uio OBI,
Sceller une obligation. || Faire honneur à ses obliga-tions , Payer ses detles, acquitter ses engagements. ||Obligation, Lien de reconnaissance envers les per'sonnes qui nous ont rendu des services plus ou moinsimportant, ou qui nous oui fait quelque plaisir. Il vousa obligation de la vie. |( Il s’emploie dans des occasionsde peu d’importance. Il m'a cédé son billet de spec-tacle; je lui ai bien de l'obligation.
OBLIGATOIRE, adj. des 2 genres. Qui a la forced’obliger suivant la loi.
OBLIGEAMMENT, adv. D’une manière obligeante.Il m'a reçu obligeamment.
OBLIGEANCE, s.f. Disposition, penchant à obli-ger- . . .
OBLIGEANT, ANTE. adj. Officieux, qui aime àobliger, à faire plaisir. Un air, un accueil, un sourireobligeant. Une parole obligeante.
OBLIGER, v. a. Imposer l'obligation de dire ou defaire quelque chose. Votre devoir vous y oblige. |[Porter, exciter, engager à faire quelque chose. L'enviede parvenir l'a obligé d'étudier. || Obliger, Lier quel-qu’un par un acte, en vertu duquel on puisse l’appeleren justice, s’il u’exécute pas la chose à laquelle il s’estengagé. Son contrat l'oblige à cela. || Il se dit Desbiens. Il a obligé tous ses biens. || Avec le pron. pers.S'obliger corps et biens. |j S'obliger pour quelqu'un,Lui servir de caution, répondre des perles ou des dom-mages qui peuvent arriver par sa faute, des engage-ments qu’il ne remplirait pas. || Obliger , avec le pron.pers., Se lier par une simple promesse. Prétez-moi celivre, je m'oblige à ;vous le rendre dans deux jours.|| Obliger, Contraindre, forcer. La crainte l’obligeà se taire. || Obliger, Rendre service, faire plaisir.Il oblige de bonne grâce. j| Obliger un apprenti, L’en-gager chez un maître pour y apprendre pendant uncertain temps le métier de ce maître. || Obligé, ée.participe. || Je vous suis fort obligé de votre atten-tion, de la peine que vous avez prise, Je vous suisfort redevable. Par forme de remercîment, Je voussuis bien obligé, ou, par ellipse, Bien obligé. || Je suisvotre obligé, votre obligée, se dit A quelqu'un donton a reçu un service. Obligé est subst. || Subslantiv.,Le principal obligé, Le principal débiteur, pour ledistinguer de la caution. || Obligé, subst. masc., Actepassé entre un maître et un apprenti. || Obligé , adj.,Qui est d’usage, dont on ne peut guère se dispenser.C’est le compliment obligé. || En mus., Partie obligée,Partie qu’on ne pourrait retrancher sans gâter l’har-monie ou le chant. Récitatif obligé, Récitatif accom-pagné et coupé par les instruments.
OBLIQUE, adj. des 2 genres, (lai. obliquus, oblique.)Qui est de biais, ou incliné. || Sphère oblique, Celle oùl’équateur n’est ni parallèle ni perpendiculaire à l’ho-rizon. || Oblique, lig., Qui manque de droiture, defranchise. Sa conduite est oblique. || Indirect, détourné.Peu usité. || En gramm., et dans les langues ou les nomsse déclinent, Cas obliques, Tous les cas, hors le 110min.sing. || En gramm., Modes obliques, Ceux qui 11e peu-vent servir qu’à énoncer une proposition subordonnée,tels que le subj. et le condit. || T. de tactique, Ordreoblique, Disposition d’après laquelle une année en-gage le combat par une de ses ailes, en refusant l’autreaile à l’ennemi. Pas oblique, Celui d’une troupe quimarche sur une ligne diagonale, de manière que Jefront reste toujours parallèle à lui-même. Feux obli-ques, I'eux dirigés à droite ou à gauche, au Heu d’ètredirects.
OBLIQUEMENT, adv. De biais, d’une manièreoblique. || Fig., D’une manière insidieuse, contraire à
Oins
la droiture, à la franchise, à la probité. Il agit tou-jours obliquement. |j Indirectement. Peu usité.
