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RAPIDE, adj. des ?. genres, (lat. rapidus, rapide.)Se dit D’un mouvement extrêmement vite, et De toutce qui se meut avec vitesse. Le cours rapide d'un fleuve.Le vol rapide des aigles. || Fig., se dit Des choses quise fout avec une grande célérité. Expédition rapide.Progrès rapides. J'ai jeté un coup d’œil rapide sur cetouvrage. \\ Style, rapide, Style où les idées, les mou-vements se succèdent sans interruption. Na. ration ra-pide, Narration où les faits se pressent. Éloquencerapide, Éloquence animée, qui entraîne l'auditeur oule lecteur. || Comme subst. inasc. en t. de navigation,Courant rapide.
RAPIDEMENT, adv. Avec rapidité, d'une manièrerapide.
RAPIDITÉ, s. f. Célérité, grande vitesse. || Fig. Lafacilité de son expression obéit à peine à la rapiditéde sa pensée. La rapidité de son éloquence entraîna
l*auditoire .
RAPIÉCER, v. a. Mettre des pièces à du linge, àdes Humbles. || Rapiécé, ér. participe.
RAPIÉCETAGE. s. m. L’action de rapiéceter ; Leschoses rapiécelées.
RAPIÉCETER. v. a. Mettre pièces sur pièces,mettre beaucoup de petites pièces à quelque chose,pour le raccommoder. j| Rapiéceté, ée. participe.
RAPIÈRE, s. f. Vieille et longue épée. [| Il se ditsimplement d’Une épée, pour jeter quelque ridiculesur celui qui la porte.
RAPINE, s. f. (lat. rapina, rapine.) Action de ravirquelque chose par violence. C'est un animal né pourla rapine. || Ce qui est ravi par violence. Un oiseauqui vit de rapine. |J En parlant Des hommes , Pillage,volene, larcin, concussion. Cet homme s’est enrichipar ses rapines.
RAPINER. v. n. Prendre injustement, en abusantdes fonctions dont on est chargé. Activ. Il rapine tou-jours quelque chose. Fam. || Rapine, ée. participe.
*Ràpineur. s. m. Fripon. Fam.
R APPAREILLER, v. a. (lat. parilis, pareil.) Re-joindre à une chose une ou plusieurs choses pareilles.|j Rappareii.i.é, ée. participe.
RAPPARIER, v. a. ( lat. par, paire.) Rejoindre àune chose une autre chose qui refasse la paire. || Enparlant Des animaux domestiques qu’on a par paires.Je voudrais rapparier ce pigeon, dont j’ai perdu lafemelle. |] Rapparié, ée. participe.
RAPPEL, s. m. ( lat. appello, j’appelle.) Action parlaquelle on rappelle. Cet ambassadeur a obtenu sonrappel. |] Principalement en parlant De ceux qui ontété disgraciés ou exilés. Jprès son rappel à la cour.|| Rappel de ban, Lettres du prince, par lesquelles ilrappelait quelqu’un du bannissement. || Dans les as-semblées politiques, Rappel à l'ordre, Action de rap-peler à l’ordre l’orateur qui s’en est écarté. De.mand-rla parole pour un rappel au règlement. Pour réclamercontre une violation du règlement. || En t. de droit,Rappel à succession, Disposition qui appelle à unesuccession des parents qui en étaient naturellementexclus. || En t. d’art militaire, Manière de battre letambour pour rassembler une troupe, pour faire re-venir les soldats au drapeau. || En t. d administr. et decomptabilité, se dit Lorsqu’on accorde et que l’onpaye à quelqu’un une portion d’appointements restéeen suspens, ou Lorsque, après avoir payé une sommeà quelqu’un, il y a lieu, d’après une décision ouvérification ultérieure, de lui payer quelque chose deplus. || En peinture, Rappel de lumière, Artilice quiconsiste à proportionner la lumière dont les diversobjets d’un tableau sont éclairés, au degré d’impor-
RAP
tance qu’ils doivent avoir dans l’ensemble de la com-position.
