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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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à la suite les uns des autres pour marquer suspension ;ou interruption du sens. !

SUSPENSION, s. f. L’action de suspendre, ouL’état d’une chose suspendue. Le point de suspensiond*une balance. || Plus ordinairement au sens moral, ISurséance, cessation d’opération pour quelque temps. |La suspension du payement des rentes , des facultésde l'àme. || Suspension d'armes, Cessation momenta-née des actes d’hostilité. |j Suspension, L’action d’in-terdire un fonctionnaire public de ses fonctions pourun temps. |j Suspension, Figure de rhétorique quiconsiste à tenir les auditeurs en suspens. || U se ditégalement, en grammaire, d’Un sens interrompubrusquement, et qui n’est point achevé.

SUSPËNSOIR ou StISPENSOIRE. s. m. t. dechirur. Bandage dont on se sert pour soutenir le scro-tum , et pour prévenir les descentes d’intestins et au-tres incommodités de ce genre.

SUSPICION, s. f. (lat. suspicio, soupçon.) Soup-çon, défiance. Il n’est guère usité qu’en termes de ju-risprudence,

SUSTENTER, v. a. (lat. sustentare, sustenter.)Entretenir la vie par le moyen des aliments. U ne sedit qu’en parlant Des personnes. On l’emploie aussiavec le pron. pers. || Sustenté , ée. participe.

SUTURE, s. f. (lat. sutura , suture.) t.d’anat. Join-ture de deux parties du crâne qui entrent l’une dansl’autre par des dentelures, et qui paraissent commecousues ensemble. || Eu botan., L’endroit où les pièces,les valves qui forment l’enveloppe de certains fruits,se joignent et adhèrent entre elles par leurs bords. ||Eu chirur., La réunion des lèvres d’une plaie, soitque celte réunion s’opère avec les aiguilles et le fil,soit qu’on l’obtienne par le moyen des emplâtres. JjSuture, se dit quelquefois fig., en parlant Des ou-vrages d’esprit dont on a retranché quelque partie,et signifie, Le travail que Pou fait pour empêchercpie la suppression ne paraisse.

SUZERAIN, AINE. adj. (ilal .soprano, souverain.)t. de féodalité. Il se dit D’un seigneur qui possède unfief dont d’autres fiefs relèvent. |[ Substantiv. Le vas-sal et le suzerain.

SUZERAINETÉ, s. f. Qualité de suzerain.

SVELTE, adj. des 2 genres, (ilal. svelto, léger.) t.de peint., de sculpt., et d’archit. Léger,délié, dégagé.|| Il se dit aussi Des personnes, dans le langage ordi-naire.

SYBARITE, s. m. Par allusion aux anciens habi-tants de la ville de Sybaris, Homme qui mène unevie molle et voluptueuse.

SYCOMORE, s. m. (grec sycomoréa, sycomore.)Arbre qui tient du figuier pour les fruits et du mû-rier pour les feuilles. |j Arbre du genre des Érables,appelé aussi Faux platane, qui croit naturellementen France, et qui sert à orner les parcs, les prome-nades, etb.

SYCOPHANTE. s. m. Mot emprunté du grec, quisignifie, Fourbe, menteur, fripon , délateur, coquin.

SYLLABAIRE, s. m. (grec syllabe , syllabe.) Petitlivre élémentaire dans lequel les enfants apprennent àlire.

SYLLABE, s. f. Voyelle ou seule, ou jointe à d’au-tres lettres qui se prononcent par une seule émissionde voix. Il ne lui répondit pas une syllabe. Il ne luirépondit absolument rien.

SYLLABIQUE, adj. des 2 genres. Qui a rapportaux syllabes.

SYLLEPSE. s. f. (grec syllepsis , syllepse.) Figurede grammaire, par laquelle le discours répond plu-

tôt à notre pensée qu’aux règles grammaticales. || Fi-gure par laquelle un mot est employé à la fois aupropre et au figuré. Galatée est pour Corydon plusdouce que le miel du mont Hybla.

SYLLOGISME, s. m. (grec syllogismos, syllogisme.)t. de logique. Argument composé de trois proposi-tions : la majeure, la mineure, et la conséquence.

SYLLOGISTIQUE, adj. des 2 genres. Qui appar-tient au syllogisme.

SYLPHE, PHIDE. s. Nom que les cabalistes don-naient aux prétendus génies élémentaires de l’air.

SYLVAIN, s. m. (lat. sylva , forêt.) Dieu des fo-rêts, selon la Fable.

* Sylvestre, adj. t. de botan. Qui vient dans les "bois.

SYMBOLE, s. m. (grec symbolon, symbole.) Fi-gure ou image qui sert à désigner quelque chose,soit par le moyen de la peinture ou de la sculpture,soit par le discours. Le lion est le symbole de la va-leur. || Particulièrement, Certaines marques, cer-taines figures qu’on voit sur les médailles, et quiservent à désigner des hommes ou des divinités, desparties du monde, des royaumes, des provinces oudes villes. || Parmi les catholiques, Symboles sacrés,ou simplement, Symboles, Les signes extérieurs dessacrements. || Symhoi.e, Formulaire qui contient lesprincipaux articles de la foi. Absol., Le symbole,Celui des apôtres.

SYMBOLIQUE, adj. des 2 genres. Qui sert de sym-bole.

SYMBOLISER, v. n. t. didactique. Avoir de la con-formité. Peu usité.

SYMÉTRIE, s.f. (grec symmétria, symétrie.) Pro-portion et rapport de grandeur et de ligure que lesparties d’un corps ont entre elles, et avec leur tout.La symétrie du corps humain. || Il se dit aussi en par-lant De toutes les choses arrangées suivant une cer-taine proportion, un certaiu ordre. La symétrie d'uneplantation. || L’ordre, la disposition, l’economie d’unouvrage d’esprit. I.a symétrie d'un discours. || Symé-trie du style, Correspondance de mots et de membresd’une phrase entre eux, ou même de plusieurs phrasesentre elles.

SYMÉTRIQUE, adj. des 2 genres. Qui a de la sy-métrie.

SYMÉTRIQUEMENT, adv. Avec symétrie.

SYMÉTRISER, v. n. Faire symétrie.

SYMPATHIE, s. f. (grec sympathia , sympathie.)Correspondance que les anciens imaginaient entre lesqualités de certains corps; aptitude qu’ont certainscorps à s’unir, à se pénétrer. Il semble qu'il y ait dela sympathie entre certaines plantes. |j Poudre de sym-pathie , Poudre préparée que l’on jetait sur le sangsorti d’une blessure, et que l’on prétendait agir surla personne blessée, quoiqu’elle fût éloignée. || Sym-pathie, en médec., Correspondance entre certai-nes parties du corps, qui fait qu’un organe ne peutI être affecté ou excité, sans que d’autres le soient enmême temps. || Sympathie, Rapport, convenance quecertaines choses ont entre elles. Ces couleurs ont dela sympathie. || Sympathie, Convenance, rapportd’humeurs et d’inclinations qui attire deux personnesl’une vers l’antre. Eprouver de la sympathie pourquelqu'un. || Dans le langage philosophique, La fa-culté que nous avons de participer aux peines et auxplaisirs les uns des autres.

SYMPATHIQUE, adj. des 2 genres. Il se dit De cequi appartient à la cause ou aux effets de la sympa-thie. |] Encre sympathique , Encre sans couleur qui

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