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2 (1847) Abrégé du dictionnaire de l'Academie française : d'après la dernieère édition ; contenant: tous les mots et définitions donnés par l'Academie ...
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OBÉ

OASIS, s. f. (grec oasis, mi me signif. j (On prononceTS finale.) Lieu , espace qui, dans les déserts de lAfri-que ou de lAsie, offre de la végétation.

OBÉDIENCE. s. f. (lat. obedirc, obéir.) Obéissance.En parlant Des religieux. || Lordre, la permission parécrit quun supérieur donne à un religieux ou à unereligieuse pour aller en quelque endroit, pour passerdun couvent à un autre. || Emploi particulier quunreligieux ou une religieuse a dans son couvent. || Am-bassadeur d'obédience, Ambassadeur que le roi en-voie vers le pape, pour lassurer de son obéissancefiliale. L'ambassadeur fut reçu à l'obédience, Il futreçu par le pape en plein consistoire, avec les céré-monies accoutumées. || Pays d'obédience, Pays danslequel le pape nomme aux bénéfices qui viennent àvaquer dans certains mois de lannée. || Ohédience ,dans les temps de schisme, il y avait deux papesà la fois, désignait Les différents pays qui reconnais-saient fun ou lautre pape.

OBÉDIENCIER. s. m. Religieux qui, par ordre deson supérieur, dessert un bénéfice dont il nest pastitulaire.

OBÉDIENTIEL, ELLE. adj. Qui appartient, quiest relatif à lobédience.

OBÉIR, v. n. Se soumettre à la volonté, aux ordresde quelqu'un, et les exécuter. Obéir à Dieu, aux lois,au prince. Il veut être obéi. Obéi est participe passif,comme si Obéir était verbe actif. || Fig., Obéir à laforce t obéir à la nécessité, Faire ce que la force, cenue la nécessité contraint de faire. || Fig., Ilfaut queles passions obéissent à la raison , il faut que les pas-sions soient soumises, soient assujetties à la raison. j|Fig., Les corps obéissent à la loi de Vattraction, dela gravitation, etc., lis suivent les mouvements quileur sont imprimés par celles de leurs propriétés na-turelles quon nomme Attraction, Gravitation, etc. [|Fig., Ce cheval obéit bien à l'éperon, à la main, auxaides , Il se laisse gouverner, manier aisément. || Obéir ,se dit Des peuples, des provinces, des villes soumisesà lautorité dun prince, dun Étal. Les provinces quiobéissent au roi. jj Obéir, fîg., en parlant De chosesinanimées, Céder, plier. L'osier obéit. |] Obéi, ie. par-tiel pe.

OBÉISSANCE, s. f. Action de celui qui ol>éit. ||Prêter obéissance à un prince, Se soumettre solen-nellement à sa domination. || Obéissance , Dispositionà obéir, habitude dobéir, soumission desprit aux or-dres des supérieurs. Obéissance aveugle, servile, pas-sive. || Prov., en t. de dévotion, Obéissance vaut mieuxque sacrifice, Rien ne plaît à Dieu autant quune en-tière soumission à ses volontés. || Obéissance, en par-lant Des princes, Domination, autorité. Vivre souslobéissance dun prince. || Etre sous Vobéissance depère et de mère, Être soumis à lautorité légale de soupère et de sa mère.

OBÉISSANT, ANTE. adj. Qui obéit. On dit, parformule de civilité, en terminant une lettre, Votretrès-humble et très-obéissant serviteur. || Obéissant, fig.et au sens moral, Soumis, docile. Rendre ses passionsobéissantes à la raison. || Il se dit, fig., De certaineschoses inanimées, Souple, maniable, qui cède, qui seplie facilement. Du cuir, du bois obéissant.

OBELISQUE, s. m. (grec obeliscos, obélisque.) Mo-nument quadrangulaire, en forme daiguille, élevé surun piédestal, et ordinairement monolithe.

OBERER, v. a. (lat. obæratus, obéré.) Endetter.Avec le prou. pers. S'obérer. || Obéré, ée. participe.

