OBÉ
OASIS, s. f. (grec oasis, mi me signif. j (On prononceTS finale.) Lieu , espace qui, dans les déserts de l’Afri-que ou de l’Asie, offre de la végétation.
OBÉDIENCE. s. f. (lat. obedirc, obéir.) Obéissance.En parlant Des religieux. || L’ordre, la permission parécrit qu’un supérieur donne à un religieux ou à unereligieuse pour aller en quelque endroit, pour passerd’un couvent à un autre. || Emploi particulier qu’unreligieux ou une religieuse a dans son couvent. || Am-bassadeur d'obédience, Ambassadeur que le roi en-voie vers le pape, pour l’assurer de son obéissancefiliale. L'ambassadeur fut reçu à l'obédience, Il futreçu par le pape en plein consistoire, avec les céré-monies accoutumées. || Pays d'obédience, Pays danslequel le pape nomme aux bénéfices qui viennent àvaquer dans certains mois de l’année. || Ohédience ,dans les temps de schisme, où il y avait deux papesà la fois, désignait Les différents pays qui reconnais-saient fun ou l’autre pape.
OBÉDIENCIER. s. m. Religieux qui, par ordre deson supérieur, dessert un bénéfice dont il n’est pastitulaire.
OBÉDIENTIEL, ELLE. adj. Qui appartient, quiest relatif à l’obédience.
OBÉIR, v. n. Se soumettre à la volonté, aux ordresde quelqu'un, et les exécuter. Obéir à Dieu, aux lois,au prince. Il veut être obéi. Obéi est participe passif,comme si Obéir était verbe actif. || Fig., Obéir à laforce t obéir à la nécessité, Faire ce que la force, cenue la nécessité contraint de faire. || Fig., Ilfaut queles passions obéissent à la raison , il faut que les pas-sions soient soumises, soient assujetties à la raison. j|Fig., Les corps obéissent à la loi de Vattraction, dela gravitation, etc., lis suivent les mouvements quileur sont imprimés par celles de leurs propriétés na-turelles qu’on nomme Attraction, Gravitation, etc. [|Fig., Ce cheval obéit bien à l'éperon, à la main, auxaides , Il se laisse gouverner, manier aisément. || Obéir ,se dit Des peuples, des provinces, des villes soumisesà l’autorité d’un prince, d’un Étal. Les provinces quiobéissent au roi. jj Obéir, fîg., en parlant De chosesinanimées, Céder, plier. L'osier obéit. |] Obéi, ie. par-tiel pe.
OBÉISSANCE, s. f. Action de celui qui ol>éit. ||Prêter obéissance à un prince, Se soumettre solen-nellement à sa domination. || Obéissance , Dispositionà obéir, habitude d’obéir, soumission d’esprit aux or-dres des supérieurs. Obéissance aveugle, servile, pas-sive. || Prov., en t. de dévotion, Obéissance vaut mieuxque sacrifice, Rien ne plaît à Dieu autant qu’une en-tière soumission à ses volontés. || Obéissance, en par-lant Des princes, Domination, autorité. Vivre sousl’obéissance d’un prince. || Etre sous Vobéissance depère et de mère, Être soumis à l’autorité légale de soupère et de sa mère.
OBÉISSANT, ANTE. adj. Qui obéit. On dit, parformule de civilité, en terminant une lettre, Votretrès-humble et très-obéissant serviteur. || Obéissant, fig.et au sens moral, Soumis, docile. Rendre ses passionsobéissantes à la raison. || Il se dit, fig., De certaineschoses inanimées, Souple, maniable, qui cède, qui seplie facilement. Du cuir, du bois obéissant.
OBELISQUE, s. m. (grec obeliscos, obélisque.) Mo-nument quadrangulaire, en forme d’aiguille, élevé surun piédestal, et ordinairement monolithe.
OBERER, v. a. (lat. obæratus, obéré.) Endetter.Avec le prou. pers. S'obérer. || Obéré, ée. participe.
OBÉSITÉ, s. f. (lat. obesitas, même signif.) Excèsd’embonpoint.
