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savoir, Informer quelqu’un par message. Je lui ai faitsavoir le succès de cette affaire. |j Savoir faisons. For-mule de chancellerie et de palais. [[ C’est à savoir, etplus ordinairement, Savoir. Façons de parler dont onse sert Pour spécifier les choses dont il s’agit. On s’ensert, fam., Pour marquer qu’on doute de quelquechose. Vous me dites qu’ils contribueront tous égale-ment à cette affaire , c’est à savoir s’ils le pourront. |JSu, ue. participe. I| Substantiv., La connaissancequ’on a de quelque chose. Il n’est guère usité que danscette façon de parler adverbiale, Au vu et au su detout le monde.
SAVOIR, s. m. Érudition, connaissance acquisepar l’étude, par l’expcrience. C’est un homme de peude savoir. Il n’est d’usage qu’au singulier.
SAVOIR-FAIRE, s. m. (lat. — facere , faire.) Ha-bileté, industrie pour faire réussir ce qu’on entre-prend. Il manque de savoir-faire.
SAVOIR-VIVRE, s. m. (lat. —vivere , vivre.)Connaissance des usages du monde et des égards depolitesse que les hommes se doivent en société.
SAVON, s. m. (lat. sapo, savon.) Pâte ou compo-sition faite avec de l’huile ou autre matière grasse,et un alcali, et qui serl à blanchir le linge, à net-toyer, à dégraisser. || Fig. et pop., Donner un savonà quelqu’un, Le réprimander, le tancer fortement.
SAVONNAGE, s. m. Nettoiement, blanchissagepar le savon.
SAVONNER, v. a. Nettoyer, blanchir avec du sa-von. [| En t. de barbier , Couvrir d’écume de savonle menton d’un homme, avant d’y passer le rasoir.[| Il s’emploie avec le pron. pers., et se dit Des diffé-rents tissus qui peuvent supporter le savonnage. Cetteétoffe peut se savonner. {[ Fig. et pop., Savonnerquelquun , Lui faire une réprimande. || Savonné , ée.participe.
SAVONNERIE, s. f. Lieu où l’on fait le savon. ||Àbsol., La Savonnerie, Manufacture à Chaillot,dans Paris, où l’on fabrique des étoffes de laine lon-gue et brillante.
SAVONNETTE, s. f. Petite boule de savon pré-paré , dont on se sert pour rendre la barbe plus ten-dre c(u rasoir.
SAVONNEUX., EUSE. adj. Qui tient de la qua-lité du savon. || Terre savonneuse, Terre argileuse,très-fine et douce au toucher, telle que lu terre àfoulon.
SAVONNIER, s. m. Fabricant de savon. || Savon-nier, en botan., Arbre du Brésil et des Antilles, dontle fruit rend l’eau blauchc, écumcuse, et propre àblanchir le linge.
SAVOUREMENT. s. m. (lat. sapor, saveur.) Ac-tion de savourer. Peu usité.
SAVOURER, v. a. Goûter avec attention et avecplaisir. || Fig., Jouir de quelque chose avec délecta-tion , avec une sorte de lenteur qui prolonge le plai-sir. Savourer les plaisirs. || Savouré, ée. participe.
SAVOURET. s. m. Gros os de trumeau de bœuf,que les pauvres gens mettent dans leur pot, pourdonner du goût au bouillon ; os de porc salé qu’onfait cuire avec des choux pour leur donner de la sa-veur.
SAVOUREUSEMENT, adv. En savourant. Peuusité.
SAVOUREUX, EUSE. adj. Qui a une bonne sa-veur , une saveur agréable. Fruits savoureux.
SAXATILE. adj. des 2 genres, (lat. saxum, pierre.)t. d’hist. nat. Qui se trouve, qui croit parmi despierres.
SCA
SAXIFRAGE, adj. des i genres, (lat ,—frangere,rompre.) t. de médec. Il se dit Des médicaments qu’ona crus propres à dissoudre la pierre dans la vessie.Il est synonyme de Lithontriptique, mais beaucoupmoins usité.
SAXIFRAGE, s. f. t. de botan. Genre de plantesgrasses dont il y a un grand nombre d'espèces.
SAYON. s. m. (lat. sagum , casaque.) Espèce decasaque ouverte, que portaient anciennement les gensde guerre.
SBIRE, s. m. (ital. sbirro, archer.) Nom qu’ondonne en différents pays, et surtout à Rome, à unarcher. || Par extens. et par mépris, Hommes armésqui sont chargés de protéger l’exécution des senten-ces judiciaires et des mesures de police.
SCABELLON. s. m. (lat. scabellum , escabeau.)t. d’archit. Sorte de piédestal ou de socle sur lequelon pose des bustes, des girandoles, etc.
SCABIEUSE. s. f. (lat. scabies, gale.) t. de botan.Genre de plantes de la famille des composées.
SCABIEUX, EUSE. adj. t. de médec. Qui res-semble à la gale.
SCABREUX, EUSE. adj. (lat. scabrosus, mêmesignif.) Rude, raboteux. j| Il s’emploie plus ordinaire-ment au figuré, Dangereux, difficile. Affaire sca-breuse. Conte scabreux, difficile à raconter décem-ment.
SCALDE. s. m. Nom quç les anciens Scandinavesdonnaient à leurs poètes.
SCALÈNE. adj. (grec scalènos, inégal.) t. de géonvTriangle dont les trois côtés sont inégaux.
SCALPEL, s. m. ( lat. scalpellum, scalpel.) t. d’anat.Couteau d’une forme particulière, dont on se serlpour disséquer, etc.
SCALPER, v. a. U se dit Des sauvages qui ar-rachent la peau du crâne à un ennemi vaincu, aprèsl’avoir coupée circulairement avec une espèce de cou-teau. || Scalpé, ée. participe.
SCAMMONÉE. s. f. (lat. scammonia , meme si-gnif.) t. de matière médicale. Sorte de gomme-résineconcrète, très-purgative, qui nous vient de l’Orient. ||La plante qui fournit cette substance.
SCANDALE, s. m. (grec scandalon, même signif.)Ce qui est occasion de lomber dans l’erreur, dans lepéché. || Scandai.e , plus ordinairement, Occasion dechute que l’on donne par quelque mauvaise action,par quelque discours corrupteur. Pécher sans scan-dale. On dit de même , Devenir une occasion de scan-dale. || L’indignation qu’on a des actions et des dis-cours de mauvais exemple. Il avança des propositionsimpies, au grand scandale de tous ceux qui l’écou-taient. || L’éclat que fait une action honteuse. Celacausa un grand scandale, [j Fig., Pierre de scandale ,se dit aussi de Tout ce qui cause du scandale. Cettediscussion pourrait bien devenir une pierre de scan -dale. || En t. d’ancienne procéd. crimin., Un amenésans scandale, Un ordre du juge pour faire amenerquelqu’un devant lui, sans éclat.
SCANDALEUSEMENT, adv. D’une manière scan-daleuse.
SCANDALEUX, EUSE. adj. Qui cause du scan-dale.
SCANDALISER, v. a. Donner, exciter du scan-dale. || Avec le pron. pers., Prendre du scandale,s’offenser. Il se scandalise de tout, j] Scandalisé, ée.participe.
SCANDER, v. a. ( lat. scandere, scander.) t. de ver-sification. Mesurer un vers pour juger s'il est selonles règles. || Scandé, ée. participe.