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enfant d’auprès du feu. || Avec le pron. pers. ôtez-vous de ma place. || Fig., au sens moral, Ôter à quel-qu’un quelque chose de l’esprit , de la tête, de la fan-taisie , Faire en sorte qu’il n’y songe plus, qu’il nesoit plus attaché à la pensée, à l’opinion, au desseinqu’il avait. || Fig., au sens moral, Oter quelqu’un depeine , d’inquiétude. Le tirer de peine, le délivrerd’inquiétude. Oter de doute, d’un doute, d’incerti-tude. || Oter, en parlant Des différentes parties duvêtement, Quitter, déposer, se dépouiller de. Otersa chemise, son habit. |j Oter son chapeau à quel-qu’un, Le saluer eu se découvrant la tête. |j ()ter,Ravir, enlever, prendre quelque chose à quelqu’un,l’en priver. Au sens physique et au sens moral. Onlui a ôté son bien. L’amour lui a ôlé la raison. |j Prov.et fig., Oter le pain de la main à quelqu’un, Luiôter le moyen de subsister. [| Ôter l’honneur à quel-qu’un, Le diffamer par des médisances, par des ca-lomnies. || Oter l’honneur à une femme, La séduireet en abuser. || Cet objet ôte la vue de tel autre, Ilempêche qu’on ne puisse le voir. || Ôter, Retran-cher. Au sens physique et au sens moral. Ôtez la santéet la paix de l’dme, vous ôtez tous les plaisirs de lavie. || Ôter, Faire cesser, faire passer; délivrer quel-qu’un de quelque chose qui l’incommode. Au sensphysique et au sens moral. Otez-moi mon mal. Ôtez-moi cette inquiétude. || Ôté, ée. participe. |j Prépo-sition, Excepté, hormis.
OTTOMANE, s. f. Grand siège sans dossier, oùplusieurs personnes peuvent être assises à la fois.
OU. Conjonction alternative. Oui ou non. Vaincreou mourir. j| Autrement, en d’autres termes. Sonbeau-frère, ou le mari de sa ^o?«r.|| Il se joint souventdans les deux sens avec l’adverbe Bien. Il payera,ou bien il ira en prison. Byzance, ou bien Constan-tinople.
OÛ. adv. de lieu. (lat. ubï, où.) En quel lieu, enquel endroit. Oit allez-vous? Ou demeurez-vous? ||Oit que, En quelque lieu que, en quelque endroitque. || Où, dans un sens moral, À quoi. Oit tend cediscours? || Joint avec la préposition De, Il marquele lieu, ou La cause. D’oit venez-vous ? D’où vientque vous faites cela? Par ellipse, D’où vient faites-vous cela? || Joint à la préposition Par, Par quel en-droit ou Par quel moyen. Voilà par où j’ai passé. Paroit rèussira-t-il? || Où, en place des pronoms relatifsLequel, laquelle, lesquels, lesquelles, précédés desprépositions Dans, à, vers, etc. Ne se dit que Deschoses. Le lieu ou je suis. Le but ou il tend. Le piègeoù il s’est laissé prendre.
OUAICIIE. s. m. t. de marine. Sillage d’un vais-seau. Vieux. Il s’employait dans certaines occasionsoù Fou n’eût pas dit Sillage. Tirer un vaisseau enouaiche, Le remorquer avec un autre vaisseau. Traî-ner un pavillon ennemi en ouaiche, Le traîner pen-dant à fleur d’eau à l’arrière d’un vaisseau.
OUAÏLLE. s. f. (lat. ovis, brebis.) Brebis. Vieuxau propre. Fig., Un chrétien par rapport à son pas-teur, à son supérieur spirituel, à son évêque. Un bonpasteur a soin de ses ouailles. Il ne s’emploie guèrequ’au plur.
OUAIS. Interjection fam. qui marque de la sur-prise. ( grec ôè , même signif.) Ouais / cet homme-làfait bien le fier.
