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grand original, un original sans copie , se dit, parraillerie, D’un homme qui porte la singularité jusqu’àse rendre plus ou moins ridicule. |] En original, loc.adv. Les actes doivent rester en original chez le no-taire. || Fam., En propre original, En personne. ||D’original. Locution adverbiale peu usitée. Savoirune chose d'original , L’avoir apprise de ceux qui endoivent être les mieux informés.
ORIGINALEMENT, adv. D’une manière originale.Peu usité.
ORIGINALITÉ, s. f. Qualité de ce qui est original;caractère de ce qui est neuf, sans modèle de même na-ture, digne de servir de modèle. L’originalité d’unepensée, d’une expression. J| Singularité, bizarrerie.L’originalité de son caractère le rend ridicule.
ORIGINE, s. f. Principe ou commencement dequelque chose. Chercher, découvrir, révéler Vorigined’une chose. ]| Extraction d’une personne, d’une race,d’une nation. Il était de basse , de noble origine .L’origine de ce peuple se perd dans la nuit des temps.
|| Etymologie. L’origine d’un mot. || Dans l’origine.loc. adv. Originairement, dans le principe. || Dès l’ori-gine. loc. adv. Dès le commencement, dès le principe.
ORIGINEL, ELLE. adj. Qui vient de l’origine, quiremonte jusqu’à l’origine. Elle a conservé sa candeuroriginelle. || En théol., Justice originelle, grâce origi-nelle, L’état d’innocence où Adam a été créé. Péchéoriginel , Le péché que tous les hommes ont contractéen la personne d’Adam.
ORIGINELLEMENT, adv. Dès l’origine, dans l'ori-gine. T. théologique.
ORIGNAL, s. m. Nom que l’on donne à l’élan, dansle Canada.
ORILLARD, ARDE. adj. Voyez Oreillard.
ORILLON. s. m. (lat. auris, oreille.! (On mouilleles L.) Petite oreille. Fig., Les orillonsd’une charrue,Les pièces de bois qui accompagnent le soc de la charruepour verser hors du sillon la terre enlevée par le soc;Ecuelle à orillons, Écuelle à oreilles. T. de fortif., Bas-tion à orillons, Bastion aux côtés duquel il y a ticsavances, des épaulements de figure ronde ou carrée,pour couvrir le canon qui est dans le flanc retiré.
ORILLONS. s. m, pl. Voyez Oreillons.
ORIN. s. rn. t. de marine. Cable qui tient par unbout à l’ancre, et par l’autre à la bouée.
ORION. s. m. (grec oridn , orion.) t. d’astron. Nomd’une constellation de l’hémisphère méridional.
ORIPEAU, s. m. (lat. auripauliim, peu d’or.) Lamede cuivre très-mince, polie et brillante, qui de loina l’éclat de l’or. ||Toute étoffe, toute broderie qui estde faux or ou de faux argent. || Par ext. et fam., An-cienne étoffe ou vieux vêtement dont l’or est passé. Quefaites-vous de tous ces oripeaux? || Il se dit, fig. etfam., Des ouvrages d’esprit où il y a de faux brillants.Tout n’est pas or pur dans ce poème, il y a bien del’oripeau.
ORLE. s. m. t. d’arebit. Rebord ou filet sous l’oved’un chapiteau. || T. de blason. Pièce honorable enforme de bordure, mais qui ne touche pas les bordsde l’écu.
ORM AIE ou ORMOIE. s.f. (lat. ufrnuff orme.) Lieuplanté d’ormes.
ORME. s. m. Arbre fort connu, qui sert ordinai-rement à border des roules, des avenues. Orme mâleou à petite feuille, femelle ou à large feuille, pyra-midal. || Prov., fig. et ironiq., Attendez-moi sous lorme,se dit en parlant D’un rendez-vous où l’on n’a pas des-sein d’aller, d’une promesse sur laquelle il ne faut pascompter. 1
ORO
ORMEAU, s. m. Jeune orme. || Orme, en général.
