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tableaux où des objets de nature morte sont repré-sentés avec une vérité qui fait illusion.
TROMPER, v. a. Décevoir, user d’artifice pourinduire en erreur. Tromper adroitement, hardiment,effrontément. |j Cette femme trompe son mari, Elle luiest i n fidèle. || Tromper la vigilance de quelqu'un, Trom-per quelqu’un malgré sa vigilance, échapper à sa sur-veillance. |j Tromper la loi, Léluder. || Tromper, sedit fig. Des choses qui donnent lieu à quelque erreur,à quelque méprise. L'horloge nous a trompés. Nossens nous trompent souvent, jj Fam., C’est ce qui voustrompe, À cet égard vous êtes dans l'erreur. || Trom-per , fig. , Faire ou dire quelque chose de contraireà l’attente de quelqu'un, soit en bien, soit en mal.Il a trompé nos espérances. J'ai été agréablementtrompé. U Tl se dit Des choses. Vévénement a trompéleurs conjectures. |[ Fig., Tromper son ennui, ses en-nuis, ses peines, Se distraire de ses ennuis, du sujetde son ennui, de ses peines. Tromper le temps, S’a-muser, s’occuper à quelque chose, afin de ne pastrouver le temps long. || Tromper, avec le pron. pers.,Errer, s’abuser. Cet auteur s’est trompé. Ne vous ytrompez pas. Cela ressemble, à sc tromper, à s ytromper, Au point qu'on y peu! être trompé. || Sctromper de. route, d’heure, etc., Prendre une route,prendre une heure pour une autre, etc. || Fig. etpar ironie, C’est un homme qui ne se trompe qu’àson profit, C’est un homme qui ne s’abuse que dansles choses où l’erreur peut tourner à son avantage.{{.£/ je ne me trompe. Loc. employée en forme de cor-rectif, quand on n’est pas parfaitement certain d’un fait,ou quand on veut éviter le ton d’assurance et de pré-somption en donnant son avis. Passiv ., Je suis bientrompé si telle chose n'est pas ainsi, Ou je metrompe fort, ou telle chose est ainsi. || Trompé, ée.participe.
TROMPERIE, s. f. Fraude, artifice employé pourtromper.
TROMPETER, v. a. (grec strombos, conque.) Pu-blier, crier à son de trompe. En parlant Des person-nes que l’on assignait autrefois de celte manière àcomparaître au ban de trois jours, ou, en t. de pra-tique , à trois briefs jours. || Fig., Divulguer une chosequ’on devait tenir cachée. Fam. [J Trompeté , ée. par-ticipe.
TROMPETER, v. n. Il se dit Du cri de l'aigle.
TROMPETE HR. s. m. I. d’anat. Muscle de la bou-che. Voyez Buccinateur.
TROMPETTE, s. f. Instrumenta vent, tuyau d’ai-rain ou d’autre métal, qui a un son très-éclatant, etdont on sonne principalement à la guerre, et dans lesréjouissances publiques. Sonner de la trompette. Em-boucher la trompette. Il y a dans l’orgue un jeu qu’onappelle Le jeu de trompettes. || Fig., Emboucher latrompette, Prendre le tou élevé, sublime. Se dit Despoêles, jj Prov. et fig., Déloger sans trompette, sanstambour ni trompette, Déloger, se retirer secrètement,sans faire de bruit. Se dit surtout D’un homme quipart ainsi pour ne pas payer ce qu'il doit ou pour fuirun danger. |J Trompette, fig. et fam., Une personnequi a coutume de publier tout ce qu’elle sait. C'est latrompette de la ville, etc .^Trompetteparlante, Grandetrompette, ordinairement de fer-blanc, dont on sesert pour faire entendre la voix de fort loin. Pluscommunément, Porte-voix. |[ Trompette marine, In-strument de musique qui n’a qu’une corde. H Trom-pette, t. de conchyliologie, Genre de mollusquesà coquille univalve tournée en spirale, qu’on nommeautrement Buccin.
