PÈL
à. Je peinais a entendre cet homme. Jj Cette poutre peinetrop, Elle est chargée d’un faix trop pesant. || Peiner ,avec le prou, pers., Se donner de la peine. (J Peiné,ke. participe. || Il se dit Des ouvrages de l’esprit ou dela main, dans lesquels la peine , le travail se lait beau-coup sentir. Style peiné. Écriture peinée. Peu usité.
PEINTRE, s. m. (lat. pingere, peindre.) Celui quiexerce l’art de peindre. Peintre en miniature. Peintrede genre. || Celui dont le métier est de mettre en cou-leur des murailles, des lambris, etc. Un peintre^ enbâtiments. || Fam., Être gueux comme un peintre, Etrefort mal dans ses affaires. || Peintre, se dit, fig., deCeux qui représentent vivement les choses dont ilsparlent, dont ils traitent. Les peintres du cœur hu-main.
PEINTURAGE, s. m. Action de peinturer, et L’effetqui en résulte.
PEINTURE, s. f. L’art de peindre. || Toute sorted’ouvrages de peinture. Il y a de belles peintures dansce palais, jj Pop., Cela est fait comme une peinture,se dit D’une chose bien faite, d’nn ouvrage exécutéavec soin. || Peinture, Tonte couleur appliquée-surune surface,]] Peinture, üg., Description vive et na-turelle. Il en a fait une peinture si vive, qu’on croitvoir la chose même. || En peinture, loc. adv. et fig.En apparence, sans réalité. Il n était roi qu’en pein-ture. Fam. |j Je ne voudrais pas y être, même en pein-ture , se dit en parlant D’un endroit où l’on auraitbeaucoup de répugnance à se trouver.
PEINTURER, v. a. Enduire d’une seule couleur.Peu usité. |{ Peinturé, ée. participe.
PF.INTUREUR. s. m. Celui qui peinture. Plusordin. Barbouilleur.
PÉKIN, s. m. Étoffe de soie faite à la Chine, oufabriquée en Europe à l’imitation de celle de la Chine.
PELADE, s. f. (lat. pii us , poil.) Sorte de maladiequi fait tomber les poils et les cheveux» AutrementAlopécie.
PELAGE, s. m. La couleur principale du poil decertains animaux.
PELAMIDE. s. f. (grec pèlamys, pelamide.) t. d’hist.nat. Poisson de mer, dont la forme approche de celledu maquereau.
PELARD. adj. m. (lat. pilare , peler.) Bois pelard,Bois dont on ôte l’écorce pour faire du tan.
PÈLE. s. m. t. de serrurerie. Voyez Pêne.
PÊLE-MÊLE. adv. Confusément. || Subsl, masc. C’estun pêle-mêle où il est impossible de se reconnaître. Enstyle d'étiquette de cour, Pour éviter les disputes depréséance, le prince ordonna le pêle-mêle ,
PELER, v. a. (lat. pilare , peler.) (Mer le poil. Avecle pron. pers. Ce velours se pèle promptement. || Peler ,Ôter la peau d’un fruit, l’écorce d’un arbre, et en gé-néral la surface des choses qui ont une espèce de peau.Peler une poire, du fromage. || Peler la terre, En en-lever du gazon. || Peler, neutr. en parlant Du corpsde l’homme et des animaux, quand la première su-perficie d(' la peau s’en détache d’elle-méme. Tout moncorps a pelé. || Pelé, ke. participe. || Fig., Roc, mon-tagne petée, Roc, montagne où il n’y a ni arbre niverdure. || Pelé, subst. et fam., en parlant Des per-sonnes. Un vieux pelé. 1] Pop. et par mépris, Il y avaitquatre pelés et un tonau, se dit en parlant D'une as-semblée de peu de personnes et de gens de très-peude considération.
