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de grands coups. On le dit aussi, fig. et fam., I)’unepersonne dont le ressentiment et la vengeance sontà craindre. || Avoir la tête pesante, Éprouver dansla tête un sentiment de pesanteur. || Pesant, Tardif,lent. Cet homme devient pesant. || Pesant, fig., en par-lant De l’esprit, du discours, du style, etc., Quimanque de vivacité, de légèreté, de grâce. lia l’espritpesant. || Pesant, dans plusieurs phrases figurées,Onéreux, fâcheux, fatigant, incommode. Ces peuplesportent un joug bien pesant. || Pesant, Qui est dupoids réglé et ordonné par la loi. Louis d’or pesant.|| Prov. et fig., Il vaut son pesant d’or, se dit D’unhonnête homme qui est de bonne compagnie, obli-geant, officieux, d’un commerce sûr et aisé. Il se ditaussi De plusieurs choses qu’on regarde comme excel-lentes dans leur genre. || Pesant, s’emploie adv. Unelivre pesant d’or. Un quintal pesant.
PESANTEUR, s. f. Qualité de ce qui est pesant;tendance des corps vers le centre de la terre. La pesan-teur d’un fardeau, de l’air. |j Pesanteur universelle.,Tendance de tous les corps planétaires les uns versles autres. [| Pesanteur, L’impression que fait uncorps grave ou agité, quand il frappe sur un autre.Il fut étourdi de la pesanteur du coup. Il lui a faitsentir la pesanteur de son bras. || Certaine indispo-sition qui survient à quelque partie du corps, et quifait qu’on y sent comme un poids. Pesanteur de tête,d’estomac. Il sent une grande pesanteur par tout lecorps. || Lenteur, défaut d’activité et de célérité. Samarche est d’une pesanteur insupportable. || Pesan-teur , fig., en parlant De l’esprit, Lenteur, défaut depénétration, de vivacité, de légèreté, de grâce.
PESÉE, s. f. L’action de peser. |j La quantité dece qui a été pesé en une fois. Une forte pesée.
PÈSE-LIQUEUR, s. m. (lat. — liquor, liqueur.)Instrument par le moyen duquel on reconnaît, ondétermine la pesanteur spécifique des liquides.
PESER, v. a. (Au futur, Je pèserai, et au condi-tionnel, Je pèserais.) Examiner la pesanteur d’unechose, la conférer avec un poids certain et connu.|| Fig., Examiner attentivement une chose, pour enconnaître le fort et le faible. Peser les conséquencesd'une affaire. || Peser ses mots, ses paroles, Exami-ner, en parlant, la valeur, la conséquence de ce qu’ondit.» || Peser toutes ses paroles, peser tout ce qu’ondit, Parler avec lenteur et circonspection. || Peser ,neutre, Avoir un certain poids. Ce ballot pèse peu.|| Fam., Cela ne pèse pas plus qu’une plume , se ditD’une chose très-légère. f] Fig. et fam., Il ne pèsepas une once, se dit D’un homme que le contente-ment rend vif, léger, alerte. || Cette pièce, d’or nepèse pas, Elle n’a pas le poids fixé par la loi. || Cetteviande, cette boisson pèse sur l’estomac , Elle estdifficile à digérer. || En t. de manège, Ce cheval pèseà la main , Il s’appuie sur le mors de manière à lasserla main du cavalier. || Fig. et fam., Cette personnelui pèse sur les épaules, Elle lui est à charge par sonimportunité. || Fig. et fam., Cette personne y cette choselui pèse sur les bras, Elle lui est à charge par la dé-pense qu'elle lui occasionne. || Fig., Cela lui pèse surle cœur y Cela lui cause du chagrin, du ressentiment.
|| Fig., Un secret lui pèse, se dit en priant D’uneersonne qui n'est pas capable de garder un secret.
Peser , neutre, Appuyer fortement sur une chose.Peser sur un levier. Peser sur les étriers. || Fig., De-meurer plus longtemps, insister plus longtemps. Ilfaut peser sur cette note. || Fig., Peser sur une cir-constance , La faire remarquer. || Pesé , ée. participe.