OBLIQUITÉ, s. f. t. de mathéin. Inclinaison d’uneligne, d’une surface sur une autre. J| Eu astron., L’obli-quité de l’écliptique, L’angle que l’écliptique fait aveul’équateur, et qui est d’environ vingt-trois degrés vingt-huit minutes. || Fig., L’obliquité de sa conduite, deses démarches, Ce qu’il y a de contraire à la droiture,à la franchise dans sa conduite, dans ses démarches.
OBLITERATION, s. f. (lat. obltierare, oblitérer.)Action d’oblitérer; Etat de ce qui est oblitéré.
OBLITÉRER, v. a. Effacer insensiblement et demanière à laisser des traces. U se dit De ce qui a souf-fert du laps de temps, ou de quelque autre cause na-turelle. Le temps a oblitéré cette inscription. || Avec lepron. pers. Ces caractères se sont oblitérés. |[ Au sensmoral. Cette, coutume s'est oblitérée avec le temps. Peuusité. || Il se dit, en anat., D’un canal qui se ferme peuà peu, et dont les parois finissent par adhérer l’une àl’autre, en sorte que sa cavité 11e parait presque plus.|| Oblitéré, ée. participe.
OBLONG, ONGUE. adj. (lat. oblongus, oblong.)Qui est beaucoup plus long que large. j| Il se dit, enlibrairie, Des livres qui ont moins de hauteur que delargeur.
OBOLE, s. f. (greco^o/oj, obole.) Ancienne petitemonnaie de cuivre valant la moitié d’un denier tour-nois. Proverb., Je n'en donnerais pas une obole, Je11e fais aucun cas de cela, je n’en donnerais pas lemoindre prix. || Petite monnaie d’Athènes, qui faisaitla sixième partie d’une drachme. || Petit poids qui pe-sait douze grains.
OBOMBRKR. v. a. (lat. obttmbrare, même signif.)Couvrir de son ombre. Dans le sens mystique. Les angesVobombraient de leurs ailes. j| Obomuré, ée. participe.
OBREPTICE. adj. des 2 genres. (lat. obreptio,obreption.) t. de chancellerie. Il se dit Des grâcesobtenues en taisant une vérité qu’on aurait du exprimerpour qu’elles fussent valables; à la différence des sub-reptices, qui sont Celles qu’021 a obtenues sur l’exposéd’un fait faux.
ORREPTICEMENT. adv. D’une manière obreptice.
OBREPTION. s. f. t. de chancellerie. Réticenced’un fait vrai qui aurait dû cire exposé, et dont l’omis-sion rend les lettres obreptiees.
OBSCÈNE, adj. des 2 genres, (lat. obscenus, ob-scène.) Qui blesse la pudeur.
OBSCÉNITÉ, s. f. Parole, image, action qui blessela pudeur.
OBSCUR, TIRE. adj. (Iat. obscurus, obscur.) Som-bre, ténébreux, qui n’est pas éclairé. Lieu obscur.Nuit obscure. |j II fait obscur, Le jour est sombre, letemps est bas. Il fait obscur dans cet endroit, Ce lieu11'est pas bien éclairé, on n’y voit pas bien clair. |jChambre obscure. Voyez, au mot Noir, Chambrenoire. || Obscur , en parlant De couleurs, Qui est moinsclair, moins vif, moins éclatant, plus brun, pluschargé. || En peint., Clair-obscur, L’imitation de l’effetque produit la lumière en éclairant les surfaces qu’elletrappe, et en laissant dans l’ombre celles qu’elle nefrappe pas. Le clair-obscur est la principale source del'illusion que produit la peinture. Ce qui est peint sansmélange d’autres couleurs que du blanc et du noir,ou du blanc avec une seule couleur, comme les ca-maïeux. Des dessins de clair-obscur. || Obscur, lig.,Qui n’esl pas bien clair, bien intelligible, qui ne sefait pas comprendre, ou se fait dillicilement com-prendre. Les oracles étaient obscurs. j| Obscur, Peuconnu, caché. Mérite obscur. Vertu obscure. || Cet