savoir ce qu’on deviendra. || Prov. et fig., Petit à petitl'oiseau fait son nid , On fait peu à peu sa fortune,sa maison. || Prov. et fig., A chaque oiseau son nidest beau , Chacun trouve sa maison, sa propriétébelle. || Prov. et fig., L'oiseau n'y est plus, ou Voi-seau s'est envolé, se dit D’un homme qui s’est évadé,qui n’est plus où l’on va le chercher. Les oiseaux sontdénichés. j| Prov. et fig., Il a battu les buissons, et unautre a pris les oiseaux, Il a eu bien de la peine, etun autre a eu le profit. || Prov. et pop., Ne voilà-t-ilpas encore un bel oiseau ? se dit Pour se moquer d’unhomme laid qui se pavane, ou d’un sot qui fait l’im-portant. || Oiseau, en fauconnerie, Oiseau de proie.Un oiseau dressé pour la chasse. Oiseau niais, ha-gard. || Oiseau branchier, Celui qui n’a encore quela force de voler de branche en branche. Oiseau dé-piteux, Celui qui ne revient pas quand il a perdu saproie. || Oiseaux de leurre, Les faucons, les gerfauts,et en général tous ceux qui servent à la haute vole-rie ou à la fauconnerie proprement dite, et quisont dressés à revenir au leurre; à la différence desOiseaux de poing , qui sont dressés à revenirsur le poing, tels que les autours et les éperviers. ||Prov. et fig.. Ce n'est pas viande pour vos oiseaux,Cela est trop cher pour vous; Cela est au-dessus devotre intelligence. || Prov. et fig., Être battu de l'oi-seau, Etre découragé, rebuté par une suite de mau-vais succès, de traverses. || En aslron., Oiseau de pa-radis, Constellation de l'hémisphère austral, qui n’estpoint visible dans les latitudes de l’Europe. || À vold’oiseau, loc. adv. En ligne droite. || À vue d’oiseau.loc. adv. t. de dessin, de peint. De la manière dontun oiseau verrait l’objet dont il s’agit, s’il planaitau-dessus. Il a dessiné cette ville à vue d'oiseau.
OISEAU, s. m. Instrument dont les manœuvres seservent pour porter le mortier sur leurs épaules. Cetarchitecte si riche a commencé par porter l'oiseau.
OISELER. v. a. t. de fauconnerie. Dresser un oi-seau pour le vol. || Oiseler , t. de chasse, Tendre desfilets, des gluaux, etc., pour prendre des oiseaux.Neutre. || Oiselé, ée. participe.
•Oiselet, s. m. Petit oiseau.
OISELEUR, s. m. Celui qui fait métier de prendredes oiseaux à la pipée, aux filets, ou autrement.
OISELIER, s. in. Celui dont le métier est d'éleveret de vendre des oiseaux.
OISELLERIE, s. f. Art de prendre et d’élever desoiseaux. Il entend bien l’oisellerie.
OISEUX, EUSE. adj. (lat. otiosus, oisif.) Qui, pargoût ou par habitude, ne fait rien, ou ne fait quedes riens. || U se dit Des choses, Inutile, vain, quin’est bon à rien, ne sert à rien. Goûts oiseux. Pa-roles oiseuses.
OISIE, EVE. adj. Qui ne fait rien, qui n’a pointd’occupation. || Vie oisive, La vie d’une personne oi-sive. || Subst. masc. Les oisifs sont à charge à eux-mémes et aux autres , || Oisif, se dit I)e certaineschoses, pour marquer qu’on n’en fait point d’usage.La valeur est oisive pendant la paix. |j Laisser sonargent oisif, Laisser son argent sans le faire profiter.
OISILLON, s. m. Diminutif. Petit oiseau. Fam.
OISIVEMENT, adv. (lat. otium, oisiveté.) D’unemanière oisive.
OISIVETÉ, s. f. État, habitude d’une personneoisive. Demeurer, croupir , languir dans l'oisiveté.Prov., L'oisiveté est la mère de tous les vices, estmère de tous vices.