PESEUR. s. m. Celui qui pèse.
PET
PESON. s. m. Instrument dont on connaît plu-sieurs espèces ayant des formes différentes, et qui sertà déterminer des pesanteurs ou des forces. VoyezRomaine.
PESSAIRE. s. m. (Iat . pessarium, même signif.)t. de chir. Corps solide qui a différentes formes, etdont on se sert pour la guérison de plusieurs maladiesauxquelles la matrice est sujette.
PESSIMISTE, s. m. (Iat. pessimè, très-mal.) Celuiqui croit que tout va mal, qui voit tout en noir.
PESTE, s. f. (lat. pestisy peste.) Maladie épidémi-que, qui cause une grande mortalité. On le fuit commela peste. || Prov., Dire peste et rage de quelqu’un,En dire tout le ma] possible. || Peste, par ext., Di-verses maladies qui font mourir à la fois beaucoupd’hommes ou beaucoup d’animaux. La clavelée estla peste des moutons. || Peste , se dit, fig., de Cer-taines choses pernicieuses et funestes qui corrompentles cœurs ou les esprits. La discorde est la peste desEtats. || Il se dit aussi Des personnes dont le pouvoirest funeste, dont la fréquentation est pernicieuse.Peste de cour. Évitez cet homme-là, c’est une peste.|| Fam., C’est une méchante peste, sc dit D’un mé-chant petit garçon, d’une jeune fille vive et mali-cieuse. || Peste, se dit quelquefois par une espèced'imprécation. Peste de l’étourdi! || Peste, Espèced’interjection familière dont on se sert par exclama-tion. Peste, que cela est beau! On dit aussi, Lapeste !
PESTER, v. n. Montrer, par des paroles aigres etemportées, le mécontentement qu’on a de quelqu’un oude quelque chose. Tout le monde peste contre lui.Fam. || Prov., Pester entre cuir et chair, Être mé-content sans oser le dire.
PESTIFÉRÉ, adj.des 2 genres, (lat .pestifer, mêmesignif.) t. didactique. Qui communique la peste. Peuusité.
PESTIFÉRÉ, ÉE. adj. Infecté de peste. Il venaitd’un lieu pestiféré. || Subst., en parlant Des personnes,Celui qui est atteint de peste, frappé de peste. Il allavisiter les pestiférés. || On le fuit comme un pestiféré,se dit en parlant D’un homme dont on évite le com-merce. •
PESTILENCE, s. f. (Iat. pestilentia, même sign.)Corruption de l’air, peste répandue dans un pays. Ilest vieux en ce sens. || Fig. et en t. de l’Écriture,Être assis dans la chaire de pestilence, Professer unemauvaise doctrine.
PESTILENT, ENTE. adj. t. didactique. Qui tientde la peste. Peu usité.
PESTILENTIEL, ELLE. adj. Infecté de peste, con-tagieux. Vapeurs pestilentielles.
PET. s. m. Vent qui sort du corps par en bas avecbruit. On évite de se servir de ce mot. || Pet de nonne,Beignet soufflé.
PÉTALE, s. m. (grec pétalon, feuille.) t. de botan.Chacune des pièces qui composent la corolle d’unefleur.
PÉTALISME, s. m. I. d’anliq. Espèce de jugementpopulaire quelque temps en usage à Syracuse,et quiétait à peu près la même chose que l’ostracisme chezles Athéniens.
PÉTARADE, s. f. Plusieurs pets de suite. Il ne sedit guère qu'en parlant Des chevaux et d’autres ani-maux semblables, lorsqu’ils pètent en ruant. || Bruitu’on fait de la bouche, par mépris pour quelqu’un.
Fig. et fam., Il m'a répondu par une pétarade. Iln’a fait aucun cas de ce que je lui ai dit.
PÉTARD, s. in. Sorte de machine de fer ou de