Druckschrift 
2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
Entstehung
Seite
291
Einzelbild herunterladen
 

PER

rect, Croire, s’imaginer. Il se persuade que tout lemonde l’admire. j| Persuadé , ée. participe. Soyezbien persuadé que ....

* Persuasibck. adj. des 2 genres. Qui peut être per-suadé, qui peut se persuader.

PERSUASIF, IVE. ad]. Qui a la force, le pouvoirde persuader. Langage persuasif || Qui a l’art, letalent de persuader. Vous êtes persuasif

PERSUASION, s. f. Action de persuader. Cet ora-teur a le don de la persuasion. |[ Fig., Avoir la per-suasion sur les lèvres. Être fort persuasif, fort élo-quent. |j Persuasion , Ferme croyance. J’ai agi dansla persuasion que vous m approuveriez.

PERTE, s. f. ( lat. perdere, perdre.) Privationde quelque chose d’avantageux , d’agréable ou decommode , qu’on avait. Perte de biens, de l’honneur,de la vue. Perte de mémoire, d’appétit, il a fait degrandes pertes au jeu. |[ Dans un sens particulier,en parlant Des personnes dont on est privé par lamort. Vous avez fait une grande perte en perdantvotre père. [[ Je prends part à la perte que vous avezfaite, se dit À une personne qui vient de perdre unparent ou un ami, pour lui témoigner que l’on com-patit à sa peine, qu'on partage son affliction. || A11jeu, Etre en perte de telle somme, L’avoir perdue. ||Se retirer sur sa perte, Quitter le jeu quand 011 perd ;et, fig., Se retirer du commerce du monde ou desaffaires, après un mauvais succès. || Être repousséavec perte, se dit au propre D’une troupe qu’on faitreculer en lui tuant du monde; et lig. et fam., D’unhomme qui a un désavantage marqué dans une dis-pute. || Jurer, résoudre la perte de quelqu’un, Ré-soudre, jurer sa mort, sa ruine. || Perte de sang,Maladie qui survient quelquefois aux femmes, et quiconsiste en un écoulement de sang irrégulier et abon-dant. Absûl., Pertes. || Perte, Dommage, diminu-tion de bien , de profit. Il y aura beaucoup de pertedans la coupe de cet habit, à cause du peu de lar-geur de l'étojfe. jj Ruine, en ce qui regarde le gou-vernement, la fortune, la réputation, les mœurs,etc. il pensa causer la perte de l’État. Courir à saperte. || En théol., La perle de l’âme, La damnationéternelle. || Perte, Mauvais succès, événement dés-avantageux dans une affaire, etc. La perte d’une ba-taille, d’un procès. [| Il signifie aussi, Le mauvais usageou l’emploi inutile que Fou fait d’une chose. Voilàune grande perte de temps. La perte d’une occasionsi belle ne saurait causer trop de regrets, jj La pertedu Rhône, Le lieu où le Rhône disparaît sous lesrochers. || A terte. Ioc. adv. Avec perte. Vendre,donner à perte, Perdre sur la marchandise que l’onvend, jj A terte de vue. Ioc. adv. dont on se serten parlant D’une vue si étendue, qu’il est impossiblede distinguer les objets qui la terminent. || Fig. etfam., Raisonner, discourir à perte de vue , Faire desraisonnements vains et vagues, qui n’aboutissent àrien. || Courir à perte d'haleine, Courir jusqu’à per-dre la respiration, jj En pure terte. Ioc. adv. Sansutilité, sans effet, sans motif. Vous vous tourmentezen pure perte. ]| Dans la poursuite du procès qu’il agugné, il a fait beaucoup de frais en pure perte, Quine lui seront pas remboursés. Tout ce qu’il a fait danscette entreprise lui est tourné en pure perte, Ne lui acausé que du dommage.

PERTINEMMENT, adv. (lat. pertinens, conve-nable.) Ainsi qu’il convient, comme il faut, avec ju-gement. Il ne se dit que Des discours. Il en parlepertinemment et en habile homme.

