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droits et les intérêts du roi, qui est attaché au partidu roi. || Suhstantiv. C'est un royaliste.
ROYAUME, s. m. État gouverné par un roi. Cen-tre, cœur, extrémités du royaume. || Dans l’Ecrituresainte, Le royaume des deux, de Jésus-Christ, Leparadis. || Par exagérât, et fani., Je ne ferais pas .celapour un royaume, Je ne ferais pas cela pour quelquerécompense que ce fût. || Prov. et fig., Au royaumedes aveugles les borgnes sont rois, se dit en parlantDe gens médiocres qui se distinguent parmi des hom-mes absolument dépourvus de talents et de savoir.
ROYAUTÉ, s. f. Dignité de roi. || Il se dit aussien parlant Du roi de la fève. Il a payé sa royauté,Il a donué un repas à ceux avec qui il avait fait lesRois.
RU. s. m. (lut.rivus, ruisseau.)Canal fourni par unpetit ruisseau, ou par une saignée faite à une ri-vière.
RUADE, s. f. (lat. ruere, ruer.) Action d’un che-val, d’un mulet, etc., qui jette un pied ou les piedsde derrière en l’air, en baissant le devant. Lancer,détacher la ruade . |j Fig. et fam., Brutalité inatten-due de quelque homme grossier et emporté.
RUBACE ou RUBACELLE. s. f. (lat. ruber, rouge.)t. de joaillier. Espèce de rubis d’une couleur claire.
RUBAN, s. m. Tissu de soie, de fil, de laine, etc.,plat et mince, qui ordinairement n’a guère plus detrois ou quatre doigts de large. || Ruban, en avehit.,Ornement en forme de ruban tortillé, qu’on tailledans les baguettes et les rudentures. j| En botan.,Ruban-d’eau, Plante qui croît dans les ruisseaux,et dont les feuilles Bottantes ont quelquefois plu-sieurs pieds de longueur; ce qui lui a fait donner sonnom.
RUBANERIE. s. f. Profession du rubanier; com-merce de rubans.
RUBANIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait duruban.
RUBARBE. s. f. Voyez Rhubarbe.
RUBÉFACTION, s. f. (lat. rubefacere, rougir.)t. de médec. Inflammation, rongeur de la peau, cau-sée par des médicaments irritants.
RUBÉFIANT, ANTE. adj. t. de médec. Il se ditDes médicaments qui, appliqués sur la peau, y cau-sent de l'inflammation, de la rougeur. || Subst. aumaso. Un rubéfiant.
RUBÉFIER, v. a. t. de médec. Rendre rouge, en-flammé par l’application des rubéfiants. || Rubéfié ,ée. participe.
RUBIACÉES. s. f. pl. t. de botan. Nom d’une fa-mille de plantes qui fournissent une teinture rou-geâtre, et dont la plupart ont leurs feuilles disposéesen étoiles ou verticilles.
RUBICAN. adj. m. (lat. ruber, canus, rouge,blanc.) Il se dit De tout cheval dont la robe, et sur-tout les flancs, sont semés çà et là de poils blancs. ||Suhstantiv., Cette couleur de la robe d’un cheval.
RUBICOND, ONDE. adj. Rouge. Il ne s'emploieque dans ces locutions. Visage rubicond. Face rubi-conde . Se dit presque toujours en plaisantant.
RUBINE. s. f. t. de chimie. Certaines préparationsde métaux, dont la couleur est d'un rouge appro-chant de celui du rubis.
RUBIS, s. m. Pierre précieuse, transparente, etd’un rouge plus ou moins vif. || Rubis balais, Celuiqui est d’un rouge léger. Rubis spinclle, Celui quiest d’un rouge mêlé d’une légère teinte de jaune. ||Prov. et fig., Faire rubis sur l’ongle , se dit, parmiles buveurs, Lorsqu’on vide si bien son verre, quVn
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le penchant sur l’ongle, on ne peut faire tomberqu’une petite goutte qui ne s’écoule point e* qui pré-sente l’apparence d’une perle rouge, t .«il rubis. |jRubis, fig. et pop., Boutons ou élevures rouges quiviennent au visage, sur le nez.
