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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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OUF. Interjection qui annonce une douleur subite,ou létouffement, loppression.

OUI. particule daffirmation, opposée à Non. Avez-'vous fait cela ? Oui. J| Fam., Il ne dit ni oui ni non,Il ne veut pas sexpliquer sur la chose dont il sagit.Il ne m'a répondu ni oui ni non. || Oui, dune ma-nière simplement affirmative, sans opposition directeà Non, ne se met guère quau commencement dundiscours, dune phrase. Oui, je 'veux que tout le mondesache ce que jen pense. Il se redouble quelquefoispour marquer davantage laffirmation. Oui, oui', je leferai. || Oui, subst., se prononce comme sil était as-piré. Le oui et le non. Se quereller pour un oui oupour un non. || Je 'veux savoir le oui ou le non de laproposition que je -vous ai faite, Je veux savoir posi-tivement si vous lacceptez ou si vous la refusez. ]|Prov., Dire h grand oui, Se marier. |[ Oui, marquela surprise, et signifie, Quoi, cela est vrai? Il a dittelle chose; oui? On le prononceeu lallongeant, et ilest toujours suivi dun point dinterrogation. |] Oui,se joint avec les adverbes Certes , vraiment, certaine-ment, sans doute, etc., pour affirmer davantage. Ouicertes. Oui vraiment, vraiment oui. Eh mais oui. Cesdeux derniers sont fam. || Fam., Oui-da, De boncœur, volontiers, oui.

OUÏCOU. s. m. Boisson faite de manioc, de pa-tates, de bananes, et de cannes de sucre, dont seserveut les sauvages de lAmérique, et même les Eu-ropéens quand le vin manque.

OUÏ-DIRE. s. m. invariable, (lat. audire dttere,ouïr dire.) Ce quon na ni vu ni entendu soi-même,et quon ne sait que par le rapport dune autre per-sonne ou par le bruit public. Ce nest quun ouï-dire.

OUÏE. s. f. Celui des cinq sens par lequel on reçoitles sons. Il ne se dit quau singulier. Avoir louïe fine,dure.

OUÏF.S. s. f. pl. Ouvertures que les poissons ontaux côtés de la tête, et qui donnent issue à leau quiest entrée dans leur bouche pour la respiralion. ||Branchies, ou organes en forme de peignes, qui sontrenfermés dans les ouïes, et qui opèrent la respira-tion. || Ouïes, t. de luthier, Ouvertures pratiquéesdans la table supérieure de certains instruments demusique, tels que le violon, la harpe, etc., et parlesquelles sort le son harmonieux.

OUÏR. v. a. {Jois, tu ois, il oit; nous oyons, vousoyez, ils oient. Joyais. Jouïs. Joirai, j'oirais. Quej oie ou que joye. Que jouïsse. Oyant. Ouï. On nese sert aujourdhui presque jamais de ce verbe quàlinfinitif, et aux temps formés du participe Ouï et duverbe Avoir.) Entendre, recevoir les sons par loreille.Avez-vous ouï ce grand bruit ? Ouïr la messe, Assis-ter à la messe. || Donner audience, écouter, prêterattention. Un juge doit ouïr les deux parties. || Écou-ter favorablement, exaucer. Seigneur, daignez ouïrnos vœux. Il vieillit dans toutes ces acceptions. || T.de procéd., Ouïr des témoins, Recevoir leurs déposi-tions. |j Ouï, ouïe, participe. || T. de procédure : Ouile rapport dun tel.

OUISTITI, s. m. Singe qui vient dAmcrique.

OURAGAN, s. m. Tempête violente, causée par lechoc de plusieurs vents qui forment des tourbillons.