TOME TT.
OBI, 209
OBIER, s. m. (Quelques-uns écrivent Aubier.) Ar-brisseau fort dur qui ressemble un peu au cornouiller,et qui porte de petites baies rouges.
OBIT. s. m. (lat. obitus, mort.) (On fait sentir le T.)t. de liturg. catbol. Service fondé pour le repos del’âme d’un mort, et qui doit être célébré à des époquesdéterminées.
OBITUAIRE. adj. m. Registre obituaire, Le registrequ’on tient, dans une église, des obits qui y sontfondés. Subst. I*Obituaire. || Obituaire, subst., Celuiqui était pourvu en cour de Rome, d’un bénéficevacant par mort, Per obitum, t. de daterie.
OBJECTER. v. a. (lat. objicere, meme signif.) Oppo-ser une difficulté à une proposition, à une demande;opposer quelque chose à ce qu’une personne dit ouprétend. On lui objecta sa jeunesse. || Reprocher. Onlui a objecté la corruption de ses moeurs, jj Objecté,ée. participe.
OBJECTIF, IVE. adj. (lat. objectas, mis devant.)t. didactique. En t. d’optique, Verre objectif, Le verred’une lunette, destiné à être tourné du côté de l’objetqu’on veut voir; à la différence du Verre oculaire,Celui qui est destiné à être placé du côté de l’œil. |jSubst. L'objectif de cette lunette est défectueux. Jj Ob-jectif, t. de philos., Qui a rapport à l’objet. || Euthéol., Dieu est notre béatitude objective, Dieu est leseul objet qui puisse faire notre bonheur.
OBJECTION, s. f. Difficulté qu’on oppose à uneproposition, à une demande. Objection fondée, sansréplique, spécieuse, insoluble, faible. Résoudre, re-pousser, réfuter une objection.
OBJET, s. m. Tout ce qui s’offre, tout ce qui estprésenté à la vue. Cet objet a frappé mes yeux. || Fig.et au sens moral, Tout ce qui se présente à l’esprit,tout ce qui l’occupe. Il a la tète remplie de mille objets .|| Objet, dans le style philos., Ce qui louche, ce quiaffecte les sens. || Dans le même style, Ce qui meut,occupe les facultés de l’âme. Le vrai est l’objet de l’en-tendement. j| Prov., L’objet meut, émeut la puissance,La présence de l'objet excite le désir. || Objet, Ce quisert de matière à une science, à un art. Chaque sciencea son objet. || Ce qui est lu cause, le sujet, le motifd’un sentiment, d’une passion, d’une action. Objet depitié, de tristesse. |j But, fin qu’on se propose. Cethomme n'a pour objet que la gloire, que sa fortune. ||Objet, Chose, dans un sens indéterminé. Objet de peude valeur.
OBJURGATION, s. f. (lat. objurgatio, même si-gnif.) Reproche violent, réprimande vive. C’est unterme didactique par lequel 011 désigne Les reprochesanimés qui entrent dans un discours.
OBLAT. s. m. (lat. oblatus, offert.) Soldat inva-lide, qui était logé, nourri et entretenu dans une abbayeou dans un prieuré de nomination royale. On disaitautrement, Moine lai.
OBLATION, s. f. t. consacré en religion. Offrande,action par laquelle on offre quelque chose à Dieu. |JLa chose offerte à Dieu.
OBLIGATION, s. f. (lat. obligare, lier.) Lien, en-gagement qui impose quelque devoir concernant la re-ligion , la morale, ou la vie civile. Satisfaire aux obli-gations de son état. || En jurispr., Lien de droit, quioblige à donner, à faire, ou à 11e pas faire une chose.Obligation solidaire, conditionnelle, divisible, indi-visible, éteinte, prescrite. |J Obligation, Acte, faitpar-devant notaire ou sous seing privé, par lequel 011s’oblige à payer une certaine somme, à donner ou àfaire telle chose dans un temps fixé. Obligation pat-corps. Il lui en a passé obligation devant notaire.
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