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ou un office est conféré à quelqu’un. Il n avait pasencore ses provisions. Faire enregistrer ses provisions.Dans la même acception, l’on dit, Des lettres de provi-sion, au singuUer.j] Il s’emploie aussi ausing., en par-lant Des bénéfices, et signifie, l/acte du supérieurqui a donné le titre. La provision est nulle et vi-ciêuse. || Par provision. loc. adv. Provisoirement, enattendant et préalablement. || f] sVmploiedans le lan-gage familier et par plaisanterie. Comme nous ne dî-nerons qu’à six heures, je vais par provision déjeunerun peu.
PROVISIONNEL, ELLE. adj. Qui se fait par pro-vision, en attendant ce qui sera réglé définitivement.
PROVISIONNELLEMENT. adv. Par provision.
PROVISOIRE, adj. des 2 genres, t. de procéd. Il sedit D’un jugement rendu par provision. Jugement pro-visoire. || Mainlevée provisoire , Mainlevée qui a étéordonnée en jugement par provision. || Matière pro-visoire, Ce qui requiert célérité. On dit dans un sensanalogue, Demande provisoire. || Exécution provisoire,Celle qui a lieu nonobstant l’appel du jugement. )|Provisoire, dans le langage ordinaire, signifie, Quise fait en attendant une autre chose, préalablement àune autre chose. Nous avons fait un arrangement pro-visoire. || Il s’emploie substanliv. dans ses deux ac-ceptions.
PROVISOIREMENT, adv. Par provision. Il estparticulièrement d’usage en t. de palais. || Dans le lan-gage fam., En attendant. Ou arrange mon apparte-ment , et provisoirement je loge dans ce cabinet.
PROVISORAT. s. m. Dignité, qualité de proviseur.|| La durée des fonctions d’im proviseur.
PROVISORERIE. s. f. Office, emploi de proviseur.En parlant Des proviseurs actuels, on dit, Provi-sorat.
PROVOCATEUR, TR ICE. snbsl. (lat. provo -care, provoquer.) Qui provoque. C’est lui qui a étéle provocateur. S’emploie quelquefois adject., Agentprovocateur .
PROVOCATION, s. f. Action de provoquer.
PROVOQUER, v. a. Inciter, exciter. On l’avaitprovoqué à se battre. || Provoquer le sommeil, Faciliterle sommeil, faire dormir; et, Provoquer le vomisse-ment, Exciter à vomir. || Provoqué, ée. participe.
PROXÉNÈTE, s. m. (grec proxénètes, courtier.)Courtier, celui qui négocie un marché. Il ne s’emploieguère aujourd’hui qu’eu mauvaise part, et s’appliqueAux entremetteurs de marchés honteux entre lesdeux sexes. U n’est point usité dans le langage com-mercial.
PROXIMITÉ, s. f. (lat .proximitas, voisinage.) Voi-sinage d’une chose à l’égard d’une autre. Avoir unechose à proximité. |j Proximité, La parenté qui estentre deux personnes. Il y a proximité de sang entreeux.
PRUDE, adj. des 2 genres, (lat .prudens, sage.) Quiaffecte un air de sagesse, une circonspection excessivedans tout ce qui touche à la pudeur et à la bienséance..Dans un sens analogue, Air, mine prude. Il se dit or-dinairement Des femmes. || Il est subst. ; mais alors on11e le dit jamais que Des femmes. C’est une prude .
PRUDEMMENT, adv. Avec prudence.
PRUDENCE, s. f. Vertu qui fait apercevoir etéviter les dangers et les fautes, qui fait connaître etpratiquer ce qui est convenable dans la conduite dela vie. Une prudence consommée. Je m’en remets à•votre prudence. || Dans le style de l’Ecriture sainte,Prudence mondaine, de la chair, du siècle, L’habi-leté dans la conduite, lorsqu’elle ne regarde que les
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choses du monde, et qu’elle n’a point de rapport àcelles du ciel; par opposition à Prudence chrétienne,Celle qui nous apprend à discerner ce qui conduit àDieu de ce qui en éloigne, et nous fait préférer l’un àl’autre. || Prov., Avoir la prudence du serpent, Êtrefort prudent.
PRUDENT, ENTE. adj. Qui a de la prudence, quiest doué de prudence. || U se dit De la conduite dansles affaires du monde, et des choses qui y ont rapport.Il fit une retraite fort prudente.
PRUDERIE, s. f. Affectation de paraître sage, cir-conspection excessive sur des choses frivoles qui sem-blent regarder la pudeur et la bienséance. Il ne se ditqu’en parlant Des femmes.
PRUD’HOMIE, s. f. (lat. —homo, homme.) Pro-bité, sagesse dans la conduite. Vieux.
PRUD’HOMME, s. m. Vieux mot qui signifiaitautrefois, Un homme sage, un homme d’honneur etde probité. On 11e s’en sert plus que pour désigner Unhomme expert et versé dans la connaissance de cer-taines choses. || Il se dit particulièrement, dans lesports et les villes de la Méditerranée, de Pêcheurs éluspar les gens de leur profession, pour connaître descontraventions et des contestations relatives à la pêchemaritime.
PRUNE, s. f. (lat. prunum, prune.) Fruit à noyaudont la chair est couverte d’une peau lisse et fleurie,et dont il y a diverses espèces. Prune de damas, dereine - Claude, de Monsieur, de mirabelle. || Pour desprunes, loc. adv. et prov. Pour peu de chose, pourrien. On ne l’emploie guère qu’avec la négative oudans une iuterrogaiion qui vaut une négative. Ils nesont pas là pour des prunes. Locut. popul.
PRUNEAU, s. m. Prune séchée au four ou ausoleil.
PRUNELAIE. s. f. Lieu planté de pruniers.
*Prunelée. s. f. Confiture grossière de prunes.
PRUNELLE, s. f. Sorte de petite prune sauvage,dont le suc desséché entre dans quelques préparationspharmaceutiques. || Fig. et fam., Du jus de prunelle,Du vin fort mauvais et fort âpre.
PRUNELLE, s. f. L’ouverture qui paraît noire dansle milieu de l’œil, et par laquelle les rayons passentpour peindre les objets sur la réline. |] Prov., Jouer deta prunelle, Jeter des œillades, faire quelques signesdes yeux. Il se dit ordinairement en parlant Des signesqu’un homme et une femme se font l’un à l’autre,quand ils sont d’intelligence. ||Prov/, Conserver quel-que chose comme la prunelle de ses yeux, La conserversoigneusement, précieusement.
PRUNELLE, s. f. Espèce d’étoffe de laine.
PRUNELLIER, s. m. Prunier sauvage, arbrisseauépineux qui porte les prunelles.
PRUNIER, s. m. Arbre qui porte des prunes.
PRURIGINEUX, EUSE. adj. (lat. prurigo, dé-mangeaison.) t. de médec. Qui cause de la déman-geaison.
* Prurigo, s. rn. Démangeaison.
PRURIT, s. 111. t. de médec. Démangeaison vive. ||Particulièrement, Démangeaison ou chatouillementagréable.
*Prussiatk. s. m. Nom générique des sels formés parla combinaison de l’acide prussique avec les différentesbases.
PRUSSIQUE. adj. m. t. de chimie. Il se dit D’unacide qu’on oblient de différentes substances animalesou végétales, et qui, combiné avec le fer, donne lebleu de Prusse.
PRYTANE. s. m. (lat. prytanès, même signif.) t.