PAL
PALAN, s. m. t. de marine.'Assemblage de poulieset de cordages, dont on se sert sur lesbâ:iments.
PALANÇONS. s. m. pi. t. de maçonnerie. Morceaux,de bois qui retiennent les torchis.
PALANQUE. s. f. t. de fortification. Retranchementformé de pièces de bois jointives et plantées vertica-lement.
PALANQUIN, s. m. Chaise, litière, que des hommesportent sur leurs épaules, et dont les personnes con-sidérables se servent, dans l’Inde et à la Chine, pourse faire transporter d’un lieu à un autre.
PALASTRE. s. m. t. de serrurerie. Boite de fer quiforme la partie extérieure d’une serrure, et où sontmontées toutes les pièces qui servent à la faire agir.
PALATALE, adj. et s. f. (lat. palatum, palais.) Ilse dit Des consonnes produites par les mouvements dela langue qui va toucher le palais.
PALATIN, adj. m. (lat. palatinus, du palais.) Titrede dignité qu’on donnait jadis à tous ceux qui avaientquelque office ou charge dans le palais d’un prince. ||U se dit encore, subst., Du vice-roi de Hongrie, etde Chaque gouverneur de province en Pologne. Adj.,Un seigneur palatin.
PALATIN, INE. adj, t. d'anat. Qui a rapport aupalais.
PALATINAT. s. m. La dignité de palatin. |] Paysqui était sous la domination de l’électeur palatin. || Pa-latinat, Nom de chaque province de la Pologne.
PALATINE, adj. f. Maison palatine, Maison, fa-mille de l’électeur palatin. Princesse palatine, ou sim-plement, Palatine y Femme d’un palatin, ou Princessede la maison palatine.
PALATINE, s. f. Fourrure que les femmes portentsur le cou en hiver.
PALE. s. f. (L’A se prononce bref.) Petite vannequi sert à ouvrir et à fermer le biez d’un moulin, lachaussée d’un étang, selon qu’on veut lâcher les eauxou les retenir. || Pxi.e, La partie d’un aviron, qui estplate, et qui entre dans l’eau. || Pat.e, à l’Église, Cartoncarré garni ordinairement de toile blanche, et servantà couvrir le calice quand on dit la messe.
PÂLE. adj. des 2 genres, (la X.pallidus, pâle.) Blême,décoloré par une teinte de blanc sans vivacité, sanséclat. Il ne se dit guère que Des personnes. Il est palecomme la mort. Être pâle de colère. || Poétiq., Les pâlesombres, Les âmes des morts. || Pâle, se dit Des corpslumineux, quand ils ne répandent qu’une lumièrefaible, blafarde. Cette lampe ne jette quune lumièrepâle. || Des couleurs qui sont déchargées, qui ne sontpas vi ves. Un bleu pâle. |j Pâles couleurs ou Chlorose,Maladie qui se montre surtout chez les jeunes filles,et qu’on nomme ainsi parce qu’elle leur rend le visagepâle. || Pâle, se dit fig., Du style, quand il manqued’éclat, de couleur. Cet ouvrage est trop pâle.
PALÉE. s. f. (lat. palus, pieu.) Rang de pieux en-foncés en terre à refus de mouton, pour former unedigue, soutenir des terres, etc.
PALEFRENIER, s. m. (ital. palafreniere, mêmesignif.) Valet qui panse des chevaux.
PALEFROI, s. m. Cheval de parade, sur lequel lesrois et les grands seigneurs faisaient leur entrée dansles villes. Chevaux qui servaient ordinairement auxdames, avant qu’on eût l’usage des carrosses.
PALÉOGRAPHIE, s, f. (grec palœos, ancien, gra-phe, écriture.) Science des écritures anciennes, art deles déchiffrer.
PALERON, s. m. Partie de l’épaule qui est plate etcharnue. Il n’est usité qu’en parlant De certains ani-maux.
