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enferme les accusés, les criminels, les débiteurs, etc.Prison d’État || Fig., Le corps est la prison de Pâme.|| Fig. et fani., Cette maison est une prison , Elle estsombre et triste, jj Prov. et pop., Il est gracieux commela porte d’une prison , se dit D’un homme rude et d’unabord repoussant. || Prov., fig. et pop., Etre dans laprison ae saint Crcpin, Avoir une chaussure tropétroite, qui fait souffrir. || Prison, Emprisonnement.Il a été condamné à deux ans de prison.
PRISONNIER, 1 ÈRE. s. Celui, celle qui est arretépour être mis en prison, ou qui y est détenu. Se con-stituer prisonnier. || Pain des prisonniers, Le pain quel’État fournit tous les jours aux prisonniers. || Prison-nier d’État, Celui qui est arrêté, qui est renfermépour quelque action contraire à la sûreté de l’Etat. ||Prisonnier de guerre, Celui qui a été pris à la guerre.Prisonnier sur sa parole , sur parole. Voyez Parole.
PRIVATIF, IVE. adj. (lat. privare, priver.) t. degramm. Qui marque privation. |] Privatif, s’emploiequelquefois subst. Un traité des privatifs.
PRIVATION, s. f. Perte, absence, manque d’unbien, d’un avantage qu’on avait, ou qu’on devait,qu’on pouvait avoir. La privation des droits civils. ||Dans le langage de Tancienne philosophie, Absenced’une forme qu’un sujet peut avoir. || Privation,L’action de se priver volontairement de quelque chosedont on pourrait jouir. S’imposer des privations. JJVivre de privations, Manquer de beaucoup de chosesnécessaires.
PRIVATIVEMENT. adv. Exclusivement, à l’exclu-sion. Il n’est guère usité que dans cette locution, Pri-vativement à tout autre.
PRIVAIJTE. s. f. privatus, privé.) Familiaritéextrême. || Prendre, se permettre des privautés, Pren-dre de grandes libertés : cela se dit surtout Des libertésprises avec les femmes.
PRIVÉ, ÉE. adj. Qui est simple particulier, qui n’aaucune charge publique. C’est un homme privé . jj 11 sedit aussi Des choses, et il est opposé à Publie. Vertusprivées, jj Autorité privée , se dit par opposition à Au-torité publique, ou à Autorité légitime. Il a mis cethomme en prison de son autorité privée, jj Prison pri-vée, ou, dans le style des anciennes ordonnances,Chartreprivée, se dit par opposition à Prison publique.Tenir quelqu’un en chartre privée. j| Acte sous seingprivé, Acte fait sans l'intervention de l’officier public.|{ En son propre et privé nom, se dit en parlant Desdettes et des obligations personnelles que l’on contracte.// s’est obligé dans le contrat en son propre et privénom. jj Parler, agir en son propre et privé nom, Parler,agir de son chef, sans commission de personne. {} Con-seil d’État privé, ou Conseil privé, Le conseil oùprésidait le chancelier, et où se jugeaient les affairesdes particuliers dans lesquelles le roi n’avait pointd’intérêt. On l’appelait autrement Conseil des parties.— Aujourd’hui, Conseil particulier, qui ne s’assembleque d’après une convocation expresse ordonnée parle roi, et faite par le president du conseil des mi-nistres. || vie privée, est Le titre de certains ouvragesoù l’on raconte les actions particulières et privées d’unpersonnage public. || Privé, Qui est apprivoisé. En cesens, il est opposé à Farouche, sauvage, etc. Unoiseau privé. || Privé, Familier. En ce sens, il ne sedit guère que pour marquer un excès de familiarité.Il est peu usité.
PRIVÉ, s. m. Lieux d’aisances.
PRIVÉMENT. adv. Familièrement, d’une manièreprivée, libre et familière. Il a vieilli.
