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pRmcrrK, en physiq., Ce qui constitue, ce qui com-pose les choses matérielles, [j Jl se dit, en chim., Descorps simples ou indécomposés. On nomme Principesactifs, Certains corps qui agissent sur les autres; etPrincipes passifs, Les corps qui sont le sujet de celteaction. || Principes immédiats » Substances composéesau moins de trois éléments : on les relire des animauxet des végétaux, sans altération, par des procédés sim-ples, et en quelque sorte immédiatement. Les prin-cipes immédiats des animaux. J| Principe, se ait deToutes les causes naturelles, et particulièrement decelles par lesquelles les corps agissent et se meuvent.Le principe de la chaleur. || Principe, se dit encoreDes premiers préceptes d’un art, d’une science. Lesprincipes de la géométrie. || Principe , en philosophie,se dit Des premières et des plus évidentes vérités quipeuvent être connues par la raison. Partir d’un prin-cipe. jj Principe, Maxime, motif, règle de conduite,etc. Principe de morale, de politique. Cet homme ade bons principes. |j Ahsol., au plur., Bons principesde morale, de religion. Cet homme a des principes.
PRINCIPION. s. m. (lat. princeps, prince.) t. dedérision. Un petit prince, le prince d’un petit État.
PRINTANIER, 1 ÈRE. adj. (lat. primum tempus,première saison.) Qui est du printemps. || Étoffes prin-tanières , Étoffes légères qu’on porte au printemps.
PRINTEMPS, s. m. La première des quatre saisonsde l’année, qui commence lorsque le soleil entre dansle signe du Bélier. || Dans le style poétique ou soutenu,Elle comptait, elle avait vu quinze printemps, Ellen’avait que quiiue ans. || Printemps, fig., La jeunesse.Dans le printemps de sa vie.
PRIORI (À). Expression latine qui s’emploie entermes de logique. Démontrer une vérité à priori,D’après un principe antérieur, évident, d’où elle dé-rive. || Elle se dit aussi en parlant Des systèmes, desraisonnements créés par l’imagination, avant d’avoirobservé et recueilli les fails positifs qui devraient leurservir de bases. La législation d’un peuple ne doit pasêtre faite à priori.
PRIORITÉ, s. f. (lat. prior, premier.) Antériorité,primauté en ordre de temps. Priorité d’hypothèque.|| Il se dit aussi dans quelques phrases de théologie etde philosophie scolastique. Priorité de natiu'c, d’ori-gine.
PRISE, s. f. (lat. prehensio, même signif.) Actionde prendre, de s’emparer. Faire une prise. || La chosequi a été prise. Une riche prise. Conseil des prises.|| Moyen, facilité de prendre, de saisir, Avoir prise.Si n’y a point de prise. || Figur., Le remords n’aaucune prise sur ce cœur endurci. || Figur., Avoirprise, trouver prise sur quelqu’un, Avoir sujet, trouveroccasion de le critiquer. On dit dans le même seus,Donner prise sur soi, donner prise à la critique ,S’exposer à être repris, critiqué. || Cette chose est enprise, Elle est exposée à être prise. Elle est hors deprise, On ne peut la dérober, ou On 11e saurait y at-teindre. || Au jeu d’échecs, Cette pièce est en prise,est hors de prise, Une autre pièce peut la prendre oune peut pas la prendre. Au jeu de billard, Cette billeest en prise, Il est aisé de la faire, de la blouser. ||Une chose de bonne prise, Une chose qui peut èlreou qui a été prise justement. Il se dit ordinairementDes bâtiments qui appartiennent à l’ennemi, ou quisont chargés de marchandises de conlrebande. Ce na-vire est de bonne prise. || Lâcher prise, Laisser allerce qu’on tenait avec force. ||'Fig., Lâcher prise, Cesserune poursuite, une dispute, un combat, etc.; ouRendre malgré soi ce qu’on a pris. || Prise d’eau, L’ac-
