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MUTILER. v. a. Retrancher, couper. Principale™.Lorsqu’on parle du retranchement d’un membre oude quelque autre partie extérieure du corps humain,ou de quelque partie d’une statue. || Mutiler, absol..Châtrer. Avec le pron. pers. Origène se mutila dansun accès de pieuse frénésie. || Mutiler , par ext., enparlant De tableaux, d’édifices, etc., Défigurer, briser.Ce tableau a été mutilé. Il se dit fig. Des ouvragesd’esprit. La censure a cruellement mutilé cet ouvrage.
|| Mutilé, ée. participe.
MUTIN, INE. adj. Obstiné, têtu, querelleur. Es-prit, caractère mutin . || Séditieux. Ces peuples sontmutins. || Subst. C’est un mutin. Chef des mutins. || Un< visage , un air mutin, Un visage, un air vif, éveillé,piquant. Des yeux mutins.
MUTINER (SE), v. pron. Se porter à la sédition,à la révolte. Le peuple se mutinait. || Il se dit D’un en-fant qui se dépite. Il se. mutine à chaque instant. j|Mutiné, ée. participe. || Poét. et fig., Les flots, lesvents mutinés , Les flots agités, les vents impétueux.
MUTINERIE, s. f. Tumulte de gens mécontents,sédition. || Obstination d’un enfant qui se dépite.
MUTISME, s. m. (lat. mutas, muet.) État de cfluiqui est muet.
MUTUEL, ELLE. adj. (lat. mutuus, réciproque.)Réciproque entre deux ou plusieurs personnes, entredeux ou plusieurs choses. Amour mutuel. Société desecours mutuels. Enseignement mutuel .
MUTUELLEMENT, adv. Réciproquement.
MUTULE. s. f. (lat. mutulus, même signif.) t. d’ar-chit. Ornement propre à la corniche de l’ordre dori-que, et qui représente, au-dessous du larmier, l’extré-mité des chevrons. Modillon, dans les autres ordres.
MYOGRAPIIIE. s. f. (grec mys, muscle, graphe,description.) Représentation des muscles. 11 s’emploiepour Myologie.
MYOLOGIE. s. f. (grec — logos, traité.) Partie del’anatomie, qui traite des muscles.
MYOPE, s. (grec muô, fermer, ops, oeil.) Qui a lavue fort courte, et qui ne peut voir les objets éloignéssans le secours d’un verre concave. || Adj. Il est myope.
MYOPE, s. m. t. d’entomologie. Genre d’insectesà deux ailes, qui vivent sur les fleurs, et qui sonttrès-communs en Europe.
MYOPIE. «. f. État de ceux qui ont la vue courte.
MYOSOTIS, s. m. (grec myosotis, même signif.)(On fait sentir PS finale.) Plante que l’on nomme aussiOreille de souris. Voyez Oreille.
MYOTOMIE, s. f. fgrec mus, muscle, tomé, dis-section.) Partie de l’anatomie, qui a pour objet la dis-section des muscles.
MYRIADE, s. f. (grec myrioi, dix mille.) t. d’antiq.Nombre de dix mille. || Dans le langage ord., Quantitéindéfinie et innombrable.
MYRIAMÈTRE. s. m. (grec — métron, mesure.)Mesure itinéraire qui vaut dix mille mètres, ou en-viron deux lieues de poste.
MYRIAPODE. s. m. t. d’entomologie. VoyezMille-Pieds.
MYRMIDON. s. m. Voyez Mirmidon.
MYROBOLAN. s. m. (grec muron, essence, ba -Janos, gland.) Plusieurs espèces de fruits desséchésqui sont apportés de l’Amérique et de l’Inde , etqui entrent dans quelques compositions pharmaceu-tiques.
MYRRHE, s. f. (grec myrrha, myrrhe.) Gommeodorante, médicinale,qui vient de l’Arabie Heureuse.
MYRRHIS, s. m. (On fait sentir les deux R et l’S.)Plante ombellifcre et médicinale, dont les feuilles sont
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assez semblables à celles de la ciguë. On la nommeaussi Cerfeuil musqué, et dentaire odorante.
