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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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PÈL

à. Je peinais a entendre cet homme. Jj Cette poutre peinetrop, Elle est chargée dun faix trop pesant. || Peiner ,avec le prou, pers., Se donner de la peine. (J Peiné,ke. participe. || Il se dit Des ouvrages de lesprit ou dela main, dans lesquels la peine , le travail se lait beau-coup sentir. Style peiné. Écriture peinée. Peu usité.

PEINTRE, s. m. (lat. pingere, peindre.) Celui quiexerce lart de peindre. Peintre en miniature. Peintrede genre. || Celui dont le métier est de mettre en cou-leur des murailles, des lambris, etc. Un peintre^ enbâtiments. || Fam., Être gueux comme un peintre, Etrefort mal dans ses affaires. || Peintre, se dit, fig., deCeux qui représentent vivement les choses dont ilsparlent, dont ils traitent. Les peintres du cœur hu-main.

PEINTURAGE, s. m. Action de peinturer, et Leffetqui en résulte.

PEINTURE, s. f. Lart de peindre. || Toute sortedouvrages de peinture. Il y a de belles peintures dansce palais, jj Pop., Cela est fait comme une peinture,se dit Dune chose bien faite, dnn ouvrage exécutéavec soin. || Peinture, Tonte couleur appliquée-surune surface,]] Peinture, üg., Description vive et na-turelle. Il en a fait une peinture si vive, quon croitvoir la chose même. || En peinture, loc. adv. et fig.En apparence, sans réalité. Il n était roi quen pein-ture. Fam. |j Je ne voudrais pas y être, même en pein-ture , se dit en parlant Dun endroit lon auraitbeaucoup de répugnance à se trouver.

PEINTURER, v. a. Enduire dune seule couleur.Peu usité. |{ Peinturé, ée. participe.

PF.INTUREUR. s. m. Celui qui peinture. Plusordin. Barbouilleur.

PÉKIN, s. m. Étoffe de soie faite à la Chine, oufabriquée en Europe à limitation de celle de la Chine.

PELADE, s. f. (lat. pii us , poil.) Sorte de maladiequi fait tomber les poils et les cheveux» AutrementAlopécie.

PELAGE, s. m. La couleur principale du poil decertains animaux.

PELAMIDE. s. f. (grec pèlamys, pelamide.) t. dhist.nat. Poisson de mer, dont la forme approche de celledu maquereau.

PELARD. adj. m. (lat. pilare , peler.) Bois pelard,Bois dont on ôte lécorce pour faire du tan.

PÈLE. s. m. t. de serrurerie. Voyez Pêne.

PÊLE-MÊLE. adv. Confusément. || Subsl, masc. Cestun pêle-mêle il est impossible de se reconnaître. Enstyle d'étiquette de cour, Pour éviter les disputes depréséance, le prince ordonna le pêle-mêle ,

PELER, v. a. (lat. pilare , peler.) (Mer le poil. Avecle pron. pers. Ce velours se pèle promptement. || Peler ,Ôter la peau dun fruit, lécorce dun arbre, et en gé-néral la surface des choses qui ont une espèce de peau.Peler une poire, du fromage. || Peler la terre, En en-lever du gazon. || Peler, neutr. en parlant Du corpsde lhomme et des animaux, quand la première su-perficie d(' la peau sen détache delle-méme. Tout moncorps a pelé. || Pelé, ke. participe. || Fig., Roc, mon-tagne petée, Roc, montagne il ny a ni arbre niverdure. || Pelé, subst. et fam., en parlant Des per-sonnes. Un vieux pelé. 1] Pop. et par mépris, Il y avaitquatre pelés et un tonau, se dit en parlant D'une as-semblée de peu de personnes et de gens de très-peude considération.