OBÉSITÉ, s. f. (lat. obesitas, même signif.) Excèsdembonpoint.

TOME TT.

OBI, 209

OBIER, s. m. (Quelques-uns écrivent Aubier.) Ar-brisseau fort dur qui ressemble un peu au cornouiller,et qui porte de petites baies rouges.

OBIT. s. m. (lat. obitus, mort.) (On fait sentir le T.)t. de liturg. catbol. Service fondé pour le repos delâme dun mort, et qui doit être célébré à des époquesdéterminées.

OBITUAIRE. adj. m. Registre obituaire, Le registrequon tient, dans une église, des obits qui y sontfondés. Subst. I*Obituaire. || Obituaire, subst., Celuiqui était pourvu en cour de Rome, dun bénéficevacant par mort, Per obitum, t. de daterie.

OBJECTER. v. a. (lat. objicere, meme signif.) Oppo-ser une difficulté à une proposition, à une demande;opposer quelque chose à ce quune personne dit ouprétend. On lui objecta sa jeunesse. || Reprocher. Onlui a objecté la corruption de ses moeurs, jj Objecté,ée. participe.

OBJECTIF, IVE. adj. (lat. objectas, mis devant.)t. didactique. En t. doptique, Verre objectif, Le verredune lunette, destiné à être tourné du côté de lobjetquon veut voir; à la différence du Verre oculaire,Celui qui est destiné à être placé du côté de lœil. |jSubst. L'objectif de cette lunette est défectueux. Jj Ob-jectif, t. de philos., Qui a rapport à lobjet. || Euthéol., Dieu est notre béatitude objective, Dieu est leseul objet qui puisse faire notre bonheur.

OBJECTION, s. f. Difficulté quon oppose à uneproposition, à une demande. Objection fondée, sansréplique, spécieuse, insoluble, faible. Résoudre, re-pousser, réfuter une objection.

OBJET, s. m. Tout ce qui soffre, tout ce qui estprésenté à la vue. Cet objet a frappé mes yeux. || Fig.et au sens moral, Tout ce qui se présente à lesprit,tout ce qui loccupe. Il a la tète remplie de mille objets .|| Objet, dans le style philos., Ce qui louche, ce quiaffecte les sens. || Dans le même style, Ce qui meut,occupe les facultés de lâme. Le vrai est lobjet de len-tendement. j| Prov., Lobjet meut, émeut la puissance,La présence de l'objet excite le désir. || Objet, Ce quisert de matière à une science, à un art. Chaque sciencea son objet. || Ce qui est lu cause, le sujet, le motifdun sentiment, dune passion, dune action. Objet depitié, de tristesse. |j But, fin quon se propose. Cethomme n'a pour objet que la gloire, que sa fortune. ||Objet, Chose, dans un sens indéterminé. Objet de peude valeur.

OBJURGATION, s. f. (lat. objurgatio, même si-gnif.) Reproche violent, réprimande vive. Cest unterme didactique par lequel 011 désigne Les reprochesanimés qui entrent dans un discours.

OBLAT. s. m. (lat. oblatus, offert.) Soldat inva-lide, qui était logé, nourri et entretenu dans une abbayeou dans un prieuré de nomination royale. On disaitautrement, Moine lai.

OBLATION, s. f. t. consacré en religion. Offrande,action par laquelle on offre quelque chose à Dieu. |JLa chose offerte à Dieu.

OBLIGATION, s. f. (lat. obligare, lier.) Lien, en-gagement qui impose quelque devoir concernant la re-ligion , la morale, ou la vie civile. Satisfaire aux obli-gations de son état. || En jurispr., Lien de droit, quioblige à donner, à faire, ou à 11e pas faire une chose.Obligation solidaire, conditionnelle, divisible, indi-visible, éteinte, prescrite. |J Obligation, Acte, faitpar-devant notaire ou sous seing privé, par lequel 011soblige à payer une certaine somme, à donner ou àfaire telle chose dans un temps fixé. Obligation pat-corps. Il lui en a passé obligation devant notaire.

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