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lion de détourner d’une rivière, d’un étang, etc., unecertaine quantité d’eau, soit pour faire tourner unmoulin, soit pour quelque autre usage. La concessionqui est faite pour détourner ainsi de l’eau, et quel-quefois L’eau même qui est détournée. || En t. deguerre, Prise d’armes, L’action de prendre les armespour quelque service, de se mettre sous les armes. ||Prise d’armes, L’action de sujets, de citoyens quiprennent les armes contre leur prince, contre leurgouvernement. || Prise d’habit, ou Vêture, La céré-monie qui se pratique quand 011 donne l’habit de re-ligieux ou de religieuse. || En t. de droit, Prise de pos-session , L’acte solennel par lequel une personne prendpossession d’un bénéfice, d’un emploi, d’un héritage,etc. || En t. d’ancienne jurispr. crim., Prise de corps,L’action par laquelle on saisit un homme au corps,en vertu d’un acte du juge. L’arrêt ou la sentence quiordonne la prise de corps. Il y a prise de corps contrelui. || En t. de proccd., Prise à partie, Le .recoursqu’exercent les parties contre leurs juges, dans les casprévus par la loi. [| Prise, Querelle. Ces deux hommesse sont brouillés, et ont eu prise ensemble. || Prises,au plur., L’action de combattre. On 11e l’emploie guèreen ce sens que dans les phrases suivantes : || En veniraux prises, Se prendre des mains, se saisir mutuelle-ment, se jeter l’un sur l’autre. || En être aux prises,Combattre, se battre actuellement. Il se dit aussi Dedeux ou de plusieurs personnes qui disputent ou quijouent les unes contre les autres. La dispute s’échauffe,ils en sont aux prises. |{ Fig., Etre aux prises avec lamort, Etre en grand danger de mourir, être à l’ago-nie; et, Etre aux prises avec la mauvaise fortune, Êtredans le malheur, dans l’adversité. || Prise, en parlantDe médicaments et de drogues, La dose qu’on prenden une fois. Deux prises de rhubarbe. Une prise detabac, Une pincée de tabac. Dans ces deux sens, ondit, Prendre une prise de...
PRISÉE, s. f. {\dX.pretium, prix.) I.e prix que metle commissaire-priseur ou l’huissier aux choses quidoivent être vendues en public, au plus offrant etdernier enchérisseur.
PRISER, v. a. Mettre le prix à une chose, en fairel’eslimation. Combien prisez-vous cette étoffe? || Prov.et fig., Il prise trop sa marchandise, se dit D’unhomme qui estime trop ce qui lui appartient, et veuttrop le faire valoir. || Priser, Estimer. Avec le pron.pers. Cest un homme qui se prise beaucoup. || Prisé, f.k.participe.
PRISEUR. s. m. Il 11’est usité que dans cette dé-nomination, Huissier-priseur, ou maintenant, Com-missaire-priseur, Huissier, commissaire qui met le prixà ce qui se vend en public au plus offrant et dernierenchérisseur.
PRISMATIQUE, adj. des 2 genres, (grec prisma,prisme.) Il n’est usité que dans ces expressions : Corps,figure prismatique, Corps qui a la figure d’un prisme;et, Couleurs prismatiques , Couleurs qu’on aperçoit enregardant à travers un prisme de verre triangulaire.
PRISME, s. m. Folyèdre composé de deux baseségales et parallèles, unies par des parallélogrammes.|| Particulièrement, L’instrument d’optique qui sert àdécomposer la lumière, et qui est un prisme triangu-laire de verre btanc ou de cristal. Dans ce sens, oul’emploie quelquefois absol. Les effets du prisme. ||Fig., Voir dans un prisme, regarder à travers unprisme, Voir les choses, les considérer suivant ses pré-jugés et ses passions, qui les colorent à leur gré. Ondit de même, Le prisme de l’amour-propre.
PRISON, s. f. prigione, prison.) Lieu où l’on
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