OURDIR, v. a. (lat. ordiri, tramer.) Préparer oudisposer sur une machine faite exprès les fils de lachaîne dune étoffe, dune toile, etc., pour mettrecette chaîne en état dêtre montée sur le métier,lon doit la tisser, en faisant passer au travers, avecla navette, le fil de la trame. Ourdir de la toile. ||

OUT

Fig., Ourdir une tt'ame, Former un complot. Ourdirun complot, ourdir une trahison. || Ourdi, ie. parti-cipe. || Prov. et fig., A toile ourdie Dieu envoie le fil,La Providence fournit les moyens dachever louvragequon a commencé.

OURDISSAGE, s. m. Action de louvrier, de lou-vrière qui ourdit; Façon de louvrage ourdi.

OURDISSEUR, EÜSE. s. Qui ourdit,

OURDISSOIR, s. m. Pièce de bois sur laquelle lestisserands, les rubaniers, les fabricants de drapsmettent le fil, la soie, la laine, quand ils ourdissent.

OURLER, v. a. Faire un ourlet à du linge ou àqnelque autre étoffe. || Ourlé, ée. participe.

OURLET, s. m. Repli quon assujettit, en le cou-sant, au bord dune toile ou dune étoffe, pour em-pêcher quelle ne seffile.

OURS. s. m. (lat. ursus, ours.) Quadrupède car-nassier très-velu, à pattes larges, armées dongles cour-bés. Faire danser lours. J| Fig. et fam., Cest unours, Cest un homme qui fuit la société. || Fig. etfam., Un ours mal Uché, Un homme difforme et malfait, ou Un homme rustre, brutal, mal élevé. || Prov.et fig., Il ne faut pas vendre la peau de lours avantquon lait pris, avant quon lait mis par terre, Il11e faut pas disposer dune chose avant de la possé-der ; il ne faut pas se flatter trop tôt dun succès in-certain.

OURSE, s. f. La femelle de lours. || Ourse, enastron., Nom de deux constellations situées près dupôle arctique. La grande, la petite Ourse. |] Ourse,en poésie, Le septentrion, parce que létoile polairese trouve dans la petite Ourse. Du midi jusquàlOurse.

OURSIN, s. m. t. d'hist. nat. Nom dun genre dezoophyles à coquille calcaire, hérissée dépines mo-biles.

OURSON, s. m. Le petit dun ours.

OURVARI. s. m. t. de vénerie. Voyez Hourvari.

OUTARDE, s. f. (lat. avis tarda, oiseau lent.) Grosoiseau à jambes hautes, dont les pieds 11ont que troisdoigts, et qui vit dans les grandes plaines.

OUTARDEAU, s. m. Le petit dune outarde.

OUTIL, s. m. (lat. utile, chose utile.) (On ne pro-nonce pas lL.) Tout instrument dont les artisans, leslaboureurs, les jardiniers, etc., se servent pour leurtravail. || Prov., Méchant ouvrier ne saurait trouverde bons outils; et, Un bon ouvrier se sert de toutesorte doutils.

OUTILLER, v. a. Garnir , fournir doutils. Fam, ||Outillé, ée. participe. || Adj. avec les adv. Bien ouMal. Outillé tant bien que mal. || U se dit, fig. etpop., Dun homme bien ou mal pourvu de ce qui luiserait nécessaire pour ce quil entreprend. Vous nêtespas assez bien outillé pour réussir.

OUTRAGE, s. m. (lat. ultra, au delà.) Injure gravede fait ou de parole. Recevoir, souffrir un outrage.Se venger dun outrage. j| Fig., Faire outrage à laraison, à la morale publique, Faire ou dire quelquechose qui y soit fort contraire. Faire outrage au bonsens, à la grammaire, Dire ou écrire quelque chosequi offense grossièrement le bon sens, la gramm. ||Poétiq., Loutrage des ans, les outrages du temps,Le dommage que la durée du temps cause à la soli-dité, à la beauté de certaines choses.

OUTRAGEANT, ANTE. adj. Qui outrage. Il ne sedit que Des choses. Paroles outrageantes. Procédéoutrageant.

OUTRAGER, v. a. Offenser cruellement, faire ou-trage. On la outragé de paroles. || Il se dit De cer*