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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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Proscéniome.) t. dantiq. La partie des théâtres desanciens les acteurs venaient jouer la pièce, et quenous appelons aujourdhui Avant-scène.

PROSCRIPTEUR. s. m. (lat. proscribere, pro-scrire.) Celui qui proscrit.

PROSCRIPTION, s. 1 '. Condamnation à mort sansforme judiciaire, et qui peut être mise à exécutionpar quelque particulier que ce soit. || Par extens.,Mesures violentes prises contre les |>ersonnes dans lestemps de troubles civils. || Au fig., Abolition, destruc-tion. La proscription de ce mot est un caprice delusage.

PROSCRIRE, v. a. Condamner à mort sans formejudiciaire, et en publiant simplement par une affichele nom de ceux qui sont condamnés. Son plus grandusage est en parlant Dhistoire romaine. || U se dit,par extens., en parlant De certaines mesures violentesprises contre les personnes dans les temps de troublescivils. |( Proscrire, Éloigner, chasser, bannir. ||Fig. , Rejeter, abolir, détruire. On a proscrit cetusage. || Proscrit, ite. participe. || Substantiv. Êtredu nombre des proscrits. || Il se dit, par extens., deCeux qui nosent retourner dans leur pays, à causede quelque fâcheuse affaire. Ce sont de malheureuxproscrits. || Proscrit, fig. et au sens moral, Banni,écarté de lusage. Ce mot est proscrit.

PROSE, s. f. ( lat. prosa, prose.) Discours qui nestpoint assujetti à une certaine mesure, à un certainnombre de pieds et de syllabes. || Prov. et fig., Fairede la prose sans le savoir, Réussir par hasard et sansdessein. |j Prose, Sorte dhymnes latines, la rimeet le nombre des syllabes remplacent la quautité, etque lon chante à la messe immédiatement avantlévangile, dans les grandes solennités.

PROSECTEUR, s. m. (lat. prosector, même si-gnif.) (On prononce fortement PS.) I. danat. Celuiqui prépare ou fait les dissections pour un profes-seur.

PROSÉLYTE, s. des 2 genres. Terme empruntédu grec, qui signifie proprement, Étranger, nouveauvenu dans un pays; mais que lÉcriture et les écri-vains ecclésiastiques emploient pour désigner Unepersonne qui a passé du paganisme à la religion ju-daïque. || Il se dit dUne personne nouvellement con-\ertie à la foi catholique. || Il se dit, par extens.,Des partisans quon gagne à une secte, à une opi-nion. Cette opinion a fait beaucoup de prosélytes.

PROSÉLYTISME, s. m. Zèle de faire des prosé-lytes. Il se prend ordinairement en mauvaise part.La manie du prosélytisme.

PROSODIE, s. f. (grec prosodia , prosodie.) t. degramm. Prononciation régulière des mots conformé-ment à laccent et à la quantité. Traité de prosodie.

PROSODIQUE, adj. des 2 genres. Qui appartientà la prosodie. || Langue prosodique, Langue dont laprosodie est bien marquée, laccent et la quantitédes svllabes sont bien déterminés.

PROSOPOPÉK. s. f. (grec prosopopoiia, même si-gnif.) Figure de rhétorique par laquelle lorateur in-troduit dans son discours soit une personne morte,absente ou feinte, soit une chose inanimée, quil faitparler ou agir.

PROSPECTUS, s, m. ( On prononce PS finale.)Mot emprunté du latin. Espèce de programme quise publie avant quun ouvrage paraisse, et dans le-quel on donne une idée de cet ouvrage, on annonce)! format, le caractère, la quantité de volumes, etles conditions de la souscription, si lon en proposeune. |[ Il se dit, dans un sens analogue, en parlant

PRO 383

Dun établissement. Prospectus dun nouvel établisse -mon t.

PROSPÈRE, adj. des 2 genres, (lat. prosper , favo-rable.) Favorable au succès dun dessein, dune entre-prise. Les destins lui ont été prospères. j| Heureux.Etre dans un état prospère.

PROSPÉRER, v. n. Être heureux , avoir la fortunefavorable. Il y a longtemps quil prospère. || Il se ditDes choses, et signifie, Réussir, avoir un heureuxsuccès. Toutes choses lui ont prospéré. Son établisse-ment prospère.

PROSPÉRITÉ, s. f. Heureux état, heureuse situa-tion, soit des affaires générales, soit des affaires par-ticulières. || Au pluriel, Événements heureux. Rienna interrompu le cours de ses prospérités. || Fam.,Avoir un 'visage de prospérité , Avoir lair gai, con-tent, le teint frais et fleuri.

PROSTATE, s. f. (grec prostates, placé devant.)t. danat. Corps glanduleux situé à la jonction de lavessie et de l'urètre, chez lhomme. Prostates infé-rieures ou Petites prostates, Deux petits groupes defollicules muqueux, situés au devant de la prostate,et que lon nomme autrement Glandes de Cowper.

PROSTERNATION.s. f. (lat. prosternere, proster-ner.) Action, élat de celui qui se prosterne, qui estprosterné. Peu usité.

PROSTERNEMENT. s. m. Action de se proster-ner. Peu usité.

PROSTERNER (SE), v. pron. Sabaisser en pos-ture de suppliant, se jeter à genoux aux pieds dequelquun, se baisser jusqu'à terre. Il se prosternadevant lui. || Fig. et fam., Se prosterner devant quel-quun, Reconnaître sa supériorité en quelque genreque ce soit || Prosterné, ée. participe.

PROSTHÈSE. s. f. (grec prosthèsis, addition.)Figure de gramm., qui consiste dans laddition dunelettre au commencement dun mot, sans en changer lesens. || Prosthèse, en t. de cliir., Addition artifi-cielle dune partie sur le corps humain, à la placede celle qui manque. Dans ce sens, on dit aussi, Pro-thèse ..

PROSTITUER, v. a. (lat. prostituere, prostituer.)Livrer à limpudicité d'autrui. Il se dit Dune personnequi, par autorité ou par persuasion, oblige ou engageune femme ou une fille à s'abandonner à limpudicité.|| Avec le pron. pers. Elle sest prostituée dès son plusjeune âge. || Fig., Cet homme se prostitue à la faveur,à la fortune , Il se déshonore par un lâche dévouementaux volontés des hommes puissants ou riches. Cetécrivain se prostitue, Il écrit non ce quil sait êtrevraij mais ce qui convient aux gens dont il sert lesintérêts, les passions. j| Prostituer , semploie fig., enparlant Des choses quon ravale, que lon déshonorepar lusage indigne quon en fait. Un juge accessibleà la corruption prostitue sa dignité. || Cette femme aprostitué son honneur, Elle s'est livrée elle-même àlimpudicité. || Prostitué, ke. participe. Il semploieplus ordinairement comme subst. Une prostituée. ||Dans lApocalypse, Babrlvnc la grande prostituée ,Rome païenne. || Fig., Cest un homme prostitué à lafaveur, se dit Dun homme dévoué aux volontés desgens puissants, des gens en crédit. Cest une plumeprostituée, se dit Dun auteur dévoué aux passions deceux qui le font écrire.

PROSTITUTION, s. f. Abandonnemcnt à limpu-dicité. En ce sens, il ne se dit que Des femmes et desfilles qui vivent dans cet étal de dégradation. || Lieude prostitution , Maison de débauche. || Fig., La pro-stitution delà justice,des lois, Le mauvais usage quun