MYRTE, s. m. (grec myrios, myrte.) Arbrisseautoujours vert, dont les feuilles sont menues, et quiporte de petites fleurs blanches d’une odeur agréable.
MYRTIFORME. adj. des 2 genres, (grec — mor-phè, forme.) I. d’anat. Qui a la forme d’une feuille demyrte.
MYSTAGOGUE. s. m. (gtec mustès, initié, ago,conduire.) t. d’antiq. grecque Prêtre qui initiait auxmystères de la religion.
MYSTÈRE, s. m. (grec my vibrion, mystère.) Secret.En matière de religion, Ce qu'une religion a de pluscaché. Toutes les religions ont leurs mystères. |j Dansla religion chrétienne, Tout <e qui est propose pourêtre l’objet de la foi des fidèles. Mystère sacré, ado-rable, ineffable, incompréhensible. |j Les saints mys-tères, Le sacrifice de la messe. || Mystère, fig., Opé-rations secrètes de la nature, mouvements cachés ducœur humain, moyens tes moins vulgaires employéspar les beaux-arts. Etudier les mystères de. la nature,du cœur humain. Tous les arts ont leurs mystères. ||Mystère, fig., Ce qu’il y a de caché, de secret danstes affaires humaiues. Les mystères de la politique. \\Soins, précautions que l’on pi end pour 11’ètre pointentendu, pour n’èlre point observé. Ils sont sortis engrand mystère. || Difficulté que l’on fait touchant quel-que chose, importance qu’on y attache. Ordinaire-ment en mauvaise part. Voilà un beau mystère. || Fairemystère, un mystère d'une chose, La tenir secrète, lacacher avec soin. Mettre du mystère à quelque chose.Prov., Il est tout cousu de petits mystères, il est toutmystère de la tête aux pieds. |j Mystère, Nom quenos pères donnaient à certaines pièces de théâtre dontle sujet était tiré de la Bible, et où ils faisaient inter-venir Dieu, les anges, les diables, etc.
MYSTÉRIEUSEMENT, adv. D’une façon mysté-rieuse. || D’une manière cacbée, secrète.
MYSTÉRIEUX, EUSE. adj. Qui contient quelquemystère, quelque secret, quelque sens radié. En ma-tière de religion. || Il se dit Des affaires humaines, eten mauvaise part. Cette affaire est toute mystérieuse.|| En parlant des personnes, Qui fait mystère de beau-coup de choses qui n’en valent pas la peine.
* Mysticisme, s. m. Système, amour de la mysticité.
MYSTICITÉ, s. f. Recherche profonde en fait despiritualité, raffinement de dévotion. Donner dansla mysticité.
MYSTIFICATEUR, s. m. (grec—lat. faccre, faire.)Celui qui a le goût, l’habitude de mystifier; celui quien fait métier.
MYSTIFICATION, s. f. Action de mystifier.
MYSTIFIER, v. a. Abuser de la crédulité de quel-qu’un, s’amuser à ses dépens. || Mystifié, f.e. part.
MYSTIQUE, adj. des 2 genres, (grec mysticos, mys-tique.) Figure allégorique. Il ne se dit que Des chosesde la religion. Le sens mystique de VEcriture. || Quiraffine sur les matières de dévotion, et sur la spiri-tualité, || Subst. Les vrais, les faux mystiques.
MYSTIQUEMENT, adv. Selon le sens mystique.
MYSTRE. s. m. (grec mystros, myslre.) t. d’antiq.Mesure dont les Grecs se servaient pour les liqueurs.
MYTHE, s. m. (grec mythos, fable.) Trait, parti-cularité de la fable, de l’histoire héroïque ou des tempsfabuleux.
MYTHOLOGIE, s. f. (grec — logos, discours.) His-toire fabuleuse des dieux, des demi-dieux et des hérosde l’antiquité. || Science, explication des mystères etdes fables du paganisme.