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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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RUE

difficile à supporter, â dissimuler. || Rude, Fâcheux,dur, extrêmement sévère. Faire une rude réprimande.|| Prov. et pop., Il est rude aux pauvres gens, se ditDun homme qui traite avec dureté, avec hauteur ceuxqui ont affaire à lui. || Rude , Rigide, austère. || Rude ,Redoutable. Vous avez un rude adversaire. Danscette acception, il semploie souvent par ironie. || Fig.et fam., Cest un rude joueur, Cest un homme à quiil ne fait pas bon se jouer. || Fam., Cest un rudejouteur. On le dit au propre et au figuré.

RUDEMENT, adv. Dune manière rude. Vous yallez bien rudement. |j Fam., Aller rudement en be-sogne, Travailler vigoureusement et sans relâche. ||Fam., Il y va rudement, se dit Dun homme qui faitquelque chose avec un excès dardeur, avec vio-lence.

RUDENTÉ, EE. adj. (lat. rudens, câble.) t. dar-cliit. Il se dit Des pilastres et des colonnes dont lescannelures sont remplies, jusquau tiers de leur hau-teur, dune espèce de bâton uni ou sculpté.

RUDENTURE. s. f. t. darchit. Espèce de bâtonuni ou sculpté dont les cannelures dune colonneou dun pilastre sont remplies dans leur partie infé-rieure.

RUDÉRAL , ALE. adj. (lat. rudera , ruines.) t. debotan. Qui croit dans les décombres.

RUDESSE, s. f. (lat. rudis, rude.) Qualité de cequi est rude, âpre au toucher. La rudesse de la barbe.|| Il se dit, par extens., en parlant De diverses chosesqui, par leur dureté, sont choquantes, désagréablesà voir, à entendre, à lire , etc. La rudesse de sa voix,de son style. || Rudesse, fig., Ce quil y a de rude danslesprit, dans le caractère, dans liiumeur, dans lesmanières d'agir de certaines gens. La rudesse de soncaractère.

RUDIMENT, s. ni. (lat. rudimentum, rudiment.)Au pluriel, Éléments, premières notions de quelquescience, de quelque art que ce soit. || Particulière-ment, Petit livre qui contient les premiers principesde la langue latine, jj Rudiment, en liist. nal., Pre-miers linéaments de la structure des organes. [J Organesréduits, dans certaines especes, à de très-petites di-mensions. Un rudiment de queue.

RUDOYER, v. a. ( lat. rudis, rude.) (Il se conjuguecomme Employer.) Traiter rudement. U ne se dit or-dinairement que Du mauvais traitement qui se fait enparoles. Il ne faut pas rudoyer les enfants. || Rudoyerun cheval, Le mener rudement, en le frappant dufouet, en le piquant de leperon, etc. || Rudoyé, ée.participe.

RUE. s. f. (lat. ruta, rue.) t. de botan. Plante li-gneuse , et dune odeur très-forte, dont les feuillesont un goût âcre et amer, et à laquelle ou attribue di-verses propriétés médicales.

RUE. s. f. Chemin dans une ville, un village, entredes maisons ou des murailles. Enfiler une rue. On nevoit que lui par les rues. || Prov., Avoir pignon surrue, Avoir une maison à soi; et, par extens., Avoirdes biens immeubles, des héritages en propre. || Fam.,Être fou à courir les rues, Être extrêmement fou. ||Fam., Cette nouvelle court les rues, Elle est sue detout le monde. Lesprit court les rues , Lesprit estcommun, tout le monde en a. || Prov., Être vieuxcomme les rues, Être fort vieux. Il se dit Des per-sonnes et des choses. || Prov. et fig., Les rues en sontpavées, se dit en parlant De choses extrêmement com-me nés.

RUELLE, s. f. Petite rue. || Fig., La ruelle du lit,ou simplement, La ruelle, I/espaee quon laisse entre

TOME II.