PÈLERIN, INE.s. (la! ,peregrinus, étranger.) Celui,celle qui par piété fait un voyage à un lieu de dévo-tion. j| Les pèlerins dEmmaiis , Les deux disciples quiallaient à Emmaiis, après la résurrection de Jésus-

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Christ. ]| Pèlerin, Voyageur, dans quelques phrasesprov. Rouge soir et blanc matin , c'est la journée dupèlerin , Le ciel rouge au soir et blanc an matin, pré-sage un beau temps. |j Pèlerin, ine, fig. et fam.,Homme, femme qui a de la finesse, de ladresse, de ladissimulation. Vous ne connaissez pas le pèlerin. Cestune adroite pèlerine.

PÈLERINAGE, s. m. Le voyage que fait un pèlerin.1| Fig., Cette vie n'est quun pèlerinage, Nest quunvoyage, quun passage à une autre vie. [j Pèlerinage,Lieu un pèlerin va en dévotion.

PÈLERINE, s. f. Ajustement de femme, fait enforme de grand collet rabattu, qui couvre la poitrineet les épaules.

PÉLICAN, s. m. (lat. pelicanus, pélican.) Oiseauaquatique, dont lœsophage se dilate de manière à for-mer une espece de sac, il met en réserve des alimentspour lui et pour ses petits. |j Pélican, en t. de chim.,Alambic de verre dune seule pièce, avec un chapiteautuhulé d sortent deux becs opposés et recourbésqui font anse et qui se rendent à la cueurbite, de ma-nière à y rapporter les vapeurs condensées dans le cha-piteau, j] Pélican, Instrument de chirurgie recourbéen manière de crochet, qui sert à arracher les dents.

PELISSE, s. f. (lat. pellis, peau.) Robe, manteauou mantelet doublé ou garni de fourrure.

PELLE, s.- f. (lat. pellere, pousser.) (On prononcePèle.) Instrument de fer ou de bois, large et plat, quia un long manche, et qui sert à divers usages. Pelle àfeu. Remuer le blé avec une pelle. || Fig. et fam., Re-muer largent à la pelle. Avoir beaucoup dargent, jjProv. et fig., La pelle se moque du fourgon , se dit enparlant Dune personne qui a les memes défauts quecelle dont elle veut se moquer.

PELLÉE, PELLERÉE, PELLETÉE, s. f. Autantquil en peut tenir sur une pelle.

PELLETERIE, s. f. (lat. pellis, peau.) Art daccom-moder les peaux garnies de leur poil, pour en fairedes fourrures ; Commerce de fourrures, il entend bienla pelleterie. |] Peaux dont ou fait les fourrures. Latraite de la pelleterie.

PELLETIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui fait, quivend des fourrures.

PELLICULE, s. f. (On prononce les L.) Diminutif.Petite peau, peau extrêmement mince et déliée.

PELOTE, s. f. Espèce de boule que lon forme avecdu fil, de la laine, etc., en les roulant sur eux-mêmes.On appelle plus ordinairement celte sorte de boule Unpeloton. || Pelote, Petit coussinet dont les femmes seservent pour y ficher des épingles et des aiguilles. |[Pelote, de neige, Boule que lon fait avec de la neigepressée. |j La troupe se grossit comme une pelote deneige , se dit Dune troupe de gens qui augmente àchaque instant, qui va toujours se grossissant. Absol.,La pelote se grossit. Prov. et fig., en parlant De torts,de profits, dintérêts dargent qui saeeumulent. jj Fig.et fam., Cela fait une pelote au bout de quelque temps,se dit De petits profits qui, ajoutés les uns aux autres,finissent par former une certaine somme. || Fig. et fam.,Faire sa pelote, Amasser les profits quon fait, de ma-nière à sen composer une fortune. Cette cuisinière a'fait sa pelote, jj Pelote, La marque blanche qui setrouve sur le front de quelques chevaux, et que lonnomme autrement Étoile.

PELOTER, v. n. Jouer à la paume, sans que ce soitune partie réglée. || Prov. et fig., Peloter en attendantpartie, Faire qmlque chose de peu de conséquence,en attendant mieux. || Peloter, v. a. signifie, Battre,maltraiter de coups ou de paroles. Fam. || Il a été bien