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RUE
difficile à supporter, â dissimuler. || Rude, Fâcheux,dur, extrêmement sévère. Faire une rude réprimande.|| Prov. et pop., Il est rude aux pauvres gens, se ditD’un homme qui traite avec dureté, avec hauteur ceuxqui ont affaire à lui. || Rude , Rigide, austère. || Rude ,Redoutable. Vous avez là un rude adversaire. Danscette acception, il s’emploie souvent par ironie. || Fig.et fam., C’est un rude joueur, C’est un homme à quiil ne fait pas bon se jouer. || Fam., C’est un rudejouteur. On le dit au propre et au figuré.
RUDEMENT, adv. D’une manière rude. Vous yallez bien rudement. |j Fam., Aller rudement en be-sogne, Travailler vigoureusement et sans relâche. ||Fam., Il y va rudement, se dit D’un homme qui faitquelque chose avec un excès d’ardeur, avec vio-lence.
RUDENTÉ, EE. adj. (lat. rudens, câble.) t. d’ar-cliit. Il se dit Des pilastres et des colonnes dont lescannelures sont remplies, jusqu’au tiers de leur hau-teur, d’une espèce de bâton uni ou sculpté.
RUDENTURE. s. f. t. d’archit. Espèce de bâtonuni ou sculpté dont les cannelures d’une colonneou d’un pilastre sont remplies dans leur partie infé-rieure.
RUDÉRAL , ALE. adj. (lat. rudera , ruines.) t. debotan. Qui croit dans les décombres.
RUDESSE, s. f. (lat. rudis, rude.) Qualité de cequi est rude, âpre au toucher. La rudesse de la barbe.|| Il se dit, par extens., en parlant De diverses chosesqui, par leur dureté, sont choquantes, désagréablesà voir, à entendre, à lire , etc. La rudesse de sa voix,de son style. || Rudesse, fig., Ce qu’il y a de rude dansl’esprit, dans le caractère, dans l’iiumeur, dans lesmanières d'agir de certaines gens. La rudesse de soncaractère.
RUDIMENT, s. ni. (lat. rudimentum, rudiment.)Au pluriel, Éléments, premières notions de quelquescience, de quelque art que ce soit. || Particulière-ment, Petit livre qui contient les premiers principesde la langue latine, jj Rudiment, en liist. nal., Pre-miers linéaments de la structure des organes. [J Organesréduits, dans certaines especes, à de très-petites di-mensions. Un rudiment de queue.
RUDOYER, v. a. ( lat. rudis, rude.) (Il se conjuguecomme Employer.) Traiter rudement. U ne se dit or-dinairement que Du mauvais traitement qui se fait enparoles. Il ne faut pas rudoyer les enfants. || Rudoyerun cheval, Le mener rudement, en le frappant dufouet, en le piquant de leperon, etc. || Rudoyé, ée.participe.
RUE. s. f. (lat. ruta, rue.) t. de botan. Plante li-gneuse , et d’une odeur très-forte, dont les feuillesont un goût âcre et amer, et à laquelle ou attribue di-verses propriétés médicales.
RUE. s. f. Chemin dans une ville, un village, entredes maisons ou des murailles. Enfiler une rue. On nevoit que lui par les rues. || Prov., Avoir pignon surrue, Avoir une maison à soi; et, par extens., Avoirdes biens immeubles, des héritages en propre. || Fam.,Être fou à courir les rues, Être extrêmement fou. ||Fam., Cette nouvelle court les rues, Elle est sue detout le monde. L’esprit court les rues , L’esprit estcommun, tout le monde en a. || Prov., Être vieuxcomme les rues, Être fort vieux. Il se dit Des per-sonnes et des choses. || Prov. et fig., Les rues en sontpavées, se dit en parlant De choses extrêmement com-me nés.
RUELLE, s. f. Petite rue. || Fig., La ruelle du lit,ou simplement, La ruelle, I/espaee qu’on laisse entre
TOME II.
