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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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1ŒF

REFROIDISSEMENT, s. m. Diminution de cha-leur. Refroidissement de l'air, de lâge. || Fig. La di-minution dans lamour, dans lamitié, dans les pas-sions. [| Refroidissement, Indisposition causée parun froid subit, dans un moment lon avait chaud, lon transpirait. || Particulièrement, Maladie ducheval, provenant du passage subit dune action viveet forcée, aune action lente et tardive, ou à un reposentier dans un temps froid; ou bien de la trop grandefraîcheur dune boisson prise au moment le chevalavait chaud.

REFUGE, s. ni. (lat. refugium, refuge.) Asile,lieu lon se sauve pour être en sûreté. || Maisonde rejuge , ou simplement, Refuge. Nom de certainesmaisons dasile pour les indigents, et de correctionpour les femmes quon veut retirer du désordre. ||Refuge, se dit fig. Des personnes dont on attend,dont on implore la protection, le secours. IL est lerefuge des misérables. Cest mon unique refuge. [|Des choses. Vous avez contre lui le refuge de la loi.

I| Fig., Des prétextes, des raisons apparentes souslesquelles lerreur ou la mauvaise foi cherche à semettre à couvert. Quel misérable refuge que ce pré-texte.

RÉFUGIER (SE), v. pron. Se retirer en quelquelieu ou auprès de quelquun pour être en sûreté. Ilsest réfugié dans une église. || Fig. lise réfugie dansdes subtilités, pour échapper à la vérité qui le presse.

|| Réfugié, ée. participe. |[ Subst. Cest un réjugié, ]|Absol., Les réfugiés, Les calvinistes que la révoca-tion de lédit de Nantes fit sortir de France. || Adj.,Style réfugié, Le style des écrivains protestants qui,étant sortis du royaume, ont igno: é les changementsintroduits par lusage dans la langue française.

REFUIR. v. n. (lat. refugio , même signif.) t. devénerie. Se dit Du cerf ou autre animal qui, lorsquilest poursuivi, revient sur ses pas, afin de donner lechange.

REFUITE. s. f. t. de vénerie. Lendroit unebêle a coutume de passer lorsquon la chasse. || Rusesdune bête quon chasse. Un cerf qui use de rejuites.|| Fig., Retardements affectés dune personne qui neveut point terminer une affaire. Peu usité en ce sens.

REFUS, s. m. (lat. rccuso , je refuse.) Actionde refuser. Essuyer des refus. || Avoir une choseau refus de quelquun , Ne lavoir quaprès quunautre la refusée ; et, Faire une chose au refus dequelquun , La faire après qu'un autre a refusé desen charger. || Fam., Cela n est pas de refus, Jac-cepte volontiers ce que vous moffrez. || Refus, Cequun autre a refusé. Je ne veux point au refus d'unautre. || En t. de chasse, Un cerf de refus, Un cerfde trois ans. |j Enfoncer un pieu jusquà refus demouton , Jusquà ce que le mouton ne puisse len-foncer davantage.

REFUSER, v. a. Rejeter une offre, ne pas accepterce qui est offert. Refuser des conditions avantageu-ses. || Absol. et prov., Tel refuse, qui apres muse,ou, Qui refuse, muse, Souvent on se repent d'avoirrefusé ce qui était offert. [| Refuser , Rejeter une de-mande, ne vouloir pas faire ce qui est prescrit. Onlui a refusé la grâce quil demandait. Refuser obéis-sance. || Absol., dans la meme acception. Il refusesi poliment, quon ne peut en être offensé. || Refuserla porte à quelquun , Ne pas lui permettre lentréede quelque lieu, de quelque maison, etc. || En t. demanège, Ce cheval refuse, U ne peut pas ou ne veutpas obéir. || En t. de marine. Le vent refuse, Levent devient contraire. || Refuser, se dit quelquefois

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lies personnes auxquelles on refuse, ou dont on nemit pas. Cet homme refuse ses meilleurs amis. || Re-fuser une file en mariage, Ne pas vouloir donner safille en mariage à quelquun qui la demande. Il se ditaussi De celui qui ne veut pas épouser une hile quilui est offerte en mariage, j] Refuser , fig., ne pasdonner. La nature lui a refusé la beauté. Je ne puisrefuser mon admiration à une telle conduite. || Re-fuser , semploie avec le pron. pers., régime indi-rect ou direct. Se refuser (Refuser à soi) une chose,Sen priver, ne pas se la permettre. Il ne se refuserien, quand il est question de nuire. Se refuser(Refuser soi) à une chose, Ne pas vouloir la faire.Il se refuse à travailler. Ne pas sy livrer, ne passy rendre, y résister. Il est impossible de se refuserà lévidence de ses preuves. |J Le temps se rejïise àcela, les circonstances sy refusent, Le temps, lescirconstances ne le permettent pas. Ma fortune serefuse à une si grande dépense . || Refuser, se diten t. de tactique. Lennemi refusait sa droite, Len-nemi évitait dengager sa droite. || Refusé, ée. par-*ticipe.

RÉFUSION, s. f. (lat. refundo, reverser.) t. dan-cienne pratique. Il 11e semployait que dans cettephrase, Réfusion de dépens, Action de rembourserles frais dun défaut faute de comparoir, afin dy êtrereçu opposant.

* Réfutable, adj. des 2 genres. ( lat. refuto, réfuter.)Qui peut être réfuté.

RÉFUTATION, s. f. Discours ou écrit par lequelon réfute. j| Fig., Sa conduite est la meilleure réfu-tation de cette calomnie, Sa conduite suffit pourmontrer la fausseté de cette calomnie. [| Réfutation,absol., en rbélor., La partie du discours par laquelleon répond aux objections. .

RÉFUTER, v. a. Combattre, détruire par des rai-sons solides ce quun autre a avancé, prouver quece quun adversaire a dit est mal fondé ou nest pasvrai. || Réfuter un livre, Combattre ce qui a étéavancé dans un livre. || Réfuté, ée. participe.

REGAGNER, v. a. (al \gewinnen, gagner.) Gagnerce quon avait perdu. Regagner son argent. || Fig. Re-gagner les bonnes grâces de quelquun. j| En t. deguerre, Regagner un ouvrage de fortification , Le re-prendre sur lennemi. || Regagner du terrain, Repous-ser lennemi, après avoir été forcé par lui de reculer.Regagner le dessus, Reprendre le dessus; et, Re-gagner lavantage, Recouvrer lavantage quon avaitperdu. || En t. de marine, Regagner le dessus duvent, Reprendre lavantage du vent. || Fig. et fam.,Regagner le dessus du vent. Rétablir ses affaires.|j Regagner, Rejoindre. Ils regagnèrent le corpsdarmée. || Regagné, ée. participe.

REGAIN, s. m. Herbe qui revient dans les présaprès quils ont été fauchés. || Fig. et fam., La fraî-cheur et lembonpoint qui viennent quelquefois auxfemmes, après quelles ont passé leur temps critique.Dans le même sens, Un regain de jeunesse.

RÉGAL, s. m. ( lat. regalis , de roi.) Festin, grandrepas. || Fig. et fam., Cest un régal pour moi , sedit Dun mets que lon aime beaucoup.

RÉGALADE, s. f. Manière de boire en portant latète en arrière, et en versant la boisson dans la bou-che, sans que le vase touche les lèvres. || Feu vif etclair quon allume pour réchauffer promptement despersonnes qui arrivent. Famil. dans les deux accep-tions.,

RÉGALANT, ANTE. adj. Amusant, divertissant.Il est familier et ne semploie guère quavec la néga