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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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tableaux des objets de nature morte sont repré-sentés avec une vérité qui fait illusion.

TROMPER, v. a. Décevoir, user dartifice pourinduire en erreur. Tromper adroitement, hardiment,effrontément. |j Cette femme trompe son mari, Elle luiest i n fidèle. || Tromper la vigilance de quelqu'un, Trom-per quelquun malgré sa vigilance, échapper à sa sur-veillance. |j Tromper la loi, Léluder. || Tromper, sedit fig. Des choses qui donnent lieu à quelque erreur,à quelque méprise. L'horloge nous a trompés. Nossens nous trompent souvent, jj Fam., Cest ce qui voustrompe, À cet égard vous êtes dans l'erreur. || Trom-per , fig. , Faire ou dire quelque chose de contraireà lattente de quelqu'un, soit en bien, soit en mal.Il a trompé nos espérances. J'ai été agréablementtrompé. U Tl se dit Des choses. Vévénement a trompéleurs conjectures. |[ Fig., Tromper son ennui, ses en-nuis, ses peines, Se distraire de ses ennuis, du sujetde son ennui, de ses peines. Tromper le temps, Sa-muser, soccuper à quelque chose, afin de ne pastrouver le temps long. || Tromper, avec le pron. pers.,Errer, sabuser. Cet auteur sest trompé. Ne vous ytrompez pas. Cela ressemble, à sc tromper, à s ytromper, Au point qu'on y peu! être trompé. || Sctromper de. route, dheure, etc., Prendre une route,prendre une heure pour une autre, etc. || Fig. etpar ironie, Cest un homme qui ne se trompe quàson profit, Cest un homme qui ne sabuse que dansles choses lerreur peut tourner à son avantage.{{.£/ je ne me trompe. Loc. employée en forme de cor-rectif, quand on nest pas parfaitement certain dun fait,ou quand on veut éviter le ton dassurance et de pré-somption en donnant son avis. Passiv ., Je suis bientrompé si telle chose n'est pas ainsi, Ou je metrompe fort, ou telle chose est ainsi. || Trompé, ée.participe.

TROMPERIE, s. f. Fraude, artifice employé pourtromper.

TROMPETER, v. a. (grec strombos, conque.) Pu-blier, crier à son de trompe. En parlant Des person-nes que lon assignait autrefois de celte manière àcomparaître au ban de trois jours, ou, en t. de pra-tique , à trois briefs jours. || Fig., Divulguer une chosequon devait tenir cachée. Fam. [J Trompeté , ée. par-ticipe.

TROMPETER, v. n. Il se dit Du cri de l'aigle.

TROMPETE HR. s. m. I. danat. Muscle de la bou-che. Voyez Buccinateur.

TROMPETTE, s. f. Instrumenta vent, tuyau dai-rain ou dautre métal, qui a un son très-éclatant, etdont on sonne principalement à la guerre, et dans lesréjouissances publiques. Sonner de la trompette. Em-boucher la trompette. Il y a dans lorgue un jeu quonappelle Le jeu de trompettes. || Fig., Emboucher latrompette, Prendre le tou élevé, sublime. Se dit Despoêles, jj Prov. et fig., Déloger sans trompette, sanstambour ni trompette, Déloger, se retirer secrètement,sans faire de bruit. Se dit surtout Dun homme quipart ainsi pour ne pas payer ce qu'il doit ou pour fuirun danger. |J Trompette, fig. et fam., Une personnequi a coutume de publier tout ce quelle sait. C'est latrompette de la ville, etc .^Trompetteparlante, Grandetrompette, ordinairement de fer-blanc, dont on sesert pour faire entendre la voix de fort loin. Pluscommunément, Porte-voix. |[ Trompette marine, In-strument de musique qui na quune corde. H Trom-pette, t. de conchyliologie, Genre de mollusquesà coquille univalve tournée en spirale, quon nommeautrement Buccin.