RAPPELER, v. a. Appeler de nouveau. |] Ordinai-rement, Faire revenir une personne qui s’en va, en-core qu’on ne fait point déjà appelée. || Fig., Mesaffaires me rappellent à la ville, Mes affaires m’obli-geut d’y retourner. || Fig., Rappeler quelqu'un à lavie, Le faire revenir à la vie. || Fig. et en style reli-gieux, Dieu l'a rappelé à lui, Il est mort. || Fig., Rap-peler quelqu’un à son devoir, Le faire rentrer dans sondevoir. || Fig., Rappeler ses esprits, ses sens, son cou-rage, Reprendre ses esprits, ses sens, son courage.|| Dans les assemblées politiques, Rappeler quelqu’unà l’ordre, Le réprimander, pour s’ètre écarté du bonordre, des bienséances. || En t. de droit, Le testateura rappelé un de ses parents à sa succession, Par sontestament, il a ordonné que ce parent aurait part àsa succession. || Rappeler, signifie encore, Faire re-venir quelqu’un d’un lieu où on l’avait envoyé poury exercer certaines fonctions. Rappeler un ambassa-deur. Les malversations de ce commissaire sont causequ’on l’a rappelé. || Faire revenir ceux qui ont été dis-graciés , chassés ou exilés. Ilfut rappelé à la cour. Il aété rappelé d'exil. || Rappeler, fig., Faire revenir dansla mémoire. Rappeler le temps passé. Se rappeler quel-que chose. Rappelez-moi à son souvenir. Je me rappelleavec attendrissement le séjour de mon enfance. Il ne.saurait rappeler ses idées. Je me rappelle, qu’il m’aconté cette histoire. || Il avait oublié cette affaire, jelui en ai rappelé la mémoire. Rappelez-lui le souvenirde notre ancienne amitié. || Rappeler sa mémoire, Ta-cher de se ressouvenir. |] En peinture, Rappeler lalumière. Voyez Rappel de lumière. || Rappeler , en par-lant Du service de l’infanterie, signifie, Battre letambour d’une certaine manière, pour rassembler unetroupe, ou pour rendre honneur à certaines personnes.|| Rappelé , ée. participe.
RAPPORT, s. m. (lat. reporto, je rapporte.) Re-venu, ce que produit une chose. Ce champ est d’unbon rapport. Cette terre est de meilleur rapport quel’autre. || Être en rapport, en plein rapport, se ditD’une propriété qui est parvenue à l’époque de sonproduit. N’étrc pas encore en rapport, se dit de Ce quine produit pas encore tout ce qu’on peut en tirer par lasuite. |J Fam., Cette place est d’un bon rapport, Lesprofits, les émoluments de cette place sont considé-rables. || Récit, témoignage. Il fait un fidèle rapportde ce qu’il a vu. Rapport inexact. Le fait est vrai, sij’en crois au rapport de mes yeux et de mes oreilles.jIu rapport de tel chroniqueur. || Compte qu’on rendà quelqu’un de quelque chose dont on est chargé. Jene manquerai pas d’en faire rapport à la compagnie.Rapport d'un officier de police. Rapport au roi. || I nt. de vénerie, Faire le rapport, Rendre compte de laquête qu’on a faite, et du lieu où est la bete qu’on adétournée. ||Rapport, Récits qu’on fait, par indiscré-tion ou par malignité, de certaines choses qu’on a vufaire ou entendu dire. Il ne faut quelquefois qu’unfaux rapport pour brouiller deux amis. || L’exposition,le récit qu’un juge fait d’un procès devant les autre*juges du meme tribunal. || L’exposé dans lequel onrend compte d’un travail, d’un examen particulierfaits par un comité, par une commission. Faire unrapport sur des pétitions. Le rapport de la eom-commission lui fat très-favorable. |] Témoignage querendent, par ordre de justice ou autrement, lesmédecins, les chirurgiens, ou les experts en quel-que sorte d’art que ce soit. || Rapport, Conve-nance, conformité, analogie. La langue italienne a