ORT
ORONGE, s. f. (grec orogcnès , né sur la fron-tière.) Champignon qui croit dans le midi de laFrance, et qui est très-bon à manger. || Oronge, Nomscientifique de tous les champignons qui sont bulbeuxà leur base.
ORPAIIXEUR. s. m. Homme qui s’occupe à re-cueillir, au moyen du lavage, les paillettes d’or qui setrouvent dans le sable de certaines rivières.
ORPHELIN, INE. s. (grec orphanos, orphelin.)F.nfant en bas âge, qui a perdu son père et sa mère,ou l’un des deux. Opprimer, protéger l’orphelin. Dansl’usage ordinaire, on se sert peu du mot d 'Orphelin,en parlant D’un enfant à qui il reste son père.
* Orphelinage. s. m. État d’orphelin.
ORPHIQUE, adj. des 2 genres, (grec orphicos, or-phique.) t. d’antiq. Il se dit Des dogmes, des mystèreset des principes de morale qu’Orphée passait pour avoirinventés ou établis. Vie orphique, Vie sage et régléepar l’amour de la vertu. || Il se dit, suhst., de Cer-tains philosophes pythagoriciens qui prétendaient avoirreçu d’Orphée les dogmes et la morale qu’ils profes-saient. || Orphiques, plur., subst. fém. Orgies ou fêtesde Bacchus, parce qu’Orphée avait péri dans une deces solennités, ou, suivant d’autres, parce qu’il les avaitinstituées.
ORPIMENT, s. m. (lat. auri pigmentum, même si-gnif.) Combinaison d’arsenic et de soufre, qui se su-blime dans les fissures des matières volcaniques, et donton se sert pour peindre en jaune. On le nomme aussiO/pin.
ORPIN. s. m. t. de botan. Plante à feuilles char-nues, à fleurs à cinq pétales, qui croît sur les toits,sur les murs. ||Ormn, se dit aussi de L’orpiment.
ORQUE, s. f. Voyez Épaula rd.
ORSEILLE. s. f. Lichen qui, préparé avec de lachaux et de burine, donne une belle couleur bleuetirant sur le violet, dont les teinturiers se servent.
ORT. adj. invariable, t. de commerce. Peser ort,Peser avec l’emballage.
ORTEIL, s. m. (lat. articulus, doigt.) Doigt du pied.|] Particul. Le g^os doigt du pied.
ORTHODOXE, adj. des 2 genres, (grec orthos,droit, doxa, opinion.) Conforme à la droite et saineopinion en matière de religion. Doctrine orthodoxe. ||Subst. Les orthodoxes. j| Orthodoxe, se dit, par ext.,Des doctrines morales ou littéraires. Il n’est pas or-thodoxe en matière de littérature, de goût.
ORTHODOXIE, s. f. Conformité à la saine et droiteopinion en matière de religion. j| Il se dit, par ext.,Des doctrines morales ou littéraires.
ORTHODROMIE, s. f. (grec — dromos, course.)t. de marine. Route qu’un vaisseau fait en droite lignevers fun des quatre points cardinaux. Peu usité.
ORTHOGONAL, ALE. adj. (grec — gdnia, angle.)t. de géom. Perpendiculaire, à angles droits.
ORTHOGRAPHE, s. f. (grec — graphéin, écrire.)L’art et la manière d’écrire les mots d’une langue cor-rectement , selon l’usage établi. Enseigner, apprendre,savoir l'orthographe. || Manière quelconque d’écrireles mots; et alors le sens est déterminé par une épi-thète. Bonne, mauvaise orthographe. |j Changementsque différents écrivains ont essayé, avec plus ou moinsde succès, d’introduire dans la manière d’écrire ordi-naire. L’orthographe de Dumarsais, de Duc/os, deVoltaire. j] Fig. et fam., Faire une faute d’orthogra-phe, Avoir un tort de conduite.
ORTHOGRAPHIE, s. f. t. d’archit. Dessin repré-sentant sans perspective la façade d’un bâtiment; élé-
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vation géométrale. || Profil ou coupe perpendiculaired’une fortification.