OISON, s. m. Le petit d’une oie. || Oison bridé,
OLY
Celui à qui l’on a placé une plume dans les ouver-tures de la partie supérieure du bec, afin de l’empê-cher d’entrer dans les lieux fermés de haies. || Fig.et fam., Cet homme est un oison, un oison bridé,il se laisse mener comme un oison, C’est un imbécile,un esprit borné, à qui l’on fait croire ou faire tout cequ’on veut.
OLÉAGINEUX, EUSE. adj. (lat. oleaginus, mêmesignif.) Dont on peut tirer de l’huile. Style didactique.Fruits, bois oléagineux. Substance oléagineuse.
OLÈANDRE. s. m. Voyez Laurier-rose.
OLFACTIF, IVE. adj. (lat. olfacere, flairer.) t.d’anat. Qui appartient, qui est relatif à l’odorat.
OLIBAN. s. m. t. de pharmacie. Le premier en-cens qui découle de l’arbre, en grosses larmes nettes,de couleur jaunâtre. Il est aussi appelé Encens mâle.
OLIBRIUS, s. m. (On prononce l’S.) Étourdi quifait le brave ou l’entendu, qui se donne des airs avan-tageux. Fam.
OLIGARCHIE, s. f. (grec oligoi, un petit nombre,arche, pouvoir.) Gouvernement politique où l’auto-rité souveraine est entre les mains d’un petit nombrede personnes.
OLIGARCHIQUE, adj. des 2 genres. Qui appar-tient à l’oligarchie.
OLIM. Mot latin. Autrefois. On s’en servait commed’un subst. plur., pour désigner Les anciens registre*du parlement de Paris.
OLINDF.. s. f. Sorte de lame d’épée.
OLIVAIRE. adj. des 2 genres. (Iat. oliva, olive.)I. d’anat. et de chirur. Qui ressemble à une olive.
OLIVAISON, s. f. Saison où l’on fait la récoltedes olives. || La récolte même.
OLIVÂTRE, adj. des 2 genres. Qui est couleurd’olive. Teint, peau, visage olivâtre, Teint, peau,visage jaune et nasané.
OLIVE, s. f. Sorte de fruit à noyau, dont on tirede l’huile, et qui est bon à manger après une certainepréparation. Olive mûre, verte, charnue. Huile d'o-live. || Baril d'olives, plat d'olives, Baril, plat d’olivesvertes confites dans la saumure. || Couleur d'olive, ouCouleur olive, Couleur verdâtre qui tire un peu surle jaune. || Boutons faits en olive, ou Boutons enolive, ou simplement Olives, Boulons qui ont laforme d’une olive. || Olive, Olivier. Le jardin desOlives. || Poétiq. et fig., Joindre l'olive aux lauriers,Faire la paix après des victoires. |j Olive, en avehit.,Ornements en forme d’olives, qu’on taille sur les ba-guettes et les astragales, ou dans les cannelures.
OLIVÈTE. s. f. Plante qui porte sa graine en têtecomme le pavot : on tire de cette graine une huilebonne à manger.
OLIVETTES, s. f. pi. Espèce de danse en usagechez les Provençaux, après qu’ils ont cueilli lesolives.
OLIVIER, s. m. Arbre toujours vert, qui porteles olives. Olivier franc, sauvage.
OLLAIRE. adj. f. (lat. ollaris, ollaire.) Il se ditD'une pierre tendre et facile à tailler, qui sert à fairedes pots.
OLOGRAPHE, adj. m. (grec olos, tout entier,graphéin , écrire.) t. dejurispr. Testament olographe,Testament écrit tout entier de la main du testateur.
OLYMPE, s. m. (grec Olympos, Olvmpe.) Mon-tagne de Thessalie. En poésie, Le séjour des divinitésdu paganisme ancien.
OLYMPIADE, s. f. t. d’antiq. Espace de quatreans, qui s’écoulait d’une célébration des jeux Olym-piques à une autre.