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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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5 8 a SUS

avec autorité sur quelque cliose. Un gênerai d'arméedoit surveiller à tout ce qui se passe. [[ Àctiv. Surveil-ler des travaux. j| Surveillé, ée. participe.

SURVENANCE, s. f. (lat. — venire, venir.) t.de jnrispr. Arrivée que l’on n'a point prévue. Il ne sedit guère qu’en parlant Des enfants qui surviennentaprès une donation faite.

SURVENANT, ANTE. adj. Qui survient. Onl’emploie presque toujours substantivement.

SURVENDRE, v. a. (lat. — vendere, vendre.)(Il se conjugue comme Vendre .) Vendre trop cher,plus cher que les choses ne valent. || Neulral. Vousavez tort de survendre. jj Survendu, uk. participe.

SURVENIR, v. n. (lat. — -venire, venir.) (Use conjugue comme Venir.) Arriver inopinément.Comme ils étaient ensemble, il survint du monde. |]Arriver de surcroît. Si la fièvre survenait. || Survenu,ue. participe.

SURVENTE, s. f. ( lat. — -venditio, vente.) Venteà un prix excessif.

SURVIDER, v. a. (lat. — viduare, vider.) Ôterune partie de ce qui est dans un vase, dans un sactrop plein. |j Survidé, éf.. participe.

SURVIE, s. f. (lat. — vivere, vivre.) t. de ju-rispr. Étal de celui qui survit à un autre. [| Gains desurvie, ou Gains nuptiaux, Avantages qui se fontentre époux, en faveur du survivant.

SURVIVANCE, s. f. Faculté de succéder à unhomme dans sa charge après sa mort.

SURVIVANCIER. s. m. Celui qui a la survivanced'une charge.

SURVIVANT, ANTE. adj. Qui survit à un autre.On l’emploie presque toujours substantiv. Le survi-vant des époux.

SURVIVRE, v. n. (Il se conjugue comme Vivre.)Demeurer en vie après une autre personne. Il survé-cut à ses enfants, jj Fig., Survivre à son honneur, à safortune, Vivre encore après la perte de son hon-neur, de sa fortune. On dit de meme, Survivre à laruine de. sa patrie, etc. || Survivre à soi-méme, Perdreavant la mort l’usage des facultés naturelles, commela mémoire, l’ouïe, la vue, la raison. Il se dit parti-culièrement De ceux qui tombent en enfance. || Sesurvivre dans ses enfants, dans ses ouvrages , Laisseraprès soi des enfants, des ouvrages qui perpétuent lesouvenir du nom qu’on portait, des talents qu’on pos-sédait.

SUS. préposition, (lat. super, sur.) Sur. Il n’est plusguère usité que dans cette phrase de Déclarations,d’Ordonnances, etc., Courir sus à quelqu’un. |[ Ensus. loc prépositive ou adverbiale. Au delà. || Dansl’usage ordinaire, La moitié, le quart en sus, L’ad-dition qu’on tait à une somme de la moitié, du quartde cette somme.

SUS. (lat. sursiim, sus.) Interjection familière donton se sert pour exhorter, pour exciter. Sus mes amis,levez-vous.

SUSCEPTIBILITÉ, s. f. (lat. suscipere, recevoir.)Disposition à se choquer trop aisément. C’est unhomme d’une extrême susceptibilité .

SUSCEPTIBLE, adj. des i genres. Capable de re-cevoir certaine qualité, certaine modification. I! sedit tant au sens physique qu’au sens moral. La ma-tière est susceptible’de toutes sortes de formes, jj Cepassage est susceptible de plusieurs sens, Ce passagepeut être expliqué, peut être interprété de bien desfaçons différentes. || Susceptible, se dit absolum.Des personnes, et signifie, Qui est facile à blesser,qui s’offense aisément. Il est fort susceptible.

sus

SUSCEPTION. s. f. L’action de prendre les ordressacrés. || Il se dit aussi de Deux fêles de l’Église ca-tholique. La susception de la sainte croix , de la saintecouronne.

SUSCITATION, s. f. (lat. suscitare, susciter.)Suggestion, instigation. Vieux.

SUSCITER, v. a. Faire naître, faire paraître danslin certain temps. U se dit particulièrement en par-lant Des hommes extraordinaires que Dieu inspire ,qu'il conduit et pousse à exécuter ses volontés. || Ent. de l’Écriture , Susciter lignée à son frère, Faire re-vivre le nom de son frère mort sans postérité, enépousant sa veuve pour en avoir des enfants; ce quiétait d'usage parmi les Juifs. || Susciter, se prendplus ordinairement en mauvaise part, et signifie,Faire naître à quelqu’un des embarras, dans le des-sein de lui nuire. Il lui a suscité des ennemis. Son mé-rité lui a suscité bien des envieux, etc. Jj Suscité, ée.participe.

SUSCRIPTION. s. f. (lat. super, sur, scriptio,écriture.) Adresse écrite sur le pli extérieur d’une lettremissive.

SUSDIT, ITE. adj. (lat. supra dictus, susdit.)Nommé ci-dessus. Il ne s’emploie guère qu’en stylede pratique. La susdite maison. On le dit quelque-fois substantiv., surtout dans le style familier, et paiplaisanterie, en parlant Des personnes. Le susdit.

SUSPECT, ECTE. adj. (lat. suspectus, suspect.)Qui est soupçonné, ou qui mérite de l’être. Il se ditDes choses et des personnes. Cet homme m’est suspect.Votre silence m’est suspect. || Pays suspect de conta-gion , ou absolument, Pars suspect, Pays qu’on soup-I çonne être infecté d’une contagion.

SUSPECTER, v. a. Soupçonner, tenir pour suspect.

. Je suspecte fort la fidélité de ce domestique. || Sus-| tecté, ée. participe.

I SUSPENDRE, v. a. (lat. suspendere, suspendre.)j Élever quelque corps en l’air, le soutenir en l’air avec! un lien, de telle sorte qu’il pende et qu’il ne portesur rien. Suspendre des lustres. Suspendre le corpsd’une voiture. || Avec le pron. pers. Se suspendre àune branche, à une corde. |] Suspendre, fig., Sur-seoir, cesser pour quelque temps. Suspendre l’exécu-tion d’un arrêt, les hostilités, son ressentiment, j] Sus-pendre sa marche, Interrompre sa marche, s’arrêterpour quelque temps. || Suspendre son travail, Inter-rompre son travail, jj Suspendre son jugement sur\ quelque chose, Attendre, pour porter son jugement,qu’on soit plus éclairé. || Suspendre, se dit fig., en: parlant D’un ecclésiastique , d’un agent quelconque| dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son ca-: ractère. || Suspendu, ub. participe. || Il se dit, par ex-1 tens., Des choses qui sont en équilibre, et qui parais-sent se soutenir d’elles-mèmes. Les nuées sont suspen-dues en l’air.

SUSPENS, adj. m. Interdit. Il n’est usité qu’en par-lant D'un ecclésiastique qu’on suspend des fonctionsde son état. Un prêtre suspens . || En suspens. loc. adv.Dans l'incertitude, sans savoir à quoi se déterminer.Tenir quelqu’un en suspens.

SUSPENSE, s. f. Censure par laquelle un ecclésias-tique est déclaré suspens. || L état où un ecclésiasti-que est mis par cette censure.

SUSPENSEUR. adj. m. t. d’anat. Qui soutient, quitient suspendu.

SUSPENSIF, 1VE. adj. t. de jurispr. Qui suspend,qui arrête et empêche d’aller en avant, de continuer.|| En grainm. Points suspensifs, Plusieurs points mis