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comme l’étaient autrefois cèux des magistrats. Per-ruque naissante, Perruque qui imite les cheveuxnaissants. Tête naissante, Tète nouvellement rasée,dont les cheveux commencent à repousser.
NAITRE, v. n. (Je nais, tu nais, il naît; nousnaissons, ‘vous naissez, ils naissent. Je naissais. Jenaquis. Je naîtrai. Que je naisse. Je naîtrais. Que jenaquisse. Naissant. Né.) Sortir du ventre de la mère,venir au monde. Il est né sous une heureuse étoile. Ilest né de parents illustres, obscurs, riches, pauvres. |]Être né poète, peintre, etc.. Avoir des dispositionsnaturelles à être poète, peintre, etc. || Être né pourune chose, Avoir uu talent naturel, une grande dis-position pour une chose. [) Fam., Être innocent d’unechose comme l’enfant qui est à naître, comme l’enfantqui -vient de naître, En cire tout à fait innocent, n’yavoir aucune part. [J Naître, se dit, en théologie,Du fils de Dieu. Le Verbe est né avant tous les temps.|| Naître , se dit Des animaux. Un poulain, unagneau qui -vient de naître. || Des végétaux qui sor-tent de terre, qui commencent à pousser. || Fig.,Prendre son origine, être produit. Ce ruisseau naîtà deux lieues d’ici. || Au sens moral, Nos plus grandsplaisirs naissent de nos besoins. || NAÎtre, fig., et ausens moral, Commencer. J’ai vu naître la fortune decet homme. Absol,, Je l’ai vu naître, J’ai vu le com-mencement de sa fortune. || NÉ, ée. participe. Nécoiffé. Voyez Coiffé. || Né, s’emploie adjecliv., enparlant De certains droits attachés à quelques digni-tés. || Fig., Il est Vennemi-né des talents, U a pourles gens de talent une aversion si générale et si con-stante , qu’elle semble lui être naturelle. Il est le pro-tecteur-né des sciences et des arts, Il protège entoute occasion les hommes qui cultivent les sciences,les arts: cela peut signifier aussi que sa place, sesfonctions lui font un devoir de les encoura^r. || Bienné, ée. adj. Né d’une famille honnête, honorable. ||Qui a de bonnes inclinations, || Mal né, ée. adj.Qui a de mauvaises inclinations. || Mort-né, ée. adj.Mort avant que de naître. j| Il se dit, fig., Des ou-vrages d’esprit qui n’ont aucun succès, jj Nouveau-né , ée. adj. Qui vient de naître. Dans cet adj. com-posé, Nouveau est adv. || Subst., mais seulement aumasc. Le nouveau-né. || Premier-né. adj. ni. t. del’Écriture sainte. Le premier enfant male. || Subst.L’ange extermina les premiers-nés des Egyptiens. ||Il se dit quelquefois Des animaux.
NAÏVEMENT, adv. (lat. nativus, naturel.) Avecnaïveté.
NAÏVETE, s. f. Ingénuité, simplicité d’une per-sonne qui manifeste naturellement ses opinions et sessentiments. |j Simplicité naturelle et gracieuse aveclaquelle une chose est exprimée ou représentée, selonla vérité ou la vraisemblance. Il y a beaucoup denaïveté dans ses expressions. || Simplicité niaise, oudéfaut de retenue dans l’expression de seuiiinentsqu’on aurait intérêt à cacher. |) Propos, expressionsqui échappent par ignorance.
NANAN. s. m. Mot dont les enfants se servent,et dont on se sert en leur parlant. Friandises, sucre-ries.
NANKIN, s. m. Toile de coton qui est ordinaire-ment d’un jaune approchant de la couleur du cha-mois.