PES 29 r

PERTINENCE, s. f. Qualité do ce qui est perti-nent. Il ne se dit qu’en termes de procedure.

PERTINENT, ENTE. adj. Qui est tel qu’il con-vient. Il ne s’emploie guère que dans les locutionssuivantes: Raisons pertinentes. Excuses pertinentes.

|| En t. de procéd., Moyens pertinents et admissibles,faits et articles pertinents, Moyens, faits qui appar-tiennent au foud de la cause, qui doivent influer sursa décision.

PF.RTUIS. s. m. (lat .pertusus, percé.) Trou, ou-verture. U ne se dit plus guère que Des ouverturesqu’on pratique à une digue dans certaines rivières,pour laisser passer les bateaux. [| Pertuis, en géo-graphie, Certains détroits serrés cuire une île et laterre ferme, ou entre deux îles.

PERTUISANE. s. f. Hallebarde dont le fer estplus long, plus large et plus tranchant que celui desautres armes de ce genre.

PERTURBATEUR, TRICE. s. (lat. perturbare,troubler.) Celui, celle qui cause du trouble. Pertur-bateur du repos public. ]| Médecine perturbatrice,Méthode de traitement qui consiste à employer desmoyens actifs, propres à troubler la marche des ma-ladies. || En mécanique, Eorce perturbatrice, Cellequi trouble la régularité des mouvements.

PERTURBATION, s. f. t. didactique. Trouble,émotion de Famé à l’occasion de quelque mouvementqui se passe dans le corps. |j En astron., Dérange-ment que les corps célestes souffrent dans leurs mou-vements par leur action mutuelle. || E11 médecine,Trouble causé dans les fonctions animales par quelquemaladie; et dans la marche d’une maladie par quelqueremède énergique.

PERVENCHE, s. f. Genre de plantes dont l’espèceindigène a la fleur bleue ou blanche, et le feuillaged’un beau vert.

PERVERS, ERSE. (lat. perversus, méchant.) Mé-chant, dépravé. Un naturel pervers. [| U s’emploiesubst., mais seulement au masculin.

PERVERSION, s. f. Changement de bien en mal,en matière de religion et de morale.

PERVERSITÉ, s. f. Méchanceté, dépravation. Laperversité du siècle.

PERVERTIR, v. a. Faire changer de bien en mal,dans les choses de religion et de morale. Le luxe aperverti bien des femmes. || Pervertir l’ordre-des cho-ses, Troubler un ordre établi. || Fig. Pervertir lesens d’un passage, Le dénaturer, l’altérer; substi-tuer un faux sens à celui qui est reconnu pour le vé-ritable. || Pervertir, s’emploie avec le pron. pers.,Devenir pervers. Ce jeune homme s’est promptementperverti. || Perverti, ie. participe.

PESADE. s. f. (lat. pensare, peser.) t. de manège.Air relevé, dans lequel le cheval s’élève du devant,sans que les pieds de derrière quittent leur place.

PESAMMENT, adv. D’une manière pesante. [|Pesamment armé, se dit Des soldats de l’antiquité,fantassins ou cavaliers, qui étaient armés de toutespièces. |j Fig., Parler, écrire pesamment, Parler,écrire sans facilité, sans grâce.

PESANT, ANTE. adj. Qui pèse, qui est lourd. Ilesfopposé à Léger. Charge pesante. || En t. de ma-nège , Ce cheval est pesant à la main , Il porte la têteliasse, et ils’appuie sur le mors. Cheval pesant, Chevalqui ne s’enlève pas facilement du devant. || Ce maîtred’écriture, ce chirurgien, ce peintre, etc., a la mainpesante, Il écrit, il opère, il peint sans facilité, sanslégèreté, jj Fig., Il a la main pesante, il a le braspesant , se dit I)’un homme fort et robuste, qui donne

> 9 *