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PALESTINE, s. f. Caractère d’imprimerie entre legros parangon et le petit canon, dont le corps est au-jourd’hui de vingt-deux points.
PALESTRE, s. f. (grec palœstra, même signif.) t.d’antiq. Nom que les Grecs et les Romains donnaientaux lieux publics où les jeunes gens se formaient auxdifférents exercices du corps. [| Les exercices mêmes.
PALESTRIQUE. adj. des 2 genres. Il se dit Desexercices qui se faisaient dans les palestres, et n’estguère usité. || Subst. fém. La palestrique.
PALET, s. m. (grec pallô, balancer dans ses mains.)Pierre plate et ronde, morceau de métal de la mêmeforme, avec lequel on joue en le jetant le plus prè 3qu’on peut du but qui a été marqué. Jouer au petitpalet.
PALETTE, s. f. (ital . paletta, même signif.) Instru-ment de bois plat, qui a un manche, et avec lequelles enfants jouent quelcpiefois au volant. || Palette ,Petite planche fort mince, sur laquelle les peintresplacent leurs couleurs, et qu’ils tiennent de la maingauche. Changer sa palette, Y mettre les couleurs. ||Il a une palette brillante, se dit D’un peintre qui estbon coloriste. Fig., D’un poète dont le style a de l’é-clat. || Palette , en chir., Petite cruelle de métal, d’unecapacité déterminée, dans laquelle on reçoit le sangde ceux à qui on ouvre la veine. || Fig., La quantitéde sang qu’on tire par la saignée.
PALÉTUVIER, s. m. t. de botan. Arbre des Indes,dont la semence commence à germer dans l’intérieurdu fruit aussitôt qu’elle est parvenue à sa maturité.
PÂLEUR, s. f. (lat. pallor, pâleur.) Couleur de cequi est pâle. En parlant Des personnes. Une pâleurmortelle.
PÂLI. s. m. Langue sacrée de l’ile de Ceylan et dela presqu’île au delà du Gange. Adj., La langue pâli.
PALIER, s. m. Espace ou plate-forme servant derepos dans un escalier, dans un perron, dans une rampedouce, ou dans les gradins d’un théâtre. || Palier decommunication, Celui qui est entre des appartementsde plain-pied, et qui leur est commun. Demeurer surle même palier.
PALIFICATION, s. f. (lat. palus, pieu, facere ,faire.) t. d’archit. hydraulique. Action de fortifier unsol avec des pilotis.
PALIMPSESTE, s. m. (grec palimpsestes, palimp-seste.) Manuscrit dont on a lait disparaître l’écri-ture, pour y écrire de nouveau. Adj., Un manuscritpalimpseste.
PALINGÉNÉSIE. s. f. (grec patin, de nouveau, gé-nêsis, naissance.) t. didactique. Régénération, renais-sance.
PALINOD. s. m. (grec palinodia , chant sur unnouvel air.) On appelait ainsi autrefois Un poeme enl’honnéur de l’immaculée Conception de la Vierge.
PALINODIE, s. f. Rétractation de ce qu’on a dit.|| Fig. et fam., Chanter la palinodie, Se rétracter, diredu bien d’une personne ou d’une chose dont on avaitdit du mal précédemment.
PÂLIR, v. n. (lat. pallere, pâlir.) Devenir pâle. Ilpâlit de colère. Le soleil pâlit. |j Fig., Son étoile pâlit,se dit De quelqu’un dont la prospérité diminue. || Pâ-lir , act., Rendre pâle. La fièvre Va pâli. |j Pâli, i*.participe.
PALIS, s. m. (lat. palus, pieu.) Petit pieu pointupar un bout, dont plusieurs, enfoncés en terre etrangés à la suite les uns des autres, forment une clô-ture. || Lieu entouré de palis.
PALISSADE, s. f. Barrière faite avec des pieux , oumême avec des planches, fichés en terre. On l’emploiu