PRO PRO 38.1
Celui qui est nommé pour gérer les affaires d’unmineur domicilié en France et ayant des biens dansles colonies; et Celui qui, sans avoir été nommétuteur, est néanmoins fondé à gérer et administrerles affaires d’un mineur.
PROU. adv. ( lat. probe, beaucoup.) Assez, beau-coup. Il est vieux, et ne s’emploie que dans ces locu-tions familières ; Peu ou prou. Ni peu ni prou.
PROUE, s. f. (lat. prora, proue.) La partie del’avant d’un navire.
PROUESSE, s. f. (lat. probas , preux.) Action depreux, acte de valeur. En ce sens, il est vieux , etne se dit que par plaisanterie. || Fig. et par plaisan-terie, Certains excès, surtout excès de débauche.Il a fait de grandes prouesses. |j Ironiq., Voilà unebelle prouesse, se dit en parlant De quelque actionridicule, ou blâmable.
PROUVER, v. a. (lat. probare , prouver.) Établirla vérité de quelque chose par un raisonnement con-vaincant, ou par un témoignage incontestable, ou pardes pièces justificatives. Prouver un fait. [J Prouver,par extension, Montrer, marquer, donner lieu deconnaître. Cette réponse prouve beaucoup de présenced’esprit. |j Prouvé, ée. participe.
PROVÉDITEUR. s. m. Nom que les Vénitiensdonnaient à certains officiers publics qui avaient lecommandement d’une flotte, ou d’une province, oud’une place de guerre, ou qui étaient chargés de quel-que inspection particulière.
PROVENANCE, s. f. (Ut. provenire, provenir.)I. de commerce et de douanes. Il se dit de Tout cequi provient d’un pays, de tout ce qui est transportéd’un pays dans un autre ; et il s’emploie surtout aupluriel.
PROVENANT, ANTE. adj. Qui provient.PROVENDE, s. f. Provision de vivres. Fam. etpeu usité. 1| En économie rurale, Mélange de pois,d’avoine, ae vesce, etc., qu’on donne aux brebis etaux moutons.
PROVENIR, v. n. Procéder, venir, dériver, résul-ter. Cette maladie provenait d’un amas d’humeurs.J^es biens (jui proviennent de la succession, jj Provenu,ue. participe.
PROVERBE, s. m. (lat. proverbium, proverbe.)Espèce de sentence, de maxime exprimée en peu demots, et devenue commune et vulgaire. Cela a faitproverbe dans l’instant. Cela a passe en proverbe. ]|Proverbes de Salomon, Les sentences, les parabolesde Salomon, contenues dans le livre qui porte le titrede Proverbes, jj Proverbe, Espèce de petite comédiequi se joue en société, et qui renferme le sens d’unproverbe qu’on donne à deviner.
PROVERBIAL, ALE. adj. Qui tient du proverbe.PROVERBIALEMENT, adv. D’une manière pro-verbiale.
PROVIDENCE, s. f. ( lat. providentia, prox idenee.)La suprême sagesse par laquelle Dieu conduit touteschoses. C’est un coup de la Providence, jj Fig. etfam., Être la providence de quelqu'un, Contribuerbeaucoup à sa fortune ou à son bonheur, songer pourlui à tout ce qui peut lui être utile ou agréable. Cetauteur est la providence des libraires.
* Providentiel, le. adj. De la Providence.PROVIGNEMENT. s. m. (lat. pro, au lieu de,vinea, vigne.) t. d'agricult. Action de provigner.
PROVIGNER. v. a. t. d’agricult. Coucher en terreles jeunes pousses d’un cep de vigne, après y avoirfait une entaille, afin qu’elles prennent racine, etqu’il s’en forme d’autres ccps. || Il se dit, par extens.,TOME II.
en parlant De plusieurs autres genres de plantes. j|Neutre, Multiplier, jj Provioné, ée. participe.
PROVIN. s. m. t. d’agricult. Rejeton d’un cep devigne provigné.
PROVINCE, s. f. (lat. provincia, province.) Eten-due de pays qui fait partie d’un État, et qui com-prend plusieurs villes, bourgs, villages, etc., pourl’ordinaire sous un même gouvernement. || Il se dit,par extens., Des habitants mêmes d’une prowneo.Cette province était surchargée d’impôts, jj Les Provin-ces-Unies , Les sept provinces qui composaient larépublique de Hollande, jj Province , en parlant Dela France, se dit, au singulier, Des provinces, desdépartements en général ou dans un sens indéter-miné, et presque toujours par opposition à La capi-tale ou à La cour. Homme de province. Il n’aimepas la vie de province. [[ Il se dit aussi Des habitantsdes provinces en général. Toute la province en parle.jj II a encore un air de province , se dit D’un hommevenu depuis peu de sa province, et qui n’a pas en-core pris les manières des habitants de la capitale.On dit dans le même sens: Accent de province. Celasent la province. || Dans l’ancienne circonscriptionecclesiastique de la France, Province ecclésiastique,L’étendue de la juridiction d’une métropole. En cesens, on disait plus ordinairement, Province , ahsol.La province de Lyon, jj Province, parmi les religieux,Certain nombre de monastères soumis à la directiond’un même supérieur, appelé Provincial. ]| Province,en t. d’hist. romaine, Pays conquis hors de l’Italie,assujetti aux lois romaines et administré par un gou-verneur romain.
PROVINCIAL, ALE. adj. Qui appartient à une pro-vince, qui concerne une province. Assemblée, provin-ciale. || Il se dit souvent De l’air, des manières, dulangage, etc., des personnes de province, par opposi-tion À Pair, aux manières, etc., des habitants de lacapitale. Manières provinciales, accent provincial. [|Subst., en parlant Des personnes; il se dit presquetoujours par une espèce de dénigrement, par moquerie.C’est un provincial, jj Provincial, parmi les reli-gieux , Le supérieur général qui a inspection surtoutes les maisons d’une province de son ordre.
PROVINCIALAT. s. m. Dignité de provincial d’unordre religieux. || Le temps durant lequel un religieuxa été revêtu de cette dignité.
PROVISEUR, s. m. (lat. providere, pourvoir.)Chef d’un collège royal. Proviseur du college de Louisle Grand , etc.
PROVISION, s. f. Amas de choses nécessaires ouutiles, soit pour la subsistance d’une maison, d’uneville, d’une province, soit pour la défense d’uneplace de guerre. Par extens., Faire provision de livres .|j Faire ses provisions, Se pourvoir des choses né-cessaires. |j Provisions de carême, Le beurre, l’huile,le poisson salé, les légumes, les fruits secs, et toutce que les catholiques mangent ordinairement pen-dant le carême. || Ën l. de comin. et de banque, Pro-vision de lettre de change, La somme qui, dans lesmains de celui sur lequel une lettre de change esttirée, doit servir au payement de cet effet. || Provi-sion, fig. en parlant Des choses morales, Nombre,quantité , dose. Il faut avoir une grande provisionde patience. j| Provision, en t. de palais, Ce qui estadjugé préalablement à une partie, en attendant lejugement définitif, et sans préjudice des droits réci-proques au principal, jj Provision, en matière ecclé-siastique, Droit de pourvoir à un bénéfice. || Provi-sions, au pluriel ,Les lettres par lesquelles un bénéfice