ORTHOGRAPHIER, v. a. Écrire les mots suivantl’orthographe. || Absol. Il orthographie bien. |[ Ortho-graphié, ée. participe.
ORTHOGRAPHIQUE, adj. des 2 genres. Qui ap-partient à l’orthographe. || Qui appartient à l’ortho-graphie.
ORTHOPÉDIE, s. f. (grec — pœdia, éducation.)t. de médec. Art de corriger ou ae prévenir, dans lesenfants, les difformités du corps.
ORTHOPÉDIQUE, adj. des 2 genres. Qui appar-tient à l’orthopédie.
* Orthopédiste, s. m. Médecin qui écrit sur lesdéviations de la colonne vertébrale, qui les soigne.
ORTHOPNÉE, s. f. (grec — pned, je respire.) t. demcdec. Oppression qui ne permet de respirer que de-bout ou assis, ou en élevant les épaules.
ORTIE, s. f. (lat. urtica, ortie.) Plante sauvage etfort commune, dont la tige et les feuilles sont pi-quantes. Ortie brùkmte. Ortiegrièche. |j Ortie blanche,ortie jaune, ortie puante, Plantes labiées, qui ne sontpoint du même genre que l’ortie, mais qui ont avecelle une certaine ressemblance. || Fig. et fam., Jeterle froc aux orties, Renoncer à la profession monacale.Par ext., Renoncer à l’état ecclésiastique. Il se dit Detoute persoune qui, par inconstance, renonce à quel-que profession que ce soit. || Ortie, t. d’art vétér. Mor-ceau de cuir ou mèche qu’on insinue, par le moyend’une incision, entre le cuir et la chair d’un cheval,pour dégorger la partie malade.
ORTIVÈ. adj. f. (lat. ortivus, même signif.) t. d’as-tron. Amplitude ortive, L’arc de l'horizon qui est entrele point où se lève un astre, et l’orient vrai où se faitl’intersection de l horizon et de l’équateur.
ORTOLAN, s. m. Petit oiseau de passage, d’un goûtdélicat.
ORYALE. s. f. t. de botan. Espèce de sauge nomméeautrement Toute-bonne.
* Orvet, s. m. Genre de serpent non venimeux : l’an-guille de haie.
ORVIÉTAN, s. m. Drogue composée, espèce dethériaque qui avait autrefois beaucoup de \ogue. ||Marchand d’orviétan, aujourd’hui Charlatan quidé-bite des drogues en public. J| Fig. et fam., Marchandd’orviétan, Homme qui débite beaucoup de parolespompeuses, qui fait beaucoup de promesses magnifi-ques pour tromper le monde.
ORYCTOGRAPHIE. s. f. (grec oryctos, fossile,graphe, description.) Description des fossiles.
ORYCTOLOGIE. s. f. (grec — logos, traité.) Partiede l’histoire naturelle qui traite des fossiles.
OS. s. m. (lat. os, os.) Partie du corps de l’hommeou de l’animal, dure et solide, qui sert à attacher, àsoutenir toutes les autres parties. La jointure, l’em-boiture, la moelle des os. Avoir l’os cassé, carié. || Osde seiche, Partie dure et friable qui soutient le dos dela seiche.IjFam., Il n’a que la peau et les os, il a lapeau collée sur les os, les os lui percent la peau, Il estfort maigre.||Fam. et par exag., Il est percéjusqu’auxos, Il est extrêmement mouillé de la pluie ou de l’eauqui est tombée sur lui. [| Fam. et par exagér., Casser,rompre, briser les os à quelqu’un, Le battre cruelle-ment. U Fam., Cet homme ne fera pas de vieux os, Ilmourra jeune, ou II mourra bientôt. || Fam., Il y lais-sera ses os, se dit D’un homme qui va ou qui est allédans un pays d’où l’on croit qu’il ne reviendra pas.Il est allé porter là ses os. || Fig. et fam., Donner unos à rongera quelqu’un, Lui proposer une difficulté