NANTIR, v. a. (lat. nancisci, trouver.) Donnerdes gages pour assurance d’une dette. || Avec le prou,pers. Se nantir. |j T. de palais, Se nantir des effetsd une succession, S’en saisir comme y ayant droit,s’en emparer, sauf à rapporter. || Nantir , avec le
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pron. pers., fam., Se garnir, se pourvoir de quelquechose par précaution. || Absol., Faire des prolits dansun emploi, dans une place, et les mettre en réserve.Il a perdu sa place, mais il est bien nanti, il s’estbien nanti, jj Nanti , ie. participe.
NANTISSEMENT, s. m. Gage, ce qu’on donne àun créancier pour sûreté de ce qui lui est dû. || Paysde nantissement , Les lieux où la coutume voulait que,pour avoir privilège sur les biens d’un débiteur, onfit inscrire sa créance sur le registre public.
NAPÉE. s. f. (grec napè, forêt.) Chacune desnymphes qui, suivant la Fable, présidaient aux fo-rêts et aux montagnes.
NAPF.L. s. m. Espèce d’aconit.
N APHTE, s. m. (grec naphtha, naphte.) Bitumetransparent, léger, et très-inflammable.
NAPOLÉON. (Analogue de Louis.) s. m. Pièce devingt ou de quarante francs à l’effigie de Napoléon.Il se dit plus ordin. Des pièces de vingt francs.
NAPPE, s. f. (lat. mappa, nappe.) Linge dont oncouvre la table pour prendre ses repas. || Fig. et fam.,La nappe est toujours mise dans cette maison, On ytrouve à boire et à manger à quelque heure qu’on yvienne. || À l’église, Nappe d’autel, Le linge donton couvre l’autel. Nappe de communion, Le lingeplacé devant les communiants. || Nappe d’eau, Es-pèce de cascade dont l’eau tombe en forme de nappe.Grande étendue d’eau tranquille, comme celle d’unlac, d’un ctang. || Nappe, t. de chasse, La peau ducerf qu’on étend par terre, quand on veut donnerla curée aux chiens, jj Filet de bon fil, qui sert àprendre des cailles, des alouettes, des ortolans.
NAPPERON, s. m. Petite nappe ou serviette qu’onétend sur la nappe pour la garantir des taches, etqu’on enlève au dessert.
NARCISSE, s. in. (grec narcissos, narcisse.) Plantebulbeuse, dont les espèces sont nombreuses et pres-que toutes très-odoriférantes.
NARCISSE, s. m. Nom propre devenu appellatif,Homme amoureux de sa figure.
NARCOTINE. s. f. (grec narhè, engourdissement.)t. de chimie. Nom donné à un principe cristallinsable, que l’on tire de l’opium.
NARCOTIQUE, adj. des 2 genres, t. de médec. Quiassoupit. || Subst. Les narcotiques, jj Fig. et fam., Celivre est un bon, un vrai narcotique, Il est assou-pissant , ennuyeux.
*Narcotisme. s. m. t. de médec. Assoupissementproduit par les narcotiques.
NARI). s. m. (lat. nardus, nard.) Nom que l’ondonne à une espèce de lavande très-odoriférante, «àun genre de graminées, à la racine de l’asaret, etc-1|Nard, Parfum que les anciens tiraient de certainesracines odoriférantes.
NARGUE. Subst. Dire nargue d’une chose, Ex-primer le peu de cas qu’on fait d’une chose. Fairenargue à quelqu’un, Le braver avec mépris. Nos vinsfont nargue aux vôtres, Nos vins sont très-supérieursaux vôtres. || Nargue, forme d’iuterj. Nargue du cha-grin ! dans les deux emplois.
NARGUER, v. a. Faire nargue, braver avec mé-pris. Fam. || Nargué, ée. participe.
NARINE, s. f. (lat. nares, narines.) Chacune desdeux cavités, des deux ouvertures du nez, par les-quelles l’homme respire et flaire. || II se dit D’ungrand nombre d’animaux. Les narines d’un cheval,d'un taureau.
NARQUOIS, OISE. s. (grec narhè, engourdisse-ment.) Homme fin subtil, rusé, qui se plaît à trom