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de quelqu’un. Fam., Il le payera plus cher qu'aumarché. || Payer , absol., J'ai été obligé de payer. ||Se payer par ses mains, S’indemniser sur ce qu’on aen sa possession, et qui appartient au débiteur. ||Cela est à payer, cela ne se peut payer, se dit De cequi est excellent dans son genre, très-agréable, outrès-curieux. |j Fig., Payer pour les autres, Être seulpuni d’une faute commune à plusieurs. || Prov. et fig.,Payer en monnaie de singe, en gambades, Se mo-quer de celui à qui on doit, et ne le point payer. [|Prov. et Fig., Payer en meme monnaie, Rendre lapareille. || Prov., Qui répond paye, On est obligé depayer pour celui dont on s’est rendu caution. Au pro-pre et au fig. |j Payer , se dit Des personnes ou deschoses qui sont sujettes à quelque impôt, qui doiventquelque droit. Ce marchand paye cent francs de pa-tente. Vhectolitre de vin paye tant d'entrée. |j Payer ,fig., Récompenser, reconnaître. On a bien payé sesservices. Je suis assez payé par le plaisir de vousavoir obligé. |j Dédommager. Ce moment de bonheurl'a pavé de toutes ses peines. j| Obtenir, acquérirquelque chose par un sacrifice. La gloire lui a faitpayer bien cher ses faveurs, || Punir. Il a été payé detous ses crimes. || Fam., Il a été bien payé de l’injurequiladite, Il en a été bien puni; absol., Il a été payé, Ila reçu son fait, il a reçu ce qu’il méritait. || Payer,Expier. Il a payé de sa tête un si grand forfait. |jPayer, fig., avec la préposition De. Payer de bellesparoles, Ne donner satisfaction qu’en paroles. Payerde mots. || Payer d'ingratitude, Manquer de recon-naissance pour un bienfait reçu. j| Payer quelqu'unde retour, Reconnaître ses procèdes ou ses sentimentspar des procédés ou des sentiments pareils. |j Payerde raisons, Donner de bonnes raisons sur les chosesdont il s’agit. En sens contraire , Payer de mauvaisesraisons. || Se payer de raisons, vSe rendre aux raisonsqu’un autre allègue. j| Payer d'effronterie, Soutenireffrontément un mensonge, se tirer d’un mauvais paspar effronterie. || Payer d'audace, Faire si bonnecontenance, que par là on arrête ses ennemis. ||Payer de sa personne, S’exposer dans une occasiondangereuse, et y bien faire son devoir. Agir par soi-même dans les occasions qui le demandent. || Payé ,ée. participe. |1 Cela est bien payé, n'est pas payé,se dit D’une chose, d’une marchandise dont on donnetout ce qu’elle vaut, ou dont on n’offre pas la valeur.|| Prov., Je suis payé pour cela, J’ai fait, à mes dé-pens, l’expérience de ce que telle chose a de dan-gereux, de désagréable. Il n’est pas payé pour aimercet homme.
PAYEUR, EtJSE.s.m.Qui paye. || Payeur, Hommechargé par son emploi, de payer des dépenses, desrentes. Il était payeur de Varmée.
PAYS. s. m. (lat. pagus , pays.) Région, contrée.Je lui ferai vider le pays. Il a bien vu du pays. Cou-rir le pays. Il a fait cette carte à vue de pays. Hautpays. Bas pays. || Les habitants mêmes du pays.Chaque pays a ses usages, ses mœurs. || Pays plat,pays de plaines, par opposition à Pays montueux ;et Plat pays, La campagne, par opposition aux lieuxfortifiés. || Pays d'états, se disait Des provinces deFrance où les impositions étaient consenties et répar-ties par l’assemblee des états; Pays d’élection, de(.elles où il y avait des généralités et des électionsétablies; et, Pays d’obédience, de Celles où le papenommait à certains bénéfices. || Pays coutumier,Pays où l’on suivait une coutume provinciale ou lo-cale; Pari de droit écrit, Pays où l’on suivait le droitromain, jj À Paris, Le pays latin, Le quartier où sontTOM K ir.