RUBRICAIRE. s. m. (lat. ruhrica, rubrique.)Homme qui sait bien les rubriques de bréviaire.
RUBRIQUE, s. f. Espèce de terre rouge dont leschirurgiens se servaient autrefois pour étancher lesang, et pour faire des emplâtres siccatifs. || Sorte decraie rouge dont les charpentiers frottent la cordeavec laquelle ils marquent ce qu’il faut ôter despièces de bois qu’ils veulent équarrir. || Rubrique ,Titres qui sont dans les livres de droit civil, de droitcanon, parcequ’aulrefois on les écrivait en rouge. ||Au pluriel, Certaines règles qui sont au commence-ment du bréviaire et du missel, et qui enseignent lamanière dont il faut dire ou faire l’office diviu. [|I)emême, au pluriel, Certaines petites règles qui sontimprimées ordinairement en rouge dans le corps dubréviaire, et qui marquent ce qu’il faut dire dans lesdivers temps de l’année à chacune des heures cano-niales. || Par extens., dans les journaux, Titre, datequi indique le lieu d’où une nouvelle est venue. ||Rubrique, fig. et fam., Méthodes, règles, prati-ques anciennes. lia suivi une 'vieille rubrique, [j Ruse,détour, finesse. Il sait toutes sortes de rubriques.
RUCHE, s. f. Sorte de panier en forme de cloche,où l’on met les mouches à miel, et qui est fait ordi-nairement d’osier, de paille, etc. || Ruche de verre,ou Ruche vitrée, Boîte vitrée, en forme de pyramidetronquée, dans laquelle on met les abeilles, pour oh-server leurs travaux. || Ruche, se dit quelquefois I)upanier et des mouches qui sont dedans. || Châtrer uneruche, Enlever, avec un couteau de fer fait exprès,la cire et Je miel d’une ruche. || Prov. et fig., Il nefaut point fâcher une ruche, Il ne faut point s’attirerune ioule de petits ennemis.
RUCHER, s. m. L’endroit où sont les ruches.
RUDÀNIER, 1ÈRE. adj. (lat. rudis, rude.) Quiest rude à ceux à qui il parle. Pop., et peu usité aumaso.
RUDE. adj. des i genres. Âpre au toucher, et dontla superficie est inégale et dure. Peau rude. Barberude. || Il se dit aussi De ce qui est âpre au goût.Voilà du vin qui est rude. || Rude , signifie aussi,Raboteux; et en ce sens il se dit, au propre, Deschemins qui sont âpres et difficiles. || Il se dit pareille-ment De tout ce qui cause de la peine, de la fatigue.Il a entrepris une rude tâche. Un cairosse rude. || Cecheval est rude, Il a le train rude, fatigant. |] Rude fse dit, par extens., De plusieurs autres choses qui,par leur dureté, sont choquantes, désagréables à voir,à entendre, à lire, etc. Les manières rudes. Voixrude. Style rude. || Ce peintre a le pinceau rude, Ilpeint d’une manière dure et sans grâce. Ce barbier ala main rude , Il ne rase pas légèrement. Ce cavaliera la main bien rude, U mène durement son cheval,jj Des mœurs rudes, Des mœurs d’une simplicité gros-sière. || Rude , Violent, impétueux. Rude choc. Rudetempête. || Difficile à supporter, rigoureux. L’hiver aété rude. |{ Fig., Les temps sont rudes, se dit Destemps où l’on a beaucoup à souffrir, surtout destemps où il y a peu de travail et beaucoup de misère.|j Fig., C’est un rude coup pour lui, Cet événementest très-fâcheux pour lui. || Rude épreuve, Situationdifficile et délicate. || Rude tentation, Tentation à la-quelle il est difficile de ne pas succomber. || Ce traitest un peu rude, se dit D’un propos ou d’un procédé