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Proscéniome.) t. d’antiq. La partie des théâtres desanciens où les acteurs venaient jouer la pièce, et quenous appelons aujourd’hui Avant-scène.
PROSCRIPTEUR. s. m. (lat. proscribere, pro-scrire.) Celui qui proscrit.
PROSCRIPTION, s. 1 '. Condamnation à mort sansforme judiciaire, et qui peut être mise à exécutionpar quelque particulier que ce soit. || Par extens.,Mesures violentes prises contre les |>ersonnes dans lestemps de troubles civils. || Au fig., Abolition, destruc-tion. La proscription de ce mot est un caprice del’usage.
PROSCRIRE, v. a. Condamner à mort sans formejudiciaire, et en publiant simplement par une affichele nom de ceux qui sont condamnés. Son plus grandusage est en parlant D’histoire romaine. || U se dit,par extens., en parlant De certaines mesures violentesprises contre les personnes dans les temps de troublescivils. |( Proscrire, Éloigner, chasser, bannir. ||Fig. , Rejeter, abolir, détruire. On a proscrit cetusage. || Proscrit, ite. participe. || Substantiv. Êtredu nombre des proscrits. || Il se dit, par extens., deCeux qui n’osent retourner dans leur pays, à causede quelque fâcheuse affaire. Ce sont de malheureuxproscrits. || Proscrit, fig. et au sens moral, Banni,écarté de l’usage. Ce mot est proscrit.
PROSE, s. f. ( lat. prosa, prose.) Discours qui n’estpoint assujetti à une certaine mesure, à un certainnombre de pieds et de syllabes. || Prov. et fig., Fairede la prose sans le savoir, Réussir par hasard et sansdessein. |j Prose, Sorte d’hymnes latines, où la rimeet le nombre des syllabes remplacent la quautité, etque l’on chante à la messe immédiatement avantl’évangile, dans les grandes solennités.
PROSECTEUR, s. m. (lat. prosector, même si-gnif.) (On prononce fortement PS.) I. d’anat. Celuiqui prépare ou fait les dissections pour un profes-seur.
PROSÉLYTE, s. des 2 genres. Terme empruntédu grec, qui signifie proprement, Étranger, nouveauvenu dans un pays; mais que l’Écriture et les écri-vains ecclésiastiques emploient pour désigner Unepersonne qui a passé du paganisme à la religion ju-daïque. || Il se dit d’Une personne nouvellement con-\ertie à la foi catholique. || Il se dit, par extens.,Des partisans qu’on gagne à une secte, à une opi-nion. Cette opinion a fait beaucoup de prosélytes.
PROSÉLYTISME, s. m. Zèle de faire des prosé-lytes. Il se prend ordinairement en mauvaise part.La manie du prosélytisme.
PROSODIE, s. f. (grec prosodia , prosodie.) t. degramm. Prononciation régulière des mots conformé-ment à l’accent et à la quantité. Traité de prosodie.
PROSODIQUE, adj. des 2 genres. Qui appartientà la prosodie. || Langue prosodique, Langue dont laprosodie est bien marquée, où l’accent et la quantitédes svllabes sont bien déterminés.
PROSOPOPÉK. s. f. (grec prosopopoiia, même si-gnif.) Figure de rhétorique par laquelle l’orateur in-troduit dans son discours soit une personne morte,absente ou feinte, soit une chose inanimée, qu’il faitparler ou agir.
PROSPECTUS, s, m. ( On prononce PS finale.)Mot emprunté du latin. Espèce de programme quise publie avant qu’un ouvrage paraisse, et dans le-quel on donne une idée de cet ouvrage, on annonce)•! format, le caractère, la quantité de volumes, etles conditions de la souscription, si l’on en proposeune. |[ Il se dit, dans un sens analogue, en parlant
PRO 383
D’un établissement. Prospectus d’un nouvel établisse -mon t.
PROSPÈRE, adj. des 2 genres, (lat. prosper , favo-rable.) Favorable au succès d’un dessein, d’une entre-prise. Les destins lui ont été prospères. j| Heureux.Etre dans un état prospère.
PROSPÉRER, v. n. Être heureux , avoir la fortunefavorable. Il y a longtemps qu’il prospère. || Il se ditDes choses, et signifie, Réussir, avoir un heureuxsuccès. Toutes choses lui ont prospéré. Son établisse-ment prospère.
PROSPÉRITÉ, s. f. Heureux état, heureuse situa-tion, soit des affaires générales, soit des affaires par-ticulières. || Au pluriel, Événements heureux. Rienn’a interrompu le cours de ses prospérités. || Fam.,Avoir un 'visage de prospérité , Avoir l’air gai, con-tent, le teint frais et fleuri.
PROSTATE, s. f. (grec prostates, placé devant.)t. d’anat. Corps glanduleux situé à la jonction de lavessie et de l'urètre, chez l’homme. Prostates infé-rieures ou Petites prostates, Deux petits groupes defollicules muqueux, situés au devant de la prostate,et que l’on nomme autrement Glandes de Cowper.
PROSTERNATION.s. f. (lat. prosternere, proster-ner.) Action, élat de celui qui se prosterne, qui estprosterné. Peu usité.
PROSTERNEMENT. s. m. Action de se proster-ner. Peu usité.
PROSTERNER (SE), v. pron. S’abaisser en pos-ture de suppliant, se jeter à genoux aux pieds dequelqu’un, se baisser jusqu'à terre. Il se prosternadevant lui. || Fig. et fam., Se prosterner devant quel-qu’un, Reconnaître sa supériorité en quelque genreque ce soit || Prosterné, ée. participe.
PROSTHÈSE. s. f. (grec prosthèsis, addition.)Figure de gramm., qui consiste dans l’addition d’unelettre au commencement d’un mot, sans en changer lesens. || Prosthèse, en t. de cliir., Addition artifi-cielle d’une partie sur le corps humain, à la placede celle qui manque. Dans ce sens, on dit aussi, Pro-thèse ..
PROSTITUER, v. a. (lat. prostituere, prostituer.)Livrer à l’impudicité d'autrui. Il se dit D’une personnequi, par autorité ou par persuasion, oblige ou engageune femme ou une fille à s'abandonner à l’impudicité.|| Avec le pron. pers. Elle s’est prostituée dès son plusjeune âge. || Fig., Cet homme se prostitue à la faveur,à la fortune , Il se déshonore par un lâche dévouementaux volontés des hommes puissants ou riches. Cetécrivain se prostitue, Il écrit non ce qu’il sait êtrevraij mais ce qui convient aux gens dont il sert lesintérêts, les passions. j| Prostituer , s’emploie fig., enparlant Des choses qu’on ravale, que l’on déshonorepar l’usage indigne qu’on en fait. Un juge accessibleà la corruption prostitue sa dignité. || Cette femme aprostitué son honneur, Elle s'est livrée elle-même àl’impudicité. || Prostitué, ke. participe. Il s’emploieplus ordinairement comme subst. Une prostituée. ||Dans l’Apocalypse, Babrlvnc la grande prostituée ,Rome païenne. || Fig., C’est un homme prostitué à lafaveur, se dit D’un homme dévoué aux volontés desgens puissants, des gens en crédit. C’est une plumeprostituée, se dit D’un auteur dévoué aux passions deceux qui le font écrire.
PROSTITUTION, s. f. Abandonnemcnt à l’impu-dicité. En ce sens, il ne se dit que Des femmes et desfilles qui vivent dans cet étal de dégradation. || Lieude prostitution , Maison de débauche. || Fig., La pro-stitution delà justice,des lois, Le mauvais usage qu’un