PÈLERIN, INE.s. (la! ,peregrinus, étranger.) Celui,celle qui par piété fait un voyage à un lieu de dévo-tion. j| Les pèlerins d’Emmaiis , Les deux disciples quiallaient à Emmaiis, après la résurrection de Jésus-
PEL 277
Christ. ]| Pèlerin, Voyageur, dans quelques phrasesprov. Rouge soir et blanc matin , c'est la journée dupèlerin , Le ciel rouge au soir et blanc an matin, pré-sage un beau temps. |j Pèlerin, ine, fig. et fam.,Homme, femme qui a de la finesse, de l’adresse, de ladissimulation. Vous ne connaissez pas le pèlerin. C’estune adroite pèlerine.
PÈLERINAGE, s. m. Le voyage que fait un pèlerin.1| Fig., Cette vie n'est qu’un pèlerinage, N’est qu’unvoyage, qu’un passage à une autre vie. [j Pèlerinage,Lieu où un pèlerin va en dévotion.
PÈLERINE, s. f. Ajustement de femme, fait enforme de grand collet rabattu, qui couvre la poitrineet les épaules.
PÉLICAN, s. m. (lat. pelicanus, pélican.) Oiseauaquatique, dont l’œsophage se dilate de manière à for-mer une espece de sac, où il met en réserve des alimentspour lui et pour ses petits. |j Pélican, en t. de chim.,Alambic de verre d’une seule pièce, avec un chapiteautuhulé d’où sortent deux becs opposés et recourbésqui font anse et qui se rendent à la cueurbite, de ma-nière à y rapporter les vapeurs condensées dans le cha-piteau, j] Pélican, Instrument de chirurgie recourbéen manière de crochet, qui sert à arracher les dents.
PELISSE, s. f. (lat. pellis, peau.) Robe, manteauou mantelet doublé ou garni de fourrure.
PELLE, s.- f. (lat. pellere, pousser.) (On prononcePèle.) Instrument de fer ou de bois, large et plat, quia un long manche, et qui sert à divers usages. Pelle àfeu. Remuer le blé avec une pelle. || Fig. et fam., Re-muer l’argent à la pelle. Avoir beaucoup d’argent, jjProv. et fig., La pelle se moque du fourgon , se dit enparlant D’une personne qui a les memes défauts quecelle dont elle veut se moquer.
PELLÉE, PELLERÉE, PELLETÉE, s. f. Autantqu’il en peut tenir sur une pelle.
PELLETERIE, s. f. (lat. pellis, peau.) Art d’accom-moder les peaux garnies de leur poil, pour en fairedes fourrures ; Commerce de fourrures, il entend bienla pelleterie. |] Peaux dont ou fait les fourrures. Latraite de la pelleterie.
PELLETIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait, quivend des fourrures.
PELLICULE, s. f. (On prononce les L.) Diminutif.Petite peau, peau extrêmement mince et déliée.
PELOTE, s. f. Espèce de boule que l’on forme avecdu fil, de la laine, etc., en les roulant sur eux-mêmes.On appelle plus ordinairement celte sorte de boule Unpeloton. || Pelote, Petit coussinet dont les femmes seservent pour y ficher des épingles et des aiguilles. |[Pelote, de neige, Boule que l’on fait avec de la neigepressée. |j La troupe se grossit comme une pelote deneige , se dit D’une troupe de gens qui augmente àchaque instant, qui va toujours se grossissant. Absol.,La pelote se grossit. Prov. et fig., en parlant De torts,de profits, d’intérêts d’argent qui s’aeeumulent. jj Fig.et fam., Cela fait une pelote au bout de quelque temps,se dit De petits profits qui, ajoutés les uns aux autres,finissent par former une certaine somme. || Fig. et fam.,Faire sa pelote, Amasser les profits qu’on fait, de ma-nière à s’en composer une fortune. Cette cuisinière a'■fait sa pelote, jj Pelote, La marque blanche qui setrouve sur le front de quelques chevaux, et que l’onnomme autrement Étoile.
PELOTER, v. n. Jouer à la paume, sans que ce soitune partie réglée. || Prov. et fig., Peloter en attendantpartie, Faire qmlque chose de peu de conséquence,en attendant mieux. || Peloter, v. a. signifie, Battre,maltraiter de coups ou de paroles. Fam. || Il a été bien