TR O
qu'il ne faut, avec excès. Trop loin. Trop tôt. Trop riche.Trop plein. Trop de vin. Il boit trop. || Prov., Chacun le \sien , ce n’est pas trop. j| Prov., Trop est trop , rien de .trop, Toui excès est condamnable. || Prov. et fig., Quitrop embrasse mal étreint, Qui entreprend trop dechoses à la fois ne réussit à rien. || Fam., Vous n'êtespas de trop, se dit À une personne pour lui témoi-gner qu’elle peut rester, qu’on n’a rien à lui cacherde ce qu’on veut dire. || Fam. , Par trop, Excessive-ment, d’une manière fatigante, importune, révoltante.
|| Trop, précédé de la nég. Pas, Guère. Cela n’estpas trop bien. Suivi de l’adverbe Peu, Pas assez. Ilen a trop peu. || Trop, subsl. Otez le trop.
TROPE, s. m. (grec tropos, tour.) t. de rhétorique.Figure, emploi d’une expression dans un sens ligure.Cent voiles, pour dire, Cent vaisseaux. Le Traité destropes, ou simplement, Les Tropes de Dumarsais.
TROPHKK. s. m. (grec tropœon, trophée.) La dé-pouille d’un ennemi vaincu, que l’on mettait ordinai-rement sur un tronc d’arbre dont on avait coupé lesbranches || Ass mblage d’armes élevées et disposéesavec art, pour conserver le souvenir d’une victoire,d’une conquête. Dresser, ériger un trophée. || Fig. etdans le style soutenu, "Victoire. De glorieux trophées.
|| Fig. et en mauvaise part, Faire trophée d’une chose,En tirer vanité, en faire gloire. |{ Trophée, en t. depeint, et de sculpt., par exleus., Espèce d’ornementreprésentant un assemblage de divers objets employésdans une science ou dans un art, et qui en sont commeles attributs.
TROPIQUE, s. m, (grec tropikos, tropique.) t. degéogr. astrou. Chacun des deux petits cercles de lasphere, parallèles à l’équateur, qui passent par lespoints solsticiaux, c’est-à-dire, par des points éloignésde l’équateur de vingt-trois degrés et demi environ, etentre lesquels s’opère le mouvement annuel du soleil.Passer le tropique. Passer sous le tropique. || Tropique.adj. Année tropique , L’espace de temps qui s’écouleentre le moment d’un équinoxe, et celui où le soleilrevient au même équinoxe. j| En botan., Plantes tro-piques, ('elles dont les fleurs s’ouvrent le malin et seferment le soir. Peu usité.
TROPOLOOIQUE. adj. des 2 genres, (grec tropos ,trope, logos, discours.) t. de rhétorique. Figuré. Uest peu usité.
TROP-PLEIN, s. m. Ce qui excède la capacité d'unvase, ce qui en déhorde.
TROQUER, v. a. (angl. truck, troquer.) Échanger,donner en troc. || Prov. ei fig,, Troquer son cheval bor-gne contre un aveugle, Faire par erreur l’échange d’unemauvaise chose contre une pire. || Troqué, ke. part.
TROQÜEUR, EUSE. s. Qui aime à troquer.
TROT. s. m. ( onomatopée .) Allure des bêles de voi-ture, de somme ou de charge, entre le pas et le galop.Grand trot. Petit trot. Bon trot. || Fig. et fam., Menerune affaire au trot, au grand trot, La conduire d’unemanière expéditive. Plus ordinairement, Grand train .
TROTTE s. f. Espace de chemin. Pop.
* Trotte-menu, ce. adj. Qui trotte à petits pas.Fam.
TROTTER, v. n. Aller le trot. |] U se dit, fam. etpar extens., D’une personne qui marche beaucoup àpied. Il a trotte tout le jour. || Fig. et fam., Faire biendes courses, bien des démarches pour quelque affaire.Il est allé trotter pour des emplettes. || Prov., On en-tendrait une souris trotter , se dit Pour exprimer qu’onn’entend pas le plus léger bruit. |j Fig. et fam., Cetteidée lui ti'otte dans la tête,par la tête, Cette idée l’oc-cupe, il y pense souvent.