OUATE, s. f. (On prononce Ouète.) Coton plus finet plus soyeux que le coton ordinaire, et qui sert àgarnir un vêlement, une couverture, etc., entre ladoublure et le dessus. Acheter de la ouate. Quel-ques-uns écrivent, De l’ouate. |j Ouate de soie, Soie
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effilée et cardée qu’on emploie aux mêmes usages quela ouate de coton. Ouate de laine, de chanvre , etc.
OUATER, v. a. (On prononce Ouéter.) Mettre dela ouate entre une étoffe et la doublure. || Ouaté, ée.participe.
OUBLI, s. m. (lat. oblivisci, oublier.) Manque desouvenir. Profond, long, éternel oubli. Ensevelirdans l oubli. Tirer de l’oubli. || L’oubli des injures,L’action d’oublier les injures, les offenses, de les par-donner, de n’en garder aucun ressentiment. || L’oublide ses devoirs, L’action de manquer à ses devoirs. ||L’oubli de soi-même , L’abnégation de ses droits, de»ses intérêts, de ses affections. || Le fleuve d’oubli,Le fleuve qui, suivant les anciens, coulait dans lesenfers, et dont les eaux, disaient-ils,faisaient perdrela mémoire à ceux qui en buvaient. Autrement LeLé thé.
OUBLTANCE. s. f. Oubli, faute de mémoire. Il estvieux.
OUBLIE, s. f. Pâtisserie fort mince, de figureronde, que l’on cuit entre deux fers. Mince commeune oublie.
OUBLIER, v. a. Perdre le souvenir de quelquechose. Oublier sa leçon. || Oublier l’heure, Laisserpasser l’heure où l’on avait quelque chose à faire. ||Oublier à chanter, à danser , etc., En perdre l’usage,l’habitude. Il vieillit. || Prov., Il a oublié la commis-sion, Il a négligé de la faire, et a gardé l’argent. ||Oublier, Laisser quelque chose en quelque endroit.Il a oublié ses gants, etc. || Omettre, manquer à fairemention de quelque chose dans un écrit, dans undiscours. Vous avez oublié son nom sur votre liste. j|Négliger. Oublier le soin de sa fortune. || Manquer aquelque obligation. Oublier ses devoirs. || Ne pointconserver de reconnaissance. Il a oublié tout ce quej’ai fait pour lui. || Ne point garder de ressentiment.Oublier une injure, une offense. || Oublier, en par-lant Des personnes, Négliger quelqu’un, ne pas son-ger à lui, manquer à lui faire du bien dans une oc-casion qui se présente. Il oublie ses parents, ses amis.
|| Oublier qui l’on est, Se méconnaître , vouloir s'éle-ver par orgueil au-dessus de sa condition. Vous ou-bliez qui vous êtes. Vous oubliez qui je suis, Vousn’avez pas pour moi le respect, les égards que vousme devez. Ces manières de parler vieillissent. || Ou-blier, avec le pron. pers., Manquer à ce qu’on doitaux autres ou à soi-même. Vous vous oubliez, lors-que vous osez me parler si impoliment. || Devenirvain, orgueilleux, insolent dans la prospérité. Lesparvenus s’oublient aisément. || Négliger ses intérêts,ne pas se servir de l’occasion, n’en pas profiter. Ilne s’est pas oublié. Prov., Est bien fou qui s'oublie. |jOublié, ée. participe. || Prov. et fig., Mettre une per-sonne, une chose au rang des péchés oubliés, N’yplus songer.
OUBLIETTES, s. f. pl. Cachot où l’on renfermaitceux qui étaient condamnés à une prison perpétuelle;et, suivant une tradition populaire, Espèce de fossecouverte d’une fausse trappe, dans laquelle on fai-sait tomber ceux dont on voulait se défaire secrètement.
OÜBLIEUR. s. m. (On prononce Oublieux.) Gar-çon pâtissier qui allait le soir par les rues crier desoublies.
OUBLIEUX, EUSE. adj. Sujet à oublier. Fam.
OUEST, s. m. (allem. west, ouest.) La partie del’horizon qui est au soleil couchant. Un vent d’ouest.|| La partie d’un pays située du côté de l’ouest. Lesprovinces de l'Ouest. || Le vent est à l’ouest, il estouest, Il vient du couchant.