-vive. Les deux, troupesen vinrent au qui-vive. || Fig. et fam., Être sur le qui-vive, Être très-attentif à ce qui se passe. Être dans unétat d’alarme et de défiance. Il faut toujours être sur
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le qui-vive avec lui, se dit D’un homme susceptibleet difficile à vivre.
VIVRE, s. m. Nourriture. || Plus usité au pluriel,Toutes les choses dont une personne peut se nourrir.Munir une place de vivres. Des vivres frais. Embar-quer des vivres, ou Faire les vivres. || Entreprise dela fourniture du pain et de la viande pour les armées.L’administration des vivres.
VIZIR, s. m. Nom des principaux officiers du con-seil du Grand Seigneur. Grand vizir, Le premier mi-nistre de l’empire ottoman. |) Fig. et fam., C’est unvizir, se dit D’un homme en place qui a le caractèreabsolu, le commandement hautain. On dit de même,Il parle en vizir.
VIZIRAT ou VIZIRIAT. s. m. Dignité, fonctionde vizir. Le temps qu’un vizir est en place.
VOCABULAIRE, s. m. (lat. vocabulum, mot.)Liste de mots, communément dans l’ordre alphabéti-que, et accompagnés d’une explication succincte. [| Lesmots qui appartiennent particulièrement à une science,à un art. Le vocabulaire de la chimie, etc. Le voca-bulaire de ce peuple est peu étendu.
VOCABULISTE. s. m. Auteur d’un vocabulaire.Peu usité.
VOCAL, ALE. adj. (lat. vocalis, même sign.) Quis’énonce, qui s’exprime par la voix. Prière, oraisonvocale, par opposition à Oraison mentale; Musiquevocale, par opposition à Musique instrumentale; et,L'organe vocal, L’organe de la parole. [| Vocaux,plur., substantiv., dans les communautés ecclésiasti-ques, séculières ou régulières, Ceux qui ont droit dedonner leur voix dans quelque élection.
VOCALISATION, s. f. Action de vocaliser.
VOCALISER, v. n. t. de musique. Parcourir enchantant une échelle de sons pour se former la voix,faire les premiers exercices du chant, sans nommerles notes.
VOCATIF, s. m.(lat. vocare, appeler.) t.de gramm.Cas dont on se sert quand on adresse la parole à quel-qu’un. Dans notre langue, où il n'y a point de cas,on y supplée par l'interjection O» que l’on sous-en-tend communément. O mon Dieu! Mon Dieu!
VOCATION, s. f. Mouvement intérieur par lequelDieu appelle une personne à quelque genre de vie.Répondre, résister à sa vocation. || Inclination quel’on se sent pour un état. Avant que de choisir unétat, il faut examiner sa vocation. j| Disposition, ta-lent. Il a tme vocation décidée pour la peinture, etc. |JCertain ordre de la Providence que l’on doit suivre.La vocation de F homme est d‘être utile à ses sembla -blés. || Vocation , Ordre extérieur de l’Église, parlequel les évêques appellent au ministère ecclésiasti-que ceux qu’ils en jugent digues. || La vocation desgentils, La grâce que Dieu leur a faite en les appelantà la connaissance de l’Évangile. || La vocation d’A-braham, Le choix que Dieu fit de ce patriarche pourêtre le père des croyants.
VOCIFÉRATIONS, s. f. pî. (lat. vociferari, voci-férer.) Paroles accompagnées de clameurs.
VOCIFÉRER, v. n. Parler avec l’accent de la colère,pousser dès clameurs.
VOEU. s. m. (lat. votum, vœu.) Promesse faite àDieu par laquelle on s’engage à quelque œuvre quel’on croit lui être agréable, et qui 11’esl point de pré-cepte. Vœu solennel. Vœu sacré. Faire, accomplirun vœu. Rompre, violer son vœu. || Vœu simple, Vœuqui n’est pas fait en face, de l'Église avec les formali-tés prescrites par les canons. On l’oppose à Vœu so-lennel. || Fig. et fam., Je nai pas fait vœu défaire