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REFROIDISSEMENT, s. m. Diminution de cha-leur. Refroidissement de l'air, de l’âge. || Fig. La di-minution dans l’amour, dans l’amitié, dans les pas-sions. [| Refroidissement, Indisposition causée parun froid subit, dans un moment où l’on avait chaud,où l’on transpirait. || Particulièrement, Maladie ducheval, provenant du passage subit d’une action viveet forcée, aune action lente et tardive, ou à un reposentier dans un temps froid; ou bien de la trop grandefraîcheur d’une boisson prise au moment où le chevalavait chaud.
REFUGE, s. ni. (lat. refugium, refuge.) Asile,lieu où l’on se sauve pour être en sûreté. || Maisonde rejuge , ou simplement, Refuge. Nom de certainesmaisons d’asile pour les indigents, et de correctionpour les femmes qu’on veut retirer du désordre. ||Refuge, se dit fig. Des personnes dont on attend,dont on implore la protection, le secours. IL est lerefuge des misérables. C’est mon unique refuge. [|Des choses. Vous avez contre lui le refuge de la loi.
I| Fig., Des prétextes, des raisons apparentes souslesquelles l’erreur ou la mauvaise foi cherche à semettre à couvert. Quel misérable refuge que ce pré-texte.
RÉFUGIER (SE), v. pron. Se retirer en quelquelieu ou auprès de quelqu’un pour être en sûreté. Ils’est réfugié dans une église. || Fig. lise réfugie dansdes subtilités, pour échapper à la vérité qui le presse.
|| Réfugié, ée. participe. |[ Subst. C’est un réjugié, ]|Absol., Les réfugiés, Les calvinistes que la révoca-tion de l’édit de Nantes fit sortir de France. || Adj.,Style réfugié, Le style des écrivains protestants qui,étant sortis du royaume, ont igno: é les changementsintroduits par l’usage dans la langue française.
REFUIR. v. n. (lat. refugio , même signif.) t. devénerie. Se dit Du cerf ou autre animal qui, lorsqu’ilest poursuivi, revient sur ses pas, afin de donner lechange.
REFUITE. s. f. t. de vénerie. L’endroit où unebêle a coutume de passer lorsqu’on la chasse. || Rusesd’une bête qu’on chasse. Un cerf qui use de rejuites.|| Fig., Retardements affectés d’une personne qui neveut point terminer une affaire. Peu usité en ce sens.
REFUS, s. m. (lat. rccuso , je refuse.) Actionde refuser. Essuyer des refus. || Avoir une choseau refus de quelqu’un , Ne l’avoir qu’après qu’unautre l’a refusée ; et, Faire une chose au refus dequelqu’un , La faire après qu'un autre a refusé des’en charger. || Fam., Cela n est pas de refus, J’ac-cepte volontiers ce que vous m’offrez. || Refus, Cequ’un autre a refusé. Je ne veux point au refus d'unautre. || En t. de chasse, Un cerf de refus, Un cerfde trois ans. |j Enfoncer un pieu jusqu’à refus demouton , Jusqu’à ce que le mouton ne puisse l’en-foncer davantage.