TRO G5 1
TROTTEUR, s. m. t. d’éqnilation. Cheval qu’on adressé à n’aller que le trot dans le manège. || Ce chevalest bon trotteur, mauvais trotteur, Il trotte bien oumal.
TROTTIN. s. m. t. pop. et bas, par mépris. Petitlaquais. Vieux.
TROTTINER, v. n. t. d’équitation. Trotter en rac-courci; mauvaise allure.
TROTTOIR, s. m. Chemin élevé, que l’on pratiquele long des ponts, des quais et des rues, pour la com-modité des gens qui vont à pied. || Fig. et fam., Êtresur le trottoir, Être dans le chemin de la considéra-tion, de ia fortune.
TROU. s. m. (grec trôô, trouer.) Ouverture faitedans un corps, et dont la largeur et la longueur sontà peu près égales; ce qui distingue le Trou delà Fente,qui est une ouverture étroite et longue. Regarder parle trou de la serrure. Les trous d'une flûte. Trou delapin , de souris. Boucher, agrandir, remplir un trou.j| Fig. et fam., Cet homme boit comme un trou, cesgens ont bu comme des trous, Cet homme boit, cesgens ont bu beaucoup. || Fig. et fam., Il le ferait mettredans un trou, dans un trou de souris, se dit D’unhomme qui en fait trembler un autre par sa présence.
(| Fig. et fam., N’avoir rien vu que par le trou d’unebouteille, N’avoir aucune connaissance des choses dumonde. || Fig. et fam., Boucher un trou, Payer unedette. || Prov. et fig., Souris qui n’a qu’un trou estbientôt prise, Celui qui n’a qu’un expédient, qu’uneruse, qu’une finesse, a souvent bien de la peine à setirer d’affaire, à réussir, jj Prov. et fig., Faire un trouà la lune, S’enfuir sans payer ses créanciers. || Prov.,fig. et pop., Autant de trous, autant de chevilles ; au-tant de chevilles que de trous, se dit en parlant D’unepersonne qui trouve à tout des réponses, des défaites,des expédients. || Prov. et fig., Mettre la pièce à côtédu trou, Employer, pour remédier à quelque chose,un autre moyen que celui qu’il faudrait. ||Trou, aujeu du trictrac, L’avantage de douze points, que celuiqui les gagne marque par un fichet qu’il met dans untrou. j| Trou, dans les jeux de paume carrés, Ouver-ture qui est au pied de la muraille, dans le coin op-posé à la grille. || Trou, fig. et fam., Lieu habitabledont on veut indiquer la petitesse, d’une mauiereexagérée. On m’a logé dans un trou.
TROUBADOUR, s. m. (iial. trovare , trouver.)Nom donné aux anciens poètes provençaux.
TROUBLE, adj. des 2 genres, (iat. turbidus, trou-ble.) Qui est brouillé, qui n’est pas clair. Il se dit Del’eau, du vin et autres liqueurs. || L’air est trouble,le temps est trouble, Il y a beaucoup de nuages, debrouillard, le temps n’est pas serein. Ce verre esttrouble, Il u’est pas bien net, bien clair. || Avoir lavue trouble, et adverbialement, Voir trouble, Ne voirpas nettement, distinctement, par quelque vice dansl’organe de la vue. || Fig. et fam., Pêcher en eau trou-ble] Tirer du profit, de l'avantage des désordres pu-blics ou particuliers.
TROUBLE, s. m. (Iat. lurba, trouble.) Confusion,désordre, agitation désordonnée. Le trouble des élé-ments. || Brouillerie, mésintelligence. Le trouble se metdans cette famille. || Au plur., Soulèvements, émotionspopulaires, guerres civiles. Fomenter, calmer les trou-bles. Troubles civils, religieux. || Inquiétude, agitationde l’âme, de l’esprit. Sentir, éprouver du trouble. || Le■ trouble des sens, le trouble de la voix, Lalterationcausée dans les sens, dans la voix par I agitation del’esprit. || Trouble, en t. dejurispr., Action par la-