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RENGAGEMENT. s. m. ( ital. gaggio, gage.) Ac-tion de se rengager.
RENGAGER, v. a. Engager de nouveau. Rengagerun domaine. || Avec le pron. pers., Se rengager dansles procès. || Rengagé, ée. participe.
RENGAINER, v. a. (lat. vagina, gaine. ) Remettre Ien gaine, dans le fourreau. Àbsol. dans le sens de Ren-gainer son épée. Il leur fallut rengainer . || Fig. etfam., Rengainer son compliment , Supprimer ou nepas achever ce qu’on avait envie de dire. [| Rengai-né, ée. participe.
RENGORGER (SE), v. pron. (lat. gurges, gouf-fre.) Il se dit Des femmes, lorsque, pour avoir meil-leure grâce, elles avancent la gorge, et retirent la tèteun peu en arrière. || Des hommes, lorsque, par unmouvement semblable, ils affectent un air de fierté. ||11 se dit également De certains animaux. Le paon serengorge quand on le regarde. || Il se dit, fig., D’unhomme qui fait l’important. Dans toutes ses accep-tions, il est familier. f| Rengorgé, ée. participe.
RENGRAISSER. v. a. (lat. crassus, gras.) Faireredevenir gras, engraisser de nouveau. |] Neutre,Redevenir gras. Depuis quil prend du lait, il a ren-graissé. |j Rengraissé , êë. participe.
RENGRÉGEMENT. s. m. Augmentation, accrois-sement. Il ne se dit que Des maux, et il est vieux.
RENGRÉGER. v. a. Augmenter, accroître. Il nese dit qu’en parlant Du mal, de la douleur. || Avecle pron. person. Son mal se rengrége . Il est vieux. ||Rengrégé , ée. participe.
RENGRÉNEMENT. s. m. (lat. crenœ, crans.)Action de rengréoer.
RENGRÉNER. v. a. t. de monnaie. Remettre sousle balancier les monnaies , les médailles qui n'ont pasbien reçu l’empreinte, ou qui exigent pour leur fa-brication plqs d’un coup de balancier, de manièreque tontes leurs parties rentrent exactement dans lecreux des coins. || Il se dit De tout ce qui a reçu uneempreinte, et qui rentre juste dans le creux de lamatrice. || Rengréné, ée. participe.
RENIARLE. adj. des 2 genres, (lat. negare, nier.)Il n’est guère usité que dans cette phrase proverbiale,Tous ■vilains cas , tous mauvais cas sont reniables ;Lorsqu’un homme a commis quelque crime, a faitquelque faute considérable, et que la honte ou lacrainte du châtiment fait qu’il le nie.
RENIEMENT ou RENlMENT. s. m. Action derenier. U n’est usité que dans cette locution, Le re-niement de saint Pierre.
RENIER, v. a. Déclarer contre la vérité qu’on neconnaît point une personne, une chose. || Renierquelquun pour son parent , pour son ami, Refuser dete reconnaître pour tel. || Renier, Désavouer unechose de fait, la nier. Renier sa patrie. || Renoncerentièrement à une chose, n’y vouloir plus avoir de part.Il a renié sa religion. || Absol., Renier sa religion.||Renier Dieu, et absol. , Renier, Jurer le nom deDieu : il se joint presque toujours avec le verbe Blas-^/*é/ner.|J Renié , ée. participe.||Prov. et par exagérât.,Il est renié de Dieu et des hommes, se dit D’un mé-chant homme en horreur au ciel et à la terre. || Unmoine renié, Un moine qui a renoncé à ses vœux età son habit. Un chrétien renié, Un homme qui a re-noncé à la religion chrétienne. Dans ces locutions,Renié prend une signification active , et se dit au lieude Qui a renié.
RENIEUR. s. m. Celui qui renie. Il a vieilli.RENIFLEMENT, s. m, ( onomatopée .) Action deRenifler.
REN
RENIFLER, v. n. Retirer, en aspirant un peufort, l’humeur ou l’air qui est dans les narines, fl Hse dit, fig. et fam., De ceux qui marquent de la ré-pugnance pour quelque chose.
RENIFLERIE. s. f. Action de renifler, U est po-pulaire.
RENIFLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui renifle.
RENNE, s. m. Quadrupède mammifère du memegenre que les cerfs, et qu’on trouve dans les pays duNord.
RENOM, s. m. (lat. nomen, nom. ) Réputation,opinion que le public a d'une personne, d’une chose.Un homme de renom. Quand Renom est employétout seul, il se prend ordinairement en bonne part.
RENOMMÉE, s. f. Renom, réputation. Noircir larenommée de quelquun. ]] En t. de palais, Rétablirquelquun en sa bonne fâme et renommée. || IVov.,Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, Ilvaut mieux avoir l’estime publique que d’être riche.|) Renommée, La voix publique qui annonce quelqueaction , quelque événement remarquable, qui répandl’éloge ou le blâme sur quelque personnage. J’ai ap-pris cette action par la renommée. |j En l. de palais,Enquête de commune renommée, Sorte d’enquête or-donnée pour constater certains faits, [j Renommée,Etre mythologique et allégorique, représenté ordi-nairement sous les traits d’une femme ailée, qui em-bouche la trompette, pour publier en tous lieux lesdivers événements. || Il s’emploie avec l’acception quiprécède dans plusieurs phrases figurées du style ora-toire et poétique. Les cent bouches, les cent voix dela renommée.
RENOMMER, v. a. Nommer, élire de nouveau.j| Nommer avec éloge. Ce héros qu’on renomme entous lieux. || Avec le pron. pers., Se renommer dequelqu’un > Se réclamer de quelqu’un, s’autoriser, seservir du nom de quelqu’un auprès d’un autre. Cetteacception a vieilli. || Renommé, ée. participe.
RENONCE, s. f. (lat. renuntiare, renoncer.)Termedont on se sert, à certains Jeux de cartes, pour ex-primer qu’on n’a point d’une certaine couleur.
RENONCEMENT, s. m. Action de renoncer. Ilne se dit que dans les sujets de morale, et particu-lièrement de morale chrétienne. Le renoncement auxhonneurs, à soi-même.
RENONCER, v. n. Se désister, se déporter de quel-que chose. Renoncer à la couronne, jj Abandonner lapossession, la prétention, le désir ou l’affection dequelque chose. Renoncer à l'empire, à une entre-prise. || Absol. La veuve a renoncé, à cause des dettes,c’est-à-dire, A renoncé à la communauté. || En stylede dévotion, Il faut renoncer à soi-même, Il faut sedépouiller de tout amour propre. j| Renoncer , à cer-tains Jeux de cartes, Mettre une carte d’une autrecouleur que celle qui est jouée. || Renoncer , v. a. Re-nier, ne vouloir plus reconnaître quelqu’un pour cequ’il est ou pour ce qu’on le croyait. j| Renoncé, ée.participe.
RENONCIATION, s. f. Acte par lequel on renonceà quelque chose.
RENONCULE, s. f. (lat. ranunculus , même signif.)Plante dont il y a un grand nombre d’espèces, lesunes cultivées, les autres venant sans culture daus lesbois, les marais , etc.
RENOUÉE, s. f. (lat, renodare, renouer.) t.de bo-tanique. Plante dont les tiges ont beaucoup de nœuds.
RENOUEMENT ou RENOÜMENT. s. m. Réta-blissement, renouvellement. Il a vieilli.
RENOUER, v. a. Nouer une chose dénouée.j| Sin*-