TUF
fie., qui manquent de régularité, d’élégance, degrâce, qui ont quelque chose de rude, de grossier.Langage, style, jargon tudesque.
* Tudieu. loc. interject. Exclamation de surprise.TUE-CHIEN, s. m. Plante. Voyez Colchique.TUER. v. a. (grec thuéin, immoler.) Ôter la vied’une manière violente. Tuer d'un coup d'épée, depistolet, de bâton. Tuer un homme de sang-froid,en traître, à son corps défendant. Avec le pronompersonnel : Il s'est tué d'un coup de pistolet. On nese sert point du verbe Tuer eu parlant Des mortsviolentes par exécution de justice, ni en parlant Deceux qui ont été noyés, étouffés ou empoisonnés. ||
Il se dit De toutes les morts violentes qui arriventpar accident, et de toutes les morts naturelles causéespar des maladies. Une tuile, un coup de sang Ta tué.Avec le pron. pers., Un couvreur tomba du haut dutoit, et se tua. || De tout ce qui cause la mort. Latristesse, l'excès du travail Ta tué. |j Par exagér., Deschoses qui fatiguent excessivement le corps, ou quipeuvent altérer la santé. Il porte de trop grands far-deaux , cela le tue. Le chagrin le tue. Avec le pron.pers., Il se tue à force de travail. Ellipliq., Il se tuede travail. || De tout ce qui incommode, de tout cequi importune extrêmement. Il me. tue avec ses com-pliments. Le grand bruit me tue. [} Fam. et par exag.,Se tuer le corps et T âme, et absol., Se tuer, Se don-ner beaucoup de peine. || Fam., Se tuer à plaisir,Faire sans nécessité des choses évidemment nuisiblesà sa santé. || Fam. et par exagér., On s'y tue, se ditD’une grande affluence de monde en quelque endroit,jj Fig., Tuer un auteur; tuer son original, son mo-dèle. , Le surpasser au point de le faire oublier. ||Fig., en U de l’Écriture, Le péché tue T âme, Il ladégrade, la souille, et lui fait perdre le bonheur éter-nel. || Fig., La lettre tue, et l'esprit vivifie, Pour biencomprendre une loi, un précepte, etc., souvent, aulieu de s’attacher servilement au sens de telle expres-sion, il faut chercher à saisir la pensée, l’intentionde l’auteur. Cela se dit aussi Des traducteurs serviles.
|| Tuer, se dit Des animaux que les bouchers égor-gent ou assomment. Tuer des bœufs, des moutons.Fam. Ce boucher tue de meilleure viande que tel autre.Absol. Ce boucher ne tue quunc fois la semaine. |]En parlant D’autres animaux. Tuer des poulets, desperdrix, etc. ]| Faire périr, détruire, en parlant Desarbres, des plantes, des insectes, etc. Le grand froida tué les oliviers, les vers à soie, jj Fig. et fam., Celatue l'effet du spectacle ; cela tue tout le plaisir de lapartie, Cela le contrarie, le détruit, le réduit à rien.
|| Fig. et fam., Tuer le temps, S’amuser à des riens,afin de passer le temps sans ennui. || À tue tête, loc.adverb. et fam. Crier à tue-tête, disputer à tue-tête,Crier, disputer de toute sa force. || Tué, ée. participe.|| Fam. et en parlant De dispute, Être tué, Etre ré-futé complètement, n’avoir plus rien à répliquer. Onemploie plus ordin. le mot Battu.
TUERIE, s. f. Carnage, massacre. || Fam. et parexagér., N'allez pas là, c'est une tuerie, se dit Pourdétourner quelqu’un d’aller dans un lieu où il y a unefoule d’où il est difficile de se tirer sain et sauf. ||Tuerie , Lieu où l’on tue des animaux pour en ven-dre la chair à la boucherie.
TUEUR, s. m. Celui qui tue. Fam., C’est un tueurde gens, se dit par plaisanterie D’un homme qui faitle brave. On dit, C'est un tueur, De celui qui a tuéplusieurs hommes dans des affaires particulières.