ORMILLE. s. f. coll. (Les L sont mouillées.) Plantde petits ormes.
ORMIN. s. m. (grec orminon, onnin.) t. de botan.Plante du genre des Sauges.
ORNE. s. in. (lat. ornus, orne.) Arbre qui ressemblebeaucoup au frêne ordinaire, et qui donne la manne.On le nomme aussi Frêne à fleurs.
ORNEMANISTE, s. m. (lat. ornamentum, orne-ment.) t. d’archit. et de sculpt. Artiste, ouvrier quine fait que des ornements.
ORNEMENT, s. m. Parure, embellissement, ce quiorne, ce qui sert à orner. Ornement de bon goût, su-perflu. || Au sens moral, Ce qui sert à faire honneur,à donner du lustre à un pays, à un siècle, à une fa-mille, etc. Il est l’ornement de. son pays, de sa fa~mille. || En rhét. et en poésie, Figures, formes de styledont on se sert pour embellir le discours. Ornementsnaturels , recherchés, ambitieux. || Ornement, Figuresde caprice que differents arts ou métiers emploientcomme embellissements. La peinture, la sculpture d’or-nement. || En archil. et en menuis., Sculptures, mou-lures, etc., qui servent à décorer les différentes par-ties d’un bâtiment ou d’une boiserie. CeU* façade esttrop chargée d’ornements. || Ornement courant, Toutornement qui se continue, qui se répète dans une friseon une moulure. || Ornement, Peinture faite dans unegalerie, pour servir d’accompagnement au sujet prin-cipal, et qui n’en fait point partie. Peintre d’orne-ments. || Ornement, Les habits sacerdotaux,et autres,dont ou se sert pour l’office divin, dans le culte ca-tholique. Il se met toujours au plur., et comprend plu-sieurs pièces différentes, comme la chasuble, l’étole,etc. || Au sing., Plusieurs pièces d’une même couleurou d’une même parure, faisant un assortiment entier,dans lequel les habits sacerdotaux et les deiants d’autelsont compris. Un ornement blanc, rouge. Plur., Plu-sieurs assortiments de cette nature. '
ORNER, v. a. Parer, embellir une chose, y en ajou-ter, y en joindre d’autres qui lui donnent plus d’éclat,plus d’agrément. Orner une église , une chapelle , unautel. || Au sens moral. Les vertus ornent l’dme. Ornerson style^ J| Orné, ée. participe.
ORNIERE, s. f. Trace profonde que les roues d’unevoiture font daus les chemins. || Ornière, se dit fig.,au sens moral, Des habitudes auxquelles on ne peutrenoncer aisément, des opinions adoptées et suiviessans examen. L’ornière des préjugés, de t habitude,de. la routine.
ORNOTIOGÀLE. s. m. (grec ornis , oiseau, gala,lait.) t. de botan. Genre de plantes bulbeuses, dont lesfleurs sont d’un beau blanc.
ORNITHOLOGIE, s. f, (grec. — logos, traité.) Laartie de l’histoire naturelle qui concerne les oiseaux.Ouvrage, traité fait sur cette matière.
ORNITHOLOGISTE ou ORNITHOLOGUE, s. m.Qui s’applique à la connaissance des oiseaux.
ORNITHOM AN CE ou ORNITHOMANCIE, s. f.(grec — manda, divination.) Divination par le volou par le chant des oiseaux.
OROBANCHE. s. f. (grec orobagehè, orobanche.)t. de botan. Plante parasite qui a une tige charnuegarnie d’écailles au lieu de feuilles, et dont l’espècecommune croît principalement sur les racines desplantes légumineuses.
OROBE. s. f. (grec orobos, même signif.) t. de botan.Plante légumineuse, assez semblable aux pois, et dontl’espèce commune porte, à sa racine, des tubercule»bons à manger.