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TROMPETTE, s. m. Celui dont la fonction est desonner de la trompette. Brigadier-trompette. Trom-pette-major. || Prov., fig. et pop., Il est bon cheval detrompette, il ne s’étonne pas du bruit. Yoy. Bruit.
TROMPEUR, EUSE. adj. Qui trompe. Visage,discours trompeur. Promesses, marchandises, appa-rences trompeuses. j| Subst. Un trompeur. Une trom-peuse. |j Prov., A trompeur trompeur et demi, Untrompeur mérite de trouver, ou trouve un trompeurplus fin que lui.
TROMPILLON. s. m. (grec strombos, conque.) Di-minutif. t. d’archil. Petite trompe. |j Trompe de voûte,Pierre ronde faisant partie des voussoirs d’une niche.
TRONC. s. m. (lat. truncus , tronc. ) Le C ne seprononce pas.) Le gros d’un arbre, la tige considéréesans les branches. || T. d’anat. Le tronc d’une artère,d’une veine , Leur partie la plus considérable qui n’apas encore formé de branche. || Tronc, t. d’anat.,Partie ‘ ‘ a du corps, à laquelle les membres
sont attachés, et qui comprend la tète, le thorax etle bassin. || Rusle du corps humain , dont on a séparéla tète, les bras et les cuisses, jj En archit., Troncde colonne, Fragment d’un fut de colonne. |] Tronc,fig., en gcnéal., Ligne directe des ascendants et desdescendants, d’où partent les branches ou lignes col-latérales. jj Tronc, Boîte, coffre de bois ou de ferposé ordinairement dans les églises, et qui a une fentepour recevoir l’argent des aumônes, jj Prov. et fig.,Voler le tronc des pauvres, Faire des profils illégi-times aux dépens de ceux qui sont dans la nécessité.
TRONCHET. s. m. Gros billot de bois qui portesur trois pieds.
TRONÇON - , s. m. Morceau coupé ou rompu dequelque objet plus long que large. Tronçon de lance,d’épée, de colonne, jj Morceaux (pie fou coupe de cer-tains poissons, de certains reptiles, qui ont plus delongueur que de largeur. Tronçons d’anguille, debrochet, etc.
TRONÇONNER, v. a. Couper quelque chose partronçons. || Tronçonné, ée. participe.
TRONE, s. ni. (grec thronos, siège.) Siège élevéoù les rois, les empereurs, etc., sont assis dans lesfonctions solennelles de la souveraineté. La salle dutrône, jj Trône, fig., La puissance souveraine desrois , des empereurs, etc. Monter sur le trône, Pren-dre possession de la royauté. Relever un trône abattu.Tomber , descendre dutrône. L’héritierdulrône. Trônehéréditaire, électif jj Le discours du trône, Le dis-cours que le roi prononce à l’ouverture de chaquesession des chambres législatives. || Trône, Siège élevéoù le pape se met dans certaines cérémonies publi-ques. jj Trône épiscopal, Le siège qui est au haut duchœur, dans les églises cathédrales, et où l’évèque semet quand il officie pontificaleinent. jj Trônes, plur.,t. de théol. Nom d’Ùn des neuf chœurs des anges.
TRONQUER, v. a. (lat. truncare, tronquer.) Re-trancher, couper une partie de quelque chose. Aupropre, il se dit Des statues. || Il se dit fig. Des ou-vrages d’esprit. Il a tronqué ce livre, ce passage. Enmauvaise part. || Tronqué, ée. participe, jj Fig., Cetouvrage est tronqué, Quelque partie essentielle decet ouvrage a été évidemment omise ou retranchée. jjTronqué, se dit I)e certaines choses dont l’extrémiteou la partie supérieure manque, soit qu’on l'ait re-tranchée, ou qu’elles ne l’aient jamais eue. Colonne,pyramide tronquée, [j En bolan., De ce qui*est terminébrusquement à son extrémité, comme si on l’avaitcoupé transversalement.
TROP. adv. de quantité, (ital. troppo, trop.) Plus