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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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«tarie, d’un petit retard. Cela tient a peu de chose. ||Fig. et fatn., Mettre peu de chose dans le commercede la vie, Contribuer faiblement au bien-être com-mun, ou à la conversation, à l’amusement. || Fam.,C’est peu de chose que de nous, se dit Pour marquerla faiblesse et la misère de la condition humaine. [|Vvo\.,.Peu et bon, On se contente de peu, pourvuqu’il soit bon. || Fam., Peu ou point, Presque point.Ni peu ni prou, Point du tout. || Peu. subst. Le peuqui me reste à vivre. Le peu de plaisir que j’jr prends.Son peu de mérite, jj Excusez du peu , se dit ironique-ment À celui qui se plaint qu’on ne lui donne pas assez,quoiqu’on lui donne beaucoup. Il se dit aussi quel-quefois par celui même qui trouve qu’on lui donnetrop. || Peu , s’emploie subst., précédé de l’adjectif Un.Attendez un peu. Donnéz-moi un peu de pain. Dansle langage familier, Un peu, est quelquefois explétif.Voyons un peu comment vous vous y prendrez. || Peu,subst. sans article, Peu de chose. Vivre de peu. || Unhomme de peu, Un homme de basse condition. || Fam.,Il n’y en a pas pour peu, Il y en a beaucoup. || PeuÀ peu. loc. adv. Lentement, par un progrès presqueimperceptible. Les jours augmentent peu à peu. || Dansteu, sous peu. loc. adv. et elliptiques. Dans peu detemps. Il arrivera sous peu. On dit de même, Avantqu 'il soit peu , avant peu vous aurez de mes nouvelles.j| Peu après, loc. adv. Peu de temps après. || Quelquepeu. loc. adv. Un peu. || Tant soit peu. loc. adv. Très-peu. || À TEU PRÈS, k PEU DE CHOSE PRES. lûC. üdv.Presque, environ. || Subst. U à peu près suffit dans leschoses qui n exigent pas une grande précision. || Siteu, aussi peu, trop peu. loc. relatives et compara-tives. Donnez-m’en si peu que rien. Il a trop peu d’in-térêt à cela pour s’en mêler. |J Pour peu que. loc. con-jonctive, qui est toujours suivie du subjonctif. Il lefera pour peu que vous lui en parliez , Si vous lui enparlez le moins du monde.

PEUPLADE, s. f. coll. (lui. populus, peuple.) Mul-titude d’habitants qui passe d’un pays dans un autrepour le peupler. |l Faire une peuplade dans un pays,Y envoyer, y établir une peuplade, une colonie. ]| Peu-plade, s’emploie aussi comme diminutif de Peuple,et se dit de Certains rassemblements d’hommes lixesou errants, dans les pays non encore civilisés. Despeuplades errantes.

PEUPLE, s. m. coll. Nation, multitude d’hommesd’un même pays, qui vivent sous les mêmes lois. Aupluriel, Peuples, se dit quelquefois Des habitants d’unÉtat composé de diverses provinces, dont plusieurssont régies par des lois, des coutumes particulières.Ce prince rendit ses peuples heureux, [j Le peuple-roi ,L’ancien peuple romain. |] Prov., La voix du peupleest la voix ae Dieu, Ordinairement le sentiment gé-néral est fondé sur la vérité. || Peui>le, Multituded’hommes qui n’habitent pas le même pays, mais quiont une même origine, une même religion, etc. Lepeuple juif est dispersé par toute la terre. || Il se ditaussi Des habitants d’une même ville, d'un moinebourg, d’un même village. Tout le peuple du villageaccourut. Dans ce sens, il est peu usité. || Peuple, sedit d’Une partie de la nation, considérée sous des rap-ports politiques. Ce ministre eut contre lui les grandset le peuple. || La partie la moins notable des habitantsd’une même ville, d’un même pays, considérée sousle rapport de l’instruction et de la fortune. C’est unhomme du peuple. Jj Le petit peuple, le menu peuple,le bas peuple, la lie du peuple, La partie du peupletout à fait ignorante et pauvre. || Peuple, adj., Vul-gaire, commun. Combien de gens croient pouvoir mé-

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priser le peuple , qui sont peuple eux-mêmes. JJ Peuple ,pur extens., Multitude de personnes considérées sonscertains rapports qui leur sont communs. Le peupledes auteurs. || Peuple, Petit poisson qu’on met dansun étang pour le peupler. Il y a peu de poisson danscet étang, il y faut mctti'e du peuple. || Peuple, se ditégalement Des rejetons qui viennent au pied de cer-tains arbres et de certaines plantes.