PRIVER, v. a. (lat. privare, priver.) ôter à quel-
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qu’un ce qu’il a, l’empêcher de jouir de quelque avan-tage qu’il avait ou pouvait avoir, le dépouiller d«quelque chose qui lui appartient. || Avec le pron. pers.Il s’est privé de sa liberté. || Priver, avec le pron.pers., S’abstenir. Il faut savoir se priver des chosesqui ne sont pas nécessaires. || Priver , Apprivoiser,rendre privé, jj Privé, ée. participe. Voyez Privé, kk.adjectif.
PRIVILÈGE, s. m. (lat . privilegium, même signif.)Faculté accordée à un particulier ou à une commu-nauté , de faire quelque chose, ou de jouir de quelqueavantage qui n’est pas de droit commun. || L’acte quicontient la concession d’un privilège. Enregistrer unprivilège. || Privilège, se dit de Toutes sortes dedroits, d’avantages attachés aux charges, aux condi-tions, aux états, etc. C’est un privilège de sa charge .Privilège de l’âge. || Privilège, en t. de jurispr., Titreà la préférence, droit que la qualité de la creancedonne à un créancier d’être préféré aux autres créan-cier£, même hypothécaires. |( Privilège, se dit aussiDos dons naturels, soit du corps, soit de l’esprit, l.abeauté est un heureux privilège, jj Pk ivilegk , Certaineslibertés, certaines prérogatives que l’on s’attribue dansla société, ou que les autres vous accordent. La 'vieil-lesse donne des privilèges .
PRIVILÉGIE, ÉF.. adj. Qui a un privilège, quijouit d’un privilège. || En jurispr., Créancier privilé-gié, Celui qui a droit d’être payé préférablement auxautres. On dit de même, Créance privilégiée. || Enjurispr. can., Cas privilégié, Cas dans lequel le jugeséculier prenait connaissance des crimes d’un ecclé-siastique, et le jugeait conjointement avec le juge ec-clésiastique, nonobstant le privilège clérical. || Autelprivilégié, Autel où l’on peut dire la messe des morts,le jour qu’on ne peut la dire à d’autres autels. || Lieuprivilégié, Lieu qui n’était pas soumis à la police gé-nérale. || Jour privilégié, Celui où l’on 11e peut arrêterpour dette. || Privilégié, fig., Qui a reçu de la naturequelque don particulier. C’est un être privilégié. ||Fam., Qui s’attribue ou à qui l’on accorde certaineslibertés, certaines prérogatives dans la société. Il peuttout dire, il est privilégié. || Privilégié, subst.. Celuiqui jouit d’un privilège. Il y avait beaucoup de pri-vilégiés dans le royaume.
* Privilégier, v. a. Accorder un privilège.
PRIX. s. m. (lat. pretium, prix.) Estimation d’unechose, ce qu’elle se vend, ce qu'on laclièle, ce qu’011en paye. Chaque chose a son prix. Des meubles deprix. Mettre le prix. Je ne regarde point au prix. ||Juste prix, Prix convenable, prix modéré. Vendre àjuste prix. || Prix fait, Le prix commun ou le prixconvenu d’une chose. Proverb. dans le même sens,C’est un prix fait comme celui des petits pâtés. || Marchéà prix fait , ou simplement, Prix fait, Marché à for-fait. || Prix fixe, Prix fixé d’avance par le marchand,et dont il n’y a rien à rabattre. Maison de commerceoù l’on vend les marchandises à un prix déterminé,qui est écrit sur les objets mis en vente. On dit aussi,boutique, magasin à prix fixe. |j En t. de commerce,Vendre à non-prix, Vendre moins que la chose 11ecoûte, beaucoup moins qu’elle ne se. vend. Vendre àtout prix, Vendre une chose à quelque prix qui soitoffert. || Acheter à bon prix, Acheter à bon marché.|| Une chosy hors de prix , Une chose excessivementchère, {j Une chose qui n’a point de prix, qui est sansprix, Une chose qui est d’une très-grande valeur, etdont le prix 11’est point réglé. || Les effets publics sontsans prix, Personne ne demande à en acheter, jj Fig.*Cet homme est sans prix, Il est d'un mérite rare dans