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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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tivcment Des enfants, par caresse ou par familiarité.Mon petit-est malade . jj Petit, se dit subst. Des hommesqui manquent de naissance, de fortune, de crédit, depouvoir, par opposition à ceux qui jouissent de cesavantages. La mort n'épargne ni grands ni petits .Dans cette acception, il ne s’emploie qu’au masculin.|| Du petit au grand , Par comparaison des petiteschoses aux grandes. Il ne faut pas toujours concluredu petit au grand. j| Un petit, Un peu. Reposons-nousun petit. Vieux. || En petit, loc. adv. En raccourci.Peindre en petit . j| Petit à petit, loc. adv. Peu à peu,par degrés peu sensibles. || Prov. et fig., Petit à petitl'oiseau fait son nid, On fait peu à peu sa fortune,sa maison.

PETIT, s. m. Il se dit de Certains animaux nou-vellement nés, par rapport au père et à la mère. Cettechienne a fait des petits.

PETITEMENT, adv. En petite quantité, fort peu.jj Être logé fort petitement, Être logé fort à l’étroit.|j Petitement, Mesquinement. Il nous a traités bienpetitement. || Avec petitesse, sans élévation. Il s'estvengé bien petitement.

PETITESSE, s. f. Peu d’étendue, peu de volume.La petitesse de sa taille. La petitesse du caractère decette édition. || Modicité. En ce sens, il n’est guèreusité qu’en parlant De dons, de présents. La petitessede ce don sera pour vous un motif de l’accepter. j| Fig.,Faiblesse, bassesse. Il y a dans cette action bien dela petitesse d’âme. Il y a de la petitesse à se jôrma -User d'une pareille chose, à s’occuper de semblablesbagatelles. jj Il se dit quelquefois Des actions qui dé-notent la petitesse du cœur, de l’âme, de l’esprit. C'estun homme plein de petitesses.

PÉTITION, s. f. (lat. petere, demander.) t. didac-tique. Il n’est usité que dans cette locution, Pétitionde principe, Raisonnement vicieux qui consiste à poseren fait, en principe la chose meme qui est en question.|j Pétition, dans le langage ordinaire, Demande parécrit adressée à une autorité, pour obtenir une grâce,ou le redressement de quelque grief. || En jurispr.,Plus-pétition. Voyez ce mot composé, à son rang al-phabétique.

PÉTITIONNAIRE, s. des 2 genres. Celui ou celle quifait, qui présente une pétition.

PÉTITOIRE. s. m. t. de jurispr. Il se dit en parlantD’une demande faite en justice, pour être maintenuou rétabli dans la propriété d’un bien immobilier. ||Gagner son procès au pétitoire , Être déclaré légitimepropriétaire de riiéritage en litige, j) Pétitoire, estaussi adjectif féminin, dans cette locution, Action pé-titoire, Demande au pétitoire.

*Petitissime. adj. des 2 genres. Très-petit.

PETON, s. m. (lat. pes, pied.) Diminutif de Pied.Un petit pied. Voila de jolis petons. Il 11e se dit qu’enparlant Des enfants, ou par plaisanterie.

PÉTONCLE, s. f. Nom de plusieurs espèces de co-quillages bivalves.

PÉTRÉE. adj. f. (lat. petreus, pierreux.) Il n’estusité que dans celte expression, L’Arabie PétréejPartie de l’Arabie qui est couverte de pierres, de ro-chers.

PÉTREL, s. m. Oiseau nageur de haute mer, dontla présence annonce ordinairement aux navigateursl’approche des tempêtes.

PÉTRIFIANT, ANTE. adj. (lat. petram facere,changer en pierre.) Qui pétrifie.

PÉTRIFICATION, s. f. Effet naturel par lequeldes substances du règne animal ou du règne végétal

PEU

sont changées en pierre, en conservant toujours leurpremière forme. j| La chose pétrifiée. Il y a de bellespétrifications dans le cabinet de ce curieux.