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la plupart des collèges. || Les Pays-Bas, La Belgiqueet la Hollande. || Prov. et fig., Pays dé cocagne,Pays où tout abonde, où l’on fait bonne chère à bonmarché. || Vin de pays, Vin recueilli dans le canton :Vin qui n’est pas de la première qualité, qui nA*stpas d’un vignoble fameux. || Gagner pays, Avancer,faire du chemin. || T. de guerre, Battre le pays, Ex-plorer, reconnaître le pays. || Battre du pays, Voir,parcourir beaucoup de lieux différents; prov. et fig.,Traiter beaucoup de sujets différents. || Prov. et fig.,Faire voir du pays à une personne, Lui donner biende l’exercice, lui susciter beaucoup d’embarras. ||Prov., Etre en pays de connaissance, Se trouverparmi des gens de sa connaissance. Il s’applique aussien général à toutes les choses que l’on connaît. || Prov.et fig., Parler, juger à vue de pays, Parler, jugerd’après un premier aperçu, et avant d’avoir appro-fondi les choses. [| Prov., De quel pays venez-vous i 9se dit À une personne qui ignore quelque chose quetout le monde sait. || Fig., Pays perdu, Lieu où ily a peu de ressources; Quartier éloigné du centredes affaires et de la société. || Pays, Patrie, lieu denaissance. Quelquefois Tout l’État dans lequel on estné; quelquefois La province, la contrée, la ville oùl’on a pris naissance. Quitter son pays. || Pays, dansl’acception qui précède, s’emploie quelquefois sansadj. possessif. Écrire au pays. Pop. Fam., Avoir lamaladie du pays, Être abattu, malade, parce qu’onest éloigné ae son pays, et qu’on désire vivement d’yretourner. || Prov. et fig., Nul n’est prophète en sonpays, Un homme de mérite est ordinairement moinsconsidéré dans son pays qu’ailleurs. || Prov. et fig.,Cet homme est bien de son pays, Il est bien simple,bien crédule. || Pays, s’emploie fig. Il faut renvoyercela au pays des chimères. || Pays , pop., Compa-triote; fém., Payse. C’est un ae mes pays.
PAYSAGE, s. m. Étendue de pays que l’on voitd'un seul aspect. || Tableau qui représente un paysage.|| Genre de peinture qui a pour objet la représenta-tion des paysages. Il étudie le paysage.
PAYSAGISTE, s. m. Peintre qui fait des paysages.
PAYSAN, ANNE. s. Homme, femme de campagne.|| C'est un paysan, il a l'air d’un franc paysan ,C’est un homme rustre, grossier dans ses manièreset dans son langage. || À la paysanne, loc. adv. À lamanière des paysans.
PAYSANNERIE, s. f. Condition, mœurs des paysans.Peu usité.
PÉAGE, s. m. (ital. pagare, payer.) Droit qui selève sur les personnes, les animaux, les marchan-dises, pour leur passage sur un chemin, sur un pont,sur une rivière, etc. || Lieu où l’on paye le droit dopassage.
PÉAGER. s. m. Celui qui reçoit le péage.
PEAU. s. f. (lat. pellis, peau.) Membrane qui en-veloppe et couvre extérieurement loutes les partiesdu corps de l’homme et des animaux. Ce coup n’afait qu ejfleurer la peau. Sa peau est comme un crible.Cette boisson porte légèrement à la peau. j| Fam.. Lesparties de la peau qui sont flasques et pendantes. || Ma-ladies de la peau, Celles qui altèrent la peau. || Prov.et fig., Les os lui percent la peau, il n’a que la peauet les os, se dit D’un homme ou d’un animal fortmaigre. || Fam., Il est gras à pleine peau, se ditD’un homme ou d’un animal extrêmement gras. j|Fig. et fam., Il crève dans sa peau, Il est‘gras à neplus tenir dans ses habits. Cela se dit aussi D’un hommequi a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfenm-ren lui-mème. || Fig. et fam., Il ne saurait durer dans
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