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un des côtés du lit et la muraille. |J Fig. et fam., Cethomme passe sa vie dans les ruelles, Il est souventchez les dames, et il se plaît dans leur conversation.Celle phrase, et autres semblables, ont vieilli, et nes’emploient que par dénigrement.
RUELLER. v. a. t. d’agricult. Il n’est usité quedans cette phrase, Rueller la vigne, Y faire uneruelle, un petit chemin, en relevant d’un et d’autrecôté la terre contre les ceps.
RUER. v. a. (lat. ruere, ruer.) Jeter avec impé-tuosité. || Fam., Ruer de grands coups, Frapper degrands coups. || Fam., Ruer à tort et à travers, Frap-per de tous côtés dans une foule. Dans cette phrase,Ruer s’emploie neutral. || Il s'emploie le plus souventavec le prou. pers., et signifie, Se jeter impétueuse-ment sur quelqu’un, sur quelque chose. Il se rua surlui, et le maltraita. || Ruer , neutre, se dit D’un che-val , d’un mulet, etc., qui jette le pied ou les pieds dederrière en l’air avec force et en baissant le devant. ||Rué , ée. participe.
RUEUR, EUSE. adj. t. de manège. Qui a l'habi-tude de ruer.
RUFIEN. s. m. ( ita(. ruffiano , même signif.)Homme débauché, qui vit avec des femmes de mau-vaise vie, ou qui en procure aux libertins. Il a vieilli.
RUGINE. s. f. Instrument dont les chirurgiens seservent pour ratisser les os.
RUGINER. v. a. t. de chirur. Racler, ratisser unos avec la rugine. || Ruginé, ée. participe.
RUGIR, v. n. (lat. rugire, rugir.) Il se dit Du cridu lion, du tigre, et de plusieurs autres animaux fé-roces. || Par extens., Rugir comme un lion, se dit D’unhomme qui pousse des cris de fureur, de colère. Demême, Rugir de colère, de fureur.
RUGISSANT, ANTE. adj. Qui rugit.
RUGISSEMENT, s. m. Cri du lion, et de quelquesautres animaux féroces.
RUGOSITÉ, s. f. (lat. ruga, ride.) t. de science. IIse dit Des espèces de rides qu’on voit sur une surfaceraboteuse.
RUGUEUX, EUSE. adj. Qui a des rugosités. Ils’emploie surtout en botan.
RUILÉE. s. f. Bordure de plâtre ou de mortier quiles couvreurs mettent sur une rangée de tuiles ou d’ar-doises, pour les lier avec les murs ou avec les jouéesde lucarnes.
RUINE, s. f. (lat. ruina, ruine.) Dépérissement,destruction d’un bâtiment. Qui menace ruine, jj Battreune place en ruine, La battre avec la grosse artillerie,la bombarder, etc. Jf Fig., Battre quelqu’un en ruine,L’attaquer avec tant de force dans une discussion, dansune contestation, qu’il ne lui reste aucun moyen dese défendre. De même, Battre en ruine un système,une doctrine. || Ruine, fig., La perte du bien, desrichesses, de la fortune. Il est menacé d'une ruinetotale. || La perte de l’honneur, de la réputation , ducrédit, du pouvoir, etc. Cette aventure a causé laruine de sa réputation. j| La ruine d’un État, Sachute, son entière décadence. Cet empire est sur lepenchant de sa ruine. || Ruine, fig., Ce qui est causede la ruine de quelque chose, et particulièrementCe qui entraîne une grande dépense. C’est une ruineue cet enfant. Jj Ruines, au pluriel, signifie, Les dc-ris d’un édifice abattu, les restes d’un édifice détruit.Ilfut enseveli sous les ruines. || Ruine , en peint., enarcbitect., tant au singulier qu’au pluriel, La repré-sentation des édifices ruinés. |f Pierres de ruines, Cer-taines pierres sur lesquelles il y a naturellement desrcprèsen’ations de viei’les ruines, qui semblent avoir
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