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un des côtés du lit et la muraille. |J Fig. et fam., Cethomme passe sa vie dans les ruelles, Il est souventchez les dames, et il se plaît dans leur conversation.Celle phrase, et autres semblables, ont vieilli, et nesemploient que par dénigrement.

RUELLER. v. a. t. dagricult. Il nest usité quedans cette phrase, Rueller la vigne, Y faire uneruelle, un petit chemin, en relevant dun et dautrecôté la terre contre les ceps.

RUER. v. a. (lat. ruere, ruer.) Jeter avec impé-tuosité. || Fam., Ruer de grands coups, Frapper degrands coups. || Fam., Ruer à tort et à travers, Frap-per de tous côtés dans une foule. Dans cette phrase,Ruer semploie neutral. || Il s'emploie le plus souventavec le prou. pers., et signifie, Se jeter impétueuse-ment sur quelquun, sur quelque chose. Il se rua surlui, et le maltraita. || Ruer , neutre, se dit Dun che-val , dun mulet, etc., qui jette le pied ou les pieds dederrière en lair avec force et en baissant le devant. ||Rué , ée. participe.

RUEUR, EUSE. adj. t. de manège. Qui a l'habi-tude de ruer.

RUFIEN. s. m. ( ita(. ruffiano , même signif.)Homme débauché, qui vit avec des femmes de mau-vaise vie, ou qui en procure aux libertins. Il a vieilli.

RUGINE. s. f. Instrument dont les chirurgiens seservent pour ratisser les os.

RUGINER. v. a. t. de chirur. Racler, ratisser unos avec la rugine. || Ruginé, ée. participe.

RUGIR, v. n. (lat. rugire, rugir.) Il se dit Du cridu lion, du tigre, et de plusieurs autres animaux fé-roces. || Par extens., Rugir comme un lion, se dit Dunhomme qui pousse des cris de fureur, de colère. Demême, Rugir de colère, de fureur.

RUGISSANT, ANTE. adj. Qui rugit.

RUGISSEMENT, s. m. Cri du lion, et de quelquesautres animaux féroces.

RUGOSITÉ, s. f. (lat. ruga, ride.) t. de science. IIse dit Des espèces de rides quon voit sur une surfaceraboteuse.

RUGUEUX, EUSE. adj. Qui a des rugosités. Ilsemploie surtout en botan.

RUILÉE. s. f. Bordure de plâtre ou de mortier quiles couvreurs mettent sur une rangée de tuiles ou dar-doises, pour les lier avec les murs ou avec les jouéesde lucarnes.

RUINE, s. f. (lat. ruina, ruine.) Dépérissement,destruction dun bâtiment. Qui menace ruine, jj Battreune place en ruine, La battre avec la grosse artillerie,la bombarder, etc. Jf Fig., Battre quelquun en ruine,Lattaquer avec tant de force dans une discussion, dansune contestation, quil ne lui reste aucun moyen dese défendre. De même, Battre en ruine un système,une doctrine. || Ruine, fig., La perte du bien, desrichesses, de la fortune. Il est menacé d'une ruinetotale. || La perte de lhonneur, de la réputation , ducrédit, du pouvoir, etc. Cette aventure a causé laruine de sa réputation. j| La ruine dun État, Sachute, son entière décadence. Cet empire est sur lepenchant de sa ruine. || Ruine, fig., Ce qui est causede la ruine de quelque chose, et particulièrementCe qui entraîne une grande dépense. Cest une ruineue cet enfant. Jj Ruines, au pluriel, signifie, Les dc-ris dun édifice abattu, les restes dun édifice détruit.Ilfut enseveli sous les ruines. || Ruine , en peint., enarcbitect., tant au singulier quau pluriel, La repré-sentation des édifices ruinés. |f Pierres de ruines, Cer-taines pierres sur lesquelles il y a naturellement desrcprèsenations de vieiles ruines, qui semblent avoir

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