PÉTRIFIER, v. a. Changer en pierre. |1 Avec lepron. pers. Le bois se pétrifie promptement dans cetteterre . |[ Fig., Causer de la stupéfaction, rendre immo-bile. Cette nouvelle m'a pétrifié. || Pétrifié, ée. par-ticipe.

PÉTRIN, s. m. Coffre dans lequel on pétrit et onserre le pain. On l’appelle autrement Huche.j| Prov.,fig. et pop., Être, se mettre dans lé pétrin, Être, semettre dans l’embarras.

PÉTRIR, v. a. Détremper de la farine avec de l’eau,la mêler, la remuer, et en faire de la pâte. Ce bou~langer pétrit bien sa pâte, et absol., pétrit bien, (f II sedit, par extension, en parlant De certaines chosesgrasses et onctueuses que l’on presse fortement et entous sens, avec les mains ou avec les pieds, pour enlier les différentes parties et leur donner de la con-sistance. Pétrir de l’argile. |[ Fig., Dieu nous a touspétris du même limon, Il nous a donné à tous les mêmesfacultés, les mêmes passions. || Fig. et fam., Il se croitpétri d’un autre limon que le reste des hommes, Il secroit d’une nature supérieure à celle des autres. ||Pétri, ie. participe. |j Fig. et fam., C’est un hommetout pétri de salpêtre, se dit D’un homme colère etimpétueux. |) Fig. et fam., Il est pétri de bonté, se ditD’un homme extrêmement boii ' Cette femme est pétriede grâces. Etc. || Fig., Une âme pétrie de boue, Uneâme vile et corrompue.

PÉTRISSAGE, s. m. Action de pétrir.

PÉTRISSEUR. s. m. Celui qui dans une boulan-gerie pétrit la pâte.

PÉTROLE, s. m. (grec pétrélaion, même signif.)Bitume liquide et noir qui se trouve dans le sein dela terre.

PÉTROSILEX. s. m. (lat. petra, pierre, silex,caillou.) (L’S se prononce comme C.) t. de minéralogie.Pierre siliceuse de la nature du feldspath.

PETTO (IN). (On fait sentir les deux T.) Expres-sion empruntée de l’italien, qui signifie, Dans l’inté-rieur du cœur, en secret, et qui n’est proprementd’usage qu’en parlant Du pape, lorsqu’il nomme uncardinal, sans le proclamer ni l’insliluer. Par exten-sion, dans le langage familier: Le roi l’a fait pair inpetto. Etc.

PÉTULAMMENT. adv. (lat. petulans, pétulant.)D’une manière pétulante. Peu usité.

PÉTULANCE, s. f. Qualité de celui qui est pétu-lant. Avoir beaucoup de pétulance.

PÉTULANT, ANTE. adj. Vif, impétueux et brus-que, qui a peine à se contenir. Il est d’une humeurpétulante.

PETUN. s. m. Tabac. Il est vieux, et ne s’employaitque par une espèce de dénigrement, comme dans cettephrase, Un preneur de petun.

PETUNER. v. n. Prendre, fumer du tabac. Il estvieux, et ne se disait que par dénigrement.

PÉTUNSÉ. s. m. Mot emprunté des Chinois, quiappellent ainsi La pierre dont ils se servent pour fairela porcelaine.

PEU. adv. de quantité, (lat. paulum, peu.) Il estopposé à Beaucoup. Manger, dépenser peu. Parler fortpeu. Cela est de peu de conséquence. Peu s’en est falluqu’il ne se soit tué. |j Prov., A grands seigneurs peude paroles, Il faut leur expliquer en fort peu de motsce qu’on veut leur faire entendre. |J C’est peu de chose,se dit D’une chose ou d’une personne dont on 11e faitpoint cas. |[ Peu de chose, se dit aussi d’Un petit oh-

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