REFUSER, v. a. Rejeter une offre, ne pas accepterce qui est offert. Refuser des conditions avantageu-ses. || Absol. et prov., Tel refuse, qui apres muse,ou, Qui refuse, muse, Souvent on se repent d'avoirrefusé ce qui était offert. [| Refuser , Rejeter une de-mande, ne vouloir pas faire ce qui est prescrit. Onlui a refusé la grâce qu’il demandait. Refuser obéis-sance. || Absol., dans la meme acception. Il refusesi poliment, qu’on ne peut en être offensé. || Refuserla porte à quelqu’un , Ne pas lui permettre l’entréede quelque lieu, de quelque maison, etc. || En t. demanège, Ce cheval refuse, U ne peut pas ou ne veutpas obéir. || En t. de marine. Le vent refuse, Levent devient contraire. || Refuser, se dit quelquefois
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lies personnes auxquelles on refuse, ou dont on nemit pas. Cet homme refuse ses meilleurs amis. || Re-fuser une file en mariage, Ne pas vouloir donner safille en mariage à quelqu’un qui la demande. Il se ditaussi De celui qui ne veut pas épouser une hile quilui est offerte en mariage, j] Refuser , fig., ne pasdonner. La nature lui a refusé la beauté. Je ne puisrefuser mon admiration à une telle conduite. || Re-fuser , s’emploie avec le pron. pers., régime indi-rect ou direct. Se refuser (Refuser à soi) une chose,S’en priver, ne pas se la permettre. Il ne se refuserien, quand il est question de nuire. Se refuser(Refuser soi) à une chose, Ne pas vouloir la faire.Il se refuse à travailler. Ne pas s’y livrer, ne pass’y rendre, y résister. Il est impossible de se refuserà l’évidence de ses preuves. |J Le temps se rejïise àcela, les circonstances s’y refusent, Le temps, lescirconstances ne le permettent pas. Ma fortune serefuse à une si grande dépense . || Refuser, se diten t. de tactique. L’ennemi refusait sa droite, L’en-nemi évitait d’engager sa droite. || Refusé, ée. par-*ticipe.
RÉFUSION, s. f. (lat. refundo, reverser.) t. d’an-cienne pratique. Il 11e s’employait que dans cettephrase, Réfusion de dépens, Action de rembourserles frais d’un défaut faute de comparoir, afin d’y êtrereçu opposant.
* Réfutable, adj. des 2 genres. ( lat. refuto, réfuter.)Qui peut être réfuté.
RÉFUTATION, s. f. Discours ou écrit par lequelon réfute. j| Fig., Sa conduite est la meilleure réfu-tation de cette calomnie, Sa conduite suffit pourmontrer la fausseté de cette calomnie. [| Réfutation,absol., en rbélor., La partie du discours par laquelleon répond aux objections. .
RÉFUTER, v. a. Combattre, détruire par des rai-sons solides ce qu’un autre a avancé, prouver quece qu’un adversaire a dit est mal fondé ou n’est pasvrai. || Réfuter un livre, Combattre ce qui a étéavancé dans un livre. || Réfuté, ée. participe.
REGAGNER, v. a. (al \gewinnen, gagner.) Gagnerce qu’on avait perdu. Regagner son argent. || Fig. Re-gagner les bonnes grâces de quelqu’un. j| En t. deguerre, Regagner un ouvrage de fortification , Le re-prendre sur l’ennemi. || Regagner du terrain, Repous-ser l’ennemi, après avoir été forcé par lui de reculer.Regagner le dessus, Reprendre le dessus; et, Re-gagner l’avantage, Recouvrer l’avantage qu’on avaitperdu. || En t. de marine, Regagner le dessus duvent, Reprendre l’avantage du vent. || Fig. et fam.,Regagner le dessus du vent. Rétablir ses affaires.|j Regagner, Rejoindre. Ils regagnèrent le corpsd’armée. || Regagné, ée. participe.
REGAIN, s. m. Herbe qui revient dans les présaprès qu’ils ont été fauchés. || Fig. et fam., La fraî-cheur et l’embonpoint qui viennent quelquefois auxfemmes, après qu’elles ont passé leur temps critique.Dans le même sens, Un regain de jeunesse.
RÉGAL, s. m. ( lat. regalis , de roi.) Festin, grandrepas. || Fig. et fam., C’est un régal pour moi , sedit D’un mets que l’on aime beaucoup.
RÉGALADE, s. f. Manière de boire en portant latète en arrière, et en versant la boisson dans la bou-che, sans que le vase touche les lèvres. || Feu vif etclair qu’on allume pour réchauffer promptement despersonnes qui arrivent. Famil. dans les deux accep-tions.,
RÉGALANT, ANTE. adj. Amusant, divertissant.Il est familier et ne s’emploie guère qu’avec la néga