TUF. s. m. (lat. tofus, tuf.) Substance blanchâtrecl sèche, qui tient plus de la nature de la pierre que
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de celle de la terre, et qu’on trouve assez ordinaire-ment au-dessous de la terre franche, de la bonne terre.
|| Fig., Pour peu qu'on T approfondisse, on rencontrele tuf, se dit D’un homme qui n’a qu’une légère con-naissance des choses, et qui ne sait rien à fond. ||Tuf, Pierre blanche et fort tendre, qui devient plusdure et plus blanche lorsqu’elle est employée. La plu-part des maisons de cette province sont bâties depierre de tuf, ou absol., de tuf On dit quelquefoisTuffeau.
TUFFEAU, s. m. Voyez Tuf.
TUFIER, 1ÈRE. Qui est de la nature du tuf,TUILE, s. f. (lat. iegula, tuile.) Carreau de peud’épaisseur, fait de terre grasse pétrie, séchée et cuiteau four, dont on se sert pour couvrir les maisons, lesbâtiments. Tuile plate. Tuile creuse, vernie, faîtière.
|| Morceaux de marbre, de pierre ou de bronze, quiont la même forme et servent aux mêmes usages queles tuiles de terre cuite. || Fam., Être logé près destuiles, sous les tuiles, sous la tuile, Être logé auplus haut étage de la maison.|| Prov. et fig., Cet hommene trouverait pas du feu, de feu sur une tuile, Onne voudrait pas lui donner, lui prêter la moindrechose, lui accorder le moindre secours. || Fig. el fam.,C'est une tuile qui lui est tombée, qui m'est tombéesur la tête, se dit D’un accident imprévu, et que l’onn’a pu éviter.
TUILEAU, s. m. Morceau, fragment de tuilecassée.
TUILERIE, s. f. Lieu où l’on fait de la tuile. ||Absol., Les Tuileries, Le palais que le roi habite àParis, et Le jardin qui en dépend. |j Le cabinet desTuileries, Le gouvernement français considéré dansses relations avec les puissances étrangères.TUILIER, s. m. Ouvrier qui fait des tuiles.TULIPE, s. f. (ital. tulipano, tulipe.) Plante prin-tanière de la famille des Liliacées, qui porte unebelle fleur, appelée aussi Tulipe, dont il existe untrès-grand nombre de variétés. Planter , lever destulipes. Oignon , caïeu de tulipe.
TULIPIER, s. m. t. de bolan. Grand et bel arbrede l’Amérique septentrionale, qu’on a transplanté enEurope, où il sert pour la décoration des jardins, etdont la fleur ressemble à celle de la tulipe.
TULLE, s. m. Tissu en réseau, très-mince et très-léger, qui s’emploie toujours pour les ajustements defemme. Tulle uni, brodé.
TUMÉFACTION, s. f. (lat. tumefacere, tuméfier.)t. de médec. et de chir. Enflure, augmentation devolume dans quelque partie du corps.
TUMÉFIER, v. a. t. de médec. et de chir. Causerde la tuméfaction dans quelque partie du corps. Avecle pron. pers. Se tuméfier. Peu usité. || Tuméfié , ée.participe.
TUMEUR, s. f. (lat. tumor, tumeur.) t. de medec.et de chir. Éminence ou saillie plus ou moins consi-dérable, développée dans quelque partie du corps,soit par une maladie, soit par une autre cause. Tu-meur dure, molle. Résoudre une tumeur.
TUMÜLAIRE. adj. des 2 genres, (lat. tumulus,tombeau.) Qui appartient, qui a rapportHux tom-beaux. Pierre, inscription tumulaire.
TUMULTE, s. m. ( lat. tumultus, tumulte.) Grandmouvement accompagné de bruit el de désordre. Tu-multe populaire. Apaiser le tumulte, || Le tumulte dumonde, dus affaires, L’agitation qui règne dans lemonde, celle que causent les affaires. || Fig., Le tu-multe des passions, Le trouble que les passions exci-