PEUPLER, v. a. Établir une multitude d’habitantsen quelque pays, en quelque endroit. Peupler une liedéserte. || II se dit aussi en parlant Des animaux. Peu-pler un paj s de gibier. || Fig., Peupler un bois, unevigne, Y mettre du nouveau plant. || Peupler, Rem-plir unlieu d’habitants par la voie de la génération. Lespremiers hommes qui ont peuplé V Amérique. || U se ditégalement Des animaux. || Peupler , s’emploie commeverbe neutre, en parlant Des hommes et des animaux,Multiplier par la génération. Iln y a point d’animauxqui peuplent tant que les lapins. || Peupler, avec lepron. pers., Devenir habité, peuplé. Ces pays se sontpeuplés fort promptement. || Peuplé, ée. participe. ||

Il est aussi adjectif. Un pays fort peuplé, Un pays oùil y a beaucoup d’habitants.

PEUPLIER, s. m. (lat. populus , peuplier.) Arbrefort haut qui croît dans les lieux humides et maréca-geux. On dit quelquefois, Peuple.

PEUR. s. f. Qi‘à\. pavor, peur.) Frayeur; mouvementpar lequel l’ame est excitée à évittr un objet qui luiparaît nuisible. Il eut une belle peur. Je lui en ai faitla peur. Mourir de peur. lien a été quitte pour la peur.Il a eu plus de peur que de mal. || Frov., La peurgrossit les objets , On s exagère ce qu’on craint. || Fig.et par exagérât., Mourir de peur, Craindre beaucoup.

|| Prov. et fig., N’aille au bois qui a peur des feuilles,Quand on craint le danger, il ne faut pas aller où ily en a. j| Prov., Il a peur de son ombre , Les moindreschoses lui font peur. |) Fam., Être laid à faire peur,Etre excessivement laid. Être mis à faire peur, Etrevêtu d’une manière bizarre et ridicule. || Peur, s’em-ploie par exagér. dans plusieurs autres phrases. J’aipeur que cela ne vous fasse de la peine. Il n’a osé vousle dire, par la peur de vous déplaire. || De peur que.loc. conjonctive. Dans la crainte que, pour éviter que.|| De peur de. loc. prépositive. Par crainte de. || Depeur. loc. adv. Par un sentiment de peur. Il y a con-senti de peur.

PEUREUX, EUSE. adj. Craintif, qui est susceptiblede frayeur, qui est sujet à la peur. Le lièvre est unanimal fort peureux. || Substantiv. C’est un petitpeureux.

PEUT-ÊTRE. Adverbe dubitatif. Vous croyez peut-être qu’il est de vos amis; vous êtes dans l’erreur. |jSubst. Vous fondez-vous sur un peut-être? || Fam., Iln’y a pas de peut-être, se dit À quelqu’un qui vientde se servir du mot Peut-être , pour lui déclarer qu’ila tort de douter, que la chose dont on parle est cer-taine.

PHAÉTON. s. m. (grec Phaëthon , Phaéton.) Espècede voiture à quatre roues, haute et légère.

PHAGÉDÉNIQUE. adj. des i genres, (grec phagé-dœna, même signif.) t. de médec. Rongeant. Il se ditDes ulcères malins qui rongent et corrodent les chairsvoisines; et Des remèdes qui consument les chairs ba-veuses et superflues.

PHALANGE, s. f. (grec phalagx, phalange.) t.d’antiq. Corps de piquiers pesamment armés qui com-battaient sur quatre, huit, douze, seize de hauteuret plus. Front, corps de la phalange. || Il se dit poéti-quement, et par extension, Des différents corps d’ar-