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TROMPETTE, s. m. Celui dont la fonction est desonner de la trompette. Brigadier-trompette. Trom-pette-major. || Prov., fig. et pop., Il est bon cheval detrompette, il ne sétonne pas du bruit. Yoy. Bruit.

TROMPEUR, EUSE. adj. Qui trompe. Visage,discours trompeur. Promesses, marchandises, appa-rences trompeuses. j| Subst. Un trompeur. Une trom-peuse. |j Prov., A trompeur trompeur et demi, Untrompeur mérite de trouver, ou trouve un trompeurplus fin que lui.

TROMPILLON. s. m. (grec strombos, conque.) Di-minutif. t. darchil. Petite trompe. |j Trompe de voûte,Pierre ronde faisant partie des voussoirs dune niche.

TRONC. s. m. (lat. truncus , tronc. ) Le C ne seprononce pas.) Le gros dun arbre, la tige considéréesans les branches. || T. danat. Le tronc dune artère,dune veine , Leur partie la plus considérable qui napas encore formé de branche. || Tronc, t. danat.,Partie a du corps, à laquelle les membres

sont attachés, et qui comprend la tète, le thorax etle bassin. || Rusle du corps humain , dont on a séparéla tète, les bras et les cuisses, jj En archit., Troncde colonne, Fragment dun fut de colonne. |] Tronc,fig., en gcnéal., Ligne directe des ascendants et desdescendants, d partent les branches ou lignes col-latérales. jj Tronc, Boîte, coffre de bois ou de ferposé ordinairement dans les églises, et qui a une fentepour recevoir largent des aumônes, jj Prov. et fig.,Voler le tronc des pauvres, Faire des profils illégi-times aux dépens de ceux qui sont dans la nécessité.

TRONCHET. s. m. Gros billot de bois qui portesur trois pieds.

TRONÇON - , s. m. Morceau coupé ou rompu dequelque objet plus long que large. Tronçon de lance,dépée, de colonne, jj Morceaux (pie fou coupe de cer-tains poissons, de certains reptiles, qui ont plus delongueur que de largeur. Tronçons danguille, debrochet, etc.

TRONÇONNER, v. a. Couper quelque chose partronçons. || Tronçonné, ée. participe.

TRONE, s. ni. (grec thronos, siège.) Siège élevé les rois, les empereurs, etc., sont assis dans lesfonctions solennelles de la souveraineté. La salle dutrône, jj Trône, fig., La puissance souveraine desrois , des empereurs, etc. Monter sur le trône, Pren-dre possession de la royauté. Relever un trône abattu.Tomber , descendre dutrône. Lhéritierdulrône. Trônehéréditaire, électif jj Le discours du trône, Le dis-cours que le roi prononce à louverture de chaquesession des chambres législatives. || Trône, Siège élevé le pape se met dans certaines cérémonies publi-ques. jj Trône épiscopal, Le siège qui est au haut duchœur, dans les églises cathédrales, et lévèque semet quand il officie pontificaleinent. jj Trônes, plur.,t. de théol. Nom dÙn des neuf chœurs des anges.

TRONQUER, v. a. (lat. truncare, tronquer.) Re-trancher, couper une partie de quelque chose. Aupropre, il se dit Des statues. || Il se dit fig. Des ou-vrages desprit. Il a tronqué ce livre, ce passage. Enmauvaise part. || Tronqué, ée. participe, jj Fig., Cetouvrage est tronqué, Quelque partie essentielle decet ouvrage a été évidemment omise ou retranchée. jjTronqué, se dit I)e certaines choses dont lextrémiteou la partie supérieure manque, soit quon l'ait re-tranchée, ou quelles ne laient jamais eue. Colonne,pyramide tronquée, [j En bolan., De ce qui*est terminébrusquement à son extrémité, comme si on lavaitcoupé transversalement.

TROP. adv. de quantité, (ital. troppo, trop.) Plus