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OUF. Interjection qui annonce une douleur subite,ou l’étouffement, l’oppression.
OUI. particule d’affirmation, opposée à Non. Avez-'vous fait cela ? Oui. J| Fam., Il ne dit ni oui ni non,Il ne veut pas s’expliquer sur la chose dont il s’agit.Il ne m'a répondu ni oui ni non. || Oui, d’une ma-nière simplement affirmative, sans opposition directeà Non, ne se met guère qu’au commencement d’undiscours, d’une phrase. Oui, je 'veux que tout le mondesache ce que j’en pense. Il se redouble quelquefoispour marquer davantage l’affirmation. Oui, oui', je leferai. || Oui, subst., se prononce comme s’il était as-piré. Le oui et le non. Se quereller pour un oui oupour un non. || Je 'veux savoir le oui ou le non de laproposition que je -vous ai faite, Je veux savoir posi-tivement si vous l’acceptez ou si vous la refusez. ]|Prov., Dire h grand oui, Se marier. |[ Oui, marquela surprise, et signifie, Quoi, cela est vrai? Il a dittelle chose; oui? On le prononceeu l’allongeant, et ilest toujours suivi d’un point d’interrogation. |] Oui,se joint avec les adverbes Certes , vraiment, certaine-ment, sans doute, etc., pour affirmer davantage. Ouicertes. Oui vraiment, vraiment oui. Eh mais oui. Cesdeux derniers sont fam. || Fam., Oui-da, De boncœur, volontiers, oui.
OUÏCOU. s. m. Boisson faite de manioc, de pa-tates, de bananes, et de cannes de sucre, dont seserveut les sauvages de l’Amérique, et même les Eu-ropéens quand le vin manque.
OUÏ-DIRE. s. m. invariable, (lat. audire dttere,ouïr dire.) Ce qu’on n’a ni vu ni entendu soi-même,et qu’on ne sait que par le rapport d’une autre per-sonne ou par le bruit public. Ce n’est qu’un ouï-dire.
OUÏE. s. f. Celui des cinq sens par lequel on reçoitles sons. Il ne se dit qu’au singulier. Avoir l’ouïe fine,dure.
OUÏF.S. s. f. pl. Ouvertures que les poissons ontaux côtés de la tête, et qui donnent issue à l’eau quiest entrée dans leur bouche pour la respiralion. ||Branchies, ou organes en forme de peignes, qui sontrenfermés dans les ouïes, et qui opèrent la respira-tion. || Ouïes, t. de luthier, Ouvertures pratiquéesdans la table supérieure de certains instruments demusique, tels que le violon, la harpe, etc., et parlesquelles sort le son harmonieux.
OUÏR. v. a. {J’ois, tu ois, il oit; nous oyons, vousoyez, ils oient. J’oyais. J’ouïs. J’oirai, j'oirais. Quej oie ou que j’oye. Que j’ouïsse. Oyant. Ouï. On nese sert aujourd’hui presque jamais de ce verbe qu’àl’infinitif, et aux temps formés du participe Ouï et duverbe Avoir.) Entendre, recevoir les sons par l’oreille.Avez-vous ouï ce grand bruit ? Ouïr la messe, Assis-ter à la messe. || Donner audience, écouter, prêterattention. Un juge doit ouïr les deux parties. || Écou-ter favorablement, exaucer. Seigneur, daignez ouïrnos vœux. Il vieillit dans toutes ces acceptions. || T.de procéd., Ouïr des témoins, Recevoir leurs déposi-tions. |j Ouï, ouïe, participe. || T. de procédure : Ouile rapport d’un tel.
OUISTITI, s. m. Singe qui vient d’Amcrique.
OURAGAN, s. m. Tempête violente, causée par lechoc de plusieurs vents qui forment des tourbillons.
OURDIR, v. a. (lat. ordiri, tramer.) Préparer oudisposer sur une machine faite exprès les fils de lachaîne d’une étoffe, d’une toile, etc., pour mettrecette chaîne en état d’être montée sur le métier, oùl’on doit la tisser, en faisant passer au travers, avecla navette, le fil de la trame. Ourdir de la toile. ||
OUT
Fig., Ourdir une tt'ame, Former un complot. Ourdirun complot, ourdir une trahison. || Ourdi, ie. parti-cipe. || Prov. et fig., A toile ourdie Dieu envoie le fil,La Providence fournit les moyens d’achever l’ouvragequ’on a commencé.
OURDISSAGE, s. m. Action de l’ouvrier, de l’ou-vrière qui ourdit; Façon de l’ouvrage ourdi.
OURDISSEUR, EÜSE. s. Qui ourdit,
OURDISSOIR, s. m. Pièce de bois sur laquelle lestisserands, les rubaniers, les fabricants de drapsmettent le fil, la soie, la laine, quand ils ourdissent.
OURLER, v. a. Faire un ourlet à du linge ou àqnelque autre étoffe. || Ourlé, ée. participe.
OURLET, s. m. Repli qu’on assujettit, en le cou-sant, au bord d’une toile ou d’une étoffe, pour em-pêcher qu’elle ne s’effile.
OURS. s. m. (lat. ursus, ours.) Quadrupède car-nassier très-velu, à pattes larges, armées d’ongles cour-bés. Faire danser l’ours. J| Fig. et fam., C’est unours, C’est un homme qui fuit la société. || Fig. etfam., Un ours mal Uché, Un homme difforme et malfait, ou Un homme rustre, brutal, mal élevé. || Prov.et fig., Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avantqu’on l’ait pris, avant qu’on l’ait mis par terre, Il11e faut pas disposer d’une chose avant de la possé-der ; il ne faut pas se flatter trop tôt d’un succès in-certain.
OURSE, s. f. La femelle de l’ours. || Ourse, enastron., Nom de deux constellations situées près dupôle arctique. La grande, la petite Ourse. |] Ourse,en poésie, Le septentrion, parce que l’étoile polairese trouve dans la petite Ourse. Du midi jusqu’àl’Ourse.
OURSIN, s. m. t. d'hist. nat. Nom d’un genre dezoophyles à coquille calcaire, hérissée d’épines mo-biles.
OURSON, s. m. Le petit d’un ours.
OURVARI. s. m. t. de vénerie. Voyez Hourvari.
OUTARDE, s. f. (lat. avis tarda, oiseau lent.) Grosoiseau à jambes hautes, dont les pieds 11’ont que troisdoigts, et qui vit dans les grandes plaines.
OUTARDEAU, s. m. Le petit d’une outarde.
OUTIL, s. m. (lat. utile, chose utile.) (On ne pro-nonce pas l’L.) Tout instrument dont les artisans, leslaboureurs, les jardiniers, etc., se servent pour leurtravail. || Prov., Méchant ouvrier ne saurait trouverde bons outils; et, Un bon ouvrier se sert de toutesorte d’outils.
OUTILLER, v. a. Garnir , fournir d’outils. Fam, ||Outillé, ée. participe. || Adj. avec les adv. Bien ouMal. Outillé tant bien que mal. || U se dit, fig. etpop., D’un homme bien ou mal pourvu de ce qui luiserait nécessaire pour ce qu’il entreprend. Vous n’êtespas assez bien outillé pour réussir.
OUTRAGE, s. m. (lat. ultra, au delà.) Injure gravede fait ou de parole. Recevoir, souffrir un outrage.Se venger d’un outrage. j| Fig., Faire outrage à laraison, à la morale publique, Faire ou dire quelquechose qui y soit fort contraire. Faire outrage au bonsens, à la grammaire, Dire ou écrire quelque chosequi offense grossièrement le bon sens, la gramm. ||Poétiq., L’outrage des ans, les outrages du temps,Le dommage que la durée du temps cause à la soli-dité, à la beauté de certaines choses.
OUTRAGEANT, ANTE. adj. Qui outrage. Il ne sedit que Des choses. Paroles outrageantes. Procédéoutrageant.
OUTRAGER, v. a. Offenser cruellement, faire ou-trage. On l’a outragé